Article mis en avant

Merci !

Depuis mi-mai 2015, vous avez été nombreux et nombreuses à visiter ce blog qui a pour objectif de partager des informations collectées au fil de mes recherches sur le web essentiellement.

Je suis contente de voir que ce travail de partage est suivi. Depuis janvier 2016, vous êtes plus de 16 950 visiteurs  avec 30 000 visites sans compter les « personnes abonnées » qui reçoivent les articles directement sur leur boîte mail, et ceci dans plus de 100 pays, à ce jour (6 oct 2016).

Je suis contente car je pense très sincèrement que c’est en comprenant les spécificités de nos enfants, de vos élèves que nous avancerons dans le respect de chacun et pour le bien de tous.

Je reste persuadée que le partage est très important et que les solutions de compensation ou outils que nos enfants utilisent au quotidien peuvent aider d’autres enfants concernés. Je vous serai donc très reconnaissante de partager vos expériences et vos savoir faire….

Vos commentaires sont les bienvenus: precocedysetserein@gmail.com

Taisy

Trousse à outils pour accompagner les élèves en situation de handicap à l’école (pour les AVS)

Blog « Apprendre, réviser, mémoriser  Tout pour apprendre efficacement (à l’école et ailleurs) »

http://apprendre-reviser-memoriser.fr/trousse-a-outils-pour-accompagner-les-eleves-en-situation-de-handicap-a-lecole-pour-les-avs/

Par Caroline le 16 juin 2017

Ce document s’adresse aux personnes qui ont été recrutées pour exercer une mission d’accompagnement auprès d’élèves en situation de handicap. Ce livret leur propose quelques pistes de réflexion pouvant faciliter la prise de poste (en plus de la formation d’adaptation à l’emploi).  La lecture de ce document vise à permettre de mieux comprendre dans quelle mesure les élèves en situation de handicap peuvent bénéficier d’un projet personnalisé de scolarisation incluant l’aide humaine.  En voici le sommaire :

Il a été rédigé par  Nathalie BOURNAS & Emmanuelle EGLIN, de l’académie de Lyon. Ce document mentionne certaines ressources disponibles uniquement dans l’académie de Lyon mais les grandes lignes sont valables dans toutes les académies (seuls les noms des personnes changent d’une académie à l’autre mais pas les organismes référents, telle que la MDPH ou les différents dispositifs de scolarisation, tels que les classes ULIS, les IME ou les ITEP).

Ce livret a clairement pour objectif d’accompagner les auxiliaires de vie scolaire dans leur prise de fonction auprès d’un élève en situation de handicap. Il permet d’apporter des éléments de compréhension quant aux missions attendues, aux partenariats à mettre en place, aux différentes possibilités d’accompagnement d’un élève. Il propose également des outils qui aideront, notamment, à une meilleure coordination entre l’enseignant, responsable des apprentissages, et l’auxiliaire de vie scolaire qui met en œuvre les adaptations nécessaires à la réussite de l’élève.

Les autrices y rappellent les rôles et responsabilités hiérarchiques de chaque intervenant, dans le premier et le second degré. Elles proposent également une liste d’intervenants extérieurs et de personnes ressources avec lesquels les AVS seront peut-être amenées à interagir (psychomotriciens, éducateur, CMP…).

Les missions des AVS sont rappelées et détaillées :

