Archives mensuelles : août 2016

La dyscalculie, la difficulté à apprendre les mathématiques, affecterait autant d’enfants que la dyslexie

Les enfants qui ont beaucoup de mal avec les mathématiques pourraient souffrir d’un trouble neurocognitif qui empêche l’acquisition des concepts de base en arihtmétique, selon une étude publiée dans la prestigieuse revue Science. Un enseignement spécifique devrait être mis en place pour les enfants souffrant de dyscalculie, l’équivalent de la dyslexie mais pour les mathématiques, réclament les auteurs de la publication. La dysclaculie, est aussi fréquente que la dyslexie avec une prévalence atteignant 7% de la population, mais qui a été totalement négligée. Cependant un effort mondial de scientifiques et d’éducateurs ont permis d’établir les réseaux neuronaux permettant l’acquisition des mathématiques et donc de révéler les anomalies, au sein de ces réseaux, dont souffrent les personnes atteintes de dyscalculie.

Les recherches menées en neuroscience  ont montré quels types d’aides étaient indispensables à retenir les concepts mathématiques les plus simples. Cela peut être réalisé avec un enseignement spécialisé et des logiciels utilisant le jeux et capables de s’adapter au niveau de compétence de l’enfant.

Des indicateurs communs d’une dyscalculie sont d’utiliser ses doigts pour une simple addition, bien au delà de l’âge habituel pour cela. Un individu identifié comme ayant une dyscalculie mènera certaines opérations de manière bien différentes des individus normaux :

– Pour dire quelle est la plus grande carte entre un 5 et un 8, l’individu atteint de dyscalculie compte les symboles sur les cartes,
- Pour placer une carte à jouer 8 en séquence entre un 3 et un 9, il compte les espaces entre les deux pour bien placer le 8,
- Pour compter les nombres entiers par ordre décroissant  à partir de 10, il compte de1 à 10 puis de 1 à 9, puis de 1 à 8…
-  Pour compter de 10 en 10 à partir de 70, il compte 70,80,90, 100, 200, 300….

Pourtant à ce jour, nombreux sont ceux qui n’ont jamais entendu parlé de la dyscalculie. Pour le Pr Brian Butterworth, co-auteur de la publication dans la revue Science, la dyscalculie est un handicap aussi important que la dyslexie. L’état de Californie compterait autant d’enfants atteints que l’Angleterre et pourtant la maladie est totalement ignorée du ministère de la santé : le site internet du ministère n’offre aucune indication pour les enseignants ou les parents, “C’est comme si le gouvernement voulait nier son existence”, insiste le Pr Butterworth.

Comme la dyslexie, les enfants naissent avec la dyscalculie, qui pourrait être hérité de manière génétique, mais dont la localisation sur les gènes n’a pas encore été identifiée. Pour le Pr Diana Laurillard, autre Co auteur du travail, qui travaille à Londres “Ce n’est pas parce que la dyscalculie est un d’origine génétique, que rien ne peut être tenté. Comme pour la dyslexie, un enseignement adapté peut être utile. Dans notre institut d’éducation nous avons mis au point des logiciels destinés à aider les enfants atteint de dyscalculie”.

Les scientifiques savent maintenant ce qu’est la dyscalculie. Un des enjeux dorénavant est de coordonner les méthodes d’aide à l’apprentissage et d’évaluer les résultats permettant d’en réduire les conséquences sur les enfants qui en sont atteints.

En France, le site internet du ministère de l’éducation ne connait pas la “dyscalculie”. Combien d’enfants en sont atteints dans les écoles Françaises? Faudra t-il autant de temps pour la reconnaitre et la traiter que cela fut nécessaire pour la dyslexie?

Source

Dyscalculia: From Brain to Education
Brian Butterworth, Sashank Varma and Diana Laurillard
Science, 27 May 2011: Vol. 332 no. 6033 pp. 1049-1053

Crédit Photo Creative Commons by jimmiehomeschoolmom

20 phrases à dire à nos enfants pour surmonter leur peur de l’échec

PAR · 9 AVRIL 2015, Apprendre à éduquer

Les français sont caractérisés par une grande peur de l’échec car on nous répète souvent enfants : « Il est interdit de se tromper ! » (voir cette vidéo). Voici 20 phrases à répéter à nos enfants pour les aider à surmonter la peur de l’échec :

1. Il n’y a jamais d’échec, il n’y a que des expériences. – Michaels Claeys

2. Les enfants ont le droit de se tromper, ils en ont même le devoir.

3. Si tu n’es pas prêt(e) à te tromper, tu ne trouveras rien d’original. – Ken Robinson

4. Tu t’es trompé, c’est fantastique ! Qu’apprends-tu de cette erreur ? – Jane Nelsen

5. Tu n’y arrives pas ENCORE (voir cet article).

6. Ne laisse personne te dire que tu es bête. – Editions Pour Penser

7. J’ai confiance en ton intelligence.

8. Il n’y a jamais une seule et unique réponse à une question mais plusieurs manières de trouver UNE solution et non pas LA solution.

