Article mis en avant

Merci !

Depuis mi-mai 2015, vous avez été nombreux et nombreuses à visiter ce blog qui a pour objectif de partager des informations collectées au fil de mes recherches sur le web essentiellement.

Je suis contente de voir que ce travail de partage est suivi. Depuis janvier 2016, vous êtes plus de 16 950 visiteurs  avec 30 000 visites sans compter les « personnes abonnées » qui reçoivent les articles directement sur leur boîte mail, et ceci dans plus de 100 pays, à ce jour (6 oct 2016).

Je suis contente car je pense très sincèrement que c’est en comprenant les spécificités de nos enfants, de vos élèves que nous avancerons dans le respect de chacun et pour le bien de tous.

Je reste persuadée que le partage est très important et que les solutions de compensation ou outils que nos enfants utilisent au quotidien peuvent aider d’autres enfants concernés. Je vous serai donc très reconnaissante de partager vos expériences et vos savoir faire….

Vos commentaires sont les bienvenus: precocedysetserein@gmail.com

Taisy

Comprendre les mécanismes de l’attention des enfants pour la renforcer en classe

Blog « Apprendre,Réviser, Mémoriser »
by Caroline, 20 November 2016 ·

Une vidéo du module 4 du MOOC Bâtisseurs de possibles :
Pour voir la vidéo copiez collez le lien suivant:

Comment renforcer l’attention des élèves ?

Les 3 réseaux attentionnels
1.Le réseau d’alerte

C’est la forme primitive de l’attention
2.Le réseau d’orientation

Il permet de traiter plusieurs informations parmi plusieurs en excluant les autres.

3.Le contrôle exécutif

Il permet de planifier et de prendre des décisions quand plusieurs tâches sont en concurrence. Le contrôle exécutif requiert beaucoup d’efforts et de ressources attentionnelles.

Des pistes pour entraîner l’attention des enfants en classe

Acquérir des automatismes via l’entrainement et la répétition: c’est l’entrainement qui va permettre d’automatiser certaines tâches qui sollicitent le contrôle exécutif. L’acquisition des automatismes permet d’économiser de l’énergie mentale et de dégager des ressources pour d’autres activités

Proposer des ressources attrayantes mais non distrayantes

Éviter de proposer simultanément deux tâches qui ne sont pas encore automatisées (risque de surcharge cognitive et d’échec)

Développer capacité d’attention grâce à des exercices de pleine conscience

Des ressources :
Pleine conscience et apprentissage font bon ménage : 4 propositions au fil de la journée en classe
3 livres pour initier les enfants à la pleine conscience du primaire au lycée (et plus)

Donner des éléments de connaissances sur le fonctionnement du cerveau et de la mémoire

Des ressources :
Comprendre le fonctionnement de la mémoire pour aider les enfants présentant des difficultés de mémorisation ou d’apprentissage
Les neurosciences à l’école : 5 recommandations pour mieux apprendre

La méthode Vittoz pour aider les ados à se concentrer

La méthode Vittoz  permet d’aider à mieux se concentrer via une rééducation psychologique basée sur la réceptivité psychosensorielle (visualisation, sensation, mouvement).Cette méthode comporte des séries d’exercices  à pratiquer 2 à 3 fois par jour pendant 3 à 4 jours.

Chaque série doit être maîtrisée avant de passer à la suivante.

Série 1

Exercice 1

Les yeux fermés, imaginez une double rangée d’arbres de chaque côté d’une route. Regardez les arbres les plus proches de vous et suivez du regard ces 2 rangées jusqu’à ce qu’elles semblent se fondre en un seul point à l’infini. Vous pouvez faire le même exercice en imaginant 2 rails ou 2 rangées de poteaux électriques.

Exercice 2

Les yeux fermés, imaginez un enfant sur une balançoire. Suivez le mouvement de la balançoire qui devient de plus en plus lent jusqu’à l’arrêt complet.

Exercice 3

Les yeux fermés, imaginez un train à l’arrêt. Sur la plate-forme arrière du dernier wagon il y a un grand panneau sur lequel est écrit un i. Le train démarre: le i devient de plus en plus petit jusqu’à n’être plus qu’un point qui disparaît à l’horizon.

Série 2

Exercice 1

Les yeux ouverts, tracez dans l’espace le signe de l’infini.

Faites ensuite le même geste avec votre main gauche.

Refaites la même chose les yeux fermés.

Enfin, toujours les yeux fermés, tracez ce signe mentalement sans bouger les mains.

Exercice 2

Les yeux ouverts, avec vos deux mains, tracez dans l’espace deux spirales en partant du centre.

D’abord dans le sens de l’aiguille d’une montre.

Ensuite dans le sens inverse de l’aiguille d’une montre.

Puis chacun dans un sens (avec la main gauche dans le sens d’une aiguille d’une montre et avec la main droite dans le sens inverse).

Puis inversez le sens des deux mains.

Recommencez ces exercices avec les yeux ferme, puis refaites-les mentalement sans bouger les mains.