  • les actes de la vie quotidienne
    • Assurer les conditions de sécurité et de confort
    • Aider aux actes essentiels de la vie
    • Favoriser la mobilité
  • les activités d’apprentissage
    • Stimuler les activités sensorielles, motrices et intellectuelles du jeune en fonction de son handicap, de ses possibilités et de ses compétences
    • Utiliser des supports adaptés et conçus par des professionnels, pour l’accès aux activités d’apprentissage, comme pour la structuration dans l’espace et dans le temps
    • Faciliter l’expression du jeune, l’aider à communiquer
    • Rappeler les règles d’activités dans les lieux de vie considérés
    • Contribuer à l’adaptation de la situation d’apprentissage en lien avec le professionnel par l’identification des compétences, des ressources, des difficultés du jeune
    • Soutenir le jeune dans la compréhension et dans l’application des consignes pour favoriser la réalisation de l’activité conduite par le professionnel
    • Assister le jeune dans l’activité d’écriture, la prise de notes
    • Appliquer les consignes prévues par la réglementation relative aux aménagements des conditions de passation des épreuves d’examens ou de concours et dans les situations d’évaluation, lorsque la présence d’une tierce personne est requise
  • les activités de la vie sociale et relationnelle
    • Participer à la mise en œuvre de l’accueil en favorisant la mise en confiance du jeune et de l’environnement
    • Favoriser la communication et les interactions entre le jeune et son environnement
    • Sensibiliser l’environnement du jeune au handicap et prévenir les situations de crise, d’isolement ou de conflit
    • Favoriser la participation du jeune aux activités prévues dans tous les lieux de vie considérés

Enfin, des outils d’organisation sont proposés aux AVS pour un accompagnement plus efficace.

Cependant, les parents et les enseignants pourront également trouver des informations utiles quant au fonctionnement et à l’articulation des différents éléments de l’accompagnement des enfants en situation de handicap à l’école. Ainsi, ce document reprend les étapes du dossier à remplir pour faire une demande de compensation auprès de la MDPH.

De même, les autrices de ce document explique en quoi consiste le PPS. Le PPS propose différentes modalités de scolarisation pour les élèves en situation de handicap en favorisant chaque fois que possible la scolarisation en milieu scolaire ordinaire. Il est établi par la MDPH et mis en œuvre au sein de chaque établissement scolaire. L’aide humaine est une des modalités de compensation possible dans le cadre du PPS.

>>> Document à télécharger gratuitement à ce lien : Trousse à outils de l’AVS pour la prise de poste des personnels en charge de l’accompagnement des élèves en situation de handicap

À la rentrée 2017, les élèves suivront des « cours d’attention » grâce au programme Atole

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22 juin 2017

« Nous voulons offrir aux enfants les moyens de ressentir le plaisir d’être vraiment connectés à ce qu’ils font. »

Getty Images
De la grande section de maternelle jusqu’en cinquième, les élèves décortiqueront le système attentionnel.

ÉDUCATION – Les écoliers vont être gâtés à la rentrée. De la grande section de maternelle à la 5e, ils auront droit à des « cours d’attention ». Parlons plutôt de moments dédiés pendant lesquels leurs professeurs raconteront ce qu’est l’attention et surtout, comment la garder.

Le programme s’appelle Atole pour « Attentif à l’école ». Il a été mis en place par Jean-Philippe Lachaux, chercheur en neurosciences de l’attention au Centre de recherche de Lyon, rencontré à l’édition 2017 de l’Échappée volée.

« On amène d’abord les enfants à comprendre comment leur attention fonctionne de l’intérieur, explique le scientifique au HuffPost. C’est un phénomène biologique soumis à des lois. On leur apprend à reconnaître ce qui les distrait et à réagir pour se concentrer à nouveau. »

« Nous sommes dans une gloutonnerie attentionnelle »

« Le but de l’attention est de faire la sélection entre tout ce qui nous arrive, de nos pensées à la jungle de choses qui nous entoure, précise-t-il. Nous en prenons une partie pour la traiter en profondeur. Mais plus il y a de choses, plus il est difficile de rester attentif. »

« Le cerveau filtre ce qui lui semble important. L’attention est une mesure de la valeur que l’on accorde aux choses, aux autres. La distraction provient d’un problème d’alignement des priorités. Nous sommes aujourd’hui dans une gloutonnerie attentionnelle. Jusqu’à l’écœurement. Notre attention est distraite, séparée, tirée entre plusieurs objets. Nous devons organiser une forme de résistance et offrir aux enfants les moyens de ressentir le plaisir d’être vraiment connectés à ce qu’ils font. »

« Les enseignants avaient repéré ce problème chez de nombreux élèves, assure Sylvie Coustier, conseillère pédagogique adjointe de l’inspecteur de l’Éducation nationale dans l’agglomération lyonnaise. Ils se plaignaient de voir que l’attention était de plus en plus fugitive. Maintenir la concentration de 25 à 30 enfants toute une journée, c’est un vrai défi dans notre métier ».

