Article mis en avant

Merci !

Depuis mi-mai 2015, vous avez été nombreux et nombreuses à visiter ce blog qui a pour objectif de partager des informations collectées au fil de mes recherches sur le web essentiellement.

Je suis contente de voir que ce travail de partage est suivi. Depuis janvier 2016, vous êtes plus de 16 950 visiteurs  avec 30 000 visites sans compter les « personnes abonnées » qui reçoivent les articles directement sur leur boîte mail, et ceci dans plus de 100 pays, à ce jour (6 oct 2016).

Je suis contente car je pense très sincèrement que c’est en comprenant les spécificités de nos enfants, de vos élèves que nous avancerons dans le respect de chacun et pour le bien de tous.

Je reste persuadée que le partage est très important et que les solutions de compensation ou outils que nos enfants utilisent au quotidien peuvent aider d’autres enfants concernés. Je vous serai donc très reconnaissante de partager vos expériences et vos savoir faire….

Vos commentaires sont les bienvenus: precocedysetserein@gmail.com

Taisy

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Émission « Grands reportages » Sur TF1 le 18 novembre 2017 à 14:45

Synopsis

Grands reportages
Contrairement aux idées reçues, la grande majorité des enfants dits surdoués ou précoces est en difficulté scolaire. Arborescence, une école spécialisée, s’est ouverte à Nantes il y a deux ans, avec des méthodes et enseignements adaptés. Pendant un an, le magazine y a suivi le quotidien de trois élèves.

« Le Monde » lance la seconde saison d’O21 / s’orienter au 21e siècle »

Nancy, Lille, Nantes, Bordeaux et Paris seront, entre décembre et mars, hôtes de ces deux jours de conférences interactives et d’ateliers participatifs pour aider lycéens et étudiants à trouver leur voie.

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Emmanuel Davidenkoff et Laure Belot

 

Première édition d’O21 à Cenon, près de Bordeaux, en février 2017.

Une lycéenne qui culminait à 4/20 en maths devenue programmeuse chez Microsoft. Une élève de l’éducation prioritaire dont les parents pensaient que « Sciences Po, ce n’est pas pour des gens comme nous », aujourd’hui diplômée de Sciences Po. Une ingénieure de Centrale Lille ayant finalement réalisé son rêve d’ado : devenir pâtissière. Un trader spécialisé en optimisation fiscale reconverti en professeur d’économie. De tels parcours, qui prouvent que l’orientation n’est pas une science exacte, vous en découvrirez comme l’an passé des dizaines en assistant aux conférences O21/s’orienter au 21e siècle, que Le Monde organise à Nancy (1er et 2 décembre 2017), Lille (19 et 20 janvier 2018), Nantes (16 et 17 février 2018), Bordeaux (2 et 3 mars 2018) et Paris (17 et 18 mars 2018).

Ils illustrent les nouvelles dynamiques à l’œuvre en matière d’orientation et la nécessité de prendre en compte, en plus des critères scolaires, des évolutions propres au XXIsiècle. L’impact de la mutation numérique, qui bouleverse tous les métiers et appelle l’acquisition de méthodes et vocabulaires communs entre disciplines jusqu’alors étanches. L’urgence du défi environnemental, qui invite à lier destins individuels et collectifs. L’émergence d’enjeux éthiques inédits, qui traversent tous les secteurs, du Droit à la médecine, de l’informatique au journalisme.

Pour aider les 16-25 ans, leurs familles et les enseignants à se formuler les bonnes questions, O21 a interrogé plus de quarante acteurs et experts du monde qui vient : chefs d’entreprises innovantes (James Dyson, Frédéric Mazzella, Xavier Niel [actionnaire à titre personnel du Monde]…), startuppers (Ben Rattray, de change.org ; Pierre Dubuc, d’Openclassrooms…), enseignants-chercheurs innovants (Ken Robinson, François Taddei, Pierre Dillenbourg…) et spécialistes en sciences humaines (Boris Cyrulnik, Cécile Van de Velde, Pascal Picq…). Leurs analyses et conseils seront diffusés, en vidéo, au cours de six conférences au cours desquelles dialogueront avec le public des responsables d’établissements d’universités et de grandes écoles, des entrepreneurs, des chefs d’entreprises, des jeunes diplômés, etc.

Choisir : alors que la mutation numérique bouleverse des dizaines de métiers, quelle voie choisir ? A qui me fier pour trouver une orientation qui me corresponde ?

Anticiper : dans un monde qui se transforme à toute vitesse, quels métiers vont recruter demain ? Quelles nouvelles compétences faut-il acquérir ?

Se former : quelles formations préparent au monde qui vient ? Faut-il plutôt apprendre à apprendre ou devenir spécialiste ? Quelles initiatives sont-elles à suivre dans le monde ?