Exercice 3

Les yeux fermés, imaginez une fleur en bouton. Vous la voyez s’ouvrir et s’épanouir complètement dans un mouvement lent et régulier.

En même temps, détendez-vous et sentez-vous vous épanouir comme la fleur.

Série 3

Exercice 1

Posez sur une table 4 ou 5 objets divers.

Enlevez-les successivement en commençant par le dernier objet posé.

Refaites ensuite ce même exercice mentalement.

Fermez les yeux, imaginez les objets sur la table.

Eliminez-les un par un.

Exercice 2

Les yeux fermés, imaginez-vous écrivant sur un tableau le chiffre 1 puis le chiffre 2 puis le chiffre 3.

Quand vous les voyez bien tous les 3, effacez mentalement le 3, puis le 2 et enfin le 1.

Exercice 3

Les yeux fermés, imaginez-vous écrivant sur un tableau le mot NEW YORK.

Dès que vous le voyez bien, effacez le K, le R, le O, le Y, le W, le E et le N.

4eme série

Exercice 1

Détendez-vous, fermez les yeux et imaginez l’air qui pénètre dans votre corps quand vous respirez. Concentrez-vous sur le parcours de l’air, en pleine conscience, pendant 10 respirations.

Exercice 2

Fermez les yeux. Respirez lentement. Comptez 1 à la première inspiration, 2 à la première expiration, 3 à la deuxième inspiration, 4 à la deuxième expiration, …jusqu’à 20.

Exercice 3

En fermant les yeux, respirez lentement une dizaine de fois, en vous concentrant uniquement sur le va-et-vient de l’air.

Source : « Comment se concentrer comme Einstein » de Remy Roulier

8 symptômes de dépression masquée chez une personne surdouée ou à haut potentiel (et 10 solutions)

15mai.JPG

« En cette journée mondiale de la santé, je vous propose d’enlever le masque que certains adultes utilisent pour cacher des affects dépressifs.

07/04/2017 17:22 CEST | Actualisé 10/04/2017

Fentino via Getty Images
8 symptômes de dépression masquée chez une personne surdouée ou à haut potentiel (et 10 solutions).

Certains adultes vivent avec un « masque » servant à cacher des affects dépressifs. Lorsque ce masque en vient à « se coller à la peau » de la personne cela peut aboutir à une véritable dépression et à un épuisement. Je présente ici certains signes particuliers non exclusifs mais fréquemment observés chez une catégorie particulière d’adultes: les « surdoués » ou adultes à « Haut Potentiel Intellectuel » (HP).

Ces « surdoués »-là souffrent bien souvent d’une différence, d’une faiblesse narcissique contrastant avec une force intellectuelle remarquable, leur laissant un sentiment de décalage, de déséquilibre source de bien des maux. Au final il réside une quête de réponse et de remplissage de vide dont la relation à l’autre prend une place centrale. La fuite du vide amène pourtant inévitablement au vide. Lorsqu’il arrive par la force des choses (par un burn out, une maladie, une rupture, un choc émotionnel etc.), quand toutes les ressources de compensation jusque-là surmenées s’épuisent, il peut se transformer en véritable point de rupture.

Comment repérer ces signes pouvant être annonciateurs d’un mal-être qui mériterait une attention particulière? Une liste non exhaustive est présentée ci dessous. Ces signes peuvent être vécus plus ou moins sévèrement et être conjoints ou non mais peuvent en tout cas signaler une fragilité pouvant nécessiter la mise en place de solutions réduisant le risque d’épuisement et de mal-être croissant:

– Présence de plus en plus forte d’un sentiment de décalage avec les autres, avec augmentation des doutes sur une ou plusieurs sphères de la vie voire même sur son sentiment d’identité véritable

– Sensation de plus en plus prégnante que les pensées deviennent un poids, qu’elles peuvent devenir obsédantes, développant une envie d’avoir un bouton « off » pour cesser le vacarme des pensées qui perturbent aussi largement le sommeil, la mémoire, l’attention (cognitive mais aussi affective).

– Insatisfaction de plus en plus élevée envers ses créations, le travail accompli et au final envers soi même générant une pression plus accrue à faire toujours plus et toujours mieux ou au contraire à abandonner progressivement plus facilement ce qui est entamé par peur de l’échec,

– Hypersensibilité de plus en plus élevée pouvant rendre la gestion émotionnelle de plus en plus difficile. Cela peut aussi pousser à se persuader que l’hypersensibilité est un problème intrinsèque que l’on doit garder pour soi et qui ne vaut pas la peine d’être exprimé car de toute façon « on ne le comprendrait pas ». Cela peut même aller jusqu’à donner l’impression aux autres que l’on est fort, insensible ou seulement en colère pour cacher encore plus cette sensibilité exacerbée.

– Sensation de plus en plus inconfortable face à l’ennui, au vide, à la répétition, augmentant soit le besoin d’une surstimulation affective et intellectuelle pouvant aller jusqu’à adopter des conduites addictives soit au contraire pouvant mener au repli.

