Article mis en avant

Merci !

Depuis mi-mai 2015, vous avez été nombreux et nombreuses à visiter ce blog qui a pour objectif de partager des informations collectées au fil de mes recherches sur le web essentiellement.

Je suis contente de voir que ce travail de partage est suivi. Depuis janvier 2016, vous êtes plus de 16 950 visiteurs  avec 30 000 visites sans compter les « personnes abonnées » qui reçoivent les articles directement sur leur boîte mail, et ceci dans plus de 100 pays, à ce jour (6 oct 2016).

Je suis contente car je pense très sincèrement que c’est en comprenant les spécificités de nos enfants, de vos élèves que nous avancerons dans le respect de chacun et pour le bien de tous.

Je reste persuadée que le partage est très important et que les solutions de compensation ou outils que nos enfants utilisent au quotidien peuvent aider d’autres enfants concernés. Je vous serai donc très reconnaissante de partager vos expériences et vos savoir faire….

Vos commentaires sont les bienvenus: precocedysetserein@gmail.com

Taisy

Blog de partage d’une enseignante

ReCreatisse

A propos

ReCreatisse, késako ?

Enseignante depuis de nombreuses années, voilà maintenant 3 ans que je partage par l’intermédiaire deReCreatisse une grande partie de mon travail. Près de 300 articles vous y attendent, ateliers, jeux, rituels mais aussi des séquences clé en main. Aujourd’hui, plus de 4 600 personnes me suivent, partagent et commentent mon travail sur la Toile. 

Le monde change très vite, l’école se transforme, et aujourd’hui, le savoir ne passe pas forcément par l’enseignant. Ainsi, les sollicitations sont de plus en plus nombreuses pour des enfants qui ne sont pas toujours éduqués au choix, et qui se retrouvent en carence de structures et de repères.
Comment susciter la motivation pour l’école ?

La place de l’élève doit être au centre des apprentissages, le rôle de l’enseignant est de lui permettre de construire sa propre démarche, de le responsabiliser en essayant de mettre en place une pédagogie active basée sur la communication avec les autres : tisser des liens avec le monde et les autres pour des apprentissages coopératifs et enthousiastes.

jeu

 

Pour cela, l’enseignant doit bouleverser son fonctionnement classique, créer le matériel à manipuler afin que l’enfant découvre avec joie par sa propre action, développe sa curiosité intellectuelle mais aussi structure, ordonne, organise, mémorise et donne du sens.

 

Il me semble également important de respecter les rythmes d’apprentissages et la diversité des chemins qui y conduisent, donc privilégier une approche différenciée :

 « L’activité motrice et intellectuelle de l’élève est le principal catalyseur du développement et de la structuration de ses savoirs, de ses habiletés et de ses attitudes. »
Dictionnaire actuel de l’éducation (Legendre, 2005)

C’est pourquoi à travers ReCreatisse, – sorte de double pédagogue, libre et créatif -, je m’exprime sur Internet. Chaque jour, j’observe, je cherche, j’invente, j’expérimente le matériel que je crée et c’est toujours un grand bonheur de voir l’enfant devenir apprenant et à son tour transmetteur de savoir.

 jeu avril

Pourquoi suis-je sur Tipeee ?

L’investissement consacré à ReCreatisse est de plus en plus important, et, désormais, une partie de mon budget est régulièrement injecté dans le site. C’est la raison pour laquelle je me tourne vers le financement participatif. Une façon de vous permettre de me rejoindre dans l’aventure et de faire un bout de chemin avec moi.

Les documents seront toujours disponibles gratuitement mais si vous utilisez mon travail, vous aurez désormais l’opportunité de m’offrir un café ou de participer concrètement au développement de mes créations.

Pour ne serait-ce qu’un euro par mois, vous pouvez m’aider à continuer mes activités sur recreatisse.com,les faire grandir,  enrichir le contenu et augmenter les possibilités de réalisation à ma portée.

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Quelles sont les contreparties pour les tipeurs ?

Le matériel que je propose est basé sur une expérience concrète, il vous permet de modifier votre pratique progressivement en vous donnant l’envie de changer vos habitudes. La contrepartie est donc simple : l’échange d’idées, le partage d’une expérience, le plaisir de découvrir de nouvelles choses et de s’en servir au quotidien !

