Article mis en avant

Merci !

Depuis mi-mai 2015, vous avez été nombreux et nombreuses à visiter ce blog qui a pour objectif de partager des informations collectées au fil de mes recherches sur le web essentiellement.

Je suis contente de voir que ce travail de partage est suivi. Vous êtes plus de 15 000 visiteurs  et 28 000 visites sans compter les « personnes abonnées » qui reçoivent les articles directement sur leur boîte mail, et ceci dans 103 pays, à ce jour (22 août 2016).

Je suis contente car je pense très sincèrement que c’est en comprenant les spécificités de nos enfants, de vos élèves que nous avancerons dans le respect de chacun et pour le bien de tous.

Je reste persuadée que le partage est très important et que les solutions de compensation ou outils que nos enfants utilisent au quotidien peuvent aider d’autres enfants concernés. Je vous serai donc très reconnaissante de partager vos expériences et vos savoir faire….

Vos commentaires sont les bienvenus: precocedysetserein@gmail.com

Taisy

Les enfants du XXIe siècle sont-ils tous surdoués ?

le magazine du Monde | 26.08.2016 à 15h10 •  Par Laure Mentzel

Solitaire, hypersensible, nul en classe… Et si l’enfant était précoce ? C’est l’espoir secret de beaucoup de parents, de plus en plus souvent confortés par leurs lectures ou le diagnostic de psychologues.

image: http://s2.lemde.fr/image/2016/08/26/534×0/4988480_3_8958_dyslexie-dyspraxie-dysorthographie-des_44877ca33882607b53d8abeb6fdb04a2.jpg

Dyslexie, dyspraxie, dysorthographie… Des dysfonctionnements que les parents redoutent sont, un temps, adoucis par l’espoir de la « précocité ».

Au restaurant, en vacances, à la machine à café, c’est un peu toujours le même refrain : « Le mien, je crois qu’il est précoce. » La mine qui l’accompagne, soucieuse, oscille entre fierté et désolation. Tous les parents sauront de quoi il s’agit.

Maladie jadis inconnue, la « précocité » gangrène désormais les familles, les écoles et les cabinets de psy. Ses symptômes les plus fréquents ? Une intolérance à la frustration, un rejet de l’autorité et un refus des apprentissages scolaires.

« Les gens sont persuadés que, plus leur enfant est insupportable et nul à l’école, plus ça veut dire qu’il est surdoué. Mais c’est faux ! » Claire Meljac, psychologue à l’unité de psychopathologie de l’enfant et de l’adolescent à l’hôpital Sainte-Anne, à Paris, ne mâche pas ses mots. Comme l’ensemble des psys, elle a vu ce nouveau « mal » se répandre en une quinzaine d’années. « J’ai assisté à la naissance de l’épidémie, grince-t-elle. La culpabilisation des parents a été une grande pourvoyeuse d’enfants surdoués. » Remis en cause dès que leur enfant n’est pas parfait, certains parents ont trouvé un remède ­miracle : il est trop intelligent !

Pas plus de QI de « 130 » qu’en 1903

Pourtant, tous les professionnels l’affirment : on ne constate aucune augmentation du ratio de la population atteinte par le virus de la précocité. Depuis qu’on calcule le quotient intellectuel (QI), c’est-à-dire ­depuis qu’en 1903 Alfred Binet, l’inventeur de la psychométrie, a eu l’idée d’estimer l’âge mental des élèves, et de le diviser par leur âge…

Pour accéder à l’article:
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/m-perso/article/2016/08/26/les-enfants-du-xxie-siecle-sont-ils-tous-surdoues_4988481_4497916.html#WawpWqL5y4KMszQm.99

commentaires sur le blog les tribulations d’un petit zèbre: http://les-tribulations-dun-petit-zebre.com/2016/08/27/les-enfants-du-xxie-siecle-sont-ils-tous-surdoues-m-le-magazine-du-monde-aout-2016/

 

élève TDA/H et outil informatique

DYS’SOLUTIONS FRANCE 47 – DSF47 – UNE SOLUTION POUR CHAQUE HANDICAP·VENDREDI 26 AOÛT 2016

Pourquoi un élève présentant un Trouble Déficitaire de l’Attention (TDA/H) réussit plus facilement à l’aide de l’outil informatique ?

