Archives mensuelles : avril 2016

Le sentiment d’abandon

Comment le sentiment d’abandon influence-t-il notre vie ?

sentiment d'abandon

Suite à l’article de Cristina Marques publié récemment sur le blog, et à l’intérêt énorme que ce sujet a suscité parmi vous, “En quête de Bonheur” a demandé à quelques coachs de donner des pistes complémentaires pouvant aider les personnes souffrant de dépendance affective.

Dans ce cadre, basé sur son expérience et son vécu, An-Sofie Green, propose à travers cet article, de parler du sentiment d’abandon, ce besoin vital d’être aimé à tout prix, qui pourrait parler à certaines personnes, déclencher peut-être chez elles une prise de conscience sur les raisons de cette dépendance, ou tout simplement leur offrir un rayon de lumière qui leur indique qu’il y a bien une sortie au bout de ce long tunnel…

Le sentiment d’abandon, c’est quoi ?

C’est un sentiment qui naît le plus souvent pendant l’enfance. Le contexte ? Un père, une mère parti, décédé ou juste trop occupé pour s’occuper de nous. Un manque terrible d’attention, d’amour ou juste l’impression de ne compter pour personne, de ne pas avoir sa place, une charge trop lourde pour un enfant. Et voici qu’apparaît une blessure profonde au fond de nous, qui ne fera que se creuser, années après années, impossible à exprimer tant elle fait mal. Alors on s’habitue à vivre avec. On peut juste percevoir, si on prête l’oreille, une petite voix qui s’élève et qui dit au fond de nous : « Plus jamais ça, j’ai besoin d’amour, je ne veux plus être abandonné ». Adolescent puis adulte, nos choix amoureux vont être influencés par cette tendance qui ne nous quittera pas jusqu’à ce qu’on la déniche et qu’on la supprime. Cette tendance, c’est celle de se faire aimer, coûte que coûte, pour apaiser notre petit enfant qui souffre encore terriblement, qui n’a pas pu vraiment grandir et s’épanouir dans ces conditions, qui va nous faire adopter des comportements incompréhensibles et nous faire faire des choix parfois désastreux au cours de notre vie.

Quelles conséquences ? Comment le sentiment d’abandon peut-il nous amener à vivre également des relations toxiques ?

En grandissant, afin d’apaiser la douleur de l’abandon, notre petit enfant, encore blessé, apeuré peut nous amener à développer des attitudes diverses, mais qui répondent souvent à 2 schémas principaux.

  1. Le schéma du distant, froid, parfois manipulateur, celui qui se protège de tout pour ne pas souffrir.
    Dans ce cas, nous évitons absolument d’aimer ceux ou celles susceptibles de nous quitter, nous faire revivre cet abandon, raviver la blessure profonde qu’on tente d’oublier. Nous devenons alors froids, distants, manipulateurs pour juste éviter de tomber amoureux. Nous nous marions avec un homme ou une femme qui nous admire, nous encense, dont nous sommes sûrs(es) qu’il ou elle ne nous quittera jamais. Nous devenons des séducteurs, multipliant les conquêtes, transformant nos partenaires en objet pour ne pas se mettre en danger. Nous pouvons même développer une certaine perversion, pour lier l’autre à nous et ainsi s’assurer de son attachement… Cela nous rassure ! Nous ne sommes pas heureux, bien-sûr mais nous avons l’impression de maîtriser tout, d’échapper à la souffrance de notre petit enfant, souffrance que nous tentons de dissimuler tant bien que mal. Cependant, ce qu’on ne réalise pas, c’est que nous souffrons quand même, d’une autre manière, en faisant du mal à ceux et celles qui nous entourent et nous aiment ; en s’empêchant de vivre en harmonie avec notre entourage, en s’empêchant d’aimer vraiment. Et un jour ou l’autre, c’est sûr, nous serons confrontés à nos démons, car nous ne pouvons pas nous mentir indéfiniment et fuir tout une vie sans se faire rattraper.  Un jour ou l’autre, c’est sûr, cette douleur va réapparaître, travestie et violente et nous fera chanceler.
  2. Le schéma du dépendant affectif, qui va tout faire pour se faire aimer et tout accepter pour ne jamais se faire quitter.
    Dans ce cas, nous devenons alors la proie de ces manipulateurs qui nous font croire, un jour qu’on est l’amour de leur vie, pour ensuite nous jeter, nous maltraiter. Tant qu’ils ne partent pas définitivement, l’espoir alors demeure. « Il , elle nous aime, si ! » nous crie notre enfant apeuré, qui accepte alors 90% de maltraitance pour 10% d’amour fou, de passion, de démonstration d’intérêt… Car il appelle amour tout ce qui ressemble à de l’affection. Tout ce qui lui donne l’illusion que, même pour 15 secondes, il est aimé éperdument. Ces quinze secondes, cependant, se transforment bien vite en enfer, car bien sûr, ces relations là ne font que rejouer l’abandon indéfiniment et détériorer encore plus l’estime de soi. Dans une relation de couple, nous sommes toujours celui qui  accepte tout, même l’inacceptable pour ne surtout pas se faire quitter. Les femmes sont souvent dans ce schéma-là car elles veulent maintenir le nid familial qui symbolise plus que tout l’amour que leur petit enfant n’a pas eu en assez grande quantité.

relation toxiqueAlors oui, c’est incroyable et cela peut paraître paradoxal mais dans une relation toxique, le manipulateur et le manipulé peuvent souffrir du même mal : ce sentiment d’abandon qui leur font jouer des rôles toute leur vie, dont ils sont esclaves.
Ils tentent tous les 2 , chacun à leur manière mais de façon complémentaire (c’est pour cela qu’ils s’attirent autant !), de régler et de faire taire leur souffrance. Ils n’y arriveront pas, bien sûr, en répétant leurs comportements compulsifs , téléguidés, qui ne font que répondre à leur peur incontrôlée de se faire quitter et leur désir absolu de se faire aimer, à n’importe quelle condition. Ces comportement se retrouvent aussi, de la même façon, dans le domaine professionnel, familial ou amical. Ce sont les même règles, les mêmes schémas, les mêmes enjeux.

Comment guérir et reprendre sa vie en main ?