Créer : face à l’automatisation annoncée de nombreux métiers, la créativité devient une compétence cardinale. Peut-on apprendre à être créatif ? Et doit-on tous le devenir ?

Oser : à l’époque actuelle, reste-t-il des orientations « sûres » ? D’entrepreneur à freelance, jusqu’où prendre des risques ?

Se réaliser : privilégier les métiers qui donnent du sens, est-ce une utopie ? Comment se réaliser dans le monde du travail tout en gagnant sa vie ?

Entre les conférences, des ateliers de découverte et d’aide à la connaissance de soi sont proposés. Les inscriptions sont ouvertes !

Placé sous le haut patronage du ministère de l’éducation nationale, O21 est soutenu, au niveau national, par l’Epitech, l’ESCP Europe et l’ICN Business School, et par un sponsor principal : Orange.

Onze associations partenaires accompagnent O21 et contribuent à la richesse des débats : APM, Article 1, Ashoka, Enactus, Femmes ingénieures, France Digitale, Initiative France, l’Institut de l’engagement, Les entretiens de l’excellence, Pépite France et Ticket for Change.

Pour venir en groupe (classes, associations, municipalités…), il est possible d’effectuer des inscriptions collectives en envoyant un mail à education-O21@lemonde.fr. L’Education nationale étant partenaire de l’événement, les lycées peuvent organiser la venue de leurs élèves sur le temps scolaire.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/o21/article/2017/10/25/le-monde-lance-la-seconde-saison-d-o21-s-orienter-au-21e-siecle_5205969_5014018.html#hz5xdxutWkoYhytA.99

Admission post-bac : sept choses à savoir sur la procédure 2018

Fin du tirage au sort, du classement des vœux, du nom APB… voici les principaux changements annoncés par le gouvernement pour l’accès aux études supérieures.

Le Monde

• Mis à jour le | Par Séverin Graveleau

image: http://img.lemde.fr/2017/09/08/0/0/1434/855/534/0/60/0/5c708fe_32163-1gfidva.2n7n6a8aor.PNG

L’ancien site Internet d’Admission post-bac.

Fin du tirage au sort, création d’« attendus » à l’entrée des licences à l’université, mise en place en janvier d’une plate-forme d’admission postbac complètement rénovée et rebaptisée, etc. Les lycéens qui rentrent des vacances de la Toussaint vont pouvoir se pencher sur les nouveautés de l’accès aux études supérieures, annoncées par la ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, lundi 30 octobre, avant un projet de loi qui doit être présenté en conseil des ministres le 22 novembre. La ministre a apporté quelques précisions dans une interview au Parisien jeudi 9 novembre. À quoi ressemblera la procédure en 2018 ? Voici les principaux éléments connus pour l’instant.

  • Fin du tirage au sort et nouveaux « attendus »

C’était l’un des principaux engagements de Frédérique Vidal : en finir avec l’utilisation du tirage au sort à l’entrée des licences les plus demandées à l’université : Paces (première année commune aux études de santé), Staps (sciences et techniques des activités ­physiques et sportives), droit, etc. Dorénavant, précise le projet de loi, « lorsque l’effectif des candidatures excède les capacités d’accueil d’une formation, les inscriptions sont prononcées (…) après vérification de la cohérence entre, d’une part, le projet de formation du candidat, les acquis de sa formation initiale ou ses compétences et, d’autre part, les caractéristiques de la formation ».

Autrement dit, exit aussi les critères de « domicile » et d’« ordre des vœux » utilisés jusqu’alors par l’algorithme APB pour départager automatiquement les candidats – avant d’utiliser en dernier recours le tirage au sort ; les formations elles-mêmes pourront maintenant demander, en plus des bulletins scolaires de terminale, une lettre de motivation, la présentation d’un projet personnel ou associatif, etc. Chaque licence déterminera des « attendus », c’est-à-dire des compétences jugées nécessaires pour y réussir – selon un cadrage national à venir. Mais « les universités pourront les adapter pour chaque formation », précisait la ministre dans un entretien au Monde le 30 octobre.

Lire l’entretien avec Frédérique Vidal et Edouard Philippe :   Entrée à l’université : « L’idée de notre réforme est de réparer un dispositif qui ne fonctionne plus »

  • Des filières qui acceptent les candidats sous conditions

Le projet de loi ne touche pas à l’alinéa de l’article L 612-3 du code de l’éducation qui prévoit que « le premier cycle est ouvert à tous les titulaires du baccalauréat ». Autrement dit : les formations non sélectives de l’université n’auront pas la possibilité de refuser un candidat si des places restent vacantes mais, précise le texte, elles pourront dorénavant conditionner son inscription au suivi de « parcours d’accompagnement pédagogique et de parcours de formation personnalisés » (stage de remise à niveau, cursus adapté, etc.). Sur la plate-forme permettant aux lycéens de faire leurs vœux d’orientation, les formations pourront donc répondre « oui, si » (accepté, mais sous conditions), ou bien « oui » (accepté) ou « en attente ».

