Article mis en avant

Merci !

Depuis mi-mai 2015, vous avez été nombreux et nombreuses à visiter ce blog qui a pour objectif de partager des informations collectées au fil de mes recherches sur le web essentiellement.

Je suis contente de voir que ce travail de partage est suivi. Depuis janvier 2016, vous êtes plus de 16 950 visiteurs  avec 30 000 visites sans compter les « personnes abonnées » qui reçoivent les articles directement sur leur boîte mail, et ceci dans plus de 100 pays, à ce jour (6 oct 2016).

Je suis contente car je pense très sincèrement que c’est en comprenant les spécificités de nos enfants, de vos élèves que nous avancerons dans le respect de chacun et pour le bien de tous.

Je reste persuadée que le partage est très important et que les solutions de compensation ou outils que nos enfants utilisent au quotidien peuvent aider d’autres enfants concernés. Je vous serai donc très reconnaissante de partager vos expériences et vos savoir faire….

Vos commentaires sont les bienvenus: precocedysetserein@gmail.com

Taisy

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La sagesse des enfants doués

Le Journal des femmes

Chronique publiée le 16/11/16 09:24

 

Il s’agit, bien entendu, de la sagesse au sens philosophique du terme, celle qui imprime profondément sa marque dans la personnalité. Pour le reste, les enfants doués, comme les autres, sont tout aussi désobéissants, têtus et tête en l’air, du moins ils tardent à obéir parce qu’il y a toujours des urgences impératives dont la nécessité échappe aux parents et aussi parce qu’on ne peut pas atterrir à la demande, juste dans l’instant, quand on est encore parti très loin de toutes les contingences

Cette sagesse particulière s’applique aux événements peu habituels   et qui peuvent même être dramatiques : les enfants doués prennent alors instantanément une place spécifique, ils ne veulent surtout pas encombrer leurs parents par des démonstrations qui seraient mal venues, ils tentent même de se faire les plus légers possible et ils gardent pour eux les mille questions qui leur viennent à l’esprit, eux, tellement prompts à accabler leurs parents de ces fameuses questions incessantes qui les épuisent.

Leur empathie tellement développée leur permet de saisir les émotions de leur entourage, même si on cherche à les ménager en tentant de donner le change. En réalité, ils ont instantanément intériorisé l’intensité des événements, ils ont dans le même temps, envisagé toutes les conséquences possibles, leur imagination n’étant jamais en reste pour leur fournir, à partir d’un seul fait, de multiples développements, du plus anodin au plus terrible.

Leur discrétion n’est pas toujours comprise comme telle : leur entourage est tellement habitué à les voir manifester sans fard leurs enthousiasmes, leurs déceptions, leurs contrariétés, qu’il ne songe pas que cette soudaine retenue pourrait recouvrir un bouleversement bien plus profond que toutes les émotions qui les avaient envahis jusque-là.

Tout à coup, parce que les circonstances l’exigent, ils se révèlent étonnamment mûrs, sérieux, ils font preuve d’une extrême maîtrise d’eux-mêmes.  On dit alors « il n’a pas bien réalisé, bien compris, il ne se rend pas encore compte, tant mieux, il risquerait d’être trop bouleversé… ». En fait, le drame dans lequel il plonge le terrifie, il craint même que les marques de son effroi inquiètent à l’excès ses parents, qui, eux, ne se rendent peut-être réellement pas compte.

Chacun veut ménager l’autre, comme il convient entre personnes qui s’aiment.

Cette sagesse s’exprime à l’ordinaire dans des circonstances moins extrêmes, elle marque la tonalité du regard que ces enfants portent, dès leur plus jeune âge, sur le monde qui les entoure. Ils savent relativiser, ils comprennent, ils trouvent des excuses à l’inconséquence de leurs camarades, et, surtout, ils cherchent à ordonner l’univers, ou, du moins, ce qu’ils en perçoivent. Découvrir de nouvelles données les enchante, sans qu’ils soient jamais rebutés par leur aspect qui pourrait paraître austère à de si jeunes enfants. Au contraire, ils se sentent parfaitement à leur  aise dans un univers scientifique, surtout quand il explore le passé le plus lointain ou le futur et ses promesses.