Il n’est pas facile de répondre à cette question de manière simple, mais schématiquement nous pouvons mettre en avant les points suivants : – L’élève TDA sera en général plus à l’aise avec l’ordinateur car celui-ci reste prévisible, plus « stable » dans son comportement que ne sauraient l’être un humain, avec lequel la personne TDA peut avoir certaines difficultés à interagir. L’ordinateur sera donc plus rassurant et moins stressant. C’est une machine, qui pourra être utiliser ou régler selon ses besoins, c’est un répétiteur inlassable, on peut l’arrêter sans se préoccuper de ses réactions. De plus, il est régulier, précis et exact. Par ailleurs, l’ordinateur avec son écran fournira un cadre qui soutient la concentration de l’élève TDA. Celui-ci étant très facilement distractible, a du mal à filtrer différents stimuli (bruits, mouvements que nous pouvons plus facilement ignorer), or l’écran focalisera son attention, il l’aidera à se soustraire aux éléments parasites perturbants. De plus, l’ordinateur fournit principalement des informations visuelles (quand l’enseignant est d’abord un être parlant).
L’ordinateur n’est pas le seul élément nécessaire à une bonne scolarisation, tout est affaire d’objectifs, de moyens et de stratégies bien mesurés et de volonté de la part de l’Équipe Pédagogique à vouloir s’investir.

UN DOSSIER TRÈS COMPLET SUR LES EIP: PEDAGOGIE NEUROPSYCHOLOGIE PSYCHOLOGIE ORTHOPHONIE

dossier proposé par l’association ANPEIP à destination des professionnels est assez complet et peut également orienter les parents.

Merci à Hélène Ribeiro qui l’a partagé sur sa page.

Dossier ANPEIP

http://data.over-blog-kiwi.com/0/92/98/65/20140317/ob_474d7c_dossier-pedago-neuro-psycho-ortho-anpeip.pdf

La roue des choix pour apprendre aux enfant à résoudre les conflits

Kaléidoscope Kids ArlonKaleidoscope kids

Cette roue des choix inspirée de la discipline positive (Jane Nelsen) offre aux enfants la possibilité d’apprendre à gérer les conflits sans violence.

Les adultes peuvent aussi l’utiliser. 🙂

roue des choix conflit

Quelques solutions pour sortir d’un conflit et créer votre propre roue des choix :

  • Dire « stop »
  • Changer d’activité
  • Partager un jeu
  • Décrire ce que je vois sans juger
  • S’éloigner
  • Compter jusqu’à 10 en respirant
  • Demander pardon
  • Se souvenir d’un moment positif ensemble
  • Dire ce que l’on ressent : « je ressens de la colère »
  • Demander directement ce que nous voulons
  • Chuchoter
  • Partager
  • Dire « je réfléchis et je te réponds dans 5 minutes »
  • Proposer une réflexion commune : « essayons de trouver une solution qui nous convienne à tous les deux »
  • Marcher ou courir (pour évacuer le stress et clarifier les pensées)
  • Sourire
  • Boire lentement un verre d’eau
  • Ecrire ou dessiner ce que vous voulons
  • Demander de l’aide auprès d’un adulte

Voici des livres pour aider les enfants à résoudre les conflits (cliquez sur l’image pour accéder à la chronique).

source papa positive

Comment aider un enfant précoce (HP) à réussir à l’école ? (pour les parents et les enseignants)

Blog « apprendre, réviser, mémoriser » 13 août 2016

enfants hp réussir école

Pour Monique de Kermadec, psychologue et psychanalyste (spécialiste de la précocité des enfants et des adultes), il n’y a pas de recette générale pour accompagner un enfant précoce. Le QI ne fait pas tout.

La réussite pour les enfants précoces

Les freins à la réussite

Il existe des freins qui peuvent empêcher l’enfant précoce de réussir car la précocité peut s’accompagner de troubles de l’apprentissage (dyslexie, dyspraxie…), d’hyperactivité, de troubles de l’attention, de troubles du spectre autistique (syndrôme Asperger…).