Une nouvelle « commission d’accès au supérieur » sera chargée, dans chaque académie, de proposer des formations (proches de leurs vœux initiaux) aux candidats n’ayant pas reçu de proposition à l’issue de la procédure d’admission. Si la filière proposée est éloignée du domicile du candidat, des chambres en résidence universitaire pourront être réservées.

Lire aussi :   Les pistes de rénovation du logiciel décrié APB se dessinent

  • L’avis du conseil de classe

Pour chacune des formations demandées, un avis sera maintenant donné par le conseil de classe du deuxième trimestre de terminale. Si Frédérique Vidal affirme que cet avis sera « purement consultatif », il sera néanmoins transmis aux universités, qui pourront donc le prendre en compte. Sur le même principe, des « recommandations » sur son projet de suite d’études seront faites au candidat par le conseil de classe du premier trimestre. Pour aider les lycéens à faire leurs vœux, deux semaines de l’orientation seront par ailleurs organisées, dans chaque lycée, en décembre et en février.

  • 10 vœux maximaux, non hiérarchisés

Les candidats n’auront plus la possibilité de faire 24 vœux au maximum, comme c’était le cas jusqu’à APB 2017, mais seulement 10. Mais, surtout, ils n’auront plus à classer ces vœux par ordre de préférence. Comme déjà dit, ce classement servait jusqu’alors, entre autres, à départager automatiquement les candidats dans les formations en tension, avec l’algorithme d’APB. La plate-forme ne servirait donc demain qu’à transmettre la « décision » prise par les formations. Les candidats seront donc susceptibles de recevoir plusieurs réponses positives, et feront alors leur choix, alors que l’ancien système ne leur faisait qu’une proposition à chaque phase d’admission.

Le système des « vœux groupés », permettant de postuler avec un seul vœu à l’ensemble des formations proposées dans un domaine sur un territoire (une « Paces en Ile-de-France » par exemple) sera par ailleurs élargi.

Lire aussi :   Accès à l’université : les propositions issues de la concertation

  • Des réponses plus progressives

Avec une ouverture de la future plate-forme prévue le 15 janvier 2018, une clôture des vœux en mars, et une fin de la procédure en septembre, le calendrier des admissions postbac rappelle celui des années précédentes. À cela près que les candidats recevront une réponse dès le mois de mai pour l’ensemble de leurs vœux. Ils auront un temps limité pour répondre aux propositions qui seront faites, libérant ainsi immédiatement des places pour d’autres candidats. « Pour ne pas engorger le système, à chaque fois qu’un élève recevra deux « oui » à des propositions différentes, il devra choisir entre l’une des deux, sans pour autant renoncer aux vœux en attente », précise Frédérique Vidal au Parisien.

Les trois phases d’admission disparaissent donc au profit de réponses en continu (avec toutefois une pause à la mi-juin au moment du baccalauréat).

Lire aussi :   Comment le nouveau système APB risque d’augmenter considérablement les listes d’attente

  • Possibilité encadrée de postuler hors de son académie

La suppression du critère du domicile (l’académie d’origine) pour les filières en tension signifie aussi que chaque lycéen pourra postuler où il le souhaite. Mais « l’autorité académique peut fixer des pourcentages maximaux de bacheliers » provenant d’une autre académie, précise le projet de loi. Et ce, afin « d’éviter une fuite des talents vers certaines métropoles ou bien des mobilités subies », précise la ministre. Sur le même principe, des quotas seront fixés pour les lycéens boursiers.

  • Un nouveau nom pour la plate-forme

Après les polémiques qui ont marqué la session 2017 d’Admission post-bac, la ministre avait déjà annoncé vouloir renommer la plate-forme. Elle a précisé à la fin d’octobre que le futur nom serait décidé dans les prochaines semaines de manière participative lors d’une consultation en ligne à laquelle lycéens, étudiants et parents seraient invités à participer. Cette plate-forme, à laquelle le projet de loi donne une existence légale – contrairement à feu APB – sera « plus simple et plus transparente », promet le ministère.

Les candidats pourront y trouver des informations sur chaque établissement, avec les dates des journées portes ouvertes, des contacts pour pouvoir échanger avec des responsables pédagogiques, les fameux attendus de chaque filière, le nombre de places disponibles, les taux de réussite des étudiants selon le type de bac passé.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/campus/article/2017/11/07/admission-post-bac-sept-choses-a-savoir-sur-la-procedure-2018_5211437_4401467.html#lY6usDdtWqQkxV8B.99

«Il n’est plus possible de nier l’effet de l’environnement sur le cerveau»

Pour la biologiste Barbara Demeneix, les effets négatifs des perturbateurs endocriniens sur les capacités cognitives et les comportements ne font plus de doute

Demain, tous crétins? La chaîne Arte diffusera, samedi 11 novembre un documentaire au titre en apparence potache, mais dont le sujet est d’une singulière gravité. Le film expose les travaux de chercheurs français et américains montrant que l’érosion récente des capacités cognitives des populations occidentales est, en partie au moins, liée à l’exposition à certains perturbateurs endocriniens.