– Tendance de plus en plus prégnante à se couper de ses relations proches (amicales, familiales, sentimentales, professionnelles ou tout ça à la fois) ou au contraire à maintenir des relations lors desquelles la personne fait semblant d’être à l’aise et en bonne forme.

– La mise en place de plus en plus fréquente (qui peut en devenir quasi-automatique) de défenses face à l’autre: humour parfois excessif, parfois comportements opposants, provocants…

– Augmentation des douleurs, des pathologies, somatisations, fatigue, maux de tête etc.

Bien souvent, c’est quand ces signes deviennent de plus en plus insupportables que ces adultes viennent consulter. Il ne s’agit pourtant pas d’un état qui devrait être « normal » ou acceptable parce qu’on est « surdoué » ou « HP ». Il existe des moyens d’être en meilleure harmonie avec soi-même pour accepter sa différence reflétée par le miroir de l’autre et de la société.

Voici quelques solutions simples à mettre en place:

– La parole: elle permet de laisser sortir ce qui pourrait nous ronger et créer divers maux. Mettre des mots permet de comprendre, de faire des liens et d’arriver à des souvenirs, à des idées qui étaient jusque-là étouffés par ce masque. C’est aussi une étape essentielle dans le processus de motivation pour enclencher les comportements visant à un mieux-être pour soi avant tout,

– Recherche de soutien social, familial, amical et/ou professionnel: aller vers ceux qui vous veulent du bien est en lien avec la parole, avec le besoin d’avoir une oreille attentive, bienveillante et à ne pas vous sentir seul à traverser des difficultés

– La sophrologie et les techniques de pleine conscience: elles aident à se satisfaire d’instants simples, à se connecter à l’ici et maintenant, à stimuler notre attention, afin de diminuer la surfocalisation sur les pensées. Ces techniques aident également à contrôler notre respiration, à mieux gérer nos émotions, mieux les sentir, mieux les exprimer notamment en activant notre système nerveux parasympathique réduisant les effets du stress sur le corps. Cela permet aussi d’entrevoir en quoi nos gestes quotidiens peuvent être vécus comme une symphonie de sensations permettant de voir le merveilleux dans le banal et le répétitif. C’est une étape essentielle qui permet de mieux profiter des autres solutions présentées ci-dessous.

– Prendre des pauses dans la journée pour vous, pour respirer, pour marcher, pour vous faire du bien, pour oser vous écouter vraiment et écouter votre corps, en particulier en devenant de mieux en mieux capable de vous centrer sur le moment présent

– Passer du temps dans la nature: pour développer vos sens et booster vos taux de vitamine D. Ici encore, ces moments peuvent être vécus de manière encore plus intense en vous entraînant à être pleinement conscient sans jugement.

– Activité physique et sportive: rester dans l’action pour induire la production d’endorphines entre autres, augmenter la quantité d’oxygène dans tout le corps et simplement pour vous activer autrement que par la pensée

– Faire une check list des événements quotidiens qui vous font du bien et faire en sorte d’augmenter leur fréquence en semaine

– Faire une check list d’événements où vous avez été fiers et heureux et vous les remémorer comme partie intégrante de votre personnalité et couper la tendance habituelle à surfocaliser sur les souvenirs négatifs, d’échecs etc. Cela permet également d’augmenter le sentiment de confiance et de mieux relativiser les événements.

– Créer: que ce soit par le dessin, l’écrit, la peinture, dans le sport, en dansant, en chantant, en créant un morceau, en jouant, en racontant une histoire à un enfant, en développant une idée qui tient à cœur depuis longtemps, en improvisant un week-end, une journée, en faisant la cuisine etc. Le champ de la créativité dépasse toute limite et peut vous porter vers d’étonnants lieux dans le plaisir seul ou partagé.

– Jouer: avec vos enfants, avec vos proches, amis, membres de la famille. Un moment qui met en jeu tout le corps, toutes les ressources intellectuelles, émotionnelles et qui peut être source de plaisir, de rire et d’échanges pour faire le plein d’endorphines de manière ludique.

Ces moyens simples à condition de les réaliser vraiment avec motivation et bien sûr sans que cela ne devienne obsessionnel peuvent apporter un réel bénéfice. Dans les cas où cette démarche reste difficile ou quand le mal-être se fait de plus en plus prégnant, il ne faut pas hésiter à en parler aux professionnels capables de vous soutenir et de vous accompagner.

Pour terminer, il convient de rappeler que les sentiments de vide et de tristesse que le surdoué cherche si souvent à éviter peuvent être un moyen parfois indispensable pour permettre une floraison de l’être, un épanouissement et pour rebondir fort de l’expérience humaine avec ses joies, peines, douleurs et bonheurs. Une expérience permettant d’avancer vers un chemin choisi pour soi et non pas masqué pour s’adapter à ce qui peut plaire aux autres. De plus, comme disait le poète Miguel de Unamuno: « l’ennui fait le fond de la vie, c’est l’ennui qui a inventé les jeux, les distractions, les romans et l’amour ». Au fond, il s’agit bien d’apprendre à (s’)aimer et cela dépasse le cas spécifique des surdoués.

