Un bel outil pour les enfants… et même les parents

Ariane Hébert estime que le premier diagnostic de TDA/H est souvent posé entre 5 et 12 ans.

Lancement du livre « Le TDA/H raconté aux enfants »

TDAH. « Ça va trop vite dans ma tête, je ne suis pas capable de me concentrer ». Ces phrases, la psychologue Ariane Hébert les a entendues souvent de la bouche d’enfants atteints d’un trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H). Afin de donner des outils aux parents pour expliquer ce trouble à leur enfant, Mme Hébert lançait récemment son deuxième livre, Le TDA/H raconté aux enfants.

« C’est rare que j’annonce moi-même le diagnostic à l’enfant et souvent, les parents ne savent pas trop quoi leur dire. La documentation disponible reste du côté scientifique, alors pour quelqu’un qui ne connait pas ça, c’est du sport. Là, autant le parent que l’enfant peut consulter le livre dont le langage est adapté aux enfants d’âge scolaire », détaille l’auteure et psychologue.

Ariane Hébert, qui se spécialise en évaluation de la santé mentale auprès des adultes et des enfants, estime que le premier diagnostic de TDA/H est souvent posé entre 5 et 12 ans. Avant ces âges, la maturité du cerveau est loin d’être stabilisée et les outils de détection ne sont pas suffisants.

« Avec les animaux, je voulais trouver un pôle positif pour appuyer le pôle négatif parce que les interactions des enfants atteints d’un TDA/H sont souvent négatives et ainsi, ils perdent de vue qu’ils ont des qualités », explique celle qui a inclus un chat-garou, une tortuette et une sautabeille pour illustrer l’état d’esprit de son petit lecteur.

Des trucs

Tout comme dans son premier livre, TDA/H la boîte à outils, Ariane Hébert, elle-même maman de deux enfants présentant un TDA/H, propose une fois de plus des trucs à la portée des enfants et des parents dans sa nouvelle publication.

Ainsi, Léo, neuf ans, qui a longtemps eu l’impression d’être différent à cause de son impulsivité et ses sautes d’humeur, amène son lecteur à le suivre dans son quotidien illustré, tout en lui proposant des astuces pour modifier ses comportements non-souhaités.

« Il y a moins de préjugés qu’auparavant entourant le TDA/H, mais il y en a encore beaucoup. Les nouveaux parents sont à l’aise d’en parler et plus informés, mais ils sont plus jugés par des personnes plus âgées », observe la spécialiste qui se réjouit toutefois que le fait d’avoir un enfant présentant un TDA/H n’est plus automatiquement synonyme de mauvaise pratique parentale dans l’esprit des gens.

Le TDA/H raconté aux enfants est publié aux Éditions de Mortagne. Il est sorti en librairie le 13 avril.

Hebdo Rive Nord

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