Archives mensuelles : mars 2016

Du rôle des rives sur la violence d’un fleuve … ou les limites des limites pour gérer le mauvais comportement d’un enfant

limites pour gérer le mauvais comportement d'un enfant : "on dit d'un fleuve qu'il est violente mais on ne dit jamais rien de la violence des rives qui l'enserrent" - Bertolt Brecht

Note : Suite à une erreur de manipulation, cette citation est parue une première fois non commentée … Je vous remets donc la même en version commentée :-).

Du rôles des rives sur la violence du fleuve … ou comment les limites peuvent augmenter les mauvais comportements d’un enfant

« On dit d’un fleuve emportant tout qu’il est violent, mais on ne dit jamais rien de la violence des rives qui l’enserrent. » – Bertolt Brecht

Très souvent, dans les accompagnements que je fais, j’entends des choses comme

Mon enfant est vraiment rebelle, je suis obligé de le cadrer très strictement.

Notre est vraiment rebelle : elle répond à tout et nous partons dans des disputes très violentes.

Cet élève est vraiment insupportable. Il est toujours mêlé de près ou de loin aux problèmes. Et en plus, il me contredit systématiquement.

Dans toutes ces situations, nous nous plaignons de la violence du comportement de l’autre. Ou du moins de la difficulté à canaliser ce comportement, à le faire rentrer dans un cadre qui nous convient à nous. Et nous nous démenons comme de beaux diables pour faire rentrer notre fleuve à nous dans un lit bien propret et qui nous dérange le moins possible.

Nous mettons toutes ces difficultés sur le dos de la puissance du fleuve que nous avons en face de nous. Si c’est aussi difficile et aussi compliqué, c’est parce qu’il y a de l’énergie dans ce beau petit diable que nous avons en face de nous. Nous mettons sur les qualités internes à l’enfant les difficultés à le cadrer et nous ne voyons qu’un renforcement des limites pour gérer le mauvais comportement d’un enfant.

Bien peu d’entre nous réalisent à quel point nos efforts, comme les rives d’un fleuve, contribuent à augmenter la puissance de celui-ci.

Si le fleuve coule fort et vite, c’est bien aussi parce que ses rives sont resserrées et que la pente est forte, pas seulement parce qu’il est violent en lui-même non ? La même quantité d’eau sur une étendue plane ne donnerait qu’un joli lac paisible … Nous savons tous aujourd’hui que trop canaliser un fleuve n’est pas une solution efficace à long terme. Que sans des zones marécageuses pour des débordements réguliers, le risque d’une crue dévastratrice est renforcé.

Mais nous ne pensons pas à cela sur le moment : nous maudissons juste le fleuve de sa puissance destructrice ou nous mettons sur le compte de la météo capricieuse les débordements constatés.

Et si les limites pour gérer le mauvais comportement d’un enfant n’étaient pas la solution ?

Que faisons-nous face à nos enfants qui « débordent » ?

Et bien, nous n’avons visiblement rien retenu des leçons écologiques en matière d’éducation : à chaque débordement, nous prenons la résolution de resserrer les rives encore plus fort, encore plus strictement. Ce qui, loin d’améliorer les choses ne fait que, au mieux, temporairement nous faire oublier le problème jusqu’à la prochaine crue. Et au pire, déclenche la crue. Nos limites pour gérer le mauvais comportement d’un enfant sont parfois le meilleur moyen d’aggraver le problème.

Quand je m’adresse aux petits torrents impétueux que l’on m’amène, j’entends de drôles de choses comme :

Ma maman, elle veut vraiment que je sois très sage. C’est dur. Des fois, c’est tout le bazar dans ma tête et je n’y arrive plus, surtout quand elle crie. Alors je claque les portes ou je pleure très fort.

Quand je ne suis pas d’accord avec mes parents, ils veulent tout le temps me faire taire. Je ne peux jamais rien dire, ça m’énerve tellement que je parle mal.

Ma maitresse, elle a décidé que j’étais pénible. Quand il se passe quelque chose, c’est toujours moi qu’on accuse en premier. Moi, ça m’énerve vraiment fort et j’essaie toujours de lui prouver qu’elle a tort.

Aucun des adultes en face de ces enfants n’avait mesuré à quel point l’attitude adoptée pour canaliser le comportement de ces enfants contribuait à augmenter la violence des « mauvais comportements ».

La violence des comportements est-elle vraiment intrinsèque à l’enfant ? N’est-elle pas aussi un peu – beaucoup ? – liée à la façon dont nous gérons ces comportements ?

Lorsque ces adultes changent de comportement en prenant quelques risques, ils ont la surprise de voir que le fleuve change soudain de visage :

Mon chéri, tu vas surement avoir besoin de pleurer ou de crier quand les choses ne te conviennent pas, c’est important pour toi. Il faudra le faire dès que ce sera nécessaire pour toi.

Apparemment il y a des choses avec lesquelles tu n’es pas d’accord, nous t’écoutons attentivement, sans répondre pour te contredire.

Les limites pour gérer le mauvais comportement d’un enfant ou autre chose ? les questions à se poser

Cette question va bien au-delà des mauvais comportements des enfants. Combien de fois nous posons-nous la question de savoir dans quelle  mesure notre propre attitude contribue à maintenir les problèmes rencontrés avec nous-même ou avec les autres ?