La biologiste Barbara Demeneix (CNRS-Muséum national d’histoire naturelle), l’une des protagonistes du film, détaille les traits saillants de son travail sur le sujet, également développés dans un livre paru le 25 octobre (Cocktail toxique. Comment les perturbateurs endocriniens empoisonnent notre cerveau, Odile Jacob).

Le Temps: Avant de parler des causes d’un déclin des capacités cognitives de la population, ce déclin est-il bien réel?

Barbara Demeneix: S’agissant de l’évolution du quotient intellectuel (QI) dans la population générale, nous ne disposons pas de beaucoup de données très solides – c’est-à-dire obtenues sur de grands échantillons de population, sur de longues périodes et en utilisant les mêmes méthodes. Mais à peu près toutes les informations qui sont à notre disposition suggèrent que le QI, après avoir augmenté pendant des décennies, est désormais en baisse. Et ce, depuis la dernière décennie du XXe ou le début du XXIe siècle.

Les informations les plus solides viennent de la Finlande, où des générations de conscrits sont testées, chaque année au même âge, depuis 1988. Une analyse de ces données publiée en 2013 montre une baisse des capacités cognitives de 2 à 5 points entre 1996 et 2009, selon le type de test. En France, une étude conduite sur une petite cohorte d’adultes suggère une baisse de 3,8 points de QI au cours de la dernière décennie, assez cohérente avec ces chiffres… D’autres travaux, dans d’autres pays, vont dans le même sens. C’est une situation très inquiétante.

– Comment l’exposition à de faibles doses de substances chimiques de synthèse peut-elle éroder nos capacités cognitives et intellectuelles?

– Nombre de molécules issues de la chimie industrielle sont appelées «perturbateurs endocriniens» pour leur capacité à interférer avec le système hormonal, et certaines peuvent perturber le fonctionnement des hormones thyroïdiennes. Ce peut être des pesticides présents dans la chaîne alimentaire et l’environnement, des plastifiants comme les phtalates ou le bisphénol A, des retardateurs de flamme à base de brome, utilisés comme ignifuge dans les meubles rembourrés, des imperméabilisants ou des perchlorates, etc.

Or en interférant avec les hormones thyroïdiennes de la femme enceinte, ces substances sont susceptibles d’altérer la construction du cerveau de l’enfant à naître. C’est une certitude, issue de l’étude de 450 millions d’années d’évolution des vertébrés: les hormones thyroïdiennes sont impliquées dans l’activation des gènes qui participent à la construction de structures cérébrales critiques comme le cortex ou l’hippocampe. Ces hormones sont si essentielles que si vous n’avez pas de glande thyroïde, vous n’avez simplement pas d’encéphale… C’est donc en altérant le fonctionnement de la thyroïde maternelle que ces substances peuvent produire leurs effets sur le fœtus, en particulier au début de son développement, lorsque celui-ci n’a pas encore sa propre thyroïde.

Lire aussi: Ces emballages qui nuisent à votre santé

– De légers troubles thyroïdiens de la mère ont-ils véritablement un effet sur l’enfant à naître?

– Il existe des études épidémiologiques associant sans ambiguïté un mauvais fonctionnement thyroïdien de la mère à une réduction des capacités cognitives de son enfant, mesurées plus tard dans la vie. Dans les années 1970, en Sicile, il a été montré que les enfants des mères ayant souffert d’une baisse de production d’hormones thyroïdiennes (due à une carence alimentaire en iode) avaient des QI inférieurs, en moyenne, de plus de 15 points à ceux dont les mères n’avaient pas souffert de telles carences. En Chine, une étude publiée en 2010 sur 1268 femmes enceintes a montré que celles qui souffraient d’un dysfonctionnement thyroïdien, même léger, ont eu des enfants dont le QI moyen était diminué de près de 10 points par rapport aux autres.

– Les niveaux d’exposition ne sont-ils pas trop faibles pour perturber la thyroïde des femmes enceintes?