9. Ne dis pas « si j’y arrive » mais « quand j’y arriverai ».

10. Apprends à échouer ou tu échoueras à apprendre. – Tal Ben Shahar

11. Il n’y a pas d’erreur bête, il n’y a que des erreurs intelligentes. – Audrey Akoun et Isabelle Pailleau

12. L’important est que les choses soient faites, pas parfaites. – Audrey Akoun et Isabelle Pailleau

13. Réfléchir, c’est au moins autant se poser des questions qu’apporter des réponses. – Alain Sotto

14. A l’école, on a le droit de se tromper car on y va pour apprendre.

15. Je vois tel et tel mots écrits sans faute/ je vois 14 mots écrits sans faute/ tu sais déjà faire ça et ça/ tu n’es tombé(e) qu’une fois.

16. Tu l’as fait tout seul !

17. Tu as continué, même quand c’était dur.

18. J’ai confiance en toi. Quand tu seras prêt(e), tu…

19. Je sais que tu trouveras un jour les ressources en toi pour…

20. On apprend dans l’action, pas dans la tête. On ne peut pas s’améliorer tant qu’on n’a pas fait un premier pas. La 40ème essai sera meilleur que le premier. Tu vas continuer à t’améliorer grâce à l’habitude, l’expérience et au retour des gens qui t’entourent.

+ Une petite histoire à raconter aux enfants entendue lors d’un atelier de pédagogie positive qui sont considérés comme « en retard » dans leurs apprentissages :

Je sais que tu vas y arriver. Ça va peut-être prendre plus de temps que pour les autres mais tu peux réussir. C’est comme quand on veut faire le trajet Paris/ Marseille : ça va plus vite de prendre l’autoroute mais on peut très bien y arriver aussi en prenant la nationale. Tout est une question de temps :-).

20 phrases pour surmonter la peur de l'échec

 

Pour continuer votre lecture, je vous propose ces trois articles complémentaires :

4 raisons de considérer les erreurs comme intelligentes

4 ennemis du cerveau quand on apprend

Corriger les erreurs de manière bienveillante

Des ressources pour accompagner vos enfants dans leurs apprentissages :
Donner l’envie d’apprendre

Apprendre Autrement avec la Pédagogie Positive – A la maison et à l’école, (re)donnez à vos enfants le goût d’apprendre

 

Comment pratiquer l’évaluation positive (à l’école et à la maison) ?

pratiquer évaluation positive

blog « apprendre réviser mémoriser »

Pourquoi l’évaluation positive ?

L’évaluation positive se fonde sur plusieurs piliers :

  • L’erreur ou l’incertitude sont normales – elles sont même indispensables.
  • Les punitions face aux erreurs ne font qu’augmenter la peur, le stress et le sentiment d’impuissance inutilement. Les punitions sont néfastes aux apprentissages.
  • La motivation et les encouragements stimulent l’apprentissage. Les meilleurs encouragements résident dans le regard bienveillant des autres et la conscience de progresser, ils ne sont pas synonymes de récompenses.

 

6 manière de pratiquer l’évaluation positive (à l’école et à la maison)

1. Utiliser des encouragements positifs

Valoriser les mots qui sont écrits correctement (« je vois tel et tel mots/ je lis 14 mots écrits sans faute»).

Valoriser le processus (« Tu as écrit une phrase entière/ un paragraphe entier/ X lignes tout seul ! »).

Valoriser les progrès (« ça y est, tu sais écrire tel mot tout seul »).

 

Décrire ce que l’on voit

Tu as l’air satisfait(e)/ content(e)/ fier(e) de ton travail.

Tu as écris toutes les lettres de l’alphabet/ tu connais toute ta table de 6/ tu as écrit 4 mots sans erreurs…

Regarde toutes ces additions justes/ je compte 5 lignes sans erreurs…

Tu sais écrire tel mot avec la bonne orthographe/ tu sais compter jusqu’à 70 tout seul…

 

Remarquer les efforts et le travail de l’enfant

Cela a dû te demander beaucoup de concentration de…

Cela t’a demandé des heures d’efforts de…

C’est la première fois que tu… : quels progrès !

C’est beaucoup de travail de…

Cela a dû être difficile de… Montre moi ce qui a été le plus difficile.

 

Valoriser ce qui est fait correctement

Cela peut passer en tant qu’enseignants ou parents par le fait d’entourer les réponses correctes, de pointer les bonnes réponses, de compter le nombre de réponses justes…

 

2. Considérer les enfants comme des « traqueurs d’erreurs »

Faire comprendre à l’enfant qu’il peut se faire confiance

Tu as un doute sur l’orthographe de ce mot ? Ecris toutes les orthographes auxquelles tu penses et choisis celle que tu « sens », qui te « parle » le plus.

On dirait que tu as vraiment travaillé dur pour tout faire correctement. Je viens de remarquer quelque chose. On dirait qu’une erreur s’est glissée dans ton travail. Voyons si tu peux la trouver tout(e) seul(e).