La prochaine fois que votre « fleuve » déborde – qu’il s’agisse de vous-même, de votre enfant, de votre conjoint, … – et que le comportement que vous constatez vous dérange,posez-vous la question de savoir comment vous en aménagez les rives : sont-elles encore plus serrées, encore plus strictes ? Et cela résoud-il le problème sur le long terme ? Ou bien le problème a-t-il tendance à persister  sur le long terme, voire à s’aggraver avec le temps ?

Le Blog de Sandrine Donzel – Relations, éducation et émotions

 

 

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Dis papa, pourquoi faut travailler ?

Comment transmettre le goût de l’effort, le plaisir de la réussite et le sens du devoir ? La psychanalyste Claude Halmos donne des repères essentiels.

Claire Andreux

Sommaire


Comment transmettre aux enfants, aux adolescents, la « valeur-travail » ? La question ne hante pas seulement les cabinets de consultation. Elle résonne aujourd’hui dans toutes les écoles, les collèges, les lycées, et mobilise aussi bien les enseignants que les parents et les politiques. Pourtant, les réponses qui lui sont données laissent parfois songeur.

D’abord, parce qu’elles ne mettent en général l’accent que sur le discours, les adultes semblant croire que les « bonnes paroles » peuvent suffire à convaincre un enfant : « Si tu ne travailles pas, tu n’arriveras à rien. »

Ensuite, parce que cette « morale de l’effort » ainsi enseignée, efficace sans doute au temps de Jules Ferry, se révèle aujourd’hui (même si elle est juste) sans grand effet sur toute une partie de la jeunesse. Combien d’adolescents n’ai-je entendu, dans la banlieue parisienne, me dire en consultation : « Les profs, ils arrêtent pas de me dire de travailler, m’dame, mais moi, ça m’prend la tête… »

Enfin, parce que les adultes, quand ils parlent ainsi aux enfants, leur transmettent souvent, sans le savoir, ce qu’on leur a enseigné à eux-mêmes : une notion de travail d’où toute idée de plaisir est exclue. Il faut travailler parce que c’est « bien ». Projet « politiquement correct », mais modérément enthousiasmant…

Face à cet « état des lieux », le psychanalyste n’a aucune solution miracle à sortir de son chapeau, mais il peut, de par sa pratique, contribuer à la discussion en donnant trois repères :
• l’éducation au travail et à l’effort commence très tôt.
• elle ne se limite pas au discours.
• elle s’appuie sur trois « piliers » : désir, plaisir et loi.

 

Autorisés à penser

Qu’est-ce à dire ? Contrairement à ce que pensent les adultes qui ont toujours l’air de trouver cela évident, « travailler  » ne va pas de soi ; c’est une opération psychiquement complexe.

Elle implique en effet :
• que l’on prenne conscience de la chose à faire,
• que l’on trouve en soi une envie suffisante de la faire,
• que l’on décide de traduire cette envie en actes,
• que l’on se représente les opérations à réaliser pour y parvenir,
• que l’on ait, à la fois, la capacité technique de les réaliser et la capacité psychologique de soutenir l’effort nécessaire à cette réalisation.

Travailler suppose donc que l’on soit capable de penser, d’imaginer, de désirer et de faire. Et cela, dans la durée, car il faut être capable aussi de soutenir un effort. Est-ce donné à tout le monde ? A l’évidence, non. Tous les enfants ont, en naissant, les potentialités nécessaires pour acquérir ces capacités, mais elles sont, chez certains, empêchées de se développer du fait de leur éducation. A cet égard, on constate, en consultation, que la capacité à faire et à penser seul semble, chez certains enfants, inexistante. Quelle que soit la question qu’on leur pose, ils se tournent systématiquement vers leur mère pour qu’elle donne la réponse à leur place. Tout comme ils lui tendent leur manteau pour qu’elle le leur enfile alors qu’ils savent le faire…

L’intelligence – intellectuelle et motrice – de ces enfants n’est pas en cause, mais ils ne se sentent pas autorisés à « penser » et à « faire » seuls parce que, dans leur vie, les adultes pensent et font tout à leur place. Ce sont les mains de leur mère qui exécutent, pour eux, les gestes du quotidien et ils ne sont responsables de rien. On ne leur dit pas, par exemple : « Commence tes devoirs et appelle-moi si tu as besoin d’aide. » On leur dit : « Assieds-toi. Montre-moi ton cahier de textes. » On leur dicte, comme à des robots, les gestes à faire. Ces enfants, la tête et le corps entravés par ce type de conduites, s’installent, en général, dans une position de passivité que, très vite, les adultes vont nommer « paresse ».

Ce qui, évidemment, ne résout rien, mais de plus, les « dénarcissise » d’une façon tout à fait injuste, car ils sont, en fait, bien plus victimes que coupables. Prisonniers d’un tel carcan, ils ne peuvent, en effet, ni acquérir le sens de l’effort ni faire l’expérience du plaisir. Ils ne connaissent ni le plaisir pris à faire les choses ni celui de la réussite.