La première étape, obligatoire, bien entendu, est de se rendre compte de qui se joue dans nos relations, de mettre à jour ce sentiment d’abandon qui nous fait faire de mauvais choix et dont nous sommes prisonniers. Il faut ensuite développer beaucoup de bienveillance et d’amour pour notre petit enfant qui souffre terriblement. Il faut le câliner, le prendre dans ses bras, le rassurer. Le couvrir d’amour. Il n’a besoin que de cela.

J’ai ressenti, jusqu’à seulement quelques années en arrière, ce sentiment d’abandon. L’impression, enfant, de ne pas avoir été aimée par un père qui avait fait sa vie ailleurs et qui avait accepté l’interdiction de sa nouvelle femme de me revoir. Une maman, qui j’en suis sûre aujourd’hui, m’a toujours aimée, mais qui ne savait pas l’exprimer. Cela a généré chez moi, adulte, dans mes relations amoureuses, une certaine froideur, une peur de m’abandonner à l’autre et des choix amoureux, pour la plupart, qui ne me correspondaient pas mais qui me rassuraient. J’ai réussi, après un travail thérapeutique, à exprimer à mes deux parents le manque d’amour de mon petit enfant blessé. Ils m’ont dit, chacun à leur manière, qu’ils m’avaient aimé pourtant, mais que cela avait été compliqué pour eux aussi. Leur réponse m’a fait un bien fou, en me libérant de mes croyances d’enfants qui avaient jusque-là énormément influencé ma vie. J’ai réussi, petit à petit, grâce à un énorme travail sur moi, à m’aimer, à me respecter, à prendre soin de moi. Cela a changé ma vie, mes comportements et je suis aujourd’hui avec un homme que j’aime profondément et qui me correspond sur tous les plans. Je ne suis plus à la recherche permanente dereconnaissance, ou de relations amicales et mondaines superficielles qui me donnaient l’impression que j’existais pour les autres, que j’étais importante pour eux/elles, alors que ce n’était pas le cas !

La route fut longue, difficile. J’ai souffert mais ce travail sur moi a amené des changements positifs dans ma vie. Mes relations aujourd’hui sont plus restreintes mais plus vraies. Cela m’a permis je crois aussi, de ne plus transférer ce poids de l’abandon à mes enfants, et casser ainsi la « chaîne » héréditaire ! Car ce sentiment d’abandon, non pris en charge, peut passer d’une génération à l’autre et affecter nos enfants de la même manière si on ne le traite pas. Car nos enfants se construisent à travers ce qu’ils perçoivent de nous et nos comportements les influencent bien plus que nos propos.

Je pense aujourd’hui à toutes ces femmes, ces hommes qui souffrent dans des relations toxiques, en tant que victime ou même manipulateur parce qu’elles/ils sont incapables d’aimer, de s’aimer.

femme blessee

Regardez au fond de vous vos blessures, celles de l’enfance, celles plus récentes peut-être.
Faites-vous aider, mais apprenez à vous aimer. Apprendre à vous aimer, c’est l’étape la plus importante. Ne perdez pas de temps à trouver chez l’autre les causes de votre mal, à essayer de comprendre pourquoi il se comporte de la sorte, pire, à essayer de le changer, de le « soigner ». Si vous souffrez, c’est au fond de vous qu’il faut agir.

Lisez cet extrait d’un texte de NYOSHUL KHEN RINPOCHE (1932-1999) « Il faut d’abord réaliser que la vraie cause de la souffrance ne se trouve pas à l’extérieur de soi, mais à l’intérieur. […] C’est pourquoi la véritable pratique spirituelle consiste à s’occuper de son propre esprit. L’esprit est très puissant, il peut créer le bonheur comme le malheur, le paradis comme l’enfer ».

Ça ne sert à rien d’essayer de régler le problème de l’autre. Le jour où vous serez guéri(e), l’autre, même avec les pires intentions, n’aura plus aucun pouvoir sur vous. C’est cela que vous devez atteindre. Ne jouez pas non plus les victimes, cela n’a jamais aidé personne à aller mieux. Bien au contraire. Vous ne ferez qu’encore plus attirer les « bourreaux » ou les « sauveurs » et vous conforter dans ce rôle là. Prenez votre vie en main et apprenez à vous aimer, comme la première des priorités.

Si vous vous aimez, personne ne pourra vous abandonner. Vous êtes adultes. Votre conjoint a le droit de vous quitter, de ne plus vous aimer, ce n’est pas de l’abandon. Vous n’êtes plus un bébé, un enfant qui a besoin de se construire avec l’amour des autres. Une rupture, c’est juste une page qui se tourne pour vivre quelque chose qui vous correspond mieux. Vous ne resterez plus avec ceux qui vous font souffrir, vous n’accepterez plus l’inacceptable, sous prétexte de recevoir à certains moments, des cadeaux, de l’affection ou des paroles qui ne sont là que vous vous manipuler et vous lier plus à eux.

Si vous vous aimez, vous n’aurez plus envie de fuir les personnes que vous pourriez aimer passionnément. Vous n’aurez plus besoin de manipuler les autres pour les rendre dépendants, et essayer de croire que vous êtes irrésistible ! Vous n’essaierez plus de multiplier les conquêtes pour fuir votre manque d’amour.

couple amoureuxSi vous vous aimez, vous attirerez ensuite ceux et celles qui vous aimeront, vous respecteront.
Et vous vivrez en totale cohérence avec ce que vous êtes.

Apprenez à vous aimer pour vous libérer de ce sentiment d’abandon qui peut faire de votre vie un enfer.

Vous seul avez la clef !

Echangez avec ceux qui ont vécu des expériences similaires, exprimez vous, entre-aidons nous ! Et ensemble, modifions notre trajectoire, transformons notre vie, transformons le monde et celui de nos enfants.

An-Sofie Green

l'histoire de Laurence

Nous vous proposons d’aller voir le documentaire/interview vidéo que nous avons réalisé et dont les propos ont été recueillis par An-Sofie Green : “Dépendance affective et relation toxique, l’histoire de Laurence”

 

 

L’espace privé d’An-Sofie Green (nouveauté)

Cliquez sur l’image pour vous rendre sur la page membre de l’espace privé d’An-Sofie Green

où elle vous offre un bonus complémentaire au dernier article que nous venons de publier sur le sentiment de culpabilité !