Mon petit œil voit une erreur : une petite erreur comme celle là ne peut pas t’échapper encore longtemps !

Tu as trouvé l’erreur !

Cette lettre ressemble beaucoup à cette autre lettre et tu l’as trouvée quand même. Tu es un vrai traqueur d’erreurs.

Tu t’es corrigé(e) tout(e) seul(e) !

Tu es maintenant capable de…

Si l’enfant ne trouve pas, on peut montrer l’endroit de manière de plus en plus précise (paragraphe, puis ligne, puis mot…) où se cache l’erreur.

 

Favoriser l’auto correction

Recevoir un retour d’information immédiat sur l’action en cours est constitutif de l’apprentissage. Plus le retour est proche dans le temps de l’erreur, plus l’action corrective sera efficace et intégrée de manière pérenne.

Il est souvent possible de proposer des exercices ou des activités auto correctives aux enfants.

Au delà du simple corrigé étapes par étapes à disposition, voici quelques exemples d’activités auto correctrices astucieuses et inspirantes :

Source : blog l'école des amours
Source : blog école des amours (http://ecoledesamours.blogspot.fr/2014_12_01_archive.html)jeu pour compter d'inspiration Montessori
Jeu pour compter d’inspiration Montessori

3. Engager l’intelligence des enfants

Ne pas corriger mais laisser l’enfant réfléchir à des alternatives

Je n’arrive pas à te relire. Qu’as-tu voulu écrire ?

Je suis perplexe car je ne trouve pas la même réponse que toi. Comment pouvons-nous faire pour être sûrs de trouver une même réponse correcte ?

Est-ce que tu es d’accord/ tu as besoin que je t’explique comment je m’y suis pris moi ?

On peut ici donner des outils à l’enfant :

  • quelles sont les ressources à disposition (leçons de l’école, rédaction précédente, dictionnaire, Bescherelle, Internet, exercices corrigés…) ?
  • auprès de quelles personnes ressources trouver des informations utiles (papa, maman, papi, l’enseignant, le grand frère ou la grande sœur, les copains…) ?
  • quelle démarche adopter (expérimentale…) ?

 

Apprendre, c’est comprendre pourquoi on se trompe.

 

Inciter l’enfant à se poser des questions

Comment tu t’y es pris ?

Par quoi as-tu commencé ?

Qu’est-ce que tu as fait dans ta tête ?

A quelle leçon/ à quel autre exercice cela te fait-il penser ?

Comment aurais-tu pu faire différemment ?

Qu’est-ce que tu as appris de nouveau ?

 

Faire des suggestions sans juger bien ou mal/ correct ou incorrect

Par analogie – « on écrit le son [eau] dans marteau comme dans bateau ».

En utilisant les familles de mots – « il y a un [t] à la fin de chat car on peut former des mots à partir de chat dans lesquels on entend la lettre muette, comme chaton ou chatte ».

 

En identifiant les raisons de l’erreur – «tu as mis un « s » à la fin de « ils manges » car tu as identifié le pluriel du sujet « ils ». Tu as pensé que « manges » est un adjectif car on met on S à la fin des adjectifs au pluriel. Pourtant, « mange » n’est pas un adjectif. Quelle est la nature de ce mot ? Quelle est alors la règle qui s’applique ?».

 

Il n’y a pas d’erreur bête, il n’y a que des erreurs intelligentes

 

4. Insister sur l’apprentissage réalisé et la prochaine fois

Tu sais comment faire maintenant./ Tu sauras faire la prochaine fois.

La prochaine fois que tu seras dans cette situation, tu sauras à quoi faire attention/ tu sauras quelles questions te poser.

Fais/ écris/ calcule XX… Maintenant, fais/ écris/ calcule XY… Est-ce que tu vois la différence entre les deux ? Regarde là et là. Maintenant, tu connais la différence et tu sais comment faire.

 

5. Faire comprendre à l’enfant que les adultes aussi font erreurs

L’apprentissage est progressif, cela prend du temps. Quand on est adulte, on a parfois oublié qu’on faisait des erreurs enfants.

L’automatisation ne peut se faire qu’avec de l’entrainement.

Les adultes aussi font des ratures et des erreurs d’orthographe. Ils hésitent, rayent, se trompent, se corrigent avant d’arriver à une version finale.

 

6. Avoir une vision positive de l’erreur

Tu t’es trompé. C’est fantastique ! Qu’apprends-tu de cette erreur ?

Tu n’y arrives PAS ENCORE.

J’ai confiance en ton intelligence.

Ne dis pas « si j’y arrive » mais « quand j’y arriverai ».

J’ai confiance en toi. Quand tu seras prêt(e), tu…

Je sais que tu trouveras un jour les ressources en toi pour…

On apprend dans l’action, pas dans la tête. On ne peut pas s’améliorer tant qu’on n’a pas fait un premier pas. La 40ème essai sera meilleur que le premier. Tu vas continuer à t’améliorer grâce à l’habitude, l’expérience et au retour des gens qui t’entourent.

