Archives mensuelles : octobre 2016

Test : es-tu auditif, visuel ou kinesthésique?

Blog « grandir Zen »

A quoi peut te servir de savoir si tu es auditif, visuel ou kinesthésique? A mieux apprendre. Par exemple, si tu es auditif, tu retiendras mieux ta leçon si tu la répètes à voix haute , ou si quelqu’un te lis la leçon et que tu l’écoutes. Donc il est important que tu saches quel sens tu utilises le plus pour mieux étudier.

Les 5 sens : des antennes pour expérimenter le monde

Nous avons 5 sens : la vue, l’ouïe, le toucher, le goût et l’odorat. Ce sont comme des antennes qui nous donnent des informations sur ce tout qui nous entoure. En général on préfère utiliser l’un ou l’autre de ces sens.

  • Le visuel est celui qui est sensible à ce qu’il voit
  • L’auditif est celui qui est sensible surtout à ce qu’il entend.
  • Le kinesthésique est celui qu est sensible aux sens du toucher (mouvement du corps compris), goût et odorat.

L’idéal est de développer les 5 sens. J’ai créé des exercices pour cela, et je te les expliquerai lors de prochains article. Tu te rendras compte que tu peux être bon dans toutes les matières : si tu as de la difficulté, c’est juste parce que tu n’as pas appris à utiliser tous tes potentiels. 

Mais pour le moment, découvre quel est le sens que tu utilises le plus en répondant au test suivant.

TEST

Réponds aux questions puis compte le nombre de a, b et c.

1. Tu rencontres quelqu’un pour la première fois. Que retiens-tu de cette personne en premier ?
a. La couleur de ses yeux et ses vêtements
b. Le son de sa voix et ce qu’il a dit
c. Le fait que tu te sentes bien avec elle

2. Tu préfères quelle activité :
a. Lire un livre
b. Ecouter de la musique
c. Dessiner

3. Quand je te dis : penses à un poussin. Qu’est-ce qui te vient en premier à l’esprit? 
a. Sa couleur
b. Son piaillement
c. Sa douceur

4. Tu retiens plus facilement par coeur :
a. Quand tu lis un texte
b. Quand tu entends une chanson
c. Les mouvements d’une danse ou d’un sport

5. Quand je te dis « les vagues de la mer » :  
a. Tu vois la mer bleue avec ses vagues
b. Tu entends le son des vagues
c. Tu sens la fraîcheur de l’eau sur ton corps

6. Que dis-tu le plus souvent :
a. Je vois ce que tu veux dire
b. J’entends ce que tu me dis
c. Je sens que tu as raison

7. Imagine toi dans une fête avec plein d’amis :
a. Tu vois la fête et tes amis comme dans un film
b. Tu entends les rires et la musique
c. Tu te sens immédiatement joyeux et détendu

8. Dans ta chambre, qu’est-ce qui est important pour toi?   
a. La décoration
b. Le calme
c. La chaleur et le confort

9. Quand on te raconte une histoire, que se passe-t-il? 
a. Tu imagines l’histoire comme un film
b. Tu aimes qu’on te la raconte avec des changements de voix
c. Tu ressens des émotions et tu te mets à la place du héros

10. Tu te souviens d’un séjour à la mer :
a. Tu te rappelles le paysage et la couleur de ton maillot de bain
b. Tu te rappelles surtout ta crise de fous rires et le cri des mouettes.
c. Tu sens encore la chaleur du sable sous tes pieds

Commentaire

  • Si tu as plus de a, tu es un visuel : donc si tu apprends une leçon, tu dois surtout imaginer le film de ta leçon, ou dessiner des schémas.
  • Si tu as plus de b, tu êtes un auditif : dans ce cas, lis tes leçons à voix haute, chante-les ou fais les lire par quelqu’un.
  • Si tu as plus de c, tu es kinesthésique (goût, odorat, toucher) : tu as besoin de bouger, de dessiner, bref, de mettre ton corps en mouvement et de ressentir des émotions pour retenir tes leçons.
  • Si tu es autant auditif, visuel que kinesthésique alors c’est parfait. Tout doit être plus facile pour toi, tu peux te sentir bien pour étudier dans n’importe quelles conditions.

Conférence de Lausanne: « la pathologisation de l’intelligence, une dérive actuelle? »

Ecrit par Nadine Kirchgessner, blog « Planète surdoués »

Voici  enfin  la vidéo de la conférence de Lausanne !  J’ai placé ma voix sur le Powerpoint pour que ce soit plus clair,  la vidéo dure environ une heure. Il y a eu ensuite plus d’une heure consacrée aux questions.

Ce n’est pas toujours génial d’être un enfant surdoué

Jeudi 27/10/2016, La Provence.com

À 13 ans, Tom, atteint de phobie scolaire suit les cours du Cned à son domicile

Société - Ce n'est pas toujours génial d'être un enfant surdoué
Tom (à gauche) a mal vécu son passage en primaire. Comme son frère, Maël, a été diagnostiqué surdoué. Une caractéristique qui, contrairement à une idée encore répandue, n’est pas forcément un cadeau.PHOTO M.L.

Quelques mois après sa naissance, le comportement de Tom intriguait parfois sa maman. Aguerrie par deux précédents enfants, Sylvie relevait certaines attitudes singulières. Pas de capacités particulières, mais une émotivité différente. « C’est difficile à décrire, tente-t-elle d’expliquer. Je percevais chez lui une grande sensibilité. Aux bruits, aux paroles… Il portait un regard profond sur des éléments du quotidien. » Mais rien pour l’heure ne laissait supposer qu’il s’agissait d’un enfant surdoué. Le verdict tombera bien des années plus tard, à la suite d’une recherche instiguée par une période de souffrance. Comme souvent dans ces cas-là.