Inscription rapide et gratuite

An-sofie Green - pub

Cliquez sur l’image pour me rejoindre dans mon espace privé dans lequel vous pourrez me poser des questions, me laisser vos remarques, réactions ou témoignages.

Je vous y attends avec impatience.

An-Sofie Green

Téléchargez GRATUITEMENT le cadeau d’An-Sofie Green
Les 4 clés essentielles pour plus d’harmonie dans votre vie

les-4-cles

An-Sofie Green

An-Sofie Green

DicoDys

La dyslexie est un trouble spécifique de l’apprentissage qui touche environ trois enfants par classe soit un million en France. Cependant nous pouvons en compter davantage car malheureusement tous ne sont pas détectés. L’enfant, se trouvant en âge d’apprendre à lire et à écrire rencontre alors de nombreuses difficultés. C’est pourquoi nous avons eu l’idée et l’envie de mettre nos compétences et la technologie au service de ces personnes. En effet, nous avons réalisé une application : un dictionnaire orthographique avec une approche phonétique plutôt qu’alphabétique. Celle-ci sera basée sur le Grand Eureka des éditions de Boeck avec leur accord préalable.

Selon l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), la dyslexie est une difficulté durable et sévère d’apprentissage, d’acquisition de la lecture et de son automatismechez des enfants sans déficience intellectuelle, normalement scolarisés, indemnes detroubles sensoriels et de trouble psychologique préexistants. Le diagnostic nécessite un décalage de 18 mois dans l’apprentissage de la lecture et de l’écriture.

Il ne faut pas catégoriser la dyslexie comme la conséquence d’un défaut éducatif, d’une intelligence déficiente ou d’un blocage psychologique mais d’une particularité d’un cerveau extraordinaire. La neurologie nous permet aujourd’hui de mieux expliquer cette particularité. La dyslexie est un trouble neurologique. On ne peut pas en guérir, cependant, on peut contourner les difficultés en exploitant les capacités cognitives intactes. Les élèves souffrent d’un défaut de maturation d’un mécanisme cérébral spécifiquement chargé de traiter le langage écrit. Il ne faut pourtant pas faire l’amalgame entre échec scolaire et dyslexie.

http://www.dicodys.fr/index.html

Comment rendre les leçons amusantes ?

Les enfants sont présentement dans le dernier « sprint » de leur année scolaire. Avec le beau temps qui est à nos portes, il peut s’avérer difficile d’être aussi discipliné dans les études, autant pour les enfants, que les parents. Pourtant, cette dernière étape est la plus importante.

Aujourd’hui, je vous parle de la méthode que j’utilise depuis la rentrée de mon plus vieux à la maternelle. J’en ai à ce jour un en 3e année et un autre à la maternelle. Jusqu’à aujourd’hui, cette méthode fonctionne très bien.

Mon système consiste à ne pas passer trop de temps officiel sur ce qu’on appelle les devoirs et leçons. Quand je dis officiel (c’est un moment prédéterminé, à la même heure et même journée à chaque fois). Les enfants sont jeunes, vont à l’école toute la journée et ont généralement envie de s’amuser en revenant de l’école, comme nous les adultes aimons relaxer et passer à autre chose après le travail.

Concernant les devoirs, j’attends ici par devoirs; les exercices devant être complétés et remis aux professeurs. Ils se font sur environ 2 jours, sur une période de 15-20 minutes pas plus, généralement le lundi et mardi. Le nombre de jours et de temps alloué est établi selon l’âge, la quantité de devoir (parce qu’elle varie d’un professeur à l’autre) et la capacité de concentration de votre enfant. C’est le seul moment que j’appelle « officiel », qui fait partie de la routine, à laquelle l’enfant s’attend.

Comme le temps passé assis à faire des devoirs est peu important, ceux-ci sont généralement très coopératifs, ce qui rend la tâche agréable. Petit truc pour les parents ayant un peu plus de temps en matinée, le matin serait la meilleure période pour faire les devoirs.

Les fameuses leçons…

En ce qui attrait aux leçons, qui comprend : étude des verbes, multiplications, additions, mots de dictées, chiffres, lettres, …

Je vous conseille premièrement de cibler les points forts et faibles de vos enfants. Les forces, nous les oublions, pas besoin de réviser ou de passer du temps sur de la matière déjà acquise par votre enfant.

Pour les points à travailler, utilisez le jeu. Vous verrez que tous auront beaucoup plus de plaisir à apprendre et l’apprentissage sera plus efficace. Votre enfant risque même d’en redemander.

Je vous dresse ici une liste de plusieurs exemples de jeux à faire pour les leçons :

  • En auto, profitez de ce moment pour : compter les autos rouges, trouver des objets qui commencent par la lettre T, conjuguer le verbe rouler, …
  • Avec un paquet de cartes (mon plus petit a des cartes de pirates qu’il adore !), faites des combinaisons de chiffres, des additions ou multiplications en vous servant des chiffres écrits sur celles-ci et remettez de l’or (que vous aurez bricolé avec votre enfant) à chaque bonne réponse. C’est un des jeux préférés de mon garçon de 6 ans pour apprendre les nombres jusqu’à 100.
  • Écrivez des petits mots surprises à votre enfant à mettre sur leur lit, dans leur boîte à lunch, sur leur bureau, … pour la lecture.
  • Faites lire et/ou écrire la liste d’épicerie à votre enfant.
  • Demandez à votre enfant d’épeler un mot de dictée, de répondre à une multiplication ou une addition n’importe quand dans la journée, sans que ce soit un moment officiel. Ça peut être pendant le souper, en prenant une marche, en dessinant, …
  • Lors de la collation; si j’ai 4 carottes, 8 brocolis et 2 poivrons, j’en mange 1 de chaque, combien reste-t-il de légumes ?
  • Pendant que votre enfant saute à la corde, demandez-lui de conjuguer le verbe sauter ou de compter le nombre de sauts qu’il fait.
  • Votre enfant aime les écrans ? (ipad, tablettes, téléphones intelligents), télécharger des applications d’apprentissage, il y a un vaste choix, selon les besoins.

Bref, utilisez le jeu et votre imagination pour rendre l’apprentissage agréable.

naoetlenaik

Quelques petits trucs pour encourager la lecture !