L’épanouissement de l’enfant s’inscrit dans son propre désir d’apprendre, à nous de créer les outils qui lui seront nécessaires. La tâche est immense… Au boulot !

 

bisous
MERCI POUR VOTRE SOUTIEN ET À TRÈS VITE SUR RECREATISSE.COM !

Des applications pour tablettes au service des élèves à besoins éducatifs particuliers

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Vous trouverez en téléchargement ci dessous les parallèles entre applications Androïd et iOS, pouvant être mises au service des élèves à besoins éducatifs particuliers, classées selon les rubriques suivantes :

- Applications générales

- Applications de communication

- Application de productions multimédia

- Applications d’aide à la production d’écrits

- Applications pour la Maîtrise de la langue

- Applications Mathématiques

- Applications Géométrie

- Applications Maternelle / cycle 2

- Applications diverses

Source : http://pedagogie.ac-toulouse.fr/ash65/index.php/component/content/article?id=133

DYSLEXIE, DYSORTHOGRAPHIE, DYSCALCULIE : UNE VIDÉO EXPLICATIVE AVEC LES DERNIÈRES DONNÉES SCIENTIFIQUES (+ RESSOURCES)

J | octobre 7, 2016, blog « Papa positive! »

Je vous invite à découvrir une vidéo de l’inserm sur les dernières données scientifiques à propos des troubles des apprentissages scolaires : dyslexie, dysorthographie, dyscalculie.

 

Pour compléter, voici un épisode de l’émission « C’est pas sorcier » qui traite également de la dyspraxie (émission accessible pour les plus jeunes).

 

RESSOURCES OFFICIELLES :

Fédération Française des Dys : http://www.ffdys.com/troubles-dys/introduction.htm

Dossier de l’inserm : http://www.inserm.fr/thematiques/neurosciences-sciences-cognitives-neurologie-psychiatrie/dossiers-d-information/troubles-des-apprentissages-les-troubles-dys

Aider les élèves souffrant de troubles des apprentissages (site ressources de l’Académie de Versailles)

 

PDF GRATUIT :

Troubles « dys » : Guide ressources pour les parents 

Troubles « dys » : Guide ressources pour les parents 

troubles-dys-pdf

 

LECTURES :

  • Parents 

Troubles spécifiques des apprentissages à l’école et au collège : Dysphasie, dyslexie, dysorthographie, dysgraphie, dyscalculie.(Isabelle Poulet)

troubles-dys

Dyslexie : 100 idées pour venir en aide aux élèves (Gavin Reid, Shannon Green)

100-idees

J’aide mon enfant dyslexique (Marie Coulon)

jaide-mon-enfant-dyslexique

  • Enfants

Patouille La petite grenouille dyslexique (Sophie Tossens)

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BLOGS :

Dysmoi (Valérie Duband)

Fantadys

Supports d’explication et de discussion pour les enfants (ton humoristique) par Adrien Honnons

Dysphasie

Dyslexie

Dyspraxie

La petite casserole d’Anatole ( adaptation vidéo du livre d’Isabelle Carrier)
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Les intelligences multiples en pratique (Partie 3)

Bruno HOURST / Méthodes et outils pédagogiquesapprendreaapprendre.com

 

 

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Qu’est-ce que l’intelligence multiple ? Comment les mettre en pratique dans une classe ou dans une session de formation ?

Comment agir pour faire comprendre aux enseignants que cela répond à une véritable attente et qu’il y a un réel enjeu ?

L’échec scolaire de certains de leurs élèves est, pour beaucoup d’enseignants, une blessure permanente qu’ils doivent affronter tous les jours. La théorie des intelligences multiples explique bien que ces échecs viennent essentiellement de la non prise en compte d’intelligences fortes des élèves. A partir de là, ils peuvent changer leur regard, voir d’une manière plus positive leurs élèves, et mettre en place, en douceur, un changement dans leur pratique pour mieux prendre en compte cette diversité.