 

5 questions clés pour comprendre rapidement (un cours, une leçon, une démonstration, un théorème…)

« Apprendre réviser mémoriser »

8 août 2016

objectif mémoire

Dans son livre « Objectif mémoire : au lycée et à l’université, (re)trouvez le goût de travailler avec plaisir et efficacité », Hélène Weber propose 5 questions de la compréhension pour mieux comprendre des notions complexes.

 

Ces cinq questions permettent de :

  • comprendre avec précision une connaissance,
  • mémoriser un savoir,
  • réutiliser la connaissance ou le savoir en temps utile.

Plus on arrive à cerner les enjeux d’une connaissance, plus on arrive à l’articuler avec un usage concret, mieux on comprend et plus on retient cette connaissance.

Avant de se poser les cinq questions de la compréhension pour comprendre plus rapidement et plus en profondeur, Hélène Weber conseille de formuler un projet de mémorisation en se demandant :

  • à quoi cette information va-t-elle me servir ?
  • dans quel contexte vais-je pouvoir m’en servir ?

Les cinq questions de la compréhension sont efficaces pour maîtriser toutes sortes de connaissances ou outils complexes (méthode de calcul, notion de philosophie, faits historiques…). Elles pourront aider tout apprenant (enfants et adolescents compris) à comprendre et mémoriser des notions (scolaires ou non) efficacement.

1° question : C’est quoi ?

Il s’agit dans un premier temps de définir précisément le savoir :

    • l’outil/ la méthode/ le fait
    • les termes employés/ la définition des mots
    • le nom des personnes associées (auteurs/ chercheurs/ penseurs…)

2° question : Pour quoi faire ?

Ensuite, vous pourrez mettre en évidence à quoi sert concrètement la connaissance :

    • que permet-elle de mieux comprendre ?
    • quel est l’usage concret qui en a été fait / va en être fait ?

3° question : Comment ?

Recentrez-vous sur votre situation :

    • comment allez-vous utiliser cette connaissance dans une situation de résolution de problème que vous allez rencontrer ?

4° question : Avec quoi ?

Cette connaissance est forcément liée avec d’autres connaissance : quels sont ces liens ?

Les liens peuvent être liés au contexte ou à la discipline.

5° question : Pourquoi ?

    • Dans quelle cadre cette connaissance/ ce savoir/ cet outil/ cette méthode/ ce courant a-t-elle/il été crée(e) ?
    • Quelle est l’origine de cette connaissance ?
    • Pourquoi son auteur en a-t-il eu besoin ?
    • A quels besoins répondait cette découverte ?

 

Dans son livre, Hélène Weber donne l’exemple des cinq questions de la compréhension pourcomprendre rapidement le théorème de Pythagore :

objectif mémoire les cinq questions de la compréhension
Source : Objectif mémoire – Hélène Weber

UNE définition de l’intelligence ?

PAR · 13 NOVEMBRE 2014*Apprendre à éduquer

Dans son livre L’Elément, Ken Robinson raconte qu’il a l’habitude de demander aux participants de ses conférences de noter leur intelligence. Il leur pose cette question : « Quel est votre niveau d’intelligence entre 1 et 10 ? »

Il s’étonne toujours de voir des gens répondre à cette question (la majorité s’évaluant entre 8 et 6) alors que selon lui cette question n’a aucun sens. Il faudrait répondre que la question n’est pas bonne et la remplacer par celle-ci :

Quelle est votre forme d’intelligence ? Comment êtes-vous intelligent ?

Cette question suggère qu’il existe diverses manières de faire preuve d’intelligence.

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UNE définition de l’intelligence ?

Ken Robinson rappelle que les scientifiques n’ont jamais réussi à se mettre d’accord sur une définition unique et commune de l’intelligence. Isabelle Filliozat ajoute dans L’intelligence du coeur que les tests de QI évaluent seulement la maîtrise du langage et de la logique mathématiques. Or l’école met surtout en avant ces deux facultés mentales et c’est en ce sens que les tests de QI ont une valeur « prédictive » de la réussite scolaire. L’intelligence est devenue dans l’esprit commun synonyme de la capacité à répondre à un test verbal et logico-mathématiques. Pourtant, le QI ne mesure pas les différentes formes d’intelligence.

l'intelligence n'est pas synonyme d'aptitude scolaire

Plusieurs théories soutiennent que l’intelligence englobe bien plus que ce que les tests de QI peuvent évaluer.

Les intelligences multiples

Le psychologue américain Howard Gardner définit 8 types d’intelligence (en se gardant de déclarer cette liste ferme et définitive). Il définit l’intelligence comme :

« la capacité à résoudre des problèmes ou à produire des biens ayant une valeur dans un contexte culturel ou collectif précis. Les problèmes à résoudre vont de l’invention de la fin d’une histoire à l’anticipation d’un mat aux échecs, en passant par le raccommodage d’un édredon. Les biens vont des théories scientifiques aux compositions musicales en passant par les campagnes politiques victorieuses. »

Howard Gardner reconnaît les intelligences verbales et logico-mathématiques évaluées par les tests de QI mais il les place à égalité avec les autres. L’éducation devrait traiter chaque type d’intelligence à égalité afin que tous les enfants aient l’opportunité de développer leurs propres capacités et passions.

