Archives mensuelles : avril 2015

La dyspraxie au quotidien, conférence de Michèle Mazeau

La dyspraxie handicape l’enfant dans sa vie quotidienne et dans sa scolarité. Mieux la diagnostiquer, mieux la comprendre permet de mieux la prendre en compte.
Ainsi certains troubles associés (les troubles de l’attention, notamment) sont à traiter en priorité : « tant que l’enfant n’est pas capable de maîtriser son attention, sa concentration, sa dispersion, les autres aides qu’on lui apporte sont sans effet ».

Michèle Mazeau explique avec des exemples concrets les difficultés ressenties par les enfants dyspraxiques, encore souvent condamnés à subir un sur-handicap (la « double-tâche »). Elle indique les conditions de réussite des aides et palliatifs proposés pour contourner les difficultés de ces enfants.

Les six profils de surdoué

Inspiré de l’article de Dorris Perrodin, enseignante et diplômée en tant que Specialist in Gifted Education ECHA (European Council for High Ability).

Les six profils de surdoué

Type I: L’élève qui réussit bien
C’est un élève modèle, ambitieux. Il s’ennuie en classe, mais ne le manifeste pas.
Il a de la peine à s’affirmer et à exprimer ses sentiments.
Il est conformiste et perfectionniste.
Il évite de prendre des risques par peur d’échouer.

Type II: L’élève provocateur
Cet élève, très créatif, s’ennuie en classe et le montre ouvertement.
Il est impatient et frustré. Très sensible, il est constamment sur la défensive.
Il défie les enseignants et les interactions avec les adultes sont souvent source
de conflits, car il a tendance à corriger leurs propos et à contester les règles.
Il adore la compétition.

Type III: l’élève effacé
Cet élève est frustré et manque d’assurance.
Il culpabilise et se met constamment sous pression.
Il refuse d’admettre ses grandes capacités car il veut avant tout être accepté par ses camarades.
Il a de la peine à s’affirmer et à exprimer ses sentiments.
Il est docile et timide.

Type IV: l’élève à risque
Cet élève est fâché contre les adultes, la société et lui-même, car il estime que le système n’a pas su répondre à ses besoins depuis un certain nombre d’années.
Il est constamment sur la défensive.
Il a une mauvaise estime de soi.
Il est déprimé et se sent isolé et rejeté.

Type V: l’élève doublement exceptionnel
Cet élève est perturbé, soit par des troubles d’apprentissage, soit par un handicap physique ou émotionnel. Son estime de soi est faible.
Il est hypersensible, tendu, confus et frustré. L’échec représente pour lui une source d’anxiété permanente.
cet élève travaille très lentement et produit un travail largement en-dessous de ces capacités intellectuels

Type VI: l’élève autonome
Cet élève est enthousiaste et sûr de lui.
Il a soif de connaissances, une image de soi favorable et fait confiance à ses capacités.
Il accepte l’échec.
Il est persévérant et travaille de façon indépendante.
Il se crée des défis à court et à long termes.
Cet élève sait exprimer ses besoins et ses sentiments.
Il poursuit ses passions et défend ses convictions.

Article de « Sciences et vie » sur la précocité, avril 2015

Sciences et vie
Cerveau : Pourquoi certains surdoués réussissent à l’école, et d’autres non ?
Par Hugo Jalinière
Publié le 14-04-2015

Chez les enfants dits à « haut potentiel », dont le QI dépasse les 125 points, certains passent le bac à 12 ans quand d’autres sont en échec scolaire. Pourquoi ?
Certains enfants dits à « haut potentiel » ne rencontrent aucune difficulté à l’école. D’autres au contraire se retrouvent rapidement exclus du système scolaire.

« SURDOUÉS »: parmi les « surdoués », ces enfants dits à « haut potentiel » dont le quotient intellectuel dépasse les 125/130, il y a ceux qui se retrouvent à passer le bac à 12 ans et les autres. Ceux, nombreux, qui ne s’épanouissent pas à l’école dont les normes éducatives sont parfois inadaptées. Mais pourquoi observe-t-on de telles différences chez ces « surdoués » ?

Pour tenter de mieux comprendre le fonctionnement de ces enfants et ce qui, au-delà de leur QI, caractérise précisément leurs différences, la directrice du Centre Psyrene, Fanny Nusbaum, le Pr Olivier Revol, chef du service de psychiatrie infantile au CHU de Lyon et le Dr Dominic Sappey-Marinier, biophysicien et chef du département IRM au Centre de l’imagerie du vivant (Cermep) à Lyon ont lancé il y a un an des travaux d’observation de cerveaux d’enfants à haut potentiel. Les résultats préliminaires de cette étude ont permis de valider l’hypothèse selon laquelle il existe bien deux profils distincts : « les laminaires » et « les complexes ». Une dichotomie qui permettrait d’expliquer (en partie) les difficultés rencontrées par certains.