Il s’agit vraiment d’une forme de pensée qui ne disparaît pas avec l’âge et la découverte d’autres plaisirs, même si ces enfants, devenus des adolescents généralement sérieux, ne les dédaignent pas. Leur personnalité, leurs centres d’intérêt, le choix de leurs amis se tissent autour de la priorité qu’ils ont d’emblée accordée à une approche déjà philosophique de l’existence.

Certains enfants qui passent un examen psychologique à 4 ans, généralement pour une question de Section de Maternelle, font déjà preuve de cette sage maturité et de cet intérêt pour les nourritures de l’esprit.  Cette tendance était  clairement mentionnée  dans le compte rendu de cet examen, tant elle était manifeste. Elle n’apparaît pas seulement dans leur aptitude, le plus souvent remarquable, à manier le concept, mais aussi dans l’approche de la vie, avec ses vicissitudes et ses exigences, qu’ils ont parfaitement intégrées et qu’ils évoquent dans leurs récits aux épreuves projectives. Si jeunes, ils savent déjà que rien n’est jamais acquis : il faut donc savourer les bonheurs du moment, et s’aguerrir pour affronter d’éventuels drames.

Quand on les retrouve quinze ou vingt ans plus tard, ils ont, sans surprise, choisi des études de philosophie ou même une voie plus spirituelle encore alors que leurs parents ne les y incitaient pas du tout, ces voies particulières étant peu rentables.

On peut, d’ailleurs, déplorer que ces études dont ils attendent mille joies, se révèlent souvent décevantes pour leur soif d’absolu.  Si elle est distraitement enseignée, la philosophie reste trop livresque et matérialiste, ses développements tournent court, son approche trop superficielle n’alimente pas suffisamment leur curiosité intellectuelle.

Le domaine des mathématiques pures seraient, à ce titre, moins décevant, mais  la recherche des mathématiciens et  celle des philosophes  ne se superposent pas, elles ne sont pas interchangeables et, même alors, des impératifs alimentaires obligent souvent ces passionnés à s’orienter vers des applications plus pratiques.

L’étude des langues anciennes, dites « mortes » constitue une clef magnifique pour accéder à cet univers ; les philosophes de la Grèce antique laissaient entrevoir les développements qui ont suivi des siècles après. Passées les joies procurées par les récits mythologiques, avec le récit de la fureur et des sentiments passionnés de ces dieux impulsifs, gais ou tragiques selon le moment, il est possible d’accéder à plus de profondeur grâce à des philosophes incroyablement audacieux. L’enfant doué ne se sentira pas dépaysé en leur compagnie, au contraire, il sera heureux de les accompagner ; ces explorateurs d’un univers encore empli de mystères deviendront ses familiers.  Tandis qu’il les étudiera, il rencontrera des semblables, aussi passionnés, et ils en seront enchantés à double titre : des découvertes passionnantes, ouvrant la voie à toutes sortes de discussions dans la compagnie de pairs, tout aussi heureux d’évoluer dans ces mondes où la pensée est à la fois universelle et novatrice.

Conseils : ne jamais sous-estimer la profondeur de la pensée chez les enfants doués, en identifier les manifestations et les évoquer avec lui en évitant les interminables  litanies de questions, sans penser qu’il est encore bien jeune pour pareilles discussions.

Chronique de  Arielle Adda Psychologue

Émission « Grands reportages » Sur TF1 le 18 novembre 2017 à 14:45

Synopsis

Grands reportages
Contrairement aux idées reçues, la grande majorité des enfants dits surdoués ou précoces est en difficulté scolaire. Arborescence, une école spécialisée, s’est ouverte à Nantes il y a deux ans, avec des méthodes et enseignements adaptés. Pendant un an, le magazine y a suivi le quotidien de trois élèves.

« Le Monde » lance la seconde saison d’O21 / s’orienter au 21e siècle »

Nancy, Lille, Nantes, Bordeaux et Paris seront, entre décembre et mars, hôtes de ces deux jours de conférences interactives et d’ateliers participatifs pour aider lycéens et étudiants à trouver leur voie.

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Emmanuel Davidenkoff et Laure Belot

 

Première édition d’O21 à Cenon, près de Bordeaux, en février 2017.