Vers 5 ans, durant la dernière année à l’école maternelle où ce Peipinois est scolarisé, Tom finit par dire à sa mère qu’il ne veut plus y aller. Quel enfant n’a jamais dit ça à ses parents ? Tom poursuit ses études en primaire. CP, CE1, CE2 et… CM1 où il fait une dépression. « Il était littéralement au bout du rouleau et avait développé une phobie scolaire. Je ne comprenais pas. Ses résultats scolaires étaient bons et, même s’il était assez solitaire, il comptait trois amis avec qui il s’entendait bien. »

Tom a alors neuf ans et rencontre une psychologue d’Aix spécialisée dans la précocité qui, à l’époque, venait de temps à autre sur Sisteron. Elle ne manifeste aucune surprise à la description de sa situation et lui fait passer le test de WISC IV utilisé au diagnostic d’enfants surdoués. Ce dernier ne laissera aucun doute. Tom n’est pas adapté au système scolaire classique. Comme d’autres enfants comme lui, il est intolérant à l’ennui, à la répétition et aux choses inutiles. Les heures en classes lui sont des plus pénibles. « Pour que tous les enfants réussissent à suivre, un professeur est amené à répéter plusieurs fois la même chose.Les surdoués comprennent du premier coup et à force d’attendre de passer à autre chose, soit ils se dissipent, soit ils s’enfoncent dans l’ennui, comme Tom. »

Bon accueil au collège

Sylvie constate alors que contrairement à une pensée qui reste répandue, être surdoué n’est pas un cadeau. Leur cerveau fonctionne d’une façon différente de ceux des autres. Là où d’autres enfants de son âge s’habillent d’une certaine façon parce que c’est la mode, Tom lui s’habille simplement pour s’habiller parce qu’il ne prête pas aux vêtements d’autres utilités.

De même il ne voit pas l’intérêt de se faire des tonnes d’amis sachant qu’il n’aurait pas l’occasion d’approfondir la relation avec chacun d’entre eux. Les codes de la vie en société lui échappent. « En milieu scolaire il y a trois catégories de surdoués. Un tiers s’adapte, un tiers va briller et un tiers échoue. Tom appartient à la dernière catégorie. » À la suite de son entretien avec la psychologue, Sylvie prend des mesures. Son fils suivra les cours à son domicile grâce au Cned et c’est toujours le cas aujourd’hui. Après lui avoir fait sauter le CM2, ses parents ont tenté de lui faire suivre le collège Paul-Arène. Tom y restera trois jours.

« Il passait de cent élèves à mille élèves privés de tous les camarades qu’il connaissaitet sa phobie scolaire était toujours là. Heureusement, le collège nous a bien accompagnés. La principale semblait très bien informée et nous a fait des propositionscomme un mi-cned, mi-collège. Cela m’a fait plaisir d’autant plus que je culpabilisais de ne pas le mettre au collège. »

Mais finalement la mère et le fils optent totalement pour le Cned. Depuis, Tom va de mieux en mieux mais reste la proie de troubles. Esprit en perpétuel questionnement, hypersensibilité et émotions mal maîtrisées sont son lot. Mais désormais sa mère maîtrise le sujet. Des connaissances qui n’ont pas fini de lui servir, Maël, le frère de Tom âgé de onze ans, vient à son tour d’être diagnostiqué surdoué.

Maxime Lancestre

Ton enfant surdoué

Publié le 25 octobre 2016

enfant lunettes

 

« Je suis la maman d’un enfant différent. Pas différent au sens où on l’entend bien souvent. Non, mon fils ne souffre pas de TSA ni même de TDAH. Pourtant, les défis d’éducation auxquels je fais face apportent eux aussi leurs lots d’inconvénients.

Mon enfant est doué. Pas doué comme dans : « Ah, il est doué en dessin! « . Non, mon fils c’est un HP. Un enfant à haut potentiel. Ce genre d’enfant-là.

Mais, qu’est-ce que ça mange en hiver ça? Des connaissances! Plus de connaissances. Toujours. Plus. De. Connaissances.

Au début je ne savais pas. Comme tout parent je trouvais mon fils intelligent, drôle et parfait avec son esprit vif. Un enfant qui dit ses premiers mots à neuf mois, c’est pas conventionnel, disons-le , mais c’est tellement mignon. Un enfant qui fait déjà de courtes phrases à dix-huit mois, sans fautes de diction et sans buter sur aucun mot, c’est plaisant. Un enfant de deux ans qui a le niveau de langage d’un enfant de quatre ans, c’est spécial mettons, mais quand tu n’as pas de comparatif tout ça peut te sembler pas mal normal.

C’est pour ça que je ne me suis pas posé plus de questions quand, à dix mois, mon fils préférait observer ses pairs avant d’embarquer dans le jeu, en comprenant les règles. Ni quand il faisait des casse-têtes pour deux ans et plus à douze mois. Ni quand, à deux ans et demi, ses questions portaient sur la vie après la mort. Après tout, son arrière-grand-père venait de décéder, normal donc qu’il nous questionne, non ? Aucune lumière ne s’est allumée non plus quand mon fils de quatre ans était hypnotisé devant un documentaire sur la formation de l’univers. Bah quoi, ils font pas tous ça, les enfants ? La télé, ça captive hen ? J’