Arte
Jean-Philippe Lachaux, dans une classe, pour expliquer l’attention.

Maintenir l’attention des élèves, un vrai défi

Lesdits enseignants font remonter l’information aux inspecteurs académiques lyonnais. Lesquels sont ravis quand Jean-Philippe Lachaux leur demande s’il peut effectuer des tests de l’attention auprès des élèves directement dans les classes. Pendant plus de six ans, le chercheur s’immerge dans des classes de tous âges. Il fait le constat qu’il y a un vrai besoin de mobilisation de l’attention.

Ensuite, le chercheur repère ce que les enfants sont en capacité de comprendre et de réinterpréter et écoute studieusement les remarques des professeurs. Résultat, Atole est le produit de six ans d’aller-retours avec les enseignants et inspecteurs pédagogiques. Le programme compte déjà plus de 1200 participants, dans une quarantaine de classes.

JP Lachaux

Une première française

« Il n’existe pas d’étude scientifique qui ait mesuré l’attention des Français, explique Jean-Philippe Lachaux. Nous ne pouvons pas dire de manière exacte que l’attention des enfants a décru ces dernières années. Seul le constat des professeurs prévaut dans la mise en place d’Atole. En revanche, nous avons mené une étude à partir de 2011 sur une population de 1200 enfants, en classe. »

Elle sera publiée sous peu. Elle permet d’estimer le niveau d’attention de cette population et de créer des moyennes et des niveaux. « Dans dix ans, il faudra refaire les mêmes tests sur d’autres enfants du même âge et là, nous aurons un indicateur fiable de l’attention », avance le neuro-scientifique.

En revanche, une chose est sûre et prouvée scientifiquement: les troubles de déficit de l’attention dits TDAH sont en augmentation dans les pays développés depuis une dizaine d’années. Ils ont fait un bond de 43% chez les enfants et adolescents aux Etats-Unis entre 2003 et 2011. Dans le monde, ces troubles affectent 5 à 9% des enfants de 6 à 12 ans. En France, une étude de 2013 a démontré qu’ils concernaient 3,5% des enfants de cette tranche d’âge.

Sur l’ensemble du territoire

À la rentrée, Jean-Philippe Lachaux estime qu’Atole sera disponible sur l’ensemble du territoire national, en fonction de l’intérêt des enseignants et des académies. Ceux qui n’auront pas la chance de voir le chercheur intégrer une de leurs classes pourront se procurer les dix fiches qu’il a rédigées à destination des professeurs. Jean-Philippe Lachaux songe aussi à créer un site web à destination du grand public pour donner un plus large accès au programme.

À l’automne, l’Académie du Rhône mettra en place un module de formation numérique pour les enseignants volontaires, en partenariat avec l’Inserm.

« Il faut concevoir Atole comme un nouvel outil dans la palette pédagogique du professeur, précise le chercheur. Pour que chacun ressente à quel point c’est agréable de n’avoir qu’une chose à faire, sans se poser de question. »

En quoi consistent les exercices?

Il y a d’abord « la poutre ». Elle sert à mesurer la difficulté d’une tâche. Si l’élève la qualifie de large et courte, c’est qu’il perçoit que la tâche sera facile. S’il la voit comme longue et étroite, ce sera une autre paire de manches. Quand il sent que son attention se dilue, il dit « Ah je suis tombé de ma poutre ». Cette phrase lui permet de remonter dessus.