 

Il n’y a pas de honte à ne pas savoir

Transmettre les valeurs du travail suppose donc un préalable : qu’on laisse l’enfant, dès son plus jeune âge, exister, déployer ses ailes, faire seul, se heurter à la réalité, expérimenter. C’est en se battant, à 2 ans, avec les boutons de son manteau que l’on apprend, à condition que les adultes soient là pour parler, soutenir, accompagner, un certain nombre de vérités :

• il n’y a pas de honte à ne pas savoir, à rater, à se tromper. Tous les gens qui, à l’âge adulte, savent et réussissent, ne savaient pas et ne réussissaient pas quand ils étaient petits. Tous ont appris. Enseignement fondamental, car la peur de se révéler incompétent (et de s’en sentir humilié) inhibe le sens de l’effort chez beaucoup d’enfants qui, s’imaginant que les adultes ont toujours su de toute éternité ce qu’ils savent, se pensent, du fait de leurs difficultés, inférieurs,
• si l’on s’acharne, on finit toujours par réussir,
• il y a un grand plaisir à parvenir à la réussite. On se sent fier de soi, plus « grand », on a des compliments.

C’est quand il a la possibilité de faire ce trajet qu’un enfant découvre en lui le désir de recommencer, de faire de nouvelles expériences. C’est ainsi qu’il devient entreprenant et… travailleur, et qu’il le restera. Car, quand il est élevé de cette façon, la « valeur-travail » s’enracine chez lui dans le désir et le plaisir, points d’appui autrement plus sûrs et plus épanouissants, que la répression, la « morale », la contrainte ou le « dressage ».

Arrivé là, on me rétorquera sans doute qu’il y a, dans la vie des enfants tout comme dans celle des adultes, bien des choses qu’ils sont, notamment à l’école, obligés de faire sans en avoir le moins du monde le désir. Et sans que cela leur procure le moindre plaisir. Sur quoi donc, dans ce cas, s’appuyer ?

On a tous des obligations !

C’est à ce niveau qu’intervient le troisième pilier, celui de la « loi », terme générique pour désigner l’ensemble des obligations auxquelles les humains sont soumis dès lors que, débarquant sur Terre, ils sont contraints de vivre dans une société donnée et d’y trouver leur place.

Si l’on veut qu’un enfant acquière les valeurs du travail, on ne peut, en effet, faire l’économie de lui transmettre un certain nombre de préceptes et de faire en sorte qu’il les respecte. Il doit, en effet, comprendre que :

• qui que l’on soit, on ne peut pas, dans la vie, faire uniquement ce que l’on veut : on a tous des obligations,
• quand on veut vraiment quelque chose, il y a toujours un prix à payer. Zidane ne serait jamais devenu Zidane s’il ne s’était pas entraîné,
• on est souvent obligé de sacrifier son plaisir immédiat si l’on veut obtenir, plus tard, un plaisir plus grand.

La transmission de ce troisième pilier de la « valeur-travail », celui de la loi, implique donc, de la part des parents, des paroles, mais aussi une vigilance, voire une lutte permanente. Personne n’a envie de se mettre des limites et les enfants n’échappent pas à la règle. Ils ont besoin, pour réussir à le faire, d’être accompagnés – et, dans bien des cas dans la fermeté – par les adultes, jusqu’à ce que l’expérience acquise leur permette de comprendre, seuls, la nécessité de ces contraintes.

Fondamental sur ce plan, le rôle des parents l’est également par l’exemple qu’ils donnent. L’enfant, en effet, s’identifie toujours inconsciemment à eux. C’est aussi en fonction de ce qu’eux-mêmes ressentent – consciemment et surtout inconsciemment – qu’il pourra, ou non, acquérir le sens du travail et de l’effort, et les vivra non comme une contrainte tristement subie, mais comme une possibilité, sans cesse renouvelée, d’avoir une prise sur la vie.

 

Le “vrai” travail, c’est celui des adultes

Elia, Louise, Suzanne, Nessim, Romain, Samuelle, François ont entre 7 et 12 ans. Nous les avons réunis à “Psychologies magazine” pour connaître leur vision du travail.

=> « Moi, je trouve que ce que l’on fait à l’école, c’est une préparation. Tandis que, quand on travaille dans la vie, la plupart du temps, on travaille avec ce que l’on connaît déjà, avec ce que l’on a appris à l’école. »

=>« Dès que tu es à l’école, tu gagnes des bonnes notes, mais tu ne gagnes pas d’argent. Quand on travaille dans la vie, on travaille vraiment pour gagner sa vie. »

 

Le travail des adultes est “mieux” que celui des enfants

=> « C’est un peu comme à l’école, seulement c’est un peu plus dur. Mais on s’est orienté dans quelque chose que l’on aime, alors c’est moins pénible à faire.

=> « Au collège, il y a l’histoire, l’art plastique, les langues, etc. Toi, par exemple, si tu préfères quelque chose d’autre, tu préfères le faire. Alors, des fois, t’aimerais louper des cours. »

Le travail “ vole ” leurs parents aux enfants

=> « Des fois, ils parlent trop, entre eux, de tous les problèmes qu’ils ont au bureau et, sans le vouloir, parfois, on écoute et on se dit : “Oh ! là, là ! Est-ce que ça va m’arriver ?”