  • Visitez la bibliothèque de votre cartier, passez-y 30 min, durant lesquelles les enfants et vous bouquineront. Profitez-en pour ramener quelques livres à la maison.
  • Prévoyez des moments de lecture en famille durant lesquelles toutes la famille a son livre (autant les tout-petits que les adultes). Les enfants sont très influençables. En observant leurs parents lire, ils seront tentés de vous imiter.
  • Faites-leur lire des choses pratico-pratique de la vie; une recette, des instructions, les boîtes de céréales, …

Une astuce supplémentaire venant de mon grand de 8 ans :

  • Trouvez des livres auxquels votre enfant peu s’identifier. Exemple : Max n’aime pas lire (si votre enfant n’aime pas lire), Rose fait du ballet (si votre fille pratique ce sport).

Je pense sincèrement que l’apprentissage doit se faire dans un environnement, sain et agréable, sans tension entre le parent et l’enfant, afin que celui-ci continu à apprécier ces moments. Que l’enfant puisse être fier de lui, de ce qu’il a accompli. IL est important de reconnaître les forces et bons coups de votre enfant lorsqu’il vous fait signer un examen par exemple, afin de lui donner envie de réussir davantage.

Et vous, quels sont vos trucs pour les devoirs et leçons ?

Par Daphné, Vie de fille

 

Le cerveau de l’adolescent : un grand chantier

Le cerveau de l'adolescent est un grand chantier

Que se passe-t-il dans la tête des ados ? David Gourion, psychiatre et docteur en neurosciences nous explique qu’au-delà des changements psychologiques, c’est une tempête cérébrale qui se joue dans la tête des 12-25 ans.

Vidéo accessible en cliquant sur le lien suivant: https://youtu.be/EFjtTdtoLEE

Source : Follie passagère

 

Des chercheurs américains ont essayé de mieux comprendre le fonctionnement de notre mémoire en menant sept expériences avec des étudiants. Ils ont trouvé une technique facile et efficace

Une astuce toute simple pour booster sa mémoire

Le cerveau est l’un des organes les plus compliqués que nous possédons et les scientifiques essayenpoint faDans notre monde, un an s’est écoulé depuis la fin de Le Lion, la Sorcière blanche et l’Armoire magique. On retrouve les quatre enfants (Lucy, Edmund, Susan et Peter) à Londres, en 1941, alors qu’ils se rendent à leurs écoles respectives pour une nouvelle année scolaire. Mais tout à coup ils sont happés, et se retrouvent dans une île qu’ils n’ont jamais vue auparavant. En explorant l’île, ils découvrent le palais où ils étaient rois et reines, dans le passé. Le temps est passé beaucoup plus vite à Narnia que dans notre monde. Près de ndre son fonctionnement. Mais ce super-ordinateur qui contrôle notre corps et nos émotions a un yons de retenir, notre capacité de stockage n’est jamais fiable à 100%.

Mais d’après une étude publiée par la revue Journal of Experimental Psychology, une astuce très simple suffit à renforcer notre capacité de mémorisation : dessiner. Un groupe de chercheurs américains, dirigés par le psychologue Jeffrey Wammes, a mené sept expériences avec différents groupes d’étudiants. Tous les tests étaient basés sur la mémorisation de 80 mots très simples et faciles à dessiner, comme un ballon, une fourchette, une poire ou une chaussure.

Retenir deux fois plus de mots

Les volontaires ont essayé de retenir ces mots soit en les écrivant, soit en les dessinant, soit en listant leurs caractéristiques. Peu importe la variation utilisée d’une expérience à l’autre, le résultat était toujours le même : dessiner les objets aide à mieux les retenir. La différence est flagrante, puisque les étudiants ont retenu deux fois plus de mots dessinés que de mots écrits. Mais les chercheurs n’en ont pas encore compris la raison.

Certains estiment que le dessin demande un niveau de concentration élevé, qui favorise le processus de mémorisation, ou que le fait de dessiner prend plus de temps que l’écriture. Mais les différents tests menés par les auteurs de l’étude infirment ces théories. Les scientifiques vont poursuivre leurs travaux pour tenter d’y voir plus clair, mais ils sont certains d’une chose : pour booster votre mémoire, prenez un crayon et dessinez !

Quels sont nos besoins fondamentaux ?

Eric Berne, fondateur de l’analyse transactionnelle, dénombre trois besoins fondamentaux qui se manifestent dès la naissance :

 

  • le besoin de stimulations
  • le besoin de signes de reconnaissance
  • le besoin de structure

Parent-3

Le besoin de stimulations :

Ce domaine concerne essentiellement le domaine sensoriel. Un bébé a besoin non seulement de nourriture, mais aussi delumière, de couleurs, de sons, d’odeurs qui activent les fonctions sensorielles.

Eric Berne a identifié ce besoin à partir des expériences de Spitz.

René Spits a suivi pendant plusieurs années deux groupes de nouveaux-nés :

– l’un d’un orphelinat où les bébés étaient coupés du monde et une seule infirmière s’occupait de sept enfants.

– l’autre dans un établissement semblable situé dans une prison où la mère prisonnière pouvait prodiguer chaque jour à son enfant soins et affection et où les enfants pouvaient observer les autres enfants et le personnel durant la journée.

A l’âge de 4 mois, le développement des enfants étaient quasiment identiques (avec même une légère avance pour le premier groupe). Mais dès la première année écoulée, les performances motrices et intellectuelles des enfants de l’orphelinat avaient pris un grand retard comparativement à celles des enfants de la prison, se montrant également moins curieux, moins enjoués et plus sujets aux infections. Durant leur deuxième et troisième année, les enfants élevées par leur mère dans la prison avaient un développement comparable à ceux élevés dans une famille normale à la maison, parlant et marchant avec assurance. Par contre, dans l’orphelinat, seulement deux enfants sur vingt six étaient capables de marcher et de bredouiller quelques mots. Depuis cette étude pionnière, de nombreuses autres expériences ont montré à quel point des privations sensorielles et sociales survenant lors de certaines périodes critiques au début de l’enfance pouvaient avoir des conséquences catastrophiques sur le développement ultérieur de l’individu. (source)

Pire que cela, un enfant qu’on ne touche pas et à qui on ne s’adresse pas dépérit et risque de mourir.

La privation affective, c’est ainsi que la nomme René Spitz, a des effets dramatiques.

Le besoin de stimulations est vital. Il s’illustre par des échanges sociaux (attention, dialogue, écoute,…) et une intimité physique.