Une lycéenne qui culminait à 4/20 en maths devenue programmeuse chez Microsoft. Une élève de l’éducation prioritaire dont les parents pensaient que « Sciences Po, ce n’est pas pour des gens comme nous », aujourd’hui diplômée de Sciences Po. Une ingénieure de Centrale Lille ayant finalement réalisé son rêve d’ado : devenir pâtissière. Un trader spécialisé en optimisation fiscale reconverti en professeur d’économie. De tels parcours, qui prouvent que l’orientation n’est pas une science exacte, vous en découvrirez comme l’an passé des dizaines en assistant aux conférences O21/s’orienter au 21e siècle, que Le Monde organise à Nancy (1er et 2 décembre 2017), Lille (19 et 20 janvier 2018), Nantes (16 et 17 février 2018), Bordeaux (2 et 3 mars 2018) et Paris (17 et 18 mars 2018).

Ils illustrent les nouvelles dynamiques à l’œuvre en matière d’orientation et la nécessité de prendre en compte, en plus des critères scolaires, des évolutions propres au XXIsiècle. L’impact de la mutation numérique, qui bouleverse tous les métiers et appelle l’acquisition de méthodes et vocabulaires communs entre disciplines jusqu’alors étanches. L’urgence du défi environnemental, qui invite à lier destins individuels et collectifs. L’émergence d’enjeux éthiques inédits, qui traversent tous les secteurs, du Droit à la médecine, de l’informatique au journalisme.

Pour aider les 16-25 ans, leurs familles et les enseignants à se formuler les bonnes questions, O21 a interrogé plus de quarante acteurs et experts du monde qui vient : chefs d’entreprises innovantes (James Dyson, Frédéric Mazzella, Xavier Niel [actionnaire à titre personnel du Monde]…), startuppers (Ben Rattray, de change.org ; Pierre Dubuc, d’Openclassrooms…), enseignants-chercheurs innovants (Ken Robinson, François Taddei, Pierre Dillenbourg…) et spécialistes en sciences humaines (Boris Cyrulnik, Cécile Van de Velde, Pascal Picq…). Leurs analyses et conseils seront diffusés, en vidéo, au cours de six conférences au cours desquelles dialogueront avec le public des responsables d’établissements d’universités et de grandes écoles, des entrepreneurs, des chefs d’entreprises, des jeunes diplômés, etc.

Choisir : alors que la mutation numérique bouleverse des dizaines de métiers, quelle voie choisir ? A qui me fier pour trouver une orientation qui me corresponde ?

Anticiper : dans un monde qui se transforme à toute vitesse, quels métiers vont recruter demain ? Quelles nouvelles compétences faut-il acquérir ?

Se former : quelles formations préparent au monde qui vient ? Faut-il plutôt apprendre à apprendre ou devenir spécialiste ? Quelles initiatives sont-elles à suivre dans le monde ?

Créer : face à l’automatisation annoncée de nombreux métiers, la créativité devient une compétence cardinale. Peut-on apprendre à être créatif ? Et doit-on tous le devenir ?

Oser : à l’époque actuelle, reste-t-il des orientations « sûres » ? D’entrepreneur à freelance, jusqu’où prendre des risques ?

Se réaliser : privilégier les métiers qui donnent du sens, est-ce une utopie ? Comment se réaliser dans le monde du travail tout en gagnant sa vie ?

Entre les conférences, des ateliers de découverte et d’aide à la connaissance de soi sont proposés. Les inscriptions sont ouvertes !

Placé sous le haut patronage du ministère de l’éducation nationale, O21 est soutenu, au niveau national, par l’Epitech, l’ESCP Europe et l’ICN Business School, et par un sponsor principal : Orange.

Onze associations partenaires accompagnent O21 et contribuent à la richesse des débats : APM, Article 1, Ashoka, Enactus, Femmes ingénieures, France Digitale, Initiative France, l’Institut de l’engagement, Les entretiens de l’excellence, Pépite France et Ticket for Change.