– D’abord, il faut avoir à l’esprit que les perturbateurs endocriniens – et ceux qui ciblent la thyroïde n’y échappent pas – agissent même à très faible dose. Ensuite, depuis les années 1970, le nombre de substances de synthèse présentes dans les écosystèmes, dans la chaîne alimentaire ou dans l’environnement domestique, a été multiplié par 300, ce qui augmente considérablement les possibilités d’effets dus à des cocktails de molécules. En 2011, une étude de biosurveillance menée aux Etats-Unis a recherché chez des femmes enceintes la présence de 163 molécules de synthèse. Au moins 62 d’entre elles ont été retrouvées sur plus de 90% des femmes enrôlées dans l’étude. Or jusqu’à deux tiers de ces substances interfèrent avec le système thyroïdien…

On dispose aussi de données épidémiologiques associant l’exposition de la femme enceinte à certaines substances perturbant la thyroïde − en particulier des phtalates, des retardateurs de flamme à base de brome et des pesticides organophosphorés − à un QI diminué pour leur enfant. En 2015, j’ai participé, avec des économistes, des épidémiologistes et des statisticiens, à une étude utilisant ces données, pour estimer l’impact économique de l’exposition des populations européennes à trois perturbateurs endocriniens − les mieux étudiés. Au total, nous concluons que cet impact est d’environ 150 milliards d’euros par an en Europe, dont environ 130 sont le résultat de dégâts sur le développement cérébral, notamment la perte de QI.

– Ces substances provoquent-elles d’autres effets neurocomportementaux?

– Un grand nombre de données nouvelles apportent des indices forts en faveur d’un lien entre l’exposition de la femme enceinte à ces substances et un risque accru, pour leur enfant, d’être sujet à des troubles du spectre autistique (autisme, syndrome d’Asperger, etc.), à de l’hyperactivité ou à des troubles de l’attention. Les statistiques américaines sur l’évolution des différentes formes d’autisme, les plus solides, montrent une augmentation absolument vertigineuse de la prévalence de ces troubles.

En 1975, selon les chiffres officiels, un enfant sur 5000 était touché par un trouble du spectre autistique. Ce chiffre est passé à un enfant sur 2500 dix ans plus tard et en 2001 il était d’un enfant sur 250. Il n’a cessé d’augmenter et nous sommes aujourd’hui à un enfant sur 68 touchés. Les critères de diagnostic n’ayant pas évolué depuis 2000 et le pool génétique humain n’ayant pas changé dans ce laps de temps, il est certain que des causes environnementales sont impliquées, et notamment l’exposition à des perturbateurs endocriniens.

Une étude prospective menée en Californie entre 1997 et 2008 a par exemple montré que la probabilité d’avoir un enfant autiste augmentait à mesure que le lieu de résidence des femmes enceintes était proche des champs traités au chlorpyriphos, un insecticide organophosphoré qui interfère avec le système thyroïdien. Aujourd’hui, il n’est plus possible de nier les effets de l’environnement sur ces troubles.

– Pourquoi les agences réglementaires ne prennent-elles pas des mesures?

– Certaines agences sont en effet toujours rétives à tenir compte de ces données, mais d’autres, comme l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA), commencent à comprendre qu’il y a là un très gros problème.

Conférence Kaizen – Cycle parentalité positive

“Pour une éducation joyeuse (0/6 ans)”

Considérant que l’enfant occupe une place égale à celle de l’adulte au sein de notre société, comment nourrir la relation qui nous lie à lui et l’aider à se construire en tant que citoyen de demain?

Cette conférence propose d’accompagner les parents et acteurs de l’éducation dans cette quête quotidienne, à l’aune des nouvelles méthodes pédagogiques mais aussi des lieux de vie, des outils et autres ateliers qui fleurissent chaque jour en France.

Des spécialistes, acteurs de terrain, apporteront clefs et pistes concrets sur cette voie de l’éducation bienveillante.

Avec Denis Marquet, philosophe, Dr Sophie Benkemoun, médecin généraliste et co-fondatrice de l’Atelier des Parents, Pascale Haag, fondatrice de la première Lab School de France, et Gaëlle Baldassari, coauteur des hors-série Kaizen sur la parentalité positive.

Modération : Pascal Greboval, rédacteur en chef de Kaizen.

ATTENTION / RESERVEZ VOS PLACES ICI.

Haut potentiel et Dyslexie, Dyspraxie et autres dys. : le syndrome de l’imposteur

Blog « Tout pour apprendre »

Plus que tout autre enfant à haut potentiel, cet enfant, cet ado est un albatros.
Perdu dans ses pensées, il est roi dans l’espace.
Maitre de ses passions, il s’enflamme, il existe, il est.

Et puis, le sol approche… il doit se poser et ses grandes ailes s’emmêlent dans ses pieds…

Haut potentiel, généralement antonyme de  modération

L’enfant et l’ado à haut potentiel sont souvent hyper-émotifs, hyper-sensibles, hyper-réactifs à l’injustice (surtout celle dont ils se sentent victimes).
Ils sont généralement avides de découvertes en lien avec leurs passions.
Souvent, plus ils grandissent, plus ils s’interrogent sur le sens de ce qui les entoure, le sens de la vie, le sens de leur vie.
Sur Tout pour apprendre, retrouvez ici notre série de billets sur le Haut potentiel.