Ce besoin demeure omniprésent y compris chez l’adulte. Le stimuli de contacts sont nécessaires à la survie physique et les stimuli sans contact jouent un rôle prépondérant dans la survie psychologique. Ce constat est valable à la fois dans le domaine personnel et professionnel.

 

Le besoin de signes de reconnaissance :

Ce besoin s’inscrit dans la suite logique du précédent. La quantité des signes de reconnaissance attendus dépend des individus, de leur histoire, de leur situation ou de leur âge.

Agnès Le Guernica explique que les signes de reconnaissance sont :

Verbaux ou non-verbaux.

– j’ai remarqué que tu avais aidé ton ami. J’apprécie quand tu agis ainsi.

 

Inconditionnels : ils sont donnés sans condition et concernent l’être.

– je t’aime tel que tu es.

 

Conditionnels : ils sont donnés pour ce que la personne a fait ou ce qu’elle a.

 

 

Positifs ou négatifs : selon que l’émetteur exprime l’intention d’être agréable ou désagréable.

 

Une chose est sûre, les signes de reconnaissance sont gratuits et il est toujours possible d’apprendre à les donner, les demander, les refuser, les accepter ou s’en donner soi-même.

Leur impact dépend de la sincérité avec laquelle ils sont émis et de leur tonalité (négative ou positive).

 

Le besoin de structure :

Nous sommes normalement habitués à être structurés dès notre naissance.Eric Berne a surtout développé la structure du temps et la structure du groupe. Nous allons nous concentrer sur la première et je vous invite à découvrir la seconde dans le livre d’Agnès le Guernic.

 

Il y a six manière s de structurer le temps :

– le retrait : nous nous isolons et nous nous privons des signes de reconnaissance de notre environnement.

– le rituel : il s’agit par exemple de saluer selon un rituel pratiqué par tous. « Salut, ça va ? ». On accorde à l’autre un moment d’attention stéréotypé. Les rituels ne procurent que peu de signes de reconnaissance.

– le passe-temps : on parle de tout et de rien. On s’adonne parfois à la critique. Le passe-temps permet de localiser les futures relations plus épanouissantes. C’est alors une sorte de « stade préliminaire d’observation ».

– l’activité : elle concerne la vie professionnelle, les activités de loisirs et la gestion de la vie quotidienne. L’activité est propice  aux échanges de signes de reconnaissance du fait du nombre de contacts possibles. C’est dans ce temps d’activité que les attentes sont importantes et que des salariés peuvent souffrir justement de ne pas recevoir suffisamment de signes de reconnaissance pour leur travail.

– le jeu psychologique : ce sont des séquences comportementales répétitives et non conscientes mises en place lors des apprentissages relationnels de l’enfance, dont l’aboutissement confirme chacun dans l’idée qu’il se fait de sa valeur et de son rôle. Ils produisent surtout des signes de reconnaissance négatifs. Les disputes de couple en font partie. D’ailleurs, ces jeux psychologiques parasitent le dernier point : l’intimité et la proximité.

– l’intimité ou la proximité : elle implique confiance et bienveillance réciproques. Paradoxalement, l’intimité est redoutée car la confiance a souvent été écornée par une mauvaise expérience passée. Cette intimité donne cependant du sens et de l’intérêt à notre vie.

site « Cultivons l’optimisme »

Un bel outil pour les enfants… et même les parents

Ariane Hébert estime que le premier diagnostic de TDA/H est souvent posé entre 5 et 12 ans.

Lancement du livre « Le TDA/H raconté aux enfants »

TDAH. « Ça va trop vite dans ma tête, je ne suis pas capable de me concentrer ». Ces phrases, la psychologue Ariane Hébert les a entendues souvent de la bouche d’enfants atteints d’un trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H). Afin de donner des outils aux parents pour expliquer ce trouble à leur enfant, Mme Hébert lançait récemment son deuxième livre, Le TDA/H raconté aux enfants.

« C’est rare que j’annonce moi-même le diagnostic à l’enfant et souvent, les parents ne savent pas trop quoi leur dire. La documentation disponible reste du côté scientifique, alors pour quelqu’un qui ne connait pas ça, c’est du sport. Là, autant le parent que l’enfant peut consulter le livre dont le langage est adapté aux enfants d’âge scolaire », détaille l’auteure et psychologue.

Ariane Hébert, qui se spécialise en évaluation de la santé mentale auprès des adultes et des enfants, estime que le premier diagnostic de TDA/H est souvent posé entre 5 et 12 ans. Avant ces âges, la maturité du cerveau est loin d’être stabilisée et les outils de détection ne sont pas suffisants.

« Avec les animaux, je voulais trouver un pôle positif pour appuyer le pôle négatif parce que les interactions des enfants atteints d’un TDA/H sont souvent négatives et ainsi, ils perdent de vue qu’ils ont des qualités », explique celle qui a inclus un chat-garou, une tortuette et une sautabeille pour illustrer l’état d’esprit de son petit lecteur.

Des trucs

Tout comme dans son premier livre, TDA/H la boîte à outils, Ariane Hébert, elle-même maman de deux enfants présentant un TDA/H, propose une fois de plus des trucs à la portée des enfants et des parents dans sa nouvelle publication.

Ainsi, Léo, neuf ans, qui a longtemps eu l’impression d’être différent à cause de son impulsivité et ses sautes d’humeur, amène son lecteur à le suivre dans son quotidien illustré, tout en lui proposant des astuces pour modifier ses comportements non-souhaités.

« Il y a moins de préjugés qu’auparavant entourant le TDA/H, mais il y en a encore beaucoup. Les nouveaux parents sont à l’aise d’en parler et plus informés, mais ils sont plus jugés par des personnes plus âgées », observe la spécialiste qui se réjouit toutefois que le fait d’avoir un enfant présentant un TDA/H n’est plus automatiquement synonyme de mauvaise pratique parentale dans l’esprit des gens.

Le TDA/H raconté aux enfants est publié aux Éditions de Mortagne. Il est sorti en librairie le 13 avril.