Pour venir en groupe (classes, associations, municipalités…), il est possible d’effectuer des inscriptions collectives en envoyant un mail à education-O21@lemonde.fr. L’Education nationale étant partenaire de l’événement, les lycées peuvent organiser la venue de leurs élèves sur le temps scolaire.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/o21/article/2017/10/25/le-monde-lance-la-seconde-saison-d-o21-s-orienter-au-21e-siecle_5205969_5014018.html#hz5xdxutWkoYhytA.99

Admission post-bac : sept choses à savoir sur la procédure 2018

Fin du tirage au sort, du classement des vœux, du nom APB… voici les principaux changements annoncés par le gouvernement pour l’accès aux études supérieures.

Le Monde

• Mis à jour le | Par Séverin Graveleau

image: http://img.lemde.fr/2017/09/08/0/0/1434/855/534/0/60/0/5c708fe_32163-1gfidva.2n7n6a8aor.PNG

L’ancien site Internet d’Admission post-bac.

Fin du tirage au sort, création d’« attendus » à l’entrée des licences à l’université, mise en place en janvier d’une plate-forme d’admission postbac complètement rénovée et rebaptisée, etc. Les lycéens qui rentrent des vacances de la Toussaint vont pouvoir se pencher sur les nouveautés de l’accès aux études supérieures, annoncées par la ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, lundi 30 octobre, avant un projet de loi qui doit être présenté en conseil des ministres le 22 novembre. La ministre a apporté quelques précisions dans une interview au Parisien jeudi 9 novembre. À quoi ressemblera la procédure en 2018 ? Voici les principaux éléments connus pour l’instant.

  • Fin du tirage au sort et nouveaux « attendus »

C’était l’un des principaux engagements de Frédérique Vidal : en finir avec l’utilisation du tirage au sort à l’entrée des licences les plus demandées à l’université : Paces (première année commune aux études de santé), Staps (sciences et techniques des activités ­physiques et sportives), droit, etc. Dorénavant, précise le projet de loi, « lorsque l’effectif des candidatures excède les capacités d’accueil d’une formation, les inscriptions sont prononcées (…) après vérification de la cohérence entre, d’une part, le projet de formation du candidat, les acquis de sa formation initiale ou ses compétences et, d’autre part, les caractéristiques de la formation ».

Autrement dit, exit aussi les critères de « domicile » et d’« ordre des vœux » utilisés jusqu’alors par l’algorithme APB pour départager automatiquement les candidats – avant d’utiliser en dernier recours le tirage au sort ; les formations elles-mêmes pourront maintenant demander, en plus des bulletins scolaires de terminale, une lettre de motivation, la présentation d’un projet personnel ou associatif, etc. Chaque licence déterminera des « attendus », c’est-à-dire des compétences jugées nécessaires pour y réussir – selon un cadrage national à venir. Mais « les universités pourront les adapter pour chaque formation », précisait la ministre dans un entretien au Monde le 30 octobre.

Lire l’entretien avec Frédérique Vidal et Edouard Philippe :   Entrée à l’université : « L’idée de notre réforme est de réparer un dispositif qui ne fonctionne plus »

  • Des filières qui acceptent les candidats sous conditions

Le projet de loi ne touche pas à l’alinéa de l’article L 612-3 du code de l’éducation qui prévoit que « le premier cycle est ouvert à tous les titulaires du baccalauréat ». Autrement dit : les formations non sélectives de l’université n’auront pas la possibilité de refuser un candidat si des places restent vacantes mais, précise le texte, elles pourront dorénavant conditionner son inscription au suivi de « parcours d’accompagnement pédagogique et de parcours de formation personnalisés » (stage de remise à niveau, cursus adapté, etc.). Sur la plate-forme permettant aux lycéens de faire leurs vœux d’orientation, les formations pourront donc répondre « oui, si » (accepté, mais sous conditions), ou bien « oui » (accepté) ou « en attente ».

Une nouvelle « commission d’accès au supérieur » sera chargée, dans chaque académie, de proposer des formations (proches de leurs vœux initiaux) aux candidats n’ayant pas reçu de proposition à l’issue de la procédure d’admission. Si la filière proposée est éloignée du domicile du candidat, des chambres en résidence universitaire pourront être réservées.