« Haut-potentiels », ces enfants qui souffrent dans les salles de cours

 

15mai.JPG

24 avril 2017,
Ils se sentent souvent à l’étroit dans le cadre scolaire. Pixabay

« La gestion des “jeunes talentueux”, enfants intellectuellement précoces selon la terminologie française, doit être une préoccupation centrale tant elle est impactante à moyen ou long terme dans les organisations. Malheureusement, si de nombreux pays ont mis en application les recommandations formulées en 1994 par le Conseil de l’Europe pour éviter “de gaspiller les talents et par conséquent les ressources humaines par manque d’anticipation dans la détection des potentialités intellectuelles et autres”, bon nombre de ces jeunes potentiels – qui constituent entre 3 et 10 % de la population scolaire européenne – sont en situation d’échec et de décrochage scolaire. »

Du précoce au zèbre

Même si le terme peut induire chez l’enfant, qui, conscient de cet « avantage » mais qui ne l’utiliserait pas, une forme de pression, le terme de haut potentiel intellectuel (HPI) convient davantage à celles et ceux généralement qualifiés de précoces ou de surdoués. En outre, cette appellation montre bien qu’il s’agit d’un « potentiel » qui ne se réalisera pas obligatoirement.

Être HPI, c’est avant tout avoir un mode de pensée et une structure de pensée différents et c’est la raison pour laquelle l’enfant puis l’adulte HPI (car on le reste toute sa vie et même au-delà puisqu’il semblerait que le phénomène se transmette) peuvent rencontrer de sérieuses difficultés d’adaptation tant durant leur scolarité que dans la société en général. Il convient néanmoins de ne pas se laisser aller à la simplification car tous les HPI ne répondant pas aux mêmes traits de personnalité.

Les travaux de Betts identifient des profils en fonction de leurs comportements, attitudes, besoins, perceptions des autres et aides à leur apporter. On retrouve ainsi les « successful », « creative », « underground », « at-risk », « multi-exceptional » et « autonomous learner » chacun ayant ses spécificités propres.

Une autre approche très intéressante est celle de la psychologue clinicienne Jeanne Siaud-Facchin. La praticienne a su, à travers une métaphore pertinente, personnifier ces individus au schéma de pensée « hors de la norme » atténuant quelque peu tous les fantasmes et préjugés attachés à cette population particulière. Ainsi elle leur préfère l’appellation de « zèbre », parce qu’elle considère que « c’est un des seuls les animaux sauvages que l’homme n’a pas pu domestiquer » et que son pelage alternant les ombres et la lumière incarne entièrement son caractère : celui, paradoxal, faisant cohabiter splendeur de vivre et sentiments destructeurs voire suicidaires.

En effet, la question du suicide reste épineuse. De nombreuses études montrent que ces jeunes HPI sont davantage exposés à des syndromes majeurs dont les tendances suicidaires. La cause ? Le sentiment d’isolement souvent provoqué par une incompréhension de leurs enseignants, de leur famille mais surtout des camarades de leur âge avec lesquels ils tentent de partager des réflexions qui mettent en évidence les incohérences, les injustices d’un monde qu’on leur présente et qui ne correspond pas à leur idéalité. Lorsqu’ils s’expriment sur ces sujets « d’adultes », ils ne reçoivent pas toujours une oreille attentive et bienveillante et sont injustement jugés comme étant extravagants, décalés, voire prétentieux. En guise de retour, ce sera de l’étonnement et de la surprise dans le meilleur des cas. Sinon, ce sera de la moquerie voire une hostilité brutale.

C’est pourquoi l’incompréhension qu’ils subissent régulièrement génère une frustration qui, accompagnée d’une perte de sens rend leur construction difficile et peut vite les faire tomber dans une forme de dépression existentielle que James T. Webb décrit parfaitement bien.. Mais pour Cécile Bost, ces préoccupations existentielles les poussent également à s’investir intensément dans des activités académiques, politiques, sociales ou religieuses. Du reste, parce qu’ils sont différents, ils s’intéressent aux biographies de personnages ayant choisi de suivre des chemins « hors normes », différents… dans lesquels ils pourront s’identifier

Éviter que les enfants à haut potentiel s’ennuient à l’école. Pixabay

Différents et complexes

En effet, c’est bien le mot différent qui les définit le mieux et ce n’est pas un hasard si le Dr. Revol, pédopsychiatre spécialisé dans les HPI, rappelle régulièrement que

« Les enfants précoces ne sont pas tout à fait des enfants comme les autres, mais comme les autres, ce sont des enfants. »

Il est donc réducteur de considérer le quotient intellectuel (QI) comme seul critère d’évaluation du HPI. En effet, si on s’accorde en admettant que les HPI disposent d’un QI supérieur à 130 (soit 30 points au-dessus de la moyenne, ce qui représente 2,2 % de la population (en France et en Suisse), la question est beaucoup plus complexe et nécessite une approche beaucoup plus globale, car c’est bien une pensée en arborescence doublée d’une hypersensibilité émotionnelle que nous pouvons observer. C’est la raison pour laquelle ces spécificités peuvent représenter un atout en situation de contrôle et s’avérer être un handicap lourd de conséquences pour celui ou celle qui se laisserait dépasser.