Etre dys, synonyme de s’adapter, compenser

L’enfant et l’ado dys rencontrent des difficultés variées liées au(x) trouble(s) dys dont ils souffrent.
Comme les autres dys, les automatismes se créent peu et difficilement. Ils doivent apprendre à s’adapter, compenser jour après jour.
Pour en savoir plus sur les principales dys, cliquez sur les 4 intitulés suivants : Dyscalculie, Dyslexie, Dysphasie et Dyspraxie.

Etre dys et à haut potentiel, c’est plus facile, non ?

C’est une remarque que l’on entend régulièrement.
Outre le fait qu’il est très difficile de comparer deux dys tant elles peuvent être différentes : différentes en raison du degré d’atteinte, du caractère de l’enfant et de son vécu, du soutien qu’il a pu trouver, des adaptations qu’il a réussies à mettre en place, la réalité est bien plus complexe.

Tout d’abord l’enfant ou l’ado peut avoir une dys plus prononcée qu’un autre dys non zébré (pas à haut potentiel).
De plus, comme évoqué dans la première partie de ce billet, le zèbre est rarement modéré, son cerveau peine à connaître le bouton « stop ». Or, un zèbre en difficulté ne comprend pas, il pense souvent être un imposteur : si son cerveau est tellement rapide, pourquoi est-il en difficulté, pourquoi se sent-il si incompétent, stupide ? Il s’affole.

Le syndrome de l’imposteur

Face à ce sentiment d’imposture, deux réactions s’offrent alors à lui :

  • Décrocher et/ou jouer les perturbateurs parce que la vérité est insupportable, parce qu’il perd pied ou parce qu’il ne peut accepter les efforts démesurés qui devraient être les siens pour compenser.

Dans cette situation, il rencontre régulièrement l’incompréhension et connait fréquemment l’échec scolaire et la perte de confiance en lui, sauf s’il parvient à découvrir une passion valorisante en dehors du système scolaire.

  • Redoubler d’efforts, de travail, de compensation.

Fréquemment ses difficultés sont minimisées, il entend qu’il n’est pas « si dys » ou bien que le « haut potentiel lui permet de compenser ». Oui, cet enfant, cet ado là comprend rapidement. Mais non, il n’a pas toujours une bonne mémoire, il peut même voir s’ajouter d’autres difficultés comme un trouble du déficit de l’attention. S’il parvient à obtenir de bons résultats, on en déduira que « c’est normal, il est à haut potentiel », ne s’apercevant pas de la somme d’efforts et de travail qui ont été nécessaires.
En plus du syndrome d’imposture, il devra prouver sa réalité à ceux qui la minimisent et dont il dépend (responsables des aménagements en particulier), il s’épuisera plus encore…
Ici j’évoquais l’épuisement de l’ado dyspraxique, l’ado multi-dyspraxique et zébré aux pensées envahissantes sera épuisé…

Ne doutez pas de ses difficultés. Oui, son haut potentiel l’aide dans certaines circonstances (possible capacité à rebondir, compréhension plus rapide), mais celui-ci le dessert également (besoin du mot juste, besoin de justice, besoin de comprendre, sentiment d’imposture tant le grand écart peut être grand entre son « potentiel » et ses difficultés). Si on minimise ou -pire- nie sa dys pourtant avérée, le syndrome d’imposture grandit. Son cerveau s’emballe, il ne comprend pas pourquoi il doit déployer tant d’efforts, il perd confiance, il perd pied.

A ces enfants là, on proposera rarement un saut de classe ou mieux des enrichissements. Pire, parfois, on leur imposera un redoublement, accentuant alors le syndrome de l’imposteur. L’enfant ou ado ne sait plus qui il est. Les rouages de son cerveau s’accélèrent : faute d’avoir de la matière pour réfléchir, il cogite, il s’inquiète, il se demande s’il aura une place en ce monde, la déprime approche… La dépression parfois…

Ne choisissons pas pour eux, gardons-leur notre confiance. Ne minimisons pas leurs difficultés, mais ne les stigmatisons pas non plus. Ils sont zèbres ET dys ou dys ET zèbres, ils ont donc besoin des adaptations des uns ET des autres. Ils ont besoin de pouvoir occuper leur cerveau. Pour eux, les redoublements bien sûr, mais aussi les textes au vocabulaire simplifié, les apprentissages tronqués sont difficiles à vivre. Le système scolaire ne dure qu’un temps. Encouragée, leur capacité à penser autrement sera un atout.
Ils ne sont pas des imposteurs, ils sont de magnifiques albatros !

Merci d’avoir lu cet article et à bientôt pour de nouveaux outils !