=> « Moi, je trouve que le métier de mon père, parfois, il est un peu embêtant. Je ne le vois pas souvent. »

 

Les motivations pour travailler

=> « Quand on a fini de peindre des figurines, on peut jouer avec. Un cours de maths, c’est plus difficile de jouer avec. »

=> « On n’a vraiment aucun plaisir à apprendre une leçon. Ça arrive tous les jours d’apprendre des leçons. »

=> « Bien travailler, je sais à quoi ça sert, mais dans l’instant présent, ça ne me sert à rien. »

 

La bonne méthode : celle qui donne envie d’apprendre

=> « Ça fait plaisir d’avoir l’impression que le lendemain on pourra apprendre quelque chose à ses camarades. »

=> « Nous, on a un professeur d’histoire très bien, parce qu’il nous raconte, à chaque fois, des petites histoires qui sont en rapport avec ce que l’on étudie. Ça nous donne vraiment envie d’apprendre. On est quasiment sûr qu’à chaque cours, on aura au moins une petite histoire. »

=> « La bonne maîtresse, elle explique tout, alors après, elle ne gronde pas. »

=> « Si j’ai un bon prof, j’aime bien l’école. J’apprends très vite. »

(Propos recueillis par Catherine Marchi et Claude Halmos)

La peur des parents : être répressifs

Dans le domaine du travail, mes parents ont souvent du mal à mettre des limites à leurs enfants, car ils ont peur d’être « répressifs ». De ce fait, ils « cèdent », et cela donne des enfants ou des adolescents qui, battant en retraite à la première difficulté rencontrée, commencent successivement, dans la même année, le piano, la flûte, la guitare ou le cor anglais. Mus de toute évidence par la recherche (inconsciente) d’un apprentissage qui s’effectuerait comme par magie et sans effort. Ils sont en danger, car personne ne venant leur signifier que les fées ont depuis longtemps cessé d’exister, ils risquent fort de poursuivre, leur vie entière et dans tous les domaines, leur quête désespérée…

En fait, les parents ne sont jamais répressifs quand ils enseignent à leurs enfants les limites de la vie, celles auxquelles ils sont eux-mêmes soumis. Surtout si l’enfant sait que, par ailleurs, ils le soutiennent dans ses désirs et lui permettent, chaque fois que c’est possible, de faire des choix.

Tiré du site Psychologies

A DÉCOUVRIR

A lire

Moi, mon métier de A. Lemant et S. Braganti.
Un album pour les 8-10 ans, qui raconte le métier des parents. (Mango, 2001).

 

Pour en finir avec les crises

Il y a celles qui se passent sur un plancher de centre commercial, il y a celles que l’on fait lorsque nous sommes fatigués ou contrariés et les crises qui nous vide complètement de notre énergie.

La gestion des émotions est loin d’être innée.  Comment pouvons-nous exiger des enfants qu’ils se maîtrisent émotionnellement alors que nous n’y arrivons pas nous-mêmes en tant qu’adultes.  Il est clair, que cela n’est pas une question d’âge.

Soyez rassuré cela s’apprend. Il est important, pour nous adultes, de nous questionner sur la façon de gérer nos émotions. Il ne faut surtout pas oublier que nous sommes, comme adulte, un merveilleux modèle pour nos enfants.

Mais comment peut-on aider les enfants à devenir plus autonome émotionnellement ?

 En distinguant les 4 étapes de la colère afin de mieux intervenir.

  1. ACCUMULATION :  Elle est faite de plusieurs éléments qui crée de l’inconfort et de la frustration chez l’enfant, ou l’adulte…  C’est comme des petits bâtons de dynamite.
  2. ÉTINCELLE : C’est ce qui met le feu aux poudres.  Ça peut être une demande du parent, le petit frère qui vient jouer avec un de nos jouets et qui le brise…  Heureusement, même à cette étape, on peut désamorcer.
  3. EXPLOSION :  Quand il y a explosion, il est trop tard, on ne peut plus intervenir.  Avez-vous déjà essayé d’arrêter un feu d’artifice à main nue ?  C’est un peu la même chose.  Essayer de faire arrêter un enfant qui est en train d’exploser, le maîtriser physiquement, le contenir, c’est rarement une bonne idée sauf si sa sécurité en dépend. Vous risquez de le blesser ou de vous blesser.
  4. RETOMBÉE : C’est lorsque la crise est terminée.  Il est important de savoir que ce n’est pas parce que la crise est terminée que le problème est disparu.  Il est donc très important de faire un retour sur les éléments déclencheurs de la crise et sur les interventions que nous pouvons faire et non PAS SUR LA CRISE…   Oubliez les sermons, ils ne mènent nulle part.

Peut-on éviter une crise ?

Oui, en nommant l’émotion que l’enfant vit.  On peut souvent désamorcer l’émotion de l’enfant, car il se sent compris.  Par exemple, si j’arrive de ma journée de boulot avec une charge émotive négative et que mon conjoint me dit : BON TU N’AS PAS L’AIR DE BONNE HUMEUR, CALME-TOI.  J’ai beaucoup plus de chance de me calmer si au contraire il me dit : OUF ÇA N’A PAS L’AIR DE BIEN ALLER, TU AS EU UNE GROSSE JOURNÉE ?