  • L’intelligence langagière

L’intelligence verbale linguistique est la capacité d’utiliser le langage pour s’exprimer et comprendre des idées. Cette sensibilité aux mots et au langage, aux échanges oraux, à la lecture et à l’écriture est utile aux écrivains mais aussi aux politiciens ou aux enseignants.

  • L’intelligence musicale

L’intelligence musicale repose sur l’acuité de l’oreille et la perception du rythme. Elle peut être utile à un garagiste qui va reconnaître un problème dans un moteur de voiture rien qu’en entendant le bruit qu’il fait !

  • L’intelligence logico-mathématiques

L’intelligence logico-mathématiques est la capacité à tenir un raisonnement logique, à calculer, à analyser.

  • L’intelligence spatiale

L’intelligence de l’espace est la capacité à à se représenter en 3 dimensions, à s’orienter, à avoir un bon sens de l’orientation. Elle est notamment utile aux marins, ingénieurs, chirurgiens, sculpteurs, peintres ou autres architectes. Cette intelligence est par exemple développée par les jeux vidéo :-).

  • L’intelligence kinesthésique

L’intelligence kinesthésique est l’intelligence du corps, la capacité à utiliser le corps pour exprimer des émotions, pour mémoriser une information, pour maîtriser un geste, pour créer. Pensons aux danseurs et aux athlètes mais aussi aux chirurgiens et aux artisans.

  • L’intelligence interpersonnelle

L »intelligence interpersonnelle définit notre relation aux autres : la capacité à comprendre les autres et à travailler avec eux. C’est être intelligent avec les autres !

  • L’intelligence intrapersonnelle

L’intelligence intrapersonnelle est la connaissance de soi-même. Gardner la définit comme « la faculté de se former une représentation de soi précise et fidèle, et de l’utiliser efficacement dans la vie. »

  • L’intelligence naturaliste

L’intelligence naturaliste est la capacité d’observation et de respect de la nature, de reconnaissance, identification et classement des animaux, des plantes, des minéraux.

intelligences multiples

Intelligence analytique, créative et pratique

Robert Sternberg, professeur de psychologie, définit trois types d’intelligence et reconnaît qu’elles sont complémentaires, se retrouvant à des degrés et des intégrations variables chez les individus.

  • L’intelligence analytique

Il s’agit de la capacité à résoudre des problèmes de manière académique et à réussir les tests de QI traditionnels. Ces types de tâches scolaires admettent une seule réponse correcte. Les personnes dont la forme d’intelligence prédominante est analytique sont peu enclins à trouver des idées nouvelles par eux-mêmes.

  • L’intelligence créative

Il s’agit de la capacité à affronter des situations nouvelles et à trouver des solutions originales. L’intelligence créative synthétise des connaissance et compétences existantes et ouvre la voie à des réponses divergentes. Les personnes  dont la forme d’intelligence prédominante est créative ont tendance à se fier à leur intuition mais peuvent obtenir des résultats faibles aux tests de QI standards car ceux-ci ne mesurent pas assez la créativité et l’intuition. Les personnes dont l’intelligence créative est dominante sont celles qui ont le plus de probabilité d’innover, de faire preuve de pensée divergente et de penser « en dehors de la boîte ».

  • L’intelligence pratique

Il s’agit de la capacité à résoudre les problèmes et défis de la vie quotidienne. Cette forme d’intelligence est pratique dans le sens où elle permet de comprendre ce qu’il faut faire dans une situation donnée et de le faire. Pour Sternberg, l’intelligence pratique consiste à appliquer les intelligences analytique et créative aux situations quotidiennes en s’adaptant soi-même ou en remodelant l’environnement.

Intelligence émotionnelle et sociale

Daniel Golemean, psychologue et auteur du best seller Emotional Intelligence, distingue intelligence émotionnelle et intelligence sociale. Elles permettent toutes deux de vivre en harmonie avec soi-même et le monde qui nous entoure.

  • L’intelligence sociale

Nous sommes des êtres sociaux : nous sommes conçus de telle manière que nous avons besoin de contacts, de parler avec les autres, de toucher et d’être touchés physiquement. Les neurosciences montret que nous existons avec, en fonction, grâce, par rapport aux autres. Golemean intègre dans la notion d’intelligence sociale le fait de comprendre l’autre et de faciliter les relations entre les personnes.

  • L’intelligence émotionnelle

Selon Golemean, l’intelligence émotionnelle recouvre des compétences telles que :

– la capacité de se motiver et de persévérer malgré l’adversité et les frustrations

– le contrôle de ses impulsions

– la capacité de différer une satisfaction

– la capacité de réguler son humeur et d’empêcher la détresse d’altérer les capacités de raisonnement

– l’empathie

– l’espoir

Elle englobe les intelligences intra et interpersonnelles de Gardner.