Isa LISE, enseignante spécialisée et autrice

Les HP en danger de burn-out !

 

Le plus dangereux pour votre santé si vous êtes à haut potentiel est de ne pas avoir été détecté HP et de vous forcer à vous conformer à une vie ordinaire sans respecter vos besoins spécifiques. Certaines caractéristiques du haut potentiel renforcent des facteurs de risque d’épuisement professionnel.

Vous aimez travailler, mais le milieu d’entreprise peut s’avérer être un lieu de désillusion et même de souffrance : devez-vous vous résigner à vous ennuyer à force de toujours vous retrouver dans le même schéma répétitif : l’impression d’avoir à nouveau fait le tour des possibilités d’apprentissage, de perdre tout intérêt ainsi que le sens de vos actes, d’être soumis à une structure bureaucratique/hiérarchique que vous ne comprenez pas, ou qui s’oppose carrément à votre spécificité (et donc à l’essor de votre potentiel) ?

Risque de surcharge de travail chronique

Votre insatiable curiosité et un besoin constant d’apprendre quelque chose de nouveau, peuvent vous amener à dire oui à tous nouveaux projets et à participer à des groupes de travail divers et variés. Vous risquez de vous retrouver alors en situation de surcharge chronique.

La suractivité mentale constitue le risque majeur de surcharge : difficile de ralentir vos idées lorsque vous réfléchissez à des problèmes très complexes, vous pouvez être totalement absorbé pendant des heures sans vous interrompre et sans possibilité de récupérer. Parfois l’intensité mentale est telle que vous ne parvenez plus à stopper votre tête, même en repos, votre mental emballé continue de réfléchir !

D’autre part, vous risquez de devenir indispensable dans l’entreprise. En effet, lorsqu’une personne se montre capable là où les autres n’y arrivent pas forcément, ses collègues s’adresseront facilement à elle car elle est efficace et rapide dans les résolutions de problèmes. Votre hiérarchie saura utiliser toutes vos compétences et s’attendra à une performance élevée, le niveau d’exigence peut donc augmenter.

L’érosion de la confiance en soi

En tant que HP, vous avez probablement tendance à être très exigent avec vous-même et à vous mettre beaucoup de pression. Vous fixez-vous des objectifs très élevés que vous n’arriverez pas toujours à atteindre en fonction des moyens dont vous disposez ? Il vous arrive alors de le vivre comme un lourd sentiment d’échec et d’incompétence. Vous supportez peut-être très mal les critiques et les reproches éventuels de vos collègues ou de votre hiérarchie sur votre différence ? Cela peut s’avérer désastreux si votre estime de soi est déjà sensible.

Certaines personnes HP se retrouvent dans un environnement professionnel qui rassemble les personnes d’un niveau intellectuel très élevé (le milieu de la recherche par exemple), cela peut être un avantage d’être avec ses semblables mais aussi une difficulté de se reconnaître pleinement dans toutes ses capacités. Dans la comparaison, une personne HP a tendance à dénigrer ses capacités et à essayer de se surpasser pour être reconnu.

Les relations avec vos collègues et votre hiérarchie peuvent être difficiles

Si vous êtes hypersensible, les situations de conflits, les injustices et le manque d’honnêteté vous affectent. Votre vivacité d’esprit pourrait être jugée comme menaçante par votre hiérarchie, menace du respect de l’ordre établi et des formes de travail à respecter. En effet, une personne HP aura toujours tendance à sortir du cadre par son comportement et ses idées originales. Dans certains environnements conventionnels, vous pourriez être jugé rebelle, indiscipliné, perturbateur, même parfois indélicat ! Intègre et intense, le HP veut que les tâches soient exécutées le mieux possible (de nombreux HP sont aussi perfectionnistes). Vous montrez-vous parfois impatient avec vos collègues qui vous semblent trop lents et qui bâclent le travail ? Si vous êtes persuadé d’avoir raison, avez-vous tendance à imposer votre point de vue de façon rigide ce qui pourrait créer des conflits avec vos collègues ?

Voici quelques pistes de réflexion pour préserver votre santé au travail :

Savoir diriger votre attention et cadrer votre mental

La puissance et la vitesse de réflexion du HP sont très élevées, si cette force est utilisée pour des projets constructifs et intéressants tout va bien. Si vous réfléchissez à toutes les façons de vous traiter avec bienveillance, vous aurez de fortes probabilités d’être en bonne santé. Par contre, lorsque vous vous posez sans arrêt mille questions sur vous-même, si vous utilisez votre efficacité intellectuelle dans des pensées toxiques, cela peut devenir un désastre intérieur et un sabotage constant de la confiance en vous. En tant que HP, il est nécessaire de savoir diriger votre attention et votre réflexion consciemment. Vous pouvez être curieux de vous, surtout pour comprendre vos propres besoins et votre fonctionnement spécifique. Par contre, ne vous autorisez aucune attaque d’autocritique ou de pensées toxiques, cela vous met en danger !