Et l’enjeu est immense : il s’agit de respecter les individus dans leur singularité et leur diversité, leur permettre d’utiliser et de développer leurs richesses propres. C’est l’une des clés d’une bonne estime de soi. Quant on sait que l’essentiel des problèmes psychologiques (relationnels, affectifs, comportementaux) ou de société (comme la violence des jeunes) prennent leur racine dans une mauvaise estime de soi, cela devient un problème de santé public.

Mais – car il y a un mais – nos sociétés sont fondées sur un système élite-masse (qu’entretient d’ailleurs le système scolaire), dans lequel une minorité de personnes a le pouvoir sur une majorité. Ce type de système n’aime pas trop qu’une majorité d’individus soit bien dans leurs baskets, car ils pourraient mettre à bas le pouvoir de la minorité : des exemples très récents le confirment.

Et donc il ne faut pas attendre que l’enjeu soit fixé au plus haut niveau. C’est chez ceux qui sont sur le terrain, souvent le dos au mur, que l’on trouvera le plus grand intérêt pour les intelligences multiples.

Peut-on solliciter facilement tous les types d’intelligences ou certaines sont plus délicates ?

Il y a effectivement des intelligences plus difficiles à solliciter, mais cette difficulté est essentiellement culturelle. Dans notre culture occidentale, le corps (et par ricochet l’intelligence corporelle/kinesthésique) n’a que peu ou pas de place dans l’enseignement, alors qu’il tient une part importante par exemple dans certains pays africains. Dans d’autres civilisations, la musique et la poésie étaient considérés comme des arts majeurs, et donc l’intelligence musicale/rythmique pouvait s’épanouir. Ce n’est plus le cas chez nous.

Pour utiliser d’autres formes d’intelligence, il faut donc « sortir du cadre » dans lequel nous sommes enfermés. Et ce cadre, auquel nous sommes si habitués, nous poussera souvent à dire que « c’est impossible », « c’est trop difficile ».

Les expérimentations dans des classes… Cela a-t-il était fructueux et pourquoi ?

Des écoles dans le monde entier introduisent peu ou prou les intelligences multiples dans leur enseignement. En France, c’est dans l’académie de Melun (région parisienne) que se sont développées le plus d’expérimentations.

Les résultats sont globalement très positifs, même si les résultats purement scolaires ne font pas des bons exceptionnels – en moyenne, environ 20% par rapport à un enseignement traditionnel.
Par contre, on voit des effets très positifs dans le comportement des élèves et dans la vie de classe. Et c’est souvent les élèves considérés comme « difficiles » qui tirent le meilleur parti d’un enseignement « intelligences multiples », même si les autres en profitent évidemment aussi. D’ailleurs Howard Gardner le constate avec un certain humour : pour repérer les intelligences fortes des élèves, il est souvent intéressant d’observer les comportements dérangeants : l’élève qui n’arrête pas de parler a peut-être une intelligence interpersonnelle qui a besoin d’être sollicitée ; un autre qui est « timide », « ne participe pas », « rêveur » a peut-être une intelligence intrapersonnelle forte ; un autre encore, qui n’arrête pas de bouger, semble dire à l’enseignant : « j’ai besoin de bouger pour apprendre ».

Est-il mieux de proposer une activité ‘ intelligences multiples ‘ ne sollicitant qu’une seule activité ou de proposer un choix entre environ 3 activités, chacune sollicitant 2/3 intelligences différentes ?

D’abord, toute activité met en général en œuvre plusieurs intelligences, même s’il y en a toujours une ou deux qui sont préférentielles.

Pour la mise en œuvre, toutes les manières de faire sont envisageables : soit toute la classe participe à la même activité « intelligences multiples », soit les élèves peuvent choisir telle ou telle activité, ou encore d’autres formes d’organisation. Dans le deuxième cas, les élèves choisiront en général l’activité correspondant à leur intelligence la plus forte. Il est alors intéressant de leur proposer ensuite, lorsqu’ils commencent à être à l’aise avec le sujet, de prendre une autre activité mettant en œuvre une intelligence qu’ils ont plus faible.

Comment et à quel moment présenter aux élèves cette théorie ?