On peut être précoce et avoir besoin de rééducation, de psychomotricité, de méthodes, de soutien scolaire.

enfants précoces

Les enfants précoces n’ont pas forcément développé des méthodes de travail efficaces ou des résistances à la frustration qui leur permettent de persévérer malgré les difficultés.

 

Les facteurs de réussite (à l’école ou ailleurs)

  • Avoir un projet (à quoi va me servir l’école ?)
  • Avoir un talent
  • Avoir de l’énergie, de l’endurance
  • Être persévérant
  • Avoir une bonne intelligence émotionnelle
  • Avoir une bonne intelligence relationnelle
  • Avoir de la chance (parfois 🙂 )

 

Mieux comprendre les enfants intellectuellement précoces pour mieux les accompagner

Parents et enseignants : 3 questions à se poser pour accompagner les enfants précoces

1. Quels sont les atouts intellectuels de l’enfant ?

Ce n’est pas la mesure du QI qui compte (rien ne sert de vouloir faire « monter » le chiffre de QI)

2. Quels sont les forces et les vulnérabilités de l’enfant ?

3. Quelle est la personnalité de l’enfant ?

Le cerveau fonctionne toujours avec la personnalité – Monique de Kermadec

Les traits de personnalité spécifiques des enfants précoces

  • L’hyper sensibilité
  • L’intensité
  • La pensée complexe
  • L’hyperperception
  • Le perfectionnisme
  • L’originalité

Chaque enfant précoce va avoir certains traits plus développés que d’autres.

 

2 intelligences fondamentales pour la réussite non reconnues par les tests de QI

  • L’intelligence émotionnelle

Etre doté d’une intelligence émotionnelle, c’est être conscient de ses émotions, pouvoir les nommer et les apprivoiser. Certains enfants précoces sont débordés par leurs émotions et ne savent pas pourquoi ils éprouvent telle ou telle émotion, à quoi cette émotion sert.

Le rôle des parents est d’accompagner l’éducation émotionnelle des enfants, en particulier celle des enfants précoces.

  • L’intelligence relationnelle

L’intelligence relationnelle (ou sociale) permet de détecter ce qui se passe chez l’autre pour adapter une réponse. Certains enfants précoces ne tiennent pas compte de ce qui se passe émotionnellement pour l’autre car ils n’ont pas appris à décoder certains signes.

 

Le rôle fondamental d’accompagnement des adultes (parents et enseignants)

Les parents : un défi au quotidien !

L’intelligence cognitive a une part héréditaire. En revanche, les intelligences relationnelle et émotionnelle se travaillent. On peut accompagner les enfants à anticiper les conséquences de ses choix :

  • qu’est-ce que tu aurais pu faire ?
  • quelles en auraient été les conséquences ?
  • qu’est-ce que tu aurais pu partager avec cet enfant ?
  • comment est la relation avec cette personne ?

La douance peut être un allié ou un handicap au cours de ce travail.

Si vous voulez faire un cadeau à votre enfant, commencez par la famille : on parle, il y a des jeux de société, des émissions qu’on peut regarder ensemble, des voyages qu’on peut faire ensemble.

Les enfants précoces identifient très rapidement les double discours, les incohérences chez les adultes.

modèles des parents

En tant qu’adultes, nous pouvons montrer que nous faisons des efforts, que nous échouons et apprenons tous les jours.

La notion de différence a besoin d’être abordée avec les enfants.

 

L’importance du projet personnel pour la réussite scolaire des enfants précoces

Les adultes pourront d’autant mieux aider, accompagner, soutenir, guider et motiver les enfants précoces qu’ils comprennent leur fonctionnement et leurs intérêts.

questions réussite

1. Quelles sont mes forces ?

C’est être conscient de ce qu’on sait bien faire et de ce qui est difficile.

2. Qu’est-ce qui me fait plaisir ?

On ne peut pas travailler à quelque chose qui ne nous procure pas de satisfaction.