En étant constant comme parent.  Attention à nos réactions comme parent.  Faire le parallèle avec la notion de choix.  On ne nous met pas en colère, on choisit cette avenue.  Nommer et reconnaître les besoins, c’est la base dans les relations humaines.

On fait quoi ?

Dans plusieurs maisons et milieux de garde, j’ai fait remplacer le fameux coin baboune par un coin émotion.  En fait, selon moi, ces coins ne font que stigmatiser les émotions vécues par les enfants en les rendant négatives.  Donc, ce qu’ils en déduisent, c’est que de vivre une émotion n’est pas correct et ainsi ils n’apprennent pas à les connaître ni les vivre de manière constructive.

Ce que je propose est un coin des émotions ou un coin calme.  Cet endroit peut être dans la chambre de l’enfant puisqu’il doit y avoir accès en tout temps.  Le but est de lui proposer, ou plutôt de lui demander, d’aller se calmer dans son coin lorsque ça ne va pas.  De cette façon, ce n’est pas une punition mais plutôt une opportunité de se calmer.  Ce n’est donc pas un retrait sauf si l’enfant refuse d’y aller et que nous devions l’y restreindre.

Les outils

Que peut-on mettre en place pour aider les enfants à apprivoiser leurs émotions ?

La boîte à émotions : album photo (le plus important, l’enfant choisi lui-même les photos), objets qu’on peut manipuler comme des balles de anti-stress, une voiture que l’enfant aime, un petit livre à regarder…  que de petits objets qui ne sont pas cassables, qui se ramassent facilement (on oublie la pâte à modeler)

Cette boite à émotions est accessible en tout temps. Nous devons expliquer aux enfants que c’est pour les moments où il a besoin de se retirer pour se calmer ou même lorsqu’il en a envie.

Il est aussi important de mettre une image sur la montée de l’émotion afin de pouvoir la quantifier.  Comme je le dis toujours, l’important pour les enfants, c’est que son émotion soit exprimée de manière visuelle comme par des volcans d’émotions, ou encore des thermomètres etc.

Je vous propose d’autres outils qui vous aideront à identifier et gérer les émotions que l’on vit, que nos enfants vivent ainsi que l’intensité.

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Boîte à cris Mon émotivètre
LA BOÎTE À CRIShttp://www.savezvousplanterdeschoux.com/boutique/materieletoutils/boite-cris/ L’ÉMOTIVOMÈTREwww.savezvousplanterdeschoux.com/emotivometre-enfant-en-crise/

On peut aussi s’en servir pour constater si l’émotion a diminué d’intensité après avoir utilisé des moyens de se calmer par exemple.

Enseignez- leur !

Comme nous l’avons dit précédemment, la gestion des émotions n’est pas innée.  Il nous incombe, à nous les parents et les éducateurs, de devenir un bon modèle pour nos enfants et leur apprendre à mieux gérer et exprimer leurs émotions.

C’est bien connu, les enfants apprennent en observant.  Si nous sommes une personne complètement colérique qui exprime sa colère en criant et en fracassant, que retiendra notre enfant ?

Nous devons nommer le plus possible les émotions pour qu’il les connaisse par exemple : « Oh, tu es fâché, tu as eu peur».  On peut même en faire des jeux.  Plus, l’enfant pourra nommer ses émotions, plus il pourra être en mesure de les gérer et de les exprimer en utilisant le « Je » Exemple : « Quand tu as pris mon camion, ça m’a fâché parce que je voulais jouer avec » Peux-tu me le demander la prochaine fois ? » Voilà notre but !

La respiration est une excellente méthode pour apprendre à nous calmer. Aussi étrange que cela puisse paraître, bien respirer pour se calmer n’est pas innée.  Souvenez-vous de votre premier cours de yoga ou vous avez eu la tête qui tournait et les lèvres qui picotaient parce que vous avez dû réapprendre à respirer.

Pourtant, le premier réflexe que nous avons avec les enfants est de leur demander de respirer, alors que nous avons du mal à le faire nous-mêmes.  Que fait un enfant de 2 ans à qui nous avons demandé de respirer ?  Il respire rapidement.

Alors que nous savons que pour nous calmer, nous devons respirer profondément et expirer longuement. C’est pourquoi, nous devons expliquer aux enfants comment respirer pour se calmer.

Pratiquons avec eux de façon ludique !  On peut le faire en soufflant une bougie, en soufflant sur une plume, en faisant des bulles.  On peut inspirer en sentant une fleur…   Plus on le fera de façon concrète, plus les enfants seront en mesure de le faire quand l’émotion les envahira.

En conclusion, il y a une multitude de livres pour les enfants et les parents pour nous aider à leur expliquer comment respirer.  La gestion des émotions n’est pas acquise.  On doit en faire un apprentissage afin de mieux soutenir l’enfant pour qu’il devienne responsable de ses actions et de ses choix de réactions.   L’enfant y arrivera avec des outils qui apportent un support visuel, beaucoup d’empathie et de patience.

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Magalie Lebrun

Je suis la maman de 2 enfants adorablement diaboliques ayant les particularités de TDAH, trouble anxieux généralisé, Dyspraxie, Trouble d’opposition avec provocation et de TSA.
Diplômée en Technique d’Éducation en Service de Garde, j’ai acquis une expertise cumulant 13 années sur le terrain. J’y ai découvert une véritable passion pour la petite enfance. Mon besoin criant d’aller plus loin m’a mené à l’obtention d’une diplomation universitaire en Soutien Pédagogique.