Cerveau du coeur et cerveau viscéral

Selon Robert Cooper, l’intelligence passe par trois cerveaux :

  • le cerveau du crâne

  • le cerveau du coeur

L’intelligence du cœur, chère à Isabelle Filliozat, fait accéder aux motivations profondes, aux émotions vraies chez soi et chez les autres, à l’autonomie. Selon Isabelle Filliozat, l’individu autonome est celui qui se forge ses propres règles de vie, celui qui écoute son cœur.

« L’intelligence du coeur repose sur les compétences à donner, recevoir,demander, refuser. Elle nous demande aussi de savoir écouter les autres, décoder leurs messages et régler nos conflits de manière non violente. »

  • le cerveau viscéral

Des neurones sont présents dans nos intestins . Le ventre est doté d’une intelligence qui lui est propre, bien qu’elle ne soit pas consciente. Or « ce sont surtout des processus inconscients qui sont aux commandes de notre vie – parce que la conscience a toujours une demie seconde de retard sur notre réalité » (source L’intelligence du ventre). Le ventre serait alors « gestionnaire de notre instinct, fournisseur d’informations inconscientes, et régulateur d’états d’âme ». Voilà pourquoi nous parlons de « réactions viscérales ».

L’intelligence des moyens

Dans le livre Réussir, ça s’apprend, Antoine de la Garanderie explique qu’enseigner la variété des moyens intellectuels (et notamment les procédures évocatives) aux élèves pour qu’ils les mettent en pratique leur permet de savoir ce qu’ils ont à faire pour apprendre et comprendre.

Selon lui, tous les enfants peuvent comprendre et apprendre à partir du moment où ils ont pris connaissance de leurs habitudes évocatives, c’est-à-dire de ce qui se passe dans leur tête et seulement dans la leur.

L’habitude évocative est une évocation mentale habituelle de ce qui a été perçue dans l’environnement : cette évocation peut bloquer certains apprentissages, d’autant plus si un enfant n’a pas la même habitude évocative que son/ ses enseignant(s) ou son/ses parent(s).

Selon Antoine de la Garanderie, l’habitude évocative est une structure soit visuelle soit auditive de réalités concrètes, de mots, d’opérations complexes, d’élaborations ou d’inventions.

Certains enfants n’utilisent que des images visuelles, d’autres que des images auditives pour penser. D’autres encore utilisent d’une façon plus ou moins large les deux espèces d’images. Il n’existe ni imbéciles ni incapables : si un enfant ne comprend pas, il faut lui parler dans sa langue.

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3 caractéristiques de l’intelligence humaine (ou plutôt DES intelligences humaines)

Dans son livre L’Elément, Ken Robinson écrit que l’intelligence humaine a eu moins trois caractéristiques principales :

1. La diversité

Les raisonnements verbaux et mathématiques sont seulement deux manières dont l’intelligence se manifeste :

« L’intelligence peut se manifester sous des formes qui ont peu ou rien à voir avec les nombres et les mots. Nous réfléchissons au monde de toutes les manières dont nous l’éprouvons, y compris les différentes manières dont nous utilisons nos sens. »

Ken Robinson indique par ailleurs que nous ne devrions pas nous contenter de solliciter nos cinq sens pour envisager le monde. Il compte quatre autres sens qui viennent enrichir notre impression de faire partie du monde et de pouvoir évoluer en son sein :

– la perception de la température

– la perception de la douleur

– le sens de l’équilibre

– le sens kinesthésique (connaître la position de nos membres et du reste de notre corps dans l’espace et les uns par rapport aux autres).

2. Le dynamisme

Les éclairs de génie surviennent quand on découvre de nouvelles relations entre les événements, les idées et les situations. Ken Robinson cite l’exemple d’Albert Einstein :

« Sa réussite ne vint non pas de la puissance de traitement de son cerveau, mais de son imagination et de sa créativité. »

« Il jouait souvent du violon tard le soir dans sa cuisine, improvisait des mélodies tout en réfléchissant à des problèmes complexes. Telle une inspiration soudaine, la solution lui venait avec la musique. »

3. La spécificité

Chaque individu possède sa propre forme d’intelligence : chaque personne est constituée d’une certaine combinaison d’intelligences dominantes et latentes différente de celle du voisin.

Comment aider les enfants à se servir de leurs intelligences ? Comment mettre en pratique ?

En tant que parents, enseignants, nous pouvons aider les enfants à trouver leurs talents et leurs passions en les encourageant à identifier et à développer leurs formes d’intelligence, en les aidant à répondre à la question :

Comment es-tu intelligent ?