3. Qu’est-ce qui donne du sens à ma vie ?

Les enfants précoces posent beaucoup de questions pourquoi ? en quête de sens.

 

SOMMEIL de l’ENFANT: L’apnée associée à un risque multiplié par 5 d’hyperactivité (TDAH)

Actualité publiée le 30-03-2013

Les enfants souffrant d’apnée du sommeil ont un risque plus élevé de troubles du comportement, d’hyperactivité et d’apprentissage, révèle cette étude de l’Université de l’Arizona. Ces conclusions, publiées dans l’édition d’avril de la revue Sleep, de l’American Academy of Sleep Medicine, incitent les professionnels et les parents à repérer ces troubles respiratoires du sommeil chez l’Enfant et le cas échéant à les faire traiter.

C’est une augmentation du risque de Trouble de déficit de l’attention / hyperactivité (TDAH) ainsi que d’autres troubles d’adaptation et d’apprentissage qui est constatée par cette étude de cohorte qui a suivi durant 5 années 263 enfants âgés de 6 à 11 ans, pour déterminer la prévalence et l’incidence des troubles de l’apnée et leurs effets possibles sur le fonctionnement neurologique. Le sommeil de ces enfants a été suivi et ils ont « subi » toute une série de test d’évaluation.

Les résultats montrent que,

  • l’apnée chez l’enfant n’est pas rare : 23 enfants donc près d’un enfant sur 10 a développé un syndrome d’apnée au cours de la période de suivi et que 21 enfants ont présenté une apnée du sommeil persistante tout au long de l’étude. 41 autres enfants qui présentaient ce SAOS au départ de l’étude ne souffrent plus de ce trouble au bout des 5 ans de suivi. N.B., selon les statistiques de l’American Academy of Sleep Medicine, l’apnée obstructive du sommeil est diagnostiquée chez environ 2% des enfants en bonne santé.
  • Le risque de troubles du comportement est 4 à 5 fois plus élevé chez les enfants souffrant d’apnée du sommeil et jusqu’à 6 fois plus élevé chez les enfants qui ont une apnée du sommeil persistante.
  • Comparativement aux enfants qui n’en ont jamais souffert, les enfants atteints d’apnée sont également plus susceptibles d’avoir des parents qui ont signalé des problèmes d’hyperactivité, d’attention, de comportements « perturbateurs » et de troubles de la communication sociale. Enfin, les enfants souffrant d’apnée du sommeil persistante sont 7 fois plus susceptibles d’avoir des parents à troubles de l’apprentissage.

 

L’étude fournit ainsi des informations utiles aux professionnels de santé et de la petite enfance ainsi qu’aux parents, en particulier à eux qui ont également connu des troubles de l’apprentissage, du comportement ou de la communication. Des résultats précieux également pour les professionnels en santé scolaire, en première ligne pour repérer chez le petit enfant,  l’hyperactivité, les difficultés d’apprentissage et les troubles comportementaux et émotionnels dans la salle de classe.

Source: Sleep (à paraître) via Eurekalert (AAAS) Children with sleep apnea have higher risk of behavioral, adaptive and learning problems (Visuel © S.Kobold – Fotolia.com)

Lire sur l’Apnée, le TDAH

 

Focus sur la douance avec Alexandra du blog « Les Tribulations d’un Petit Zèbre »

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Alexandra est l’auteur du blog « Les Tribulations d’un Petit Zèbre », où elle traite de la douance et  » Les Tribulations d’une Aspigirl » qui aborde le Syndrome d’Asperger. Et elle sait de quoi elle parle ! Son garçon, Elijah, 12 ans, a été identifié EIP, enfant intellectuellement précoce, à l’âge de 4 ans et quand à elle, le diagnostic du syndrome d’Asperger a été identifié à ses 29 ans.

Alexandra, parlez-nous du blog « Les Tribulations d’un Petit Zèbre » ? 

Le blog a vu le jour au début 2009. Mon fils venait, quelques semaines plus tôt, d’être identifié à très haut potentiel intellectuel ; il avait 4 ans. De mon côté, je ne connaissais strictement rien du monde de la douance, ni à la psychologie à ce moment-là.