En 2011, après mes diplomations en Programmation Neuro Linguistique (PNL), ainsi qu’en Coaching Familial, j’ai fondé l’entreprise Main dans la Main, une entreprise de coaching parental et de formations à distance pour éducatrices. Parallèlement à l’entreprise, je poursuis la présentation de conférences et de formations pour le parent, l’intervenant et l’organisme communautaire où j’aborde la normalité et la différence ainsi que les principaux défis en éducation.
http://magalielebrun.com

Conseils pratiques pour aider son enfant à mieux planifier

La planification et la gestion du temps, souvent problématique pour les enfants dys ou TDA/H.

Les habiletés liées à la planification sont essentielles autant pour la gestion du temps que pour l’organisation du matériel et des stratégies existent pour aider votre enfant.

Qu’est-ce que la planification?

La planification se définit comme étant la capacité à organiser une série d’actions en une séquence optimale visant à atteindre un but. Les habiletés liées à la planification sont essentielles autant pour la gestion du temps que pour l’organisation du matériel. Les enfants qui ont des difficultés de planification ont besoin de développer des stratégies pour apprendre à mieux s’organiser.

Parent et enfants qui planifient ensemble

Conseils pour aider votre enfant à mieux s’organiser

Sur le plan matériel

  • Aider l’enfant à classer ses documents dans des duos-Tang ou pochettes clairement identifiées.
  • Utiliser un code de couleur par matière.
  • Inscrire clairement le nom de l’enfant sur ses objets et vêtements.
  • Utiliser un système de rangement simple (ex : crochet plutôt que garde-robe) avec support visuel au besoin.
  • Avoir un double du matériel requis à la maison.
  • Préparer une liste du matériel requis pour les devoirs.
  • Donner des consignes courtes et concrètes.
  • Fournir un plan détaillé de la démarche.
  • Découper la tâche en petites parties.
  • Fournir un modèle pour l’aider dans son travail.
  • Enseigner à l’enfant des méthodes de travail.
  • Enseigner la façon de bien utiliser l’agenda et les plans de travail.
  • Clarifier vos questions et répéter à l’enfant que vous voulez entendre une seule réponse.
  • Utiliser les organisateurs graphiques.

Sur le plan des tâches scolaires

  • Donner des consignes courtes et concrètes.
  • Fournir un plan détaillé de la démarche.
  • Découper la tâche en petites parties.
  • Fournir un modèle pour l’aider dans son travail.
  • Enseigner à l’enfant des méthodes de travail.
  • Enseigner la façon de bien utiliser l’agenda et les plans de travail.

Sur le plan de la pensée

  • Clarifier vos questions et répéter à l’enfant que vous voulez entendre une seule réponse.
  • Utiliser les organisateurs graphiques.

Comment améliorer la gestion du temps au quotidien?

  • Utiliser des supports visuels. L’enfant qui a de la difficulté à se planifier n’arrive pas toujours à visualiser le but qu’il doit atteindre. Par exemple, lors de la routine de matin, l’enfant peut avoir de la difficulté à comprendre ce que signifie « être prêt ». Pour l’aider, vous pourriez prendre une photo de lui « prêt », afin qu’il puisse visualiser le but à atteindre.
    • Hygiène personnelle : brosser les dents, brosser les cheveux, etc.
    • Nourriture : bouteille d’eau, collation, etc.Matériel scolaire : crayon, ciseau, agenda, etc.
  • Aidez votre enfant à penser en catégorie.  Les enfants qui ont des difficultés de planification ont souvent tendance à faire des oublis dans la routine quotidienne.  Pour certains enfants, une liste à cocher peut être suffisante. Cela dit, d’autres enfants éprouvent également des difficultés à mémoriser. Pour les aider à mémoriser les éléments de leur liste, regroupez-les en catégories.
  • Utilisez un calendrier familial.  Vous pouvez y noter les responsabilités de votre enfant, ainsi que ses activités sportives/parascolaires ou autres. Vous pouvez utiliser des autocollants, des post-its et des cartes magnétiques. Ainsi votre enfant prend conscience que certains évènements peuvent être enlevés ou déplacés, ce qui lui permet de comprendre comment on gère les priorités.

Comment améliorer la gestion du temps pendant les devoirs et leçons?