Il y a ensuite « le mode marionnette ». La plupart des gestes que font les enfants en période d’inattention sont comme pilotés de l’extérieur. « On leur explique qu’ils sont alors comme des marionnettes et qu’ils peuvent devenir les pilotes de leurs actions et décisions.

Dans le même ordre d’idée, Jean-Philippe Lachaux a remarqué que le mot « contact » était plus efficace que la formule « écoutez-moi ». Les enfants comprendraient que l’attention les met en contact avec un élément important, un objet ou une personne. « Dès que le mot est prononcé, ils lèvent la tête. »

JP Lachaux/Atole
Pictogramme affiché sur les murs de la classe pour se souvenir que l’on peut prendre des décisions seuls si l’on reste attentif.

Pour traduire une consigne en tâche, il y a les personnages de « Maxi moi » et « Mini moi ». Le premier va comprendre la directive entière et définir les tâches successives à effectuer. Il va déléguer ces tâches aux Minis mois. Pour un exercice niveau CE2, « Trouver les verbes dans un texte », Maxi moi comprend l’ensemble. Un premier Mini moi lit le texte, le second Mini moi trouve le premier verbe, un troisième l’inscrit dans le cahier, et ainsi de suite. »

JP Lachaux/Atole

Cette enseignante a fait d’Atole une aide quotidienne. « J’utilise le jeu des trois ‘A’, raconte Stéphanie Leautier-Massire. Un rouge, un orange, un vert. Quand je veux vraiment leur attention, je leur montre l’une des trois lettres et ils choisissent le degré d’attention dont ils vont avoir besoin pour accomplir l’exercice que je leur donne. »

Avec sa classe de CE2, elle leur a fait repérer les signes de la perte d’attention. « J’ai joué la personne inattentive. Les enfants me racontaient une histoire et je regardais ailleurs. Ils m’ont tout de suite dit ‘là, tu n ‘es plus attentive’. Aujourd’hui, ils le repèrent chez eux directement ou chez leurs copains. Ce travail collectif ôte la sensation de culpabilité que peut ressentir un enfant si on lui dit régulièrement ‘tu n’écoutes pas’. »

Atole/JP Lachaux
Autre exemple de pictogramme affiché dans les classes.

Enfants en progrès

D’après l’expérience de cette enseignante, la méthode semble payante. « J’ai beaucoup d’enfants en progrès depuis que j’ai mis ces petits jeux en place. Des élèves en difficulté en début d’année, parce qu’ils bougent beaucoup, qu’ils brassent du vent, arrivent à se recentrer. Ils savent que leur attention doit être soutenue s’ils veulent réussir tel ou tel exercice. Ils ont les clés pour se donner toutes les chances d’y arriver. J’ai aussi l’exemple d’un enfant très angoissé dès qu’une nouvelle activité était proposée. Il a réussi cette année à être autonome dans ses activités. Sa mère était très étonnée de ce changement. »

Stéphanie Leautier-Massire a remarqué que le fait de décomposer les tâches leur était le plus utile. « Je les mets dans des situations du quotidien, ça les aide à se repérer. Par exemple, leur mère leur dit de se laver, mais sur le chemin, il y a un jouet. Et bien, par eux-mêmes, ils ont appris à ne pas s’arrêter en route. »

Préférer se laver plutôt que jouer… À ce stade, ce n’est plus de l’apprentissage, c’est de la magie.

 

La gentillesse des enfants doués

Le journal des femmes, chronique d’Arielle Adda, 15 juin 2017

Elle constitue une qualité incontestable des enfants doués, ce qui ne signifie pas qu’ils soient toujours faciles à vivre, par exemple quand ils ont une idée en tête et que son objet est impératif, vital, essentiel et doit, de préférence, être satisfait dans la seconde, et même avant…

La raison de cette gentillesse spécifique est évidente : un enfant doué, doté d’une empathie particulière serait incapable de faire du mal à quelqu’un. Il risquerait d’en souffrir encore bien plus que celui qui aurait été vexé, blessé, heurté par des paroles trop dures. D’ailleurs ce dernier ne possède sans doute pas cette sensibilité exacerbée, mais l’enfant doué, meurtri à sa place, ne peut pas le savoir, chacun pense que les autres lui ressemblent.