Il s’agit à l’école et à la maison de :

  • identifier la/les forme(s) d’intelligence des enfants en leur faisant comprendre qu’ils sont intelligents chacun à leur manière

Il s’agit d’observer attentivement nos enfants au lieu de leur soumettre un modèle de ce qu’ils pourraient être, et d’essayer de comprendre ce qu’ils sont vraiment. Cela peut passer par des questions comme :

« Qu’est-ce qu’ils aimeraient faire le plus ? »

« Dans quelles activités ont-ils tendance à se lancer eux-mêmes ? »

« Quelles dispositions naturelles semblent-ils avoir ? »

« Qu’est-ce qui les absorbe le plus ? »

« Quels types de questions posent-ils ? »

« Quels types de remarques font-ils ? »

Pour plus de détails sur la manière d’identifier le profil d’intelligences multiples des enfants, voir cette vidéo à ce lien.

  • les autoriser à accéder au monde avec tous leurs sens sans imposer une ou des manières

Ken Robinson insiste sur la connaissance de nos sens car ils affectent notre compréhension du monde et de nous-mêmes. Je trouve en ce sens qu’il rejoint les idées de Maria Montessori qui insiste sur l’ambiance et l’éducation sensorielle.

C’est en variant les expériences de toutes sortes, en apprenant comment se servir de leur corps, de leur sens, en touchant, en manipulant, en écoutant, en sentant, en parlant, en jouant, en regardant, en comptant que les enfants trouveront ce qui leur plait et ce qu’ils savent bien faire.

D’où l’importance de bouger avec les enfants, de faire travailler leurs mains, de leur faire aimer la lecture par eux-mêmes et de leur lire des histoires, de développer leur motricité, de les faire danser, chanter, créer, de leur faire découvrir le monde et la nature, de jouer avec les mots et les nombres de manière informelle, de leur apprendre à respecter leur corps et ceux des autres (par les massages, la sophrologie, le yoga, la méditation de pleine conscience par exemple), de les laisser jouer et de jouer avec eux, de les regarder, de leur parler.

  • les aider à « faire grossir » une forme d’intelligence dont ils ont besoin

La méthode des Octofun, basée sur la théorie des intelligences multiples de Gardner, rejoint cette idée. La famille des Octofuns est un outil à destination des enfants pour que chacun puisse découvrir ses différentes formes d’intelligence , qu’elles soient plus ou moins développées. La créatrices des Octofuns, Françoise Roemers-Poumay, explique aux enfants dès la maternelle qu’ils possèdent en eux des sortes de boules d’énergie et qu’ils peuvent toujours les faire grossir.

octofuns intelligences multiples

Je vous laisse découvrir le principe en vidéo et sur le site www.octofuns.fr

  • de les aider à comprendre ce qui se passe dans leur tête

Pour aider un enfant dans ses apprentissages, deux temps sont importants selon Antoine de la Garanderie :

  • celui de l’évocation mentale (comment je vois et/ou entends une information ?)
  • celui de la mise en projet (pourquoi j’apprends ? quelles valeur je donne à ce que j’apprends ?).

On peut demander aux enfants comment ils font pour se rappeler, s’ils apprennent mieux quand ils écrivent ou quand ils parlent. Il n’y a pas d’un côté celui qui est intelligent et celui qui ne l’est pas mais seulement celui qui connaît le meilleur moyen de saisir une information.

Le livre Réussir, ça s’apprend regorge d’exemples d’enfants qui se pensaient nuls : une jeune fille de 6 ans malentendante suite à un accident de voiture peinait beaucoup à l’école. Elle avait un profil auditif retenant et comprenant mieux les choses entendues que celles vues. Elle utilisait très peu les images mentales visuelles pour évoquer dans sa tête les informations qu’elle recevait. A partir du moment où elle a été capable de se faire des images visuelles, elle a pu progresser. Ses échecs n’étaient pas liés à une incapacité intellectuelle mais à une mauvaise utilisation des moyens intellectuels dont elle disposait. gestion mentale garanderie

Dans une classe où l’institutrice pratique la gestion mentale avec ses élèves, elle propose toujours deux procédures afin que tous les élèves quelque soit leur profil d’apprentissage puissent comprendre la consigne. Par exemple, pour retenir un itinéraire d’un point à un autre, les enfants écrivent, dessinent et lisent les mots correspondants. L’institutrice indique deux manières de procéder : pour les auditifs, elle verbalise les lieux d’étape sur le plan (en haut et à gauche le chateau, en bas et à gauche la boulangerie, à droite au milieu le moulin); pour les visuels, elle les invite à enregistrer visuellement l’image du plan et à mémoriser les mots écrits dessus en même temps.

  • de leur apprendre à faire travailler les différentes formes d’intelligence ensemble

Dans les apprentissages, il est intéressant d’associer plusieurs formes et moyens d’intelligence.