Il faudrait présenter la théorie des intelligences multiples le plus tôt possible – et cela peut se faire dès la maternelle, bien entendu avec des mots adaptés : ceux qui aiment… être avec des copains et des copines (interpersonnelle) ; écouter de la musique et des chansons (musicale/rythmique) ; aller dans la nature, s’occuper d’animaux (naturaliste), etc.

On peut ainsi présenter les différentes intelligences de différentes façons, en particulier en fonction de l’âge des enfants. Cela permet en particulier aux enfants d’intégrer cette nouvelle manière de voir leur propre personnalité, donc de mieux se comprendre, de mieux comprendre leurs forces et leurs faiblesses.

Et en classe, cela peut devenir ensuite une culture, l’enseignant demandant par exemple à la fin d’un cours : Quelles intelligences avons-nous sollicitées aujourd’hui ?

Lorsque l’on présente cette théorie a des adolescents, il est surprenant de voir comme cela est souvent pour eux un grand soulagement : à travers cette théorie, ils découvrent qu’ils ne sont ni stupides, ni paresseux, ni nuls, mais qu’ils ont des formes d’intelligences qui ne sont pas reconnues à l’école.
Et ce soulagement est également souvent partagé par les parents…

Peut-on passer d’une intelligence à une autre : faire une activité dans son intelligence forte puis en arriver à la trace écrite (intelligence langagière faible) ?

C’est ce qui est souhaitable : le fait de commencer par son intelligence forte, au moins de temps en temps, permet d’aborder avec plus de sérénité le passage à une intelligence plus faible.
Cela peut d’ailleurs être une démarche pédagogique en soi : si un enfant a par exemple une intelligence verbale/linguistique faible, et si ses intelligences visuelle/spatiale et interpersonnelle sont fortes, l’enseignant pourra rechercher des activités utilisant à la fois les intelligences fortes et l’intelligence faible, par exemple en proposant un topogramme (mettant en œuvre à la fois des mots, des couleurs et des dessins), ou en demandant à l’enfant d’expliquer la leçon à quelqu’un (mise en mots).

Y a t-il un pont entre les intelligences sur un même apprentissage ?

Là encore, c’est ce qui est souhaitable, pour plusieurs raisons :

– d’abord, comme nous l’avons vu à l’instant, pour s’appuyer sur les intelligences fortes de manière à aider au développement des intelligences plus faibles ;

– et également pour développer cette « connaissance globale » qui enrichit un apprentissage : on n’est plus dans la connaissance pré-mâchée, linéaire, analytique d’un système classique d’apprentissage, mais dans une connaissance plus intégrée, variée, diverse – qui correspond d’ailleurs en partie à ce que vivent les enfants avec internet.

Par exemple, on peut s’intéresser à la Première Guerre mondiale à travers des écrits (verbale/linguistique), des images et des films (visuelle/spatiale), des chansons et des musiques (musicale/rythmique), l’étude des relations entre les participants (interpersonnelle), les modifications du paysage (naturaliste), les causes et les conséquences (logique/mathématique), son propre rapport à cette guerre (intrapersonnelle), ce que vivaient physiquement les Poilus (corporelle/kinesthésique). La connaissance est ainsi beaucoup intéressante que le cours à apprendre par cœur !

Texte & dossier: Bruno Hourst

Les intelligences multiples en pratique (Partie 2)

Bruno HOURST / Méthodes et outils pédagogiquesapprendreaapprendre.com

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Qu’est-ce que l’intelligence multiple ? Comment les mettre en pratique dans une classe ou dans une session de formation ?

Comment s’y prendre ?

Pour les enseignants, c’est d’abord d’être au clair avec leur propre bouquet d’intelligences, celles qu’ils ont fortes et celles qui sont faibles ou endormies. Pour 80% des enseignants, l’intelligence la plus forte chez eux sera l’intelligence verbale-linguistique. Et cela tombe bien : le système scolaire privilégie fortement cette intelligence.

Mais le problème, c’est qu’un certain nombre d’élèves (beaucoup, en fait) n’ont pas le même « bouquet d’intelligences » qu’eux, et donc auront plus ou moins de mal à assimiler ce que l’enseignant leur transmettra.