 C’est pourquoi  l’enfant doué attaque rarement, il lui en coûte même de se défendre, il doit se forcer pour suivre les conseils de son entourage : «  tu dois te défendre, tu es dans ton droit, on t’a attaqué… ». Il se montre même souvent maladroit dans cet exercice à  cause de ses réticences à faire du mal, mais il a vaguement l’impression qu’il trahirait ses parents s’il ne réagissait pas. Ses parents pensaient avoir un enfant hardi et courageux et ils voient un enfant qui ne sait même pas riposter quand on l’attaque.

Toujours à cause de cette gentillesse qui apparaît maintenant de plus en plus comme une faiblesse, l’enfant doué n’aime pas la compétition, puisque ce serait chercher à être le meilleur, les autres étant alors « inférieurs ».  C’est une position insupportable pour un enfant trop sensible, sauf s’il porte les couleurs d’un groupe : tous les espoirs reposent sur ses épaules, il a un devoir à remplir, il ne doit pas décevoir, ce n’est pas lui en personne qui doit gagner, c’est le groupe tout entier dont il sent l’ardente énergie le soutenir.

En revanche « terrasser » un adversaire, le mettre à terre  au sens propre, est inconcevable. Il aura du mal à refréner l’impulsion qui le poussera à le réconforter, il serait même prêt à lui offrir sa victoire pour cesser de souffrir à sa place.  Par expérience, il sait dans quels abîmes il peut sombrer après un échec inattendu, se pensant perdu à jamais parce que ses dons l’auraient abandonné, il est alors tout naturellement persuadé que les autres lui ressemblent et plongent dans un marasme semblable. En réalité, les autres se disent avec un bel optimisme, « ce n’est pas grave » et ils continuent leur existence sereine en pensant qu’ils feront mieux la prochaine fois. Il faut beaucoup de temps à un enfant doué pour parvenir à se rassurer de la sorte en y croyant réellement.

Pour un enfant doué, il est impensable de faire souffrir un autre être, qui peut aussi bien être un animal, une plante ; il chercherait plutôt à consoler, à réparer ce qui est abîmé, à apaiser une douleur physique ou morale en faisant tout son possible pour rétablir l’harmonie rompue.

Une souffrance, quelle qu’elle soit, le heurte aussi douloureusement que le ferait une fausse note pour l’oreille absolue d’un musicien. L’ordre du monde est perturbé.

Ce mécanisme ne reflète pas seulement cette sensibilité spécifique des personnes douées, il les touche plus profondément encore, la souffrance qu’elles prêtent aux autres serait d’une intensité décuplée puisqu’elles n’ont pas pu recourir aux mécanismes de défense déclenchés automatiquement chez les victimes d’une attaque ou  d’une blessure, qu’elles soient réelles ou d’amour propre.

Leur imagination, qui amplifie au-delà de toute mesure les conséquences d’une souffrance,  physique ou morale, les  pousse à envisager le pire, leur effroi n’est pas feint, il reflète l’enchaînement des catastrophes  possibles,  probables même, déclenché par la fêlure première : une douleur n’est jamais anodine pour un enfant doué dès lors qu’elle touche une personne de son entourage, y compris un entourage pas forcément très amical.

il s’agit là d’événements jalonnant le quotidien : un enfant doué peut hurler à la suite d’un bobo bénin, mais il se montrera d’un courage admirable s’il est vraiment très malade. Il ne veut pas aggraver encore l’angoisse qu’il perçoit chez ses parents.