J’ai par conséquent brièvement recherché sur Internet de quoi il retournait lorsqu’on parlait d’enfants surdoués, alors qu’il passait ses tests ; et ce que j’ai entrevu à l’époque m’a estomaquée. Ce n’était qu’une succession de sites plutôt médiocres, laids, sombres, qui dramatisaient le surdouement et en faisait une croix à porter. Ou à l’inverse des forums de parents, à l’ambiance de compétition malsaine. J’ai vraiment espéré à ce moment précis que mon garçon ne soit pas de ces enfants-là, car ce que je venais d’apercevoir était plus pathétique qu’enchanteur ! En tous cas, cela ne nous correspondait pas, du tout, dans la manière de regarder notre fils et de l’éduquer.

Mais comme je l’ai écrit dans mon livre, Les Tribulations d’un Petit Zèbre. Episodes de vie d’une famille à haut potentiel intellectuel, paru début juillet 2016 chez Eyrolles, « On ne choisit pas qui l’on est. On est, c’est tout ». Aussi, lorsque le verdict est tombé, trois semaines plus tard, ce fut un grand choc pour moi. Au point d’en perdre ma voix.

Bien décidée à ne pas accepter ce que l’on me servait comme « vérités » tristounettes et beaucoup trop théoriques sur ces sites, j’ai pris le taureau par les cornes et j’ai très vite lu tout ce que je pouvais trouver sur le haut potentiel intellectuel, en français comme en anglais. Le blog s’est imposé à moi, comme une évidence. Quant à son nom, il se voulait décalé, doux et pacificateur, en dehors des querelles sémantiques, aussi nombreuses que stériles. Zèbre étant un terme de substitution au sulfureux surdoué, inventé quelques années plus tôt par la psychologue Jeanne Siaud-Facchin. Sa volonté d’apaiser, de sortir de ces batailles inutiles autour des mots correspondait bien à mon désir de créer quelque chose d’inédit dans ce domaine, qui ne ressemble à aucun autre site, mais qui soit pleinement à l’image de ma famille rayée.

Et les « tribulation d’une Aspigirl » ?

J’ai été dans un premier temps été identifiée à très haut potentiel intellectuel, à 29 ans, suite au bilan de mon fils. Puis trois ans plus tard, diagnostiquée comme présentant aussi le syndrome d’Asperger. La révélation s’est imposée à moi en 2009 lors de la lecture, par hasard, du livre de Daniel Tammet « Je suis né un jour bleu », mais il m’aurait fallu attendre relativement longtemps entre le début de mes démarches auprès du CRA (Centre ressources autisme) de notre région, et le moment du bilan-diagnostic.

J’avais un peu parlé de tout cela sur quelques billets de Tribulations d’un Petit Zèbre, mais recevais de très nombreuses demandes par e-mails et MP (via Facebook) de personnes se questionnant sur le syndrome d’Asperger. L’idée a pris du temps à cheminer et puis je me suis décidée, fin 2013, à créer ce second blog dédié au SA, en particulier lorsqu’il est décelé à l’âge adulte, afin d’aider plus efficacement les lecteurs qui s’intéressaient au sujet.

Quelle maman êtes-vous ?

Mon fils a toujours été ma priorité, parce que je considère qu’avoir un enfant est la plus belle chose qui me soit arrivé dans la vie. Mais cela impliquait à mes yeux de l’accompagner pleinement, et donc, de tout organiser dans notre quotidien pour être disponible pour lui.

Je n’ai qu’un enfant, par choix, et j’étais moi-même fille unique. Ayant grandi à l’étranger auprès de parents originaux qui ne se formalisaient pas de mes innombrables « bizarreries », j’ai eu beaucoup de libertés, et j’ai me semble-t-il transmis ces valeurs à mon zébrillon.