Lire aussi :   Les pistes de rénovation du logiciel décrié APB se dessinent

  • L’avis du conseil de classe

Pour chacune des formations demandées, un avis sera maintenant donné par le conseil de classe du deuxième trimestre de terminale. Si Frédérique Vidal affirme que cet avis sera « purement consultatif », il sera néanmoins transmis aux universités, qui pourront donc le prendre en compte. Sur le même principe, des « recommandations » sur son projet de suite d’études seront faites au candidat par le conseil de classe du premier trimestre. Pour aider les lycéens à faire leurs vœux, deux semaines de l’orientation seront par ailleurs organisées, dans chaque lycée, en décembre et en février.

  • 10 vœux maximaux, non hiérarchisés

Les candidats n’auront plus la possibilité de faire 24 vœux au maximum, comme c’était le cas jusqu’à APB 2017, mais seulement 10. Mais, surtout, ils n’auront plus à classer ces vœux par ordre de préférence. Comme déjà dit, ce classement servait jusqu’alors, entre autres, à départager automatiquement les candidats dans les formations en tension, avec l’algorithme d’APB. La plate-forme ne servirait donc demain qu’à transmettre la « décision » prise par les formations. Les candidats seront donc susceptibles de recevoir plusieurs réponses positives, et feront alors leur choix, alors que l’ancien système ne leur faisait qu’une proposition à chaque phase d’admission.

Le système des « vœux groupés », permettant de postuler avec un seul vœu à l’ensemble des formations proposées dans un domaine sur un territoire (une « Paces en Ile-de-France » par exemple) sera par ailleurs élargi.

Lire aussi :   Accès à l’université : les propositions issues de la concertation

  • Des réponses plus progressives

Avec une ouverture de la future plate-forme prévue le 15 janvier 2018, une clôture des vœux en mars, et une fin de la procédure en septembre, le calendrier des admissions postbac rappelle celui des années précédentes. À cela près que les candidats recevront une réponse dès le mois de mai pour l’ensemble de leurs vœux. Ils auront un temps limité pour répondre aux propositions qui seront faites, libérant ainsi immédiatement des places pour d’autres candidats. « Pour ne pas engorger le système, à chaque fois qu’un élève recevra deux « oui » à des propositions différentes, il devra choisir entre l’une des deux, sans pour autant renoncer aux vœux en attente », précise Frédérique Vidal au Parisien.

Les trois phases d’admission disparaissent donc au profit de réponses en continu (avec toutefois une pause à la mi-juin au moment du baccalauréat).

Lire aussi :   Comment le nouveau système APB risque d’augmenter considérablement les listes d’attente

  • Possibilité encadrée de postuler hors de son académie

La suppression du critère du domicile (l’académie d’origine) pour les filières en tension signifie aussi que chaque lycéen pourra postuler où il le souhaite. Mais « l’autorité académique peut fixer des pourcentages maximaux de bacheliers » provenant d’une autre académie, précise le projet de loi. Et ce, afin « d’éviter une fuite des talents vers certaines métropoles ou bien des mobilités subies », précise la ministre. Sur le même principe, des quotas seront fixés pour les lycéens boursiers.

  • Un nouveau nom pour la plate-forme

Après les polémiques qui ont marqué la session 2017 d’Admission post-bac, la ministre avait déjà annoncé vouloir renommer la plate-forme. Elle a précisé à la fin d’octobre que le futur nom serait décidé dans les prochaines semaines de manière participative lors d’une consultation en ligne à laquelle lycéens, étudiants et parents seraient invités à participer. Cette plate-forme, à laquelle le projet de loi donne une existence légale – contrairement à feu APB – sera « plus simple et plus transparente », promet le ministère.

Les candidats pourront y trouver des informations sur chaque établissement, avec les dates des journées portes ouvertes, des contacts pour pouvoir échanger avec des responsables pédagogiques, les fameux attendus de chaque filière, le nombre de places disponibles, les taux de réussite des étudiants selon le type de bac passé.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/campus/article/2017/11/07/admission-post-bac-sept-choses-a-savoir-sur-la-procedure-2018_5211437_4401467.html#lY6usDdtWqQkxV8B.99

«Il n’est plus possible de nier l’effet de l’environnement sur le cerveau»

Pour la biologiste Barbara Demeneix, les effets négatifs des perturbateurs endocriniens sur les capacités cognitives et les comportements ne font plus de doute

Demain, tous crétins? La chaîne Arte diffusera, samedi 11 novembre un documentaire au titre en apparence potache, mais dont le sujet est d’une singulière gravité. Le film expose les travaux de chercheurs français et américains montrant que l’érosion récente des capacités cognitives des populations occidentales est, en partie au moins, liée à l’exposition à certains perturbateurs endocriniens.