Ensuite, analyser leurs cours récents, qu’ils ont faits ou qu’ils vont faire, et de rechercher les intelligences qu’ils utilisent beaucoup, peu ou pas du tout dans ces cours.

Et puis voir que l’on peut introduire, par-ci, par-là, des activités leur permettant de transmettre ce qu’ils ont à transmettre, mais à travers d’autres intelligences qu’ils n’utilisent généralement pas.
Cela est plus ou moins facile selon les matières : par exemple cela sera plus facile en langues ou en histoire/géographie qu’en mathématiques, mais les utilisateurs des intelligences multiples ont eu beaucoup d’imagination pour trouver des activités adaptées, et cela permet d’introduire toutes les intelligences dans toutes les matières du programme.

Pour répondre à quel besoin ? En vue de quoi ?

Cela permet de répondre à un besoin qui commence à être admis (sauf peut-être par le ministère de l’Education Nationale, qui rêve d’une standardisation aussi poussée que possible) : les enfants n’apprennent ni de la même manière, ni au même moment, ni selon un enseignement standardisé. Accepter ce fait, c’est, donc, ce que l’on appelle faire de la « différenciation pédagogique ».

Mais, dans l’Education nationale, cette différenciation est conçue plus comme une remédiation : l’enfant a des difficultés en mathématiques, donc on va lui donner du soutien en mathématiques.

L’approche des intelligences multiples est radicalement différente : plutôt que de mettre l’accent sur les difficultés de l’enfant, on va s’appuyer sur ses forces (ses intelligences fortes), d’abord pour lui donner confiance en lui et lui permettre de réussir, ensuite pour lui permettre de développer progressivement les intelligences qu’il a plus faibles, et en particulier les verbale/linguistique et logique/mathématique sans lesquelles il n’y a point de salut dans le système éducatif.

Y aurait-il une place particulière pour une évaluation «intelligences multiples » ou pas ?

Enseigner avec les intelligences multiples sans envisager, au moins de temps en temps, d’évaluer également avec les intelligences multiples serait malhonnête, et mal vécu par les élèves : pourquoi, lorsque l’on enseigne, varier les approches pour toucher toutes les formes d’intelligences, et revenir lors des évaluations aux intelligences uniquement verbale/linguistique et logique/mathématique ?

Il est possible d’envisager des évaluations formatives (c’est-à-dire où l’élève montre ce qu’il sait et ce qu’il ne sait pas, à lui-même et à l’enseignant) en utilisant des intelligences autres que les verbale/linguistique et logique/mathématique, même si cette manière de faire semble surprenante dans un système classique d’enseignement. Par exemple, mettre en scène, en musique ou en danse un concept, réaliser un topogramme, préparer une interview d’expert peuvent se noter, à condition de fixer à l’avance les critères de notation qui seront pris en compte par l’enseignant.

À quel moment utiliser les intelligences multiples dans les apprentissages ?

Cela dépend de nombreux paramètres : primaire ou secondaire, matière, organisation de la classe, emploi du temps, programme…
Au départ, cela peut être d’une manière ponctuelle : présenter le sujet d’instruction selon une intelligence peu ou pas utilisée généralement par l’enseignant.

Progressivement, l’enseignant pourra varier ses manières d’introduire les différentes intelligences, d’une manière plus ou moins formelle. Par exemple, il pourra commencer l’étude d’un sujet en organisant une mise en scène (intelligence corporelle/kinesthésique), ou l’étude d’une chanson (intelligence musicale/rythmique), ou encore d’une image (intelligence visuelle/spatiale), et continuer son cours d’une manière plus habituelle – c’est d’ailleurs ce que font naturellement certains enseignants. Et progressivement il intégrera plus naturellement des approches « intelligences multiples » sans même s’en rendre compte.

En primaire et si l’organisation de la classe s’y prête, l’enseignant pourra aussi organiser – par exemple le vendredi après-midi ! – des « ateliers intelligences multiples », où les enfants sont invités à passer.
Je donne tout un tas de pistes pratiques pour cela dans mon livre « A l’école des intelligences multiples ».

Texte & dossier: Bruno Hourst