Par exemple, pour retenir une même poésie, des élèves pourront passer par :

  • Des éléments visuels : copier plusieurs fois des passages difficiles, souligner de la même couleur les répétitions de mots ou les rimes, mettre des flèches ou des barres pour identifier les pauses ou les enjambements, illustrer la poésie, faire une photo de la poésie ainsi « travaillée » et l’afficher dans la chambre, voir les mots ou les images d’illustration dans sa tête…
  • Des éléments verbaux : répéter mentalement ou à voix chuchotée les vers, réciter à un camarade ou à ses parents, écouter une autre personne réciter le poème (en direct ou en vidéo), réciter à deux voix (en même temps ou alternativement), chanter…
  • Des éléments gestuels : jouer la poésie comme une pièce de théâtre, mettre en scène l’histoire (avec des objets, des jouets, des peluches…), mimer les émotions ou sentiments évoqués avec les mains, les yeux, le corps, les intonations de la voix…

L’idée essentielle est d’augmenter ce qui se passe dans la tête et dans le corps.

  • de les inciter à créer chaque jour

Pour Ken Robinson, intelligence et créativité sont inextricables :

« On ne peut être créatif sans agir de manière intelligente. De même, la plus haute forme d’intelligence pense de manière créative. »

Pourquoi ne pas inciter tous les jours les enfants à créer une nouvelles chose, à trouver une solution inédite à un problème, à se poser de nouvelles questions ?

Et créer un album de créativité dans lequel consigner chaque soir la création de la journée ainsi que les idées et les sensations associées (sous forme d’écrit, de photo, de dessin, de collage…) ?

la créativité c'est l'intelligence qui s'amuse citation einstein

C’est une des raisons pour lesquelles je publie de nombreux articles sur la créativité chez les enfants et des idées d’activités. Un voici une sélection :

– Parce que stimuler la créativité, c’est stimuler l’intelligence

– 15 idées d’activités ludiques et créatives pour les enfants

– Le livre qui apprend à penser différemment et à faire preuve de créativité : Génie toi-même !

  •  les élever dans le respect de soi et des autres

Pour développer son intelligence du cœur, l’enfant a besoin de voir et d’apprendre l’empathie, l’universalité des émotions, la connaissance de lui-même (reconnaître ses besoins, ses émotions), la communication non violente, l’écoute, le respect, la bienveillance, la compassion, l’encouragement.

Vous trouverez sur le site des ressources qui vous donneront des pistes, des propositions, des idées pour cheminer vers une éducation aussi positive que possible, en sachant bien qu’il n’existe ni parents ni enseignants parfaits mais des adultes « suffisamment bons ».

 

Comment décoder nos croyances et nos peurs qui parasitent nos relations à nos enfants ? (avec Thomas d’Ansembourg)

Apprendre à éduquer

Dans cette vidéo (2min30), Thomas d’Ansembourg nous invite à travailler sur nos croyances et nos peurs en tant que parents. La différence que nos enfants affichent par rapport à nos croyances et nos valeurs peut être une opportunité de mieux les comprendre et de renforcer la relation, à condition de chercher les besoins derrière (les nôtres et ceux de nos enfants).

Nous sommes souvent piégés dans une vision binaire : « Je ne peux pas laisser faire sans réagir, donc je dois l’interdire ».

C’est en constatant que des besoins apparemment contradictoires cohabitent en nous que nous nous libérerons de ce piège :

  • besoin de respecter nos enfants et celui de les protéger,
  • besoin de laisser de la liberté et d’assurer la sécurité.

 

Une fois que nous prenons conscience que ces besoins peuvent cohabiter sans s’opposer, nous pouvons nous situer avec clarté et avec responsabilité individuelle, sans pour autant fermer la relation ou étouffer les enfants.

La communication non violente pourra nous aider à accueillir la différence tout en exprimant nos inquiétudes :

Observation : Quand je te vois sortir habillée comme ça…,

Sentiments : … à la fois je suis heureuse que tu t’autorises à vivre ta liberté et à la fois je suis affolée par l’idée que tu suscites la convoitise de certains et que tu te retrouves dans des situations dangereuses que tu ne saurais pas gérer.

Besoins : J’ai besoin de savoir que tu es bien dans ton corps et dans ton cœur.

Demande : Je voudrais être rassurée sur le fait que tu te respectes toi-même.

 

4 étapes pour accueillir la différence avec nos enfants

Thomas d’Ansembourg propose 4 étapes pour accueillir la différence :

1. Se parler et s’écouter souvent

Voir cet article : Écouter les enfants : 5 principes de base pour une écoute efficace

 

2. Demander ce qu’on veut demander clairement et positivement

Voir cet article : Comment formuler une demande en communication non violente

 

3. Transformer ce qu’il y a à transformer

Voir cet article : 10 manières de préparer ou d’aménager l’environnement familial pour des enfants épanouis

4. Lâcher ce qu’il y a à lâcher

Voir cet article : Ces (petites) choses sur lesquelles j’ai réussi à lâcher prise

 

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être heureux ce n'est pas nécessairement être confortableOn retrouve cette anecdote dans le livre de Thomas d’Ansembourg : Être heureux ce n’est pas nécessairement confortable – Trouver le bonheur et non ce que l’on croit être le bonheur.