Curiosité et intuition

Les jeunes HPI connaissent beaucoup de choses et ils épatent très souvent pour leur âge. Les questions qu’ils se posent entre 12 et 15 ans, avec un langage plus élaboré que leurs camarades, pourraient être celles que se pose un adulte qui traverse la crise de l’âge mûr et ceci ne va pas sans creuser encore un peu plus le fossé avec leurs amis voire avec leur entourage. Cette curiosité quasi-maladive en fait des êtres assoiffés de connaissances en perpétuel questionnement et s’ils ne raffolent pas toujours de l’école, en tant qu’institution avec ses contraintes, ils ont une appétence toute particulière pour apprendre tout ce qui peut être appris. Mais ce qui les caractérise le plus, c’est incontestablement leurs dispositions supérieures dans l’art de relier des éléments d’apparence épars et paradoxaux ce qui leur permet d’aborder les questions d’une manière générale et globale… très gênant dans une classe à l’école ou au sein d’une équipe en entreprise.

Ces points forts ont néanmoins leur pendant. En effet, par réaction antagoniste ils s’ennuient vite et ont tendance à être très sélectifs dans leur investissement. S’ils aiment ils seront engagés plus que de mesure dans la tâche, quitte à passer pour des perfectionnistes, mais ils se lassent de celles qu’ils estiment répétitives car elles ne représentent aucune valeur ajoutée à leurs yeux.

Et toute leur vie sera ainsi rythmée. Cependant, l’utilisation permanente de l’intuition avec un sentiment renforcé de « bonne étoile » qui les guide (cf. article sur Napoléon et l’intuition) et dont ils dont usent allègrement dès leur plus jeune âge et leurs prédispositions à contourner la nécessité d’apprendre à apprendre peut faire apparaître, dans certains cas, un sérieux déficit en matière de méthode d’apprentissage ce qui peut s’avérer préjudiciable pour suivre une scolarité ou ils pourront être en échec ou ultérieurement dans le monde du travail.

Hyperesthésie et créativité

L’« exaspération des sens » (hyperesthésie) qui caractérise les HPI s’explique en partie par une vitesse neuronale supérieure à la moyenne (environ 0,05m/s de plus par point de QI supplémentaire à partir de 100). Quand on sait que le QI moyen est de 100 et que les HPI disposent généralement d’un QI de 130, c’est une vitesse augmentée de 1,5 m/s pour ces derniers. On considère qu’elle est doublée, ce qui expliquerait le sentiment de « saturation » dont font état les HPI. Cela se traduit par une impression de ne « jamais avoir l’esprit au repos » qui serait, par ailleurs, accentuée par une incapacité de réaliser un tri sélectif des informations venant de toutes parts. On observe ainsi une difficulté en matière de longue concentration sur l’essentiel ou sur une seule et unique source d’information. Cela amène à la question même du déficit de l’inhibition latente chez les HPI, même si certains spécialistes trouvent le lien non fondé scientifiquement.

Mais voilà que ce qui peut apparaître comme un handicap intervient dans un processus plus que générateur de valeur : la créativité. En effet, l’afflux dans le cerveau d’informations de toutes sortes, collectées par tous les sens en éveil des HPI qui viennent s’entrechoquer créent de nouvelles informations, images, sons ou formes. Grâce à ce foisonnement incessant, on voit naître des intuitions qui peuvent être géniales. Preuve en est, de nombreuses découvertes scientifiques sont issues de ce mode de pensée quelque peu différent des schémas traditionnels. Pour le constater, il faut lire les travaux d’Alexander et Andrew Fingelkurts (p. 22), deux chercheurs qui montrent le « lien étroit entre le facteur g de Spearman (quantité d’énergie mentale que le sujet est susceptible d’investir dans ses activités cognitives) et les fonctions du lobe frontal qui sont nécessaires à la réalisation du processus créatif et à la réflexion scientifique ».

Intégrer les HPI dans l’entreprise. Pixabay

Les HPI dans l’entreprise

Souvent qualifiés « d’empêcheurs de tourner en rond », de « contestataires », de « curieux », ils ont une vie professionnelle mouvementée. En développant une confiance excessive dans leur intuition et leur infaillibilité, il est très compliqué de cohabiter avec des collègues HPI et plus particulièrement lorsque l’on est en situation de hiérarchique. Leur recherche de « mentor » est essentielle dans leurs rapports avec les autres. Mais ce dernier, qui doit être infaillible, perdra toute légitimité aux yeux de HPI dès l’apparition de la moindre faille.