Cette incapacité à provoquer le moindre malaise chez autrui risque de prêter à l’enfant doué une image peu reluisante : il veut éviter à tout prix les conflits, il pourrait alors sembler se dérober face à un adversaire.  Le motif de la querelle qu’on lui cherche lui paraît tellement dérisoire qu’il ne justifie pas la guerre qu’on voudrait lui déclarer.  Que les autres s’excitent sur des broutilles sans intérêt s’ils le désirent, mais lui ne va pas s’embringuer dans ces billevesées absurdes.

Le plus sage est d’ignorer ces disputes infantiles, de faire comme si ces attaquants excités étaient devenus transparents. L’enfant doué se sent incapable de se mettre au diapason véhément des autres enfants.

 Ce retrait dicté par la sagesse devient évidemment impossible si l’enfant doué se sent trahi dans sa confiance, dans son amitié, dans ses sentiments. Dans ce cas, il bascule aussitôt dans un gouffre de détresse.

Un tel enfant, tellement soucieux d’harmonie et des relations paisibles qui l’entretiennent, devient un adulte profondément gentil : cette harmonie lui est toujours indispensable, mais il doit affronter des batailles plus rudes, plus subtiles aussi et surtout plus perverses. Il aura appris à se construire des systèmes de défense assez efficaces quand les agressions restent superficielles, mais,  malheureusement, totalement inopérantes face à des individus pervers qui savent détecter et exploiter les failles d’une trop grande gentillesse : pour eux, la compassion est un sentiment stupide.  On peut   en profiter sans vergogne puisque cette personne est assez bête pour se laisser attendrir par le récit de malheurs narrés avec suffisamment de conviction par exemple, ou bien parce qu’elle a réellement cru qu’elle était indispensable au bonheur de son bourreau.

On se demande alors si ces manipulateurs font également partie des personnes douées : sans doute, si l’on s’en tient aux résultats des tests, mais ils ont transformé l’univers pour le faire leur. 

Leur bien propre a remplacé des notions telles que la justice, la générosité, l’amitié et même l’amour. Une seule vérité existe, c’est celle qu’ils désirent faire admettre, ils en sont tellement persuadés qu’ils s’indignent face à une contradiction, enfermés dans un système faussé, peu concevable pour une personne douée qui risque de se laisser piéger sans même saisir l’enchaînement maléfique qui l’a entraînée dans cet enfer. Pourtant, on dit les personnes douées perspicaces et fines, mais elles ont été aveuglées par la générosité de leur cœur, toujours prêt à consoler l’affligé et à  l’aider à sortir de son apparent marasme.

La force propre aux personnes douées, enfants et adultes, leur permet de parvenir à se reprendre et à retrouver intacts leurs dons malmenés d’avoir été cruellement exploités.

Aguerries, bien que meurtries, elles peuvent continuer leur route, utiliser leurs richesses et en dispenser les fruits pour le bonheur du plus grand nombre. Cette infinie gentillesse qui les caractérise n’a pas disparu, elle leur confère un charme indicible, encore accru par une finesse spécifique.

Conseils : rester attentif aux « amis » qu’un enfant trouve subitement alors que rien ne les rapproche et qu’ils étaient plutôt harceleurs jusque-là. D’une façon générale, enfants et adultes, prendre le temps de la réflexion avant de répondre uniquement avec son cœur, sa sensibilité, son désir de voler au secours de quiconque appelle à l’aide. Commencer par écouter son intuition sans idée préconçue.

« Pourquoi et comment créer un groupe HPI ? » et évoque le partage d’expériences entre HPI et monde pro

Mensa Pays de Loire, Intelligence Day 2017

Conférence 4 My Gifted Network

Céline Tovar et Christian Charlier, fondateurs du réseau Haut Potentiel Intellectuel et membres de « My Gifted Network » – réseau social sur la douance chez AIRBUS.
Cette conférence pose la question « Pourquoi et comment créer un groupe HPI ? » et évoque le partage d’expériences entre HPI et monde pro