Depuis sa naissance, j’ai toujours été une maman très instinctive et à la fois très tranquille quant à son rythme de développement. Je n’ai jamais été rigide ou directive sur ses goûts, ses apprentissages ou ses activités. Ce qu’il voulait ou aimait, il était libre de le faire, autant qu’il le souhaitait. Rien ne m’étonnait jamais, ou ne me posait souci, même lorsqu’il semblait aller bien plus vite – ou plus « loin » – que ses copains d’école par exemple.

A mes yeux, chaque enfant avance a sa cadence et selon sa personnalité propre, aussi il ne me serait jamais venu à l’esprit qu’il puisse être surdoué. Il était tout ce qu’il y a de plus normal, dans mon monde : il cadrait avec mes points de référence, correspondait à ma norme.

Le faire bilanter (c’est à dire lui faire consulter un psychologue pour passer des tests) fut le fruit de l’insistance durable de ma mère, qui est enseignante. Et le choc des conclusions a été immense. J’ai subitement compris qu’il était hors norme, au vrai sens du terme, mais que j’avais moi-même été une enfant intellectuellement précoce. Ces tests nous ont mis en main une nouvelle carte du territoire, et ont bouleversé notre vie, à tous les trois.

Comment va votre fils Elijah ?

Il va bien ! Il a aujourd’hui 12 ans et s’apprête à entrer au lycée en septembre, en classe de seconde !

Il a vécu des choses difficiles, au collège notamment où il est arrivé en 6ème à 9 ans, avec déjà deux sauts de classe derrière lui (celui du CP, puis du CM1). Les souffrances et les incompréhensions ont été telles que nous avons pris la décision en fin de 5ème de le scolariser une année entière à domicile. L’idée étant que l’inscription au CNED et la troisième accélération lui permettraient de souffler, de se tenir à distance des interactions sociales vraiment très délicates pour lui à cette période qui étaient en train de le détruire. Parvenir à le remobiliser et en finir avec le collège, voilà ce que nous visions.

Il est souvent une période très compliquée pour les garçons intellectuellement doués (souvent les filles surdouées craquent plutôt à la période du lycée). Mais il n’est pas simple de se relever d’agressions (dans son cas, physique comme verbales), de tourner la page du harcèlement, d’oser de nouveau aller vers les autres sans craindre qu’ils nous blessent ou nous attaquent. C’est un travail de longue haleine !  Reprendre confiance en soi demande du temps, de l’amour et des soutiens.

Aujourd’hui Elijah est véritablement heureux, et même impatient, de retourner en classe ! Il attend beaucoup de cette rentrée et espère que ses camarades de seconde seront plus matures, et tout simplement plus accueillants que les collégiens qu’il a croisé. Comme chaque année, il passe son été à buller. Que ce soit dans la piscine, en lisant, en faisant des petits séjours chez ses grands-parents dont il est très proche ou en jouant (étant un gamer depuis déjà quelques années). Mais je le sens plus confiant, plus serein aussi que les étés précédents. Et rien que pour cette raison, je ne regrette pas notre choix de le protéger durant l’année qui vient de s’écouler.

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Quelles sont les principaux challenges des enfants « Très haut potentiel intellectuel » ?

Il y a tellement de profils différents qu’il serait particulièrement réducteur de donner un portrait fermé des enfants (T)HPI !

Comme je le développe dans mon livre, certains EIP ont des difficultés sociales, d’autres pas du tout ; certains détestent l’école, d’autres y brillent ; certains sont gauches et peu intéressés par le sport, d’autres s’y épanouissent ; certains sont exubérants, d’autres se fondent dans la masse, etc. La douance est une caractéristique qui n’entame en rien l’unicité de l’individu, chaque surdoué est un cas d’espèce.

Il faut aussi bien comprendre qu’elle sera vécue de manière très différente selon qu’elle soit ou non associée à ce que l’on appelle des comorbidités, comme destroubles des apprentissages (DYS), un trouble déficitaire de l’attention, avec ou sans hyperactivité (TDA/H), un trouble du spectre autistique (TSA). Elles vont pouvoir donner un profil cognitif dit hétérogène, c’est à dire avec des scores inégaux et largement minorés dans certaines sphères explorées par les tests, du fait de ces troubles.