Enfin, le rapport ambivalent qu’ils entretiennent avec le travail ne leur permet pas toujours de s’épanouir en entreprise. Leur quête de liberté les pousse à adopter un statut d’indépendant sans toutefois qu’ils soient assurés d’une réussite financière… mais ils sont libres et fidèles aux valeurs de l’entreprise dans laquelle ils n’entrent jamais par hasard. Ils croient aussi bien dans le produit que dans les valeurs de cette dernière car cela fait sens.

Bienveillance et absence de jugement. Comme le souligne justement dans un post Mathieu Lassagne du cabinet Coaching & Douance, bienveillance et absence de jugement seront deux grands alliés pour les managers qui encadrent des HPI. Trouver un compromis entre besoin de liberté et de sens et les exigences du service peut vraiment être bénéfique pour toutes les parties. Mais les difficultés peuvent rattraper les HPI dans leurs relations avec les autres qui peuvent s’avérer très complexes. En effet, essentiellement en recherche d’innovation et de sens du résultat, ils ont tendance à dissocier leurs performances et leurs enjeux de ceux des autres et cela pour des raisons évidentes : ils réfléchissent beaucoup plus vite que les autres membres de l’équipe et sont très sensibles aux signaux faibles.

En combinant lucidité et intuition (précédemment décrite) à cette capacité supérieure à capter les « lames de fond », on obtient un cocktail détonnant qui aboutira très souvent sur des idées et projets à forte valeur ajoutée pour l’organisation qu’ils servent. Mais leur souci majeur résidera dans la difficulté à convaincre les autres sur la base de cette même intuition. En effet, avec leur pensée en arborescence, des éléments ou des situations peuvent leur paraître logiques et faciles à aborder alors qu’il n’en est pas toujours de même pour les autres.

Une occasion de repenser l’éducation

Pour Jérôme Bondu de l’IAE de Paris, « être un haut-potentiel peut-être fatigant pour soi et pour les autres » car la recherche permanente de réponse est épuisante et nécessite la mise en place de stratégies capables de faire redescendre une pression induite par les fortes demandes de cet esprit foisonnant. Son hypersensibilité peut également l’amener à ne pas prendre la distance nécessaire à la mise en perspective des éléments positifs et négatifs ce qui l’empêche de donner du sens, d’écrire son histoire ou son chemin de vie alors éléments essentiels pour son bien-être ».

Voilà une définition qui nous montre bien que c’est dès le plus jeune âge que tout se joue et cela doit nous pousser à (re)penser notre système éducatif cloisonné et individualisant, élaboré au XIX siècle, dans le contexte du développement industriel alors que nous évoluons, aujourd’hui, dans l’ère du digital, de l’information, de la big data et du partage.

Donner du sens et apporter massivement des connaissance demeurent les piliers d’une pédagogie adaptée aux HPI, tout comme l’utilisation de méthodes inductives (Problem Based Learning ou méthode des cas). Dans le document d’aide au repérage de l’élève à haut potentiel qui sert de support au sein de l’Education nationale française, ces deux éléments sont clairement rappelés aux enseignants. Dans une même logique, les Départements de l’Instruction Publique (DIP) de Suisse Romande (canton de Genève, du Jura et de Vaud) en partenariat avec l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL), une des meilleures écoles dans les classements mondiaux et européens ont mis en place l’expérience du cours Euler, qui s’étale sur 6 ans (de la 9e Harmos à la maturité). Destiné aux HPI, comme complément au cursus scolaire classique, les enseignements sont assurés par des doctorants, postdocs et chercheurs en mathématiques de l’EPFL.

Idem dans certaines écoles de la Confédération Helvétique, où des mercredis sont consacrés à « nourrir » les HPI en matières fondamentales et plus particulièrement en dans les domaines de la culture générale, des arts et de la méthode.

En observant les programmes et rythmes que suivent les élèves dans un établissement que nous connaissons particulièrement, Germaine de Staël, dirigé par Madame Eve-Marie Koehler, on comprend beaucoup mieux que ces “petits Zèbres” doivent également pouvoir bénéficier, outre des processus cognitifs innovants, d’un accompagnement spécifique avec des règles et un cadre qui doivent être cohérents, logiques et porteurs de sens. Ex-ducerer _(au sens de conduire, guider « hors de »), plutôt que former (ou formater) est sans conteste là une pierre angulaire pour amener les _HPI (et les autres) à s’épanouir et à éviter l’écueil de l’échec scolaire. Cela demande cependant d’accepter de rompre avec l e paradigme de l’éducation et de promouvoir la pensée divergente, notion chère à Sir Ken Robinson.

Bien entendu, une autre alternative demeure ; c’est l’enseignement à domicile mais elle reste difficile à mettre en œuvre.

