Archives mensuelles : janvier 2016

Le droit des élèves présentant des troubles spécifiques des apprentissages d’être accompagnés collégialement

Colloque de Tours, novembre  2015, Docteur Alain Pouhet

Pour visualiser le PowerPoint cliquez sur le lien suivant:

https://docs.google.com/viewer?a=v&pid=sites&srcid=ZGVmYXVsdGRvbWFpbnxwYXJ0ZW5hcmlhdHRvdXJzNG5vdjIwMTV8Z3g6NWRiOGM3ZTY0ZGE1NDEyYw

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La dysphasie

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La dysphasie.

La dysphasie est un trouble du langage d’ordre neurologique et non lié à un trouble sensoriel tel qu’un déficit visuel ou auditif.
L’enfant ne présente aucun déficit mental malgré un retard ou une absence de communication orale.
Au contraire, l’efficience intellectuelle est intacte au même titre que les organes qui produisent les sons.
La dysphasie n’est que rarement isolée, elle s’accompagne souvent d’autres atteintes « dys ».
On peut donc en conclure que la dysphasie est issue d’un dysfonctionnement de l’aire cérébrale qui traite les fonctions du langage.
La dysphasie se présente sous plusieurs formes, associées ou non.
Ce handicap persiste alors que l’enfant grandit et évolue.
En principe, pour être « dans la norme »,  le langage oral d’un enfant évolue selon les critères suivants :

Premiers mots :  à environ 12 mois.

Entre 18 et 24 mois, le répertoire des mots a bien évolué et les premières structures de phrases émergent.

A 3 ans, les phrases, y compris les phrases interrogatives sont bien présentes.

A 4 ans, l’enfant sait raconter une scène sur une image, expliquer à quoi sert un objet, il se repère dans le temps car il peut reconnaitre quel jour on est, il peut s’expliquer ; il peut, par exemple, expliquer les activités faites en classe.

Il connait les couleurs.

A 5 ans, l’enfant peut apprendre par cœur un petit texte de 4 ou 5 lignes.

S’il présente un retard et que celui-ci persiste, il est impératif de consulter un neuropédiatre afin qu’il vous guide dans les différentes démarches à suivre pour bien comprendre les raisons des déficits de votre enfant.

Glissons-nous un instant dans la peau d’un enfant qui a conscience de présenter un retard majeur du langage, qui comprend tout mais qui ne peut pas s’exprimer correctement, conformément à son âge et à ses réelles capacités de compréhension.

Imaginez-vous dans un pays étranger  dans lequel

–  Vous n’avez d’autre choix que d’apprendre leur langue pour pouvoir communiquer avec les personnes qui y vivent.

–   Vous pouvez instantanément traduire dans votre tête TOUT ce qu’ils disent mais sans pouvoir y répondre oralement.

–  Vous savez qu’ils ne vous comprennent pas mais que vous, vous les comprenez.

C’est bizarre ?  Pourtant, ce cas de figure vous permettra de mieux comprendre le ressenti de ces enfants face à leurs difficultés.

Cela vous semble improbable ? Et pourtant, c’est du vécu !

J’ai entendu mes parents parler entre eux en dialecte sarde, la langue vivante la plus proche du latin !

Je peux TOUT comprendre instantanément mais jamais je n’ai parlé le sarde.

Ma maman nous parlait en italien, en français (qu’elle n’a jamais acquis correctement) et en sarde,  j’ai donc jonglé avec le langage oral dès ma naissance !

Oui mais jamais je n’ai parlé le sarde !!! Et donc, j’ai tenté de le faire à l’âge adulte.

Résultat ?  Avant de prononcer des mots dans cette langue si particulière, je dois passer par des étapes.

1. Réfléchir, chercher les mots dans ma tête pour être sûre que ce sont les bons avant de les dire et sans avoir la certitude que ce sera correct.

2. Encore plus dur, essayer de parler sans saccades, d’une manière fluente et naturelle, traduire les phrases mentalement et les dire oralement de manière simultanée. (Mission impossible !).

A l’écrit, je rencontre nettement moins de soucis car je me donne un temps de « travail », à la lecture, pas de souci, la traduction est automatique car je n’ai pas à me concentrer pour l’exprimer par voie orale.

Dès qu’on me parle dans cette langue, je ne rencontre absolument aucun problème de compréhension !

Voilà comment j’ai pu comprendre, partiellement,  le ressenti des enfants dysphasiques et leurs difficultés à fonctionner.

Ce handicap peut mener à de nombreuses frustrations, dès lors, il est important de l’encadrer le plus rapidement possible et de l’aborder verbalement tout à fait normalement afin de ne pas aggraver sa situation.

L’entourage de l’enfant peut être confus dans son interprétation du déficit de langage.

Il existe plusieurs formes de dysphasie.

Quelles sont-elles ?

La dysphasie atteint les enfants concernés par ce handicap à des degrés différents.
Le profil de chaque enfant dysphasique évolue différemment au cours du temps et selon les remédiations, l’encadrement et les aménagements dont il bénéficie.

1.     La dysphasie de type phonologique-syntaxique.

Les mots des  enfants sont inintelligibles alors que leur pensée est claire. La production des mots est très réduite.
L’encodage syntaxique est  mauvais ; l’organisation et l’association des mots afin de créer des phrases oralement cohérentes sont déficitaires.
Ils pallient par les gestes et une expression faciale qui  gestuelle ou faciale, conscients de leurs difficultés, ils ont tendance à éviter de parler.
L’entourage de ces enfants doivent absolument verbaliser leur volonté de les entendre, de les écouter, ce qui les encouragera à s’exprimer.