Hebdo Rive Nord

Le stress

Définition du stress

  1. Le stress correspond à toute condition qui perturbe l’homéostasie physiologique et psychologique.
  2. Le stress cible spécifiquement les aires du cerveau impliquées dans la coordination de la cognition et des émotions : l’hippocampe, le cortex préfrontal et l’amygdale. Ces aires à risque seront celles où l’on va retrouver une atrophie ou un dérèglement fonctionnel au cours du vieillissement.Définition du stress

 

 

 

Stress et neuroplasticitéStress et neuroplasticité

  1. De nombreux travaux ont montré l’existence de modifications structurales qui illustrent le concept de neuroplasticité dans différentes situations expérimentales de stress.
  2. Les modèles animaux utilisés pour reproduire ces situations de stress s’échelonnent à partir de conditionnements relativement simples (stress de contention, nage forcée) pour évoluer vers des situations de plus en plus complexes (« chronic mild stress ») faisant intervenir un paramètre psychosocial (« learned helplesness » ou stress de résignation acquise).
  3. On peut aussi citer les modèles de stress prénatal ou post natal qui s’appuient sur l’hypothèse « neurodéveloppementale ».
  4. Tout stress n’est pas forcément négatif. Le stress aigu a toujours été au centre de nos réactions de survie et, par extension, de nos réaction d’hypervigilance et d’excellence. En revanche, le stress chronique active au long cours le système limbique et conduit à l’épuisement de notre système de défense et de survie.
  5. Le stress joue un rôle central dans la fragilité dépressive. Chez l’animal soumis à des situations de stress chronique, les études cytologiques révèlent une régressions des arborisations dendritiques, avec une perte de connexions interneuronales et un déficit de la neurogénèse de l’hippocampe. Cette atrophie hippocampique serait liée notamment aux effets neuronaux du stress, qui induit une augmentation de la libération de glutamate et diminue l’activité du facteur de transcription CREB et du facteur neurotrophique BDNF. Cette atrophie hippocampique, comparable à celle retrouvée dans les études post mortem et dans les examens en imagerie chez des patients déprimés, s’explique aussi par la perte gliale (cf. figure) et par une atrophie neuronale, en lien avec une « neurotoxicité dépressive ».

image: http://www.neuroplasticite.com/wp-content/uploads/2014/10/hippocampe.jpg

 

 

L'hippocampeL’hippocampe

Rôle de l’hippocampe

  1. L’hippocampe est la structure cérébrale dont les liens avec la symptomatologie dépressive ont été les mieux démontrés. L’hippocampe participe à des fonctions aussi essentielles à la vie relationnelle que la régulation de l’humeur, l’acquisition des connaissances et de façon plus générale, à l’adaptation d’un individu à son environnement. Chez l’homme, des dommages hippocampiques bilatéraux entraînent une amnésie antérograde, ce qui suggère l’implication de l’hippocampe dans l’acquisition de nouvelles informations. Il a une fonction spécifique à la mémoire déclarative, dans laquelle un effort conscient de souvenir est requis.

image: http://www.neuroplasticite.com/wp-content/uploads/2014/10/neuroplasticite-hippocampe.jpg

Neuroplasticité et hippocampeNeuroplasticité et hippocampe

  1. Les études d’imagerie morphologiques, montrent une diminution du volume de l’hippocampe chez les sujets déprimés et ce, indépendamment de l’âge et du sexe. De plus, la fréquence des épisodes dépressifs et la durée de l’épisode passée sans traitement antidépresseur sont inversement corrélées à la taille de l’hippocampe : plus la durée des troubles est longue, plus l’hippocampe est petit. On retrouve d’ailleurs des troubles de la mémoire narrative chez les patients déprimés, qui sont eux-mêmes corrélés à la durée totale passée en dépression objectivant de manière clinique ces altérations anatomiques. Le gyrus denté est une région hippocampique particulièrement intéressante dans les troubles thymiques. En effet, il s’agit d’une des rares zones susceptibles de synthétiser de nouveaux neurones à l’âge adulte. Or cette neurogenèse est perturbée lors d’un épisode dépressif et certains traitements antidépresseurs sont susceptibles de la restaurer. Ces données récentes donnent à l’hippocampe un rôle central dans la physiopathologie des troubles thymiques et de leur traitement.

image: http://www.neuroplasticite.com/wp-content/uploads/2014/10/cortex-prefontal.jpg

Le cortex préfrontalLe cortex préfrontal

Rôle du cortex préfrontal

  1. A l’inverse des structures du système limbique qui dominent notre comportement lié aux émotions, le cortex préfrontal est en charge de notre capacité d’adaptation. C’est le cerveau de l’intelligence, de l’esprit d’initiative, de la prise de décision, du sang-froid. Des lésions de ces régions sont susceptibles d’induire des symptômes ressemblant à la dépression, comme la perte de flexibilité cognitive, le ralentissement psychomoteur et le manque de spontanéité, la dysphorie (inquiétude avec agitation maladive) ou l’anhédonie.

image: http://www.neuroplasticite.com/wp-content/uploads/2014/10/neuroplasticite-cortex-prefrontal.jpg

Neuroplasticité et cortex préfrontalNeuroplasticité et cortex préfrontal

  1. Les études d’imagerie cérébrale montrent une diminution de volume de la substance grise chez les sujets déprimés au sein de différentes régions cérébrales et en particulier le cortex préfrontal. De plus, on observe grâce à l’IRM fonctionnelle un hypofonctionnement au niveau préfrontal avec une diminution du flux sanguin et du métabolisme du glucose. Le cortex préfrontal n’est donc plus suffisamment actif pour contrecarrer nos réactions émotionnelles, il y a une rupture de l’équilibre avec l’amygdale hyperactivée. Les patients déprimés ne sont plus capables de faire face à leurs émotions, de prendre des décisions ou d’adapter leur comportement.

image: http://www.neuroplasticite.com/wp-content/uploads/2014/10/amygdale.jpg

Rôle de l'amygdaleL’amygdale

Rôle de l’amygdale

  1. Structure en forme d’amande située près de l’hippocampe, l’amygdale joue un rôle essentiel dans la gestion de nos émotions et en particuliers nos réactions de peur et d’anxiété. Siège de nos émotions les plus primitives, l’amygdale reçoit des afférences directes de différentes modalités sensorielles et se projette sur de nombreuses régions cérébrales, comme l’hippocampe ou l’hypothalamus. L’action amygdalienne a donc un rôle de survie car c’est elle qui nous fait réagir en une fraction de seconde à la suite d’un stimulus menaçant. L’amygdale a également un rôle important dans la reconnaissance des émotions. Les patients victimes de lésions bilatérales de l’amygdale souffrent d’une véritable anesthésie des émotions et ne connaissent plus ni l’angoisse ni le plaisir.