Ce qui différencie véritablement les enfants doués

La définition ordinaire des personnes douées se réfère au fameux QI, supérieur au seuil fatidique de 130 correspondant à 2,3 % d’une population sur une échelle donnée, la moyenne étant fixée à 100.

A partir de là, on explique que les personnes douées ne sont pas seulement plus rapides,  qu’elles ont des idées en plus grand nombre, mais qu’elles raisonnement différemment.  Il y aurait une différence de nature entre une personne douée et une autre, située dans la moyenne. Elles ne seraient pas plus intelligentes, elles posséderaient une intelligence différente.

Pourtant, les tests ont été étalonnés sur une population suffisamment nombreuse et représentative de l’ensemble de la population d’un pays donné. Ceux qui sont au bout de cette courbe de Gauss répondent à davantage de questions, connaissent la signification précise d’un plus grand nombre de mots et résolvent plus de problèmes en un temps plus court. S’ils étaient vraiment différents, leur raisonnement ne tarderait pas à dévier pour s’écarter d’une norme dûment étalonnée.  Ce raisonnement  plus efficace et plus rigoureux leur permet de pousser plus loin les limites de leurs capacités à résoudre des problèmes élaborés par des spécialistes, et non par des extra-terrestres. Leur logique imparable les conduit directement à la solution exacte, ils sont incapables de se satisfaire d’une solution boiteuse ou approximative. De même, ils parviennent à opérer des synthèses à partir d’un plus grand nombre de données, tout en observant une rigueur logique infaillible. Tout le monde rêve de  manier avec éclat ce type de processus de pensée et y parvient parfois,  malaisément, grâce à un entraînement poussé, à condition d’être suffisamment déterminé et de ne pas ménager ses efforts. Pour la personne douée, il est tout naturel de parvenir  à ce même résultat, sans effort exagéré.

S’il existe une différence, elle se situerait plutôt dans la façon d’appréhender la réalité et c’est dans cette opération que leur sensibilité si particulière entre en jeu.

Les personnes douées ne perçoivent pas cette réalité de la même façon : elles peuvent se montrer aveugles face à certaines évidences, pour la plus grande joie de leur entourage, heureux de rire de cette distraction vite proverbiale, compensant une finesse de perception fulgurante et, cette fois,  réellement hors norme, souvent surprenante par sa justesse.

Enfants et adultes doués voient ce que les autres ne voient pas, n’imaginent même pas dans certains cas, ils détectent, avec le plus grand naturel et la plus grande aisance, des éléments invisibles aux yeux du plus grand nombre, ils saisissent des détails infimes, mais dont la portée peut être immense, et leur cerveau bien organisé, suivant la voie tracée par la logique la plus rigoureuse,  tire de cette observation des conclusions irréfutables, toujours exactes.

Cet enchaînement est si rapide qu’il est impossible d’en saisir toutes les étapes et donc de les expliquer aux incrédules rationnels qui voudraient bien savoir comment cette conclusion est apparue si rapide et si lumineuse. Ils veulent des explications aussi logiques que leur raison et leur entêtement obstiné ne peut se satisfaire d’une absence de démonstration étayée.

Les professeurs de mathématiques connaissent bien ces élèves qui aboutissent dans l’instant à un résultat exact qu’ils sont bien incapables de démontrer : il leur est apparu immédiatement, ils ne peuvent en dire davantage, ensuite ils se désolent de leur note médiocre alors qu’ils avaient trouvé la solution. Ils n’ont pas pensé différemment, ils avaient bien saisi l’énoncé, ensuite les opérations se sont enchaînées d’elles-mêmes dans leur esprit.

C’est ce même mécanisme qui préside à la conduite d’une réflexion, avec, en plus, la capacité à détecter quelles données doivent être prises en compte, alors qu’elles peuvent être indécelables pour les autres. Ce serait comme une route lumineuse qui se détacherait d’un entrelacs de chemins obscurs où on pourrait se perdre irrémédiablement, mais les personnes douées détecteraient cette seule voie possible grâce à d’imperceptibles signes qui leur apparaissent avec une aveuglante clarté.

Dans le quotidien scolaire, un bon esprit de logique est, en principe, un atout appréciable, mais il est vrai que les enfants doués ne comprennent pas toujours l’implicite et ils s’égarent alors gravement à la surprise générale, parce qu’un énoncé de mathématique leur a paru obscur ou qu’une question de grammaire est restée inintelligible. S’il y a une chose que les personnes douées ont du mal à comprendre c’est bien le jargon, pourtant en principe destiné à formuler clairement une idée en utilisant les mots propres au domaine abordé. Il leur faut fournir des efforts surhumains pour intégrer ces langages un peu factices tandis que les autres enfants semblent très bien saisir la signification de ces termes volontiers abscons. Sans doute s’attachent-ils moins au sens précis des termes. Ils les ont déjà rencontrés, intégrés, ils en connaissent la signification, et  ce langage reste cantonné aux exercices scolaires où ce code est en vigueur. Personne n’aurait l’idée de s’exprimer de la sorte dans son quotidien, sinon avec quantités de guillemets et une claire mise à distance.