D’une façon générale, vous pouvez choisir de réfléchir à des perspectives positives, d’anticiper les évènements positifs. Par contre, investir votre puissance de réflexion dans les scénarios catastrophes anxiogènes risque d’inhiber votre action et de vous enfermer dans une forme de passivité déprimante.

Nécessité de bien choisir votre poste de travail

La carrière professionnelle du HP n’est pas conventionnelle. Autonome, parfois auto-didacte, il est souvent amené à changer de cap, parfois de profession par besoin d’apprendre du nouveau. Si tout vous intéresse et que votre potentiel est vaste, il peut vous être plus difficile de faire les bons choix. Trouver le poste de travail adéquat à vos besoins spécifiques qui vous apportera satisfaction peut s’avérer délicat.

Vous supporterez mieux les limites du milieu professionnel lorsque vous ne comptez pas uniquement sur votre travail pour être rassasié dans vos intérêts multiples. Il n’y a aucune profession idéale pour un HP mais beaucoup de postes de travail se montreront incompatibles ; il est donc important de bien identifier où vous mettez les pieds avant de vous engager dans tout nouveau travail. Dans l’idéal, ce poste respecte votre besoin d’indépendance, de liberté de penser et d’originalité. Vous ne vous sentirez probablement pas à l’aise ni satisfait en montant trop haut dans la hiérarchie d’une grande entreprise. Une personne HP risque de s’ennuyer rapidement dans un poste à haute responsabilité, éloigné du terrain, à gérer des centaines de collaborateurs. Aucun poste de travail aussi intéressant soit-il ne suffira à totalement satisfaire vos profonds besoins d’apprentissage et de créativité. Il est essentiel que vous puissiez vous préserver du temps et de l’énergie pour investir d’autres champs d’expériences et d’apprentissages en dehors de votre travail. Pour certaines personnes HP, travailler à temps partiel est une solution même si cela remet en question une carrière conventionnelle.

Apprendre à gérer ses émotions

L’hypersensibilité émotionnelle du HP peut se manifester de deux façons opposées : soit il est très souvent débordé par sa sensibilité et ses émotions, il a de la peine à ne pas être affecté dans les situations de la vie courante. Soit il a adopté une stratégie de défense en se réfugiant dans sa tête, il rationnalise son ressenti, il restera alors calme et très peu émotionnel dans toute situation, il peut même apparaître comme froid et distant. Coupé ainsi de ses émotions rendra difficile de vivre de réels liens intimes avec ses proches. Apprendre à décharger les émotions s’apprend, de même qu’il est tout à fait possible d’apprendre à vous reconnecter à votre vie émotionnelle si c’est ce dont vous avez besoin.

La relation au corps : développer une présence à soi dans le corps

Réfléchir est une autoroute pour vous, l’intellect fonctionne tellement bien que vous utilisez ce mode d’être en priorité. Un déséquilibre s’installe : il est facile de sur-investir votre tête plutôt que d’être dans votre corps. Mais c’est dans le corps que nous sentons nos limites, la tête n’a pas de limites ! Pour maintenir votre santé au travail, revenez à votre corps régulièrement. La décharge de stress et de tensions se fait physiquement, impossible de vous défouler uniquement dans votre tête. Engagez-vous à maintenir des activités physiques régulières qui vous demandent de vous concentrer sur votre corps, c’est un très bon moyen d’y revenir.

De part mon expertise en burn-out, j’ai eu l’occasion d’accompagner de nombreuses personnes à haut potentiel en souffrance et épuisées. Le haut potentiel est souvent le moteur principal du burn-out mais ce n’est pas une fatalité. Comprenez votre fonctionnement hors norme et vos particularités, identifiez vos besoins spécifiques et répondez-y au mieux. Préserver sa santé au travail s’apprend !

Pour en savoir davantage :

“Comment rester vivant au travail, guide pour sortir du burn-out” C. Vasey, éd. Dunod, 201

 

Catherine Vasey     Catherine Vasey

Catherine Vasey, psychologue et gestalt-thérapeute, auteur, spécialiste du burn-out depuis 2000. Elle anime des séminaires de prévention du burn-out en entreprise, donne des conférences, traite les patients en burn-out et accompagne aussi les professionnels de la santé en supervision dans son cabinet à Lausanne, en Suisse. Références : Le site de Catherine Vasey : http://www.noburnout.ch Publications : « Comment rester vivant au travail ? Guide pour sortir du burn-out », C.Vasey, éd. Dunod 2017 « Burn-out le détecter et le prévenir », C. Vasey, éd. Jouvence 2015 « Vivant au travail », jeu de cartes, C. Vasey, éd. Noburnout 2012