image: http://www.neuroplasticite.com/wp-content/uploads/2014/10/neuroplasticite-amygdale.jpg

Neuroplasticité et amygdaleNeuroplasticité et amygdale

  1. Le fonctionnement amygdalien est perturbé lors d’un épisode dépressif. En effet, on observe une augmentation de son volume chez des sujets pris en charge pour un premier épisode dépressif. Les études d’imagerie fonctionnelle mettent en évidence une réactivité amygdalienne plus importante chez les sujets déprimés au cours de la présentation de stimuli à forte charge émotionnelle, confirmant ainsi le rôle de cette structure dans la régulation des émotions. La perturbation du fonctionnement amygdalien est ainsi responsable des symptômes que l’on retrouve chez les patients déprimés : une agitation anxieuse, une irritabilité, une hypervigilance, des réactions de sidération fréquentes.

Conclusion

  1. Au cours d’épisodes dépressifs, on observe de nombreuses modifications structurales, fonctionnelles et même cellulaires au niveau des structures impliquées dans la gestion de l’humeur et des émotions : l’hippocampe, l’amygdale et le cortex préfrontal. Parmi ces modifications, il a été retrouvé notamment une diminution du volume hippocampique et une diminution de l’activité du cortex préfrontal associées à une raréfaction de l’arborisation dendritiques et des connexions interneuronales. Les travaux de Sheline ont d’ailleurs montré une corrélation entre la diminution du volume de l’hippocampe et les antécédents dépressifs, ce qui suggère que les modifications de la structure même de notre cerveau sont à l’origine de récidives dépressives.
  2. Les manifestations cliniques de ces altérations diffèrent selon la structure concernée. Les altérations hippocampiques se manifestent par des troubles de la mémoires et de la concentration, l’hyperactivation amygdalienne se traduit par une anxiété et une irritabilité et l’inhibition préfrontale entraîne un tableau clinique complexe dans lequel les patients sont ralentis, manquent de motivation et d’initiative.
  3. Ces données montrent bien le caractère neurotoxique de la dépression et l’importance de prendre en charge en profondeur cette maladie pour obtenir une meilleure qualité de rémission.
  4. Une prise en charge neuroprotectrice et neuroréparatrice permettrait de restaurer et prévenir les dommages causés par les épisodes dépressifs, en relançant une neurogénèse fonctionnelle, en stimulant l’arborisation dendritique et en restaurant les connexions synaptiques. La reconstitution d’un réseau neuronal efficace pourrait réduire la vulnérabilité des patients déprimés et ainsi prévenir activement la survenue de récidives dépressives.

Read more at http://www.neuroplasticite.com/mecanismes/stress/#qwmCbSo0zjOl7yR6.99

Souffre-douleurs… ils se manifestent – INFRAROUGE

Boloss ». « Sale pute ». « Connard ». « T’es qu’une merde ». Grosse vache ». « PD » …
Ces insultes, mais aussi les humiliations, les brimades, les mises à l’écart, les rumeurs, les crachats, les coups… Une violence physique et/ou morale. Infligée de façon répétée. Et en plus ça dure longtemps…
Par un ou plusieurs élèves. Avec en prime, les réseaux sociaux comme complices. C’est ça le harcèlement scolaire. Ce film est un manifeste contre cette violence à l’école, dans les collèges et les lycées.
Ca concerne des dizaines de milliers d’élèves. Certains en meurent.

Ce documentaire risque de vous choquer.

Un film inédit d’Andrea Rawlins-Gaston, réalisé par Laurent Follea et Andrea Rawlins-Gaston
Une production Capa Presse : Guylaine Loquet

La plateforme de témoignages autour du harcèlement scolaire est ici :http://www.francetv.fr/temoignages/ha…
Vous y trouverez des témoignages, des informations pratiques et des solutions pour faire face au harcèlement.

Tout sur le syndrome entéropsychologique et les troubles DYS

On le dit souvent dans l’univers médical, les cellules nerveuses et les certaines cellules digestives sont intimement liées. N’avez-vous jamais eu des maux de ventre avant un examen ? De la nausée face à la peur ? Ces manifestations psychosomatiques montrent bel et bien le lien existant et indéfectible entre le psychique et l’estomac et prouve mieux que n’importe quelle expérience qu’un trouble cérébral et psychologique peut provoquer ou s’accompagner d’un trouble digestif !

syndrome entéropsychologiqueOù veut-on en venir ? Au fait que les troubles de l’apprentissage sont souvent dus à des troubles cérébraux. Et que si on se base sur ce qu’on vient d’apprendre ci-dessus, ils peuvent également avoir des impacts sur le fonctionnement du système digestif de la personne qu’ils touchent. Et devinez quoi ! C’est le cas !

Après avoir guérir son fils de l’autisme, c’est en étudiant des centaines d’enfants et d’adultes souffrants de pathologies neurologiques, de trouble de l’apprentissage en particulier, que le Dr Natasha Campbell-McBride a découvert des pathologies digestives chez les personnes souffrant de TDAH, de dyslexie, de dyspraxie, de dysgraphie, de dysorthographie et de dyscalculie ! Elle a baptisé ce trouble : « le syndrome entéropsychologique », plus connu sous l’abréviation « le syndrome GAP », qui signifie en anglais « Gut And Psychology Syndrom ».

Qu’est-ce que le syndrome entéropsychologique ?

Si on décompose entéropsychologique, on obtient deux mots :

  • Entéro, qui vient du mot grec ancien « ἔντερον, enteron » et qui signifie « intestin » ;
  • Psychologie, qui vient des mots grecs psukhê, qui signifie âme, et logos, qui signifie parole et qui détermine l’ensemble des disciplines étudiant les activités mentales et comportementales d’une personne, en tant compte de son environnement.

Étymologiquement, le syndrome entéropsychologique est donc un ensemble de symptômes de trouble intestinal, relié à un ensemble de symptôme de trouble psychologique. On peut aussi parler d’un trouble simultané du cerveau et de l’intestin !