2.  La dysphasie de production phonologique.

Les mots du langage sont difficilement associés, il en manque ce qui déstructure la communication orale.
Il doit se « sur concentrer »  pour commencer la phrase et tenter de lui donner une parfaite cohérence verbale car, dans la tête, elle est effectivement très claire.
Il a une très bonne faculté à décoder ce qu’il entend mais  souffre d’une production orale des mots et des phrases, une difficulté à respecter leur ordre chronologique afin de préciser le discours.
Il est meilleur dans le langage spontané que dans le langage qui lui a demandé une réflexion !

3.      La dysphasie réceptive.

L’enfant atteint de ce trouble ne décode pas les sons.
Ils ont de sérieux problèmes de compréhension tant au niveau des sons vocaux qu’aux sons qui nous entourent au quotidien.
Le langage est particulièrement pauvre et déstructuré.

4.      La dysphasie lexicale et syntaxique.

L’enfant a du mal à comprendre la signification des mots, des phrases, des textes.
Plus le discours écrit est long, plus l’enfant a du mal à comprendre le sens du texte.
Le trouble de la compréhension dépend de la longueur de l’énoncé.
Le bagage acquis en termes de mots est très limité.
La construction d’un texte très difficile.

5.     La dysphasie sémantique-pragmatique.

Il s’agirait d’un trouble de la communication sans réel trouble du langage en tant que tel.
L’enfant « enregistre » ce qu’il entend mais ressort les mots sans visée communicative. (Echolalie).
Si les sons sont clairs, ils ne le sont donc pas au niveau de la logique.
Il a du mal à répondre de manière cohérente aux questions qui lui sont posées.
Certains auteurs évoquent un trait d’union entre trouble autistique et dysphasie sémantique-pragmatique.

La dyspraxie orofaciale.

La dyspraxie orofaciale est un trouble neurologique et moteur des praxies bucco-linguo-faciales (difficultés à souffler des bougies, siffler, articuler, parler …).
C’est une forme de dysphasie.
Il s’agit d’une atteinte de la planification motrice nécessaire à la production de la parole.

La dysphasie est un trouble dont les conséquences sont très déstabilisantes pour l’enfant.
Autant on dit des troubles « dys » qu’ils sont invisibles, autant la dysphasie est rapidement remarquée.

Une rééducation et un accompagnement multidisciplinaires soutenus sont indispensables.
Un cahier de communication est très utile, c’est un trait d’union important entre les parents, les enseignants et les thérapeutes.

Il est impératif de veiller à ce l’enfant ne sente pas exclu, que ce soit au sein de sa famille, de son entourage ou de son école.

L’enfant se sent soutenu car il ne faut surtout pas oublier à quel point ce handicap est difficile au quotidien.

En classe, à la maison, les images, les pictogrammes, bref, les codes gestuels sont des alliés précieux pour communiquer.

Accordez-lui un discours clair, une attention particulièrement soutenue au niveau du regard, encouragez chaque progrès.

Rita Zucca

Troublendys.weebly.com

 

Une vidéo à regarder ABSOLUMENT : Céline Alvarez sur les apprentissages et la nature de l’enfant

Le 8 octobre 2015, dans le cadre du cycle annuel « L’éducation positive, une nouvelle façon d’élever nos enfants ? », le 27RUEJACOB a eu le plaisir de recevoir Céline Alvarez.

La suite de l’article sur le lien suivant:

http://apprendreaeduquer.fr/celine-alvarez-apprentissage/

Ressources pour apprendre à lire l’heure à votre enfant

Lire l’heure avec des aiguilles ? N’est-ce pas un peu dépassé avec toutes les horloges et autres montres numériques présentes partout ? et pourquoi pas avec des chiffres romains tant qu’on y est ?

Oui, pourquoi pas ?

Je vous rassure, apprendre à lire l’heure avec une montre ou une horloge équipées de bonnes vieilles aiguilles est utile dans l’éducation (et dans la vie) car cela permet notamment à l’enfant de visualiser l’écoulement du temps, de comprendre la succession des évènements, de se familiariser avec les chiffres et de commencer à percer les secrets du temps psychologique et chronologique. En effet, le temps semble passer plus ou moins vite en fonction de notre degré de concentration (et d’ennui), n’est-ce pas Naelly?…

La suite en cliquant sur le lien suivant:

http://papapositive.fr/une-application-et-des-astuces-pour-apprendre-a-lire-lheure-a-votre-enfant/

 

et aussi ici:

http://www.happyparents.com/lireheure/MethodepourApprendreLireheure.pdf

 

Jeanne Siaud Facchin le 29 janvier 2016, Radio Notre Dame

De  9h/10h, je serai l’invitée en direct de Léo Potier sur Radio Notre Dame dans son émission ‪#‎EnQuêtedesens‬, avec toutes les questions que vous souhaiterez poser ! Le thème : Mieux apprendre pour mieux réussir à l’école.

Du Lundi au Vendredi à 9h05. Rediffusion : Lundi à Vendredi à 13h30 – Samedi 13h08 et 22h00 –…

Coup de tonnerre dans le domaine des neurosciences : le cerveau humain a une capacité de stockage 10 fois plus importante que ce que l’on pensait auparavant

Publié le 25/01/16 à 21:37

« Une véritable bombe dans le domaine des neurosciences » : Terry Sejnowski, neuroscientifique du Salk Institute à La Jolla (Californie), est resté stupéfait face aux nouvelles mesures, réalisées par son équipe, de la capacité de stockage du cerveau humain : celle-ci serait 10 fois supérieure aux estimations précédentes !

http://tempsreel.nouvelobs.com/en-direct/a-chaud/16493-cerveau-tonnerre-domaine-neurosciences-cerveau-humain.html

ou ici pour l’article complet http://www.salk.edu/news-release/memory-capacity-of-brain-is-10-times-more-than-previously-thought/