Le besoin de cohérence des enfants doués les empêche d’assimiler un langage réduit à un seul type d’utilisation, il ne peut être employé dans l’échange toujours imprégné d’affectivité, il éloigne encore un peu plus l’enseignement de la vraie vie et donc de l’acquisition des connaissances, devenues inutiles si elles sont formulées de cette étrange façon.

Évoquer une intelligence différente consiste à marginaliser définitivement les personnes douées, qui seraient alors obligées de se résigner à vivre à l’écart ou bien, contraintes de porter un masque indispensable,   condamnées  à  se forcer perpétuellement pour tenter de ressembler aux autres. Sinon, il n’y aurait pas de salut pour elles.

Les enfants doués aiment jouer, rire et goûter aux joies appréciées des enfants ; même s’ils se sentent parfois à part, ils savent aussi faire partie d’un groupe et adopter ses centres d’intérêt avec l’ardeur qu’ils mettent en toutes choses. Certains jalousent leurs talents, d’autres les admirent, ils surprennent parfois par leur perspicacité, mais elle ne fait pas d’eux des êtres venus d’un monde lointain et inconnu.

Il est vrai que des adultes doués cherchent éperdument leur planète pour ressentir la chaleur ineffable procurée par la fréquentation de semblables, mais c’est aussi pour le plaisir d’une conversation sans barrages et pour le sentiment rassurant de se voir compris à demi-mots. Néanmoins, chacun peut suivre leurs raisonnements et  apprécier leurs idées originales grâce à un       langage commun, utilisé tout naturellement.

Reconnues dans leur spécificité, les personnes douées ne se sentent pas obligatoirement étrangères aux autres, elles peuvent, au contraire, leur apporter les riches  fruits d’une pensée créatrice et intelligible par tous. 

Conseils : se garder d’attribuer tous les aspects d’un comportement, parfois surprenant, au fait d’être doué.  Savoir que son enfant est doué constitue une grille indispensable de lecture,   mais il est préférable de toujours rechercher les raisons de ses réactions étonnantes.  Cette grille de lecture apporte une cohérence  les éclairant avec une  logique absolue, compréhensible par tout individu de bonne volonté.

Nouveaux livres de Gabriel Wahl sur la précocité

Association Toulouzèbre,  https://toulouzebre.fr/2017/05/13/adultes-enfants-hpi-nouveaux-livres-de-gabriel-wahl/

Adultes & Enfants HPI

Vous avez certainement vu sur le net, l’actualité du moment c’est la sortie des deux ouvrages de Gabriel Wahl consacrés au Haut Potentiel Intellectuel.

Nous tenions à évoquer cet auteur car « Les enfants intellectuellement précoces » est l’un de nos livres favoris (voir cette publication) de part son contenu et son format : nous le conseillons vivement !!! Le voici ré-édité en version enrichie,  avec notamment une partie qui s’adresse aux parents.

(Cliquer sur la photo)


Et un bonheur n’arrivant jamais seul voici la version pour les adultes, que nous n’avons pas encore lu, mais assurément sera aussi passionnant que la version consacrée aux enfants. Intitulé sobrement « Les adultes surdoués » toujours dans la collection Que sais-je ? aux éditions Puf.

Résumé (source Éditions PUF)

Ce n’est pas une surprise : les enfants intellectuellement précoces deviennent des adultes surdoués. Dans cet essai, Gabriel Wahl, après avoir passé en revue les tests qui permettent de les identifier, décrit leur profil psychologique et leur façon d’être.

La question étant abordé sous différents angles (historique, philosophique et biologique), c’est non seulement de capacités intellectuelles hors normes qu’il nous parle, mais plus généralement de l’intelligence.
À la clé, une question : les développements de la génomique cognitive, qui prétend détecter les gènes de l’intelligence, doivent-ils faire espérer ou craindre la possibilité d’une intelligence génétiquement modifiée ?

(Cliquer sur la photo)

Convertir un livre en mp3

8 mai 2017 par

Si vous n’avez pas le temps de lire ou tout simplement pas l’envie, pourquoi ne pas tenter le livre audio?

Le livre au format audio est idéal pour les non-voyants ou malvoyants mais aussi pour tout ceux qui souhaitent profiter de leur bibliothèque sans avoir  un bouquin ou un kindle dans la main

Le site Astread.com permet de convertir un document EPUB, PDF, TXT, DOC, DOCX, RTF ou ODT au format audio MP3 directement en ligne

Après vous être inscrit, choisissez parmi les 9 voix disponibles, la rapidité d’élocution, la vitesse et envoyez votre ouvrage.

astread1

Après une dizaine de minutes, votre livre audio est prêt à être téléchargé sous forme d’archive contenant les différents fichiers mp3.

Libre à vous enfin de le transférer sur votre téléphone ou autre baladeur mp3.

Fermez les yeux et écoutez l’histoire…:-)