  • Éliminez les distractions. Trouvez un lieu calme pour que votre enfant puisse faire ses devoirs et leçons. Éteignez la télévision et la musique.
  • Amenez-le à visualiser le but une fois atteint. L’enfant qui a des difficultés de planification a tendance à mettre l’emphase sur le sentiment négatif qu’il éprouve pendant qu’il effectue ses devoirs (anxiété, ennui, etc.). Amenez-le à penser au sentiment qu’il ressentira une fois que ses devoirs seront terminés (fierté, soulagement, etc.).
  • Faites-lui visualiser le temps dont il dispose. L’enfant qui a des difficultés de planification a souvent tendance à sous-estimer ou surestimer le temps dont il a besoin pour réaliser une tâche. Avant d’entamer une tâche, discutez avec lui du temps dont il a besoin. Pour l’aider à visualiser le temps dont il dispose, utilisez un « time timer » ou une horloge analogique.  Vous pourriez par exemple poser un autocollant sur l’horloge (ex. : « Lorsque la grosse aiguille arrivera sur le chiffre 12, ton temps sera écoulé. »). Si l’enfant n’a pas terminé, ne le pénalisez pas. Vous pouvez lui ajouter du temps. Cela l’aidera à développer ses habiletés de gestion du temps.
  • Utilisez un chronomètre. Certains enfants apprécient utiliser un chronomètre, que ce soit sur le four ou sur les téléphones intelligents. Le chronomètre peut motiver certains enfants à terminer la tâche avant le son de l’alarme. Par contre, cet outil peut rendre certains enfants anxieux. Ils deviennent préoccupés par le temps et ne mettent pas l’énergie nécessaire sur la tâche à accomplir. Dans ce cas, il est préférable d’éviter l’utilisation du chronomètre.
  • Enseignez-lui à utiliser son agenda. L’agenda est un outil essentiel pour l’enfant qui a des difficultés de planification. Cela dit, il est important de lui montrer comment faire pour l’utiliser efficacement. Voici quelques trucs :
    • Si vous choisissez l’agenda, essayez d’avoir un modèle dans lequel on peut visualiser une semaine à la fois. Ainsi, votre enfant peut anticiper les examens et travaux à remettre.
    • Faites un suivi quotidien.
    • Collaborez avec l’enseignant pour développer un système qui assurera que les devoirs et leçons sont bien notés dans l’agenda. Parfois, il est possible de donner une responsabilité de « vérificateur » à un élève fort dans la classe.
    • Lorsque l’enfant n’a pas de devoirs, invitez-le à écrire « Pas de devoirs », ce qui vous permettra de vous assurer qu’il ne les pas oubliés.
    • Lorsque votre enfant a de l’étude pour un examen, suggérez-lui de noter « Étude pour examen de… » les deux jours qui précédent l’examen.
    • Invitez votre enfant à se créer un code de couleur. Il pourrait par exemple attribuer une couleur à chacune des matières. Ce code de couleur peut être utilisé dans l’agenda, mais il peut aussi être utile pour la répartition des cartables et des cahiers.

Références

  • Béliveau, M.-C. (2014) Au retour de l’école…La place des parents dans l’apprentissage scolaire. Montréal : Éditions Ste-Justine, 3e édition
  • Branstetter, R. (2013). The every thing parent guide to children with executive functioning disorders. Massachussets: AdamMedia
  • Célérier, P. et Mazeau, M. (2010). Jeux au carrefour du langage et des fonctions exécutives. Editions Cit’Inspir
  • Degiorgio, C., Fery, P., Polus, B. et Watelet, A. (?) Comprendre les fonctions exécutives. Centre de réadaptation fonctionnelle Neurologique.
  • Gagné, P.-.P., Leblanc, N et Rousseau, A. (2009). Apprendre…une question de stratégies : Développer les habiletées liées aux fonctions exécutives, Montréal : Chenelière Éducation

À retenir

  • Il existe de nombreuses façons d’aider votre enfant à s’organiser autant sur le plan de son matériel, des tâches scolaires ou de la structure de sa pensée.
  • On peut l’aider à améliorer la gestion du temps par l’utilisation de supports visuels, la catégorisation des tâches à accomplir ou en utilisant un calendrier familial des responsabilités.
  • Pendant les devoirs et leçons, l’élimination des distractions, la bonne utilisation de l’agenda et la visualisation du temps réel à disposition peuvent beaucoup aider.

Élisabeth Boily

Orthopédagogue, M.A., doctorante en éducation

Élisabeth se passionne pour la lecture et l’écriture. Elle termine son doctorat en éducation à l’UQAM et a accompagné de nombreux élèves en orthopédagogie.

Les intelligences multiples selon Nicolas Gauvrit

Nicolas Gauvrit, auteur du livre Les surdoués ordinaires, a livré cette semaine une intéressante contribution à propos de la théorie des intelligences multiples d’Howard Gardner sur le site Scepticisme-scientifique.com.

Dès le préambule de son intervention, le public est averti.

Je préviens tous les formateurs et enseignants, ça va être un petit peu critique.

Après avoir noté que les discussions sur la notion d’intelligence restent ouvertes malgré le fait qu’on utilise depuis plus de 100 ans les tests de QI pour les mesurer, Nicolas Gauvrit constate que la théorie d’Howard Gardner n’a pas été acceptée ni reprise à son compte par la communauté des psychologues. Il donne son point de vue sur les raisons qui sont à l’origine de ce manque d’adhésion, mais aussi sur celles qui, à l’inverse, poussent la communauté des éducateurs à la reprendre à son compte.

D’après Nicolas Gauvrit, les travaux de Gardner reposent plus sur des considérations humanistes ou morales que scientifiques. Il s’agissait pour celui-ci d’émettre une théorie (terme que Nicolas Gauvrit réfute d’ailleurs) qui permette à chaque enfant de se sentir valorisé pour les compétences dont il fait preuve, au-delà de ses résultats purement scolaires.