De plus, la manière dont les adultes autour d’eux, au sens large (parents, famille, amis, enseignants, encadrants dans les activités extra-scolaires) perçoivent le surdouement et regardent l’enfant conditionnera la façon dont ce dernier vivra son haut potentiel intellectuel !

Cependant, par delà les différences on trouve également des caractéristiques communes, qui devraient être autant de chances, mais sont malheureusement régulièrement transformées en difficultés par un environnement non-adapté, par un déni de l’entourage. Comme une pensée fulgurante et très riche, qui fonctionne par associations d’idées, telle une arborescence qui peut être difficile à contenir, voire à mettre sur pause (y compris la nuit). Ou encore une sensibilité exacerbée qui fait vivre des montagnes russes émotionnelles aux personnes (T)HPI. C’est l’hypersensibilité, souvent confondue par les non-connaisseurs avec un manque de « maturité » (mot fourre-tout qui est malheureusement souvent opposé aux parents et aux psychologues qui suivent ces enfants lorsqu’ils demandent un saut de classe).

Cette sensibilité extrême s’exprime également au niveau des sens, leur faisant repérer et/ou ne pas supporter bien plus vite et plus fort certaines odeurs, textures, matières. Cette hyperesthésie passe régulièrement, de l’extérieur, pour des caprices, pour la conséquence qu’un manque d’éducation des parents. Pourtant, il n’en est rien.

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Parlez-nous de votre livre ! 

Je suis fière d’avoir suscité l’intérêt de grandes maisons d’édition, et honorée de la confiance qu’Eyrolles a placée en moi en publiant un livre (disponible ici) que j’ai véritablement écrit et construit à mon image. Celle que j’ai imposé sur le blog depuis plus de sept ans.

C’était important à mes yeux que les lecteurs habitués du blog retrouvent tout ce qui en fait son originalité et son caractère, et en même temps, que ce soit un vrai livre écrit avec soin. J’ai longtemps hésité avant de sauter le pas, je m’en explique d’ailleurs dans un chapitre de l’ouvrage, avant de souligner que : « pour que les choses puissent changer, il faut oser parler et s’exposer ».

Je ne doutais pas que conter notre histoire, humblement, avec les hauts comme avec les bas que nous avons connus au fil des années pourrait aider des familles, des adultes qui ne sont pas forcément connectés ni plongés dans le monde du surdouement. Mais nourrissais également l’espoir de contribuer à faire bouger les lignes du côté des enseignants qui liraient nos péripéties ! C’est aussi l’un de mes objectifs.

Connaissez-vous la société Hop’Toys ?

Bien sûr, c’est un site que je connais et conseille depuis quelques années à des lecteurs qui m’écrivent, également via mon second blog, Les Tribulations d’un Aspergirl, consacré au syndrome d’Asperger, une forme d’autisme que je présente.

Je suis devenue une conseillère zélée de vos colliers et autres accessoires à mâcher qui sont source de soulagement pour les enfants avec troubles autistiques, comme chez ceux d’enfants surdoués ou avec un TDA/H. Ces objets aident et rassurent véritablement les enfants très anxieux… et puis ils sauvent chaque année des centaines de stylos, crayons et câbles de casque audio !

Un mot pour conclure ? 

J’aimerais que les différences, quelles qu’elles soient, puissent enfin être acceptées dans notre société française. Pour que ces enfants exceptionnels, comme vous les qualifiez chez Hop’Toys, soient regardés comme des enfants à part entière, et non plus des enfants que l’on exclue, que l’on regroupe ensemble et dont on se débarrasse, finalement.

Je plaide, sur mes blogs comme dans le livre, pour une école inclusive, qui accueille en son sein tous les élèves, sur un pied d’égalité. En considérant et en respectant leurs différences, mais surtout, en les acceptant, sans les juger ou chercher à les gommer.

Mon message se veut positif, et confiant. En dépit de toutes les difficultés que nous pouvons tous rencontrer en tant que parents, je suis persuadée qu’il faut y croire et ne pas baisser les bras. Nos enfants ont besoin de nous, car nous sommes leurs meilleurs alliés.