Pour leur étude, les chercheurs ont recruté 80 enfants âgés de 8 à 12 ans – âge auquel le cerveau évolue rapidement – pour leur faire passer des tests comportementaux et de QI.
À partir de ces résultats, les enfants ont été répartis en quatre groupes : ceux dotés d’un QI « normal » (aux environs de 100) constituaient le groupe contrôle, un deuxième englobait les enfants au QI élevé homogène, un troisième groupe avec les QI élevés hétérogènes et les enfants souffrant de troubles de déficit d’attention (TDA).

Le test de QI distingue en effet des profils homogènes et hétérogènes. Les tests prévus selon l’échelle de Wisc pour les enfants de 6 à 16 ans et 9 mois livrent en effet quatre types d’indices (voir encadré en fin d’article). Si l’enfant présente des scores élevés sur chacun des indices, son QI est qualifié d’homogène. En revanche, si des écarts supérieurs à 15 points sont constatés, il s’agit de résultats hétérogènes. Un QI homogène correspond à un profil « laminaire » tandis qu’un QI hétérogène correspond à un profil « complexe ».
Les intuitifs et les déductifs

Après avoir été répartis en quatre groupes, les enfants ont été invités à repasser de nouveaux tests. Sauf que cette fois, leur cerveau était scruté à l’aide de l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf), une technique non-invasive qui permet d’enregistrer des images quand le cerveau est en activité ou qu’il réalise des tâches précises. « Des observations qui ont permis de valider l’intuition clinique dont on se sert pour déterminer deux types de profils : les laminaires qui ne rencontrent que peu de difficultés et les complexes qui sont plus souvent en échec scolaire. En réalité, les différences qu’on visualisait sur le papier ont coïncidé avec les observations à l’IRMf », nous précise le Pr Olivier Revol. Les chercheurs ont ainsi pu constater des différences dans l’activation des régions cérébrales entre les profils laminaires et complexes. Ainsi, du côté des « complexes » par exemple, les zones cérébrales liées à la gestion des conflits s’est révélée moins active. « Les réponses aux tests se sont révélées plus intuitives chez les complexes, et plus déductives chez les laminaires, lesquels s’inscrivaient plus dans une démarche analytique », explique le Pr Revol.

Les enfants à haut potentiel complexes « possèdent certaines capacités [intellectuelles] très élevées et d’autres normales, ce qui crée des troubles psychiques internes. Ces enfants souffrent souvent d’un décalage entre la sphère intellectuelle très mature et la sphère émotionnelle plus fragile », résume Fanny Nusbaum, docteure en psychologie et directrice du Centre Psyrene, à nos confrères du Parisien.

Le Pr Revol nous précise que la dernière partie de ces travaux qui sont encore en cours devrait permettre de montrer qu’il existe une meilleure connectivité entre les deux hémisphères du cerveau chez les laminaires. Une connectivité qui renforcerait encore la description clinique de ces deux profils. « Nos résultats devrait permettre une meilleure appréhension du fonctionnement cognitif de l’enfant et pourront être exploités par le monde de l’enseignement. Cela devrait surtout permettre de privilégier l’intervention pédagogique pour travailler sur la méthodologie chez les profils « complexes » afin de leur apprendre à intégrer un peu plus le raisonnement déductif » espère le Pr Revol.

Test de QI : les 4 indices de l’échelle de WISC
– l’indice de compréhension verbale : (l’enfant doit expliquer verbalement les différences entre deux images, par exemple un chat et une souris) ;
– l’indice de raisonnement perceptif, qui ne fait pas intervenir le langage : l’enfant doit par exemple désigner l’image qui lui semble la plus appropriée à une suite d’images qu’on lui a présenté ;
– l’indice de mémoire de travail : c’est la mémoire à court terme (< 20 secondes) ;
– l’indice de vitesse de traitement, qui s’obtient en demandant à l’enfant d’analyser rapidement et de distinguer des stimuli relativement simples, sans signification particulière. Une indication qui ne peut cependant pas constituer une mesure générale de la vitesse de traitement mental.

 » C’est pas sorcier: les dys »

c'est pas sorcier

Un document à transmettre aux enseignants de nos enfants afin qu’ils puissent les accompagner avec bienveillance
Les enfants précoces sont souvent touchés par les troubles Dys qui perturbent leurs apprentissages.
Ce lien vous conduit à l’émission « c’est pas sorcier » sur les troubles dys.
https://www.youtube.com/watch?v=7jaeNhjz2rQ
Les troubles dys comprennent la dyslexie, la dysorthographie, la dyspraxie, la dysphasie, la dyscalculie, les troubles d’attention avec ou sans hyperactivité (TDA / TDAH).
En résumé dans ce petit film, vous trouverez:
• Des mots sur les maux
• La dyslexie – le cerveau en toutes lettres
• La dyspraxie – « Je suis maladroit »
• Grandir avec une « dys »

C’est pas sorcier – Les troubles Dys- Dyspraxie