Je vous invite à écouter les explications très claires et, je dois le dire, convaincantes, de Nicolas Gauvrit et à laisser un commentaire pour donner votre avis sur la question.

Pour écouter l’audio cliquez sur le lien suivant du site ENFANTSPRECOCESINFOS: http://www.enfantsprecoces.info/les-intelligences-multiples-selon-nicolas-gauvrit/?utm_source=Enfants+Pr%C3%A9coces+Info+Lettre&utm_campaign=c62d386d82-Lettre_d_information_du_27_mars_20163_26_2016&utm_medium=email&utm_term=0_79f6f2346f-c62d386d82-131332501&goal=0_79f6f2346f-c62d386d82-131332501

Des logiciels pour s’exercer et réviser sa chimie

Créé le dimanche 27 mars 2016  |  Mise à jour le lundi 28 mars 2016

La chimie et la physique sont des sciences à la fois fascinantes, mais exigeantes : pour décortiquer et comprendre les réactions qui forment ce monde, les deux font appel à une autre science, les mathématiques.

Conséquemment, les étudiants – et même les professeurs – de chimie ne refuseront pas l’aide d’outils qui peuvent faciliter leur apprentissage ou leur  pratique. Nous avons pu tester trois logiciels qui, bien qu’ils partagent tous une présentation plutôt terne, pourront aider les chimistes en devenir dans différentes activités.

 

Une solution complète : ChemMaths

ChemMaths est un logiciel offert en shareware (il faudra donc l’acheter après 30 jours ou 20 utilisations) et uniquement en anglais. Toutefois, il est assez complet. Il permet de convertir près de 300 types d’unités de toutes sortes allant des plus communs (volume, force) à des conversions en temps, en chaleur, etc.

Il calcule aussi des centaines de types d’équations, contient les détails essentiels de près de 400 composés chimiques différents, des tableaux de comparaison, un concepteur de graphique, des fiches d’équations et de notions en chimie et mathématiques en plus de proposer des programmes externes, un petit navigateur Web et même une calculatrice. Une solution tout-en-un qui coûtera 12 dollars américains.

Exerciseurs de physique : SPECAMP

Le second logiciel en est davantage un de physique, mais est conçu par Serge Lagier qui sera aussi le créateur du dernier programme testé. SPECAMP est un logiciel pour lire et analyser des fichiers de spectomètre de façon précise. Il est même possible de comparer facilement deux spectres, de faire des tests sur la longueur d’ondes pour la justifier, d’identifier des molécules correspondant à un spectre en particulier, etc.

En fait, contrairement au précédent logiciel, celui-ci est davantage pensé pour une utilisation en classe ou pour effectuer des travaux pratiques en physique. D’ailleurs le site officiel du logiciel donne des références de travaux pour inspirer des professeurs à utiliser SPECAMP.

Cependant, attention, le logiciel a été conçu d’avantage pour les versions Windows plus anciennes (par exemple, XP). Ceux sur Windows 10 auront peut-être un peu plus de mal à faire tourner le logiciel.

Exerciseurs de chimie : RéaChim

Le dernier logiciel, RéaChim, est conçu d’abord et avant tout pour tester les apprenants du collège et du lycée à équilibrer des équations chimiques (moléculaires, ioniques) ou à travailler sur l’avancement d’une réaction chimique. Le tout est chronométré et évalué sur une note de 20 que le professeur pourra consulter par la suite.

Si le logiciel comprend près d’une vingtaine d’exercices d’équations et 3 d’avancements de réaction, il est tout à fait possible pour un professeur d’en créer lui-même à partir du logiciel. Il lui faudra seulement créer et enregistrer la série d’exercices afin que les apprenants puissent la charger avec le logiciel.

De plus, RéaChim contient des éléments de références comme un tableau périodique des éléments, un simulateur de représentation dynamique d’une réaction chimique, un glossaire des atomes et des scientifiques les ayant découvert et d’autres outils.

Sans être aussi complet que ChemMaths, RéaChim est une belle base de références sur la chimie qui permet à la fois de se renseigner et de se pratiquer ou s’exercer sur les connaissances acquises. Les professeurs qui utilisent pour le logiciel pour la première fois ne devront pas se surprendre du fait qu’il arrivera fréquemment que le logiciel demande un mot de passe.

Il faudra alors laisser le champ vide et cliquer sur Ok. Toutefois, il est possible et conseillé de le changer afin que seul l’utilisateur et les apprenants aient accès aux différentes fonctionnalités.

Références

Catherine, Justine. « 10 Logiciels De Maths Et De Physique-chimie Pour Devenir Un Vrai Scientifique. » Logitheque.com. Dernière mise à jour : 25 mars 2015. http://www.logitheque.com/articles/10_logiciels_de_maths_et_de_physique_chimie_pour_devenir_un_vrai_scientifique_871.htm.

« ChemMaths. » ChemEng Software Design. Consulté le 23 mars  2016.http://www.cesd.com/chempage.aspx.

« RéaChim. » Sciences Et Informatique. Consulté le 23 mars 2016. http://www.sciences-edu.net/chimie/reachim/reachim.htm.

« SPECAMP : La Spectroscopie Au Format JCAMP. » Sciences Et Informatique. Consulté le 23 mars 2016.http://www.sciences-edu.net/physique/specamp/specamp.htm.