La biologiste Barbara Demeneix (CNRS-Muséum national d’histoire naturelle), l’une des protagonistes du film, détaille les traits saillants de son travail sur le sujet, également développés dans un livre paru le 25 octobre (Cocktail toxique. Comment les perturbateurs endocriniens empoisonnent notre cerveau, Odile Jacob).

Le Temps: Avant de parler des causes d’un déclin des capacités cognitives de la population, ce déclin est-il bien réel?

Barbara Demeneix: S’agissant de l’évolution du quotient intellectuel (QI) dans la population générale, nous ne disposons pas de beaucoup de données très solides – c’est-à-dire obtenues sur de grands échantillons de population, sur de longues périodes et en utilisant les mêmes méthodes. Mais à peu près toutes les informations qui sont à notre disposition suggèrent que le QI, après avoir augmenté pendant des décennies, est désormais en baisse. Et ce, depuis la dernière décennie du XXe ou le début du XXIe siècle.

Les informations les plus solides viennent de la Finlande, où des générations de conscrits sont testées, chaque année au même âge, depuis 1988. Une analyse de ces données publiée en 2013 montre une baisse des capacités cognitives de 2 à 5 points entre 1996 et 2009, selon le type de test. En France, une étude conduite sur une petite cohorte d’adultes suggère une baisse de 3,8 points de QI au cours de la dernière décennie, assez cohérente avec ces chiffres… D’autres travaux, dans d’autres pays, vont dans le même sens. C’est une situation très inquiétante.

– Comment l’exposition à de faibles doses de substances chimiques de synthèse peut-elle éroder nos capacités cognitives et intellectuelles?

– Nombre de molécules issues de la chimie industrielle sont appelées «perturbateurs endocriniens» pour leur capacité à interférer avec le système hormonal, et certaines peuvent perturber le fonctionnement des hormones thyroïdiennes. Ce peut être des pesticides présents dans la chaîne alimentaire et l’environnement, des plastifiants comme les phtalates ou le bisphénol A, des retardateurs de flamme à base de brome, utilisés comme ignifuge dans les meubles rembourrés, des imperméabilisants ou des perchlorates, etc.

Or en interférant avec les hormones thyroïdiennes de la femme enceinte, ces substances sont susceptibles d’altérer la construction du cerveau de l’enfant à naître. C’est une certitude, issue de l’étude de 450 millions d’années d’évolution des vertébrés: les hormones thyroïdiennes sont impliquées dans l’activation des gènes qui participent à la construction de structures cérébrales critiques comme le cortex ou l’hippocampe. Ces hormones sont si essentielles que si vous n’avez pas de glande thyroïde, vous n’avez simplement pas d’encéphale… C’est donc en altérant le fonctionnement de la thyroïde maternelle que ces substances peuvent produire leurs effets sur le fœtus, en particulier au début de son développement, lorsque celui-ci n’a pas encore sa propre thyroïde.

Lire aussi: Ces emballages qui nuisent à votre santé

– De légers troubles thyroïdiens de la mère ont-ils véritablement un effet sur l’enfant à naître?

– Il existe des études épidémiologiques associant sans ambiguïté un mauvais fonctionnement thyroïdien de la mère à une réduction des capacités cognitives de son enfant, mesurées plus tard dans la vie. Dans les années 1970, en Sicile, il a été montré que les enfants des mères ayant souffert d’une baisse de production d’hormones thyroïdiennes (due à une carence alimentaire en iode) avaient des QI inférieurs, en moyenne, de plus de 15 points à ceux dont les mères n’avaient pas souffert de telles carences. En Chine, une étude publiée en 2010 sur 1268 femmes enceintes a montré que celles qui souffraient d’un dysfonctionnement thyroïdien, même léger, ont eu des enfants dont le QI moyen était diminué de près de 10 points par rapport aux autres.

– Les niveaux d’exposition ne sont-ils pas trop faibles pour perturber la thyroïde des femmes enceintes?

– D’abord, il faut avoir à l’esprit que les perturbateurs endocriniens – et ceux qui ciblent la thyroïde n’y échappent pas – agissent même à très faible dose. Ensuite, depuis les années 1970, le nombre de substances de synthèse présentes dans les écosystèmes, dans la chaîne alimentaire ou dans l’environnement domestique, a été multiplié par 300, ce qui augmente considérablement les possibilités d’effets dus à des cocktails de molécules. En 2011, une étude de biosurveillance menée aux Etats-Unis a recherché chez des femmes enceintes la présence de 163 molécules de synthèse. Au moins 62 d’entre elles ont été retrouvées sur plus de 90% des femmes enrôlées dans l’étude. Or jusqu’à deux tiers de ces substances interfèrent avec le système thyroïdien…

On dispose aussi de données épidémiologiques associant l’exposition de la femme enceinte à certaines substances perturbant la thyroïde − en particulier des phtalates, des retardateurs de flamme à base de brome et des pesticides organophosphorés − à un QI diminué pour leur enfant. En 2015, j’ai participé, avec des économistes, des épidémiologistes et des statisticiens, à une étude utilisant ces données, pour estimer l’impact économique de l’exposition des populations européennes à trois perturbateurs endocriniens − les mieux étudiés. Au total, nous concluons que cet impact est d’environ 150 milliards d’euros par an en Europe, dont environ 130 sont le résultat de dégâts sur le développement cérébral, notamment la perte de QI.

– Ces substances provoquent-elles d’autres effets neurocomportementaux?

– Un grand nombre de données nouvelles apportent des indices forts en faveur d’un lien entre l’exposition de la femme enceinte à ces substances et un risque accru, pour leur enfant, d’être sujet à des troubles du spectre autistique (autisme, syndrome d’Asperger, etc.), à de l’hyperactivité ou à des troubles de l’attention. Les statistiques américaines sur l’évolution des différentes formes d’autisme, les plus solides, montrent une augmentation absolument vertigineuse de la prévalence de ces troubles.

En 1975, selon les chiffres officiels, un enfant sur 5000 était touché par un trouble du spectre autistique. Ce chiffre est passé à un enfant sur 2500 dix ans plus tard et en 2001 il était d’un enfant sur 250. Il n’a cessé d’augmenter et nous sommes aujourd’hui à un enfant sur 68 touchés. Les critères de diagnostic n’ayant pas évolué depuis 2000 et le pool génétique humain n’ayant pas changé dans ce laps de temps, il est certain que des causes environnementales sont impliquées, et notamment l’exposition à des perturbateurs endocriniens.

Une étude prospective menée en Californie entre 1997 et 2008 a par exemple montré que la probabilité d’avoir un enfant autiste augmentait à mesure que le lieu de résidence des femmes enceintes était proche des champs traités au chlorpyriphos, un insecticide organophosphoré qui interfère avec le système thyroïdien. Aujourd’hui, il n’est plus possible de nier les effets de l’environnement sur ces troubles.

– Pourquoi les agences réglementaires ne prennent-elles pas des mesures?

– Certaines agences sont en effet toujours rétives à tenir compte de ces données, mais d’autres, comme l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA), commencent à comprendre qu’il y a là un très gros problème.

Conférence Kaizen – Cycle parentalité positive

“Pour une éducation joyeuse (0/6 ans)”

Considérant que l’enfant occupe une place égale à celle de l’adulte au sein de notre société, comment nourrir la relation qui nous lie à lui et l’aider à se construire en tant que citoyen de demain?

Cette conférence propose d’accompagner les parents et acteurs de l’éducation dans cette quête quotidienne, à l’aune des nouvelles méthodes pédagogiques mais aussi des lieux de vie, des outils et autres ateliers qui fleurissent chaque jour en France.

Des spécialistes, acteurs de terrain, apporteront clefs et pistes concrets sur cette voie de l’éducation bienveillante.

Avec Denis Marquet, philosophe, Dr Sophie Benkemoun, médecin généraliste et co-fondatrice de l’Atelier des Parents, Pascale Haag, fondatrice de la première Lab School de France, et Gaëlle Baldassari, coauteur des hors-série Kaizen sur la parentalité positive.

Modération : Pascal Greboval, rédacteur en chef de Kaizen.

ATTENTION / RESERVEZ VOS PLACES ICI.