Le GAP Syndrom, selon le Dr Natasha Campbell-Mc Bride, est le dénominateur à toutes les pathologies qui touchent de près ou de loin le système cérébral de l’être humain. « Jusqu’à présent, je n’ai jamais rencontré d’enfants atteints d’autisme, de TDA/H, d’asthme, d’eczéma, d’allergies, de dyspraxie ou de dyslexie qui ne présentent pas de troubles digestifs » confie-t-elle pour expliquer comment elle a découvert le pot aux roses.

Troubles digestifs et troubles cérébraux : quel est le lien ?

La présence de cellules nerveuses dans le système digestif explique bien des choses ! Selon les scientifiques et les recherches faites dans ce sens, les résultats semblent tous confirmer que tout part, en réalité, du ventre de l’enfant ! En d’autres termes, c’est l’état de son système digestif qui conditionne son état mental, et par conséquent, les troubles repérés au niveau du système cérébral trouvent leurs origines « dans les intestins » !

Malheureusement, ce lien entre le cerveau et les intestins n’est pas souvent considéré, ce qui ne permet pas une prise en charge efficace de troubles mentaux et cérébraux. Philippe Pinel, psychiatre français de renommée a d’ailleurs déjà évoqué ce fait en 1807 : « Le siège de la folie se trouve communément au niveau de l’estomac et des intestins. Et pourtant, la grande majorité des psychiatres n’accordent toujours aucune importance au système digestif de leurs patients » a-t-il déploré.

Comment se manifeste le syndrome entéropsychologique ?

Les manifestations sont les mêmes aussi bien chez l’enfant que chez l’adulte souffrant de trouble DYS : des sensations de ballonnement, des coliques, des flatulences, de la constipation, des diarrhées, un déséquilibre de l’alimentation, des coliques, un comportement alimentaire déplorable, l’incapacité à ingérer certains aliments… Elles se manifestent de manière irrégulière et extrêmement variée chez les patients, minimes chez certains, parfois graves chez d’autres.

le syndrome entéropsychologiqueSelon les explications du Dr Natasha Campbell-McBride, les premiers symptômes apparaissent à l’âge du sevrage, c’est-à-dire aux environs de deux ans pour les enfants à qui on a donné le lait maternel jusqu’à cet âge. « C’est à partir de l’âge de deux ans que la majorité des enfants atteints du syndrome GAP vont commencer à devenir difficiles en matière d’alimentation, à refuser bon nombre d’aliments et à préférer en général ceux qui sont riches en sucres rapides et en amidon », explique-t-elle.

Mais ils peuvent également apparaître bien avant, dès lors que le bébé passe du lait maternel au lait en poudre ou aux aliments plus consistants, c’est-à-dire aux environs du sixième mois.

On remarque alors chez ces tout-petits des troubles digestifs comme les reflux, les coliques et les diarrhées que les pédiatres attribuent facilement à des problèmes de digestion ou à une intoxication alimentaire, mais rarement à un problème au niveau cérébral.

Quels impacts ont ces symptômes sur le système cérébral ?

Un professeur japonais très connu, Kazudzo Nishi, affirme que 10 % des pathologiques psychiatriques étaient dues à une « intoxication intestinale », ce qui est également le cas pourtant quand on parle de syndrome entéropsychologique. Fait confirmé par le Dr Natasha Campbell-McBride lorsqu’elle explique que le système digestif des patients atteints du GAP Syndrom représentait « une source importante de toxicité » pour son organisme.

L’ivresse alcoolique due aux levures !

Pourquoi ? Comment ? Selon ses explications, lorsque la flore intestinale est déséquilibrée, elle produit des neurotoxines qui vont passer dans le sans à travers l’intestin grêle, et qui vont envahir tout l’organisme, dont le cerveau. C’est le cas des levures par exemple qui vont transformer les glucoses dans l’organisme du patient en « fermentation éthylique ». Une fois répandu dans le corps, l’alcool ainsi produit va provoquer des symptômes d’ivresse chez la personne qui n’a pourtant pas bu !

Le principal problème étant que, si on n’empêche pas la prolifération des levures, il continuera à transformer le glucose en alcool et la personne touchée se trouvera « dans un état d’ébriété permanent », qu’elle soit un enfant ou un adulte. L’avez-vous remarqué d’ailleurs ? L’enfant hyperactif l’est dix fois plus après avoir ingurgité des aliments riches en glucides ! Aussi incongru que catastrophique que cela puisse paraître, il est tout simplement « ivre ».

Les effets opioïdes de la caséine et du gluten

symptôme tdahCe n’est sans doute pas la première fois qu’on vous déconseille de donner trop de caséine et de gluten à votre enfant DYS. Mais savez-vous réellement pourquoi ?

Le fait est que la caséine et le gluten sont très peu tolérés par l’organisme des personnes souffrant de trouble DYS. Cette intolérance entraîne une mauvaise digestion de ses substances, que l’organisme va s’empresser de déstructurer chimiquement en substance opioïde. Une fois transformés ainsi, la caséine et le gluten vont agir sur le cerveau comme le feraient la morphine et l’héroïne. Résultat : après un repas riche en gluten et/ou en caséine, les symptômes du trouble de l’apprentissage dont votre enfant souffre se détériorent. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il « drogué » !

Malheureusement, c’est dit sans la moindre exagération ! L’analyse des urines des personnes atteintes de TDA/H, d’autisme et autres troubles cérébraux a permis de constater la présence assez importante de glutéomorphines et de casomorphines. Or, ces peptides sont généralement créés suite à l’ingestion de céréales et de lait !

Peut-on guérir d’un syndrome entéropsychologique ?

Une guérison totale n’est pas impossible si la médecine se donnait la peine d’étudier cet aspect des troubles DYS de plus près. Malheureusement, du fait de la négligence de l’importance du système digestif dans l’apparition des symptômes de trouble de l’apprentissage et autres pathologies mentales, il n’existe pas à ce jour de traitement approprié. D’ailleurs, cette hypothèse, malgré la grande découverte du Dr Natasha Campbell-McBride, n’a toujours pas été exploitée.

Le mieux que vous pouvez faire, à ce jour, pour diminuer les symptômes de votre enfant DYS est de faire attention à son alimentation. S’il souffre de Trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité, vous trouverez des conseils sur son alimentation dans cet article : « TDAH et alimentation : les 10 aliments qu’il faut limiter ! »

Dys-positif.fr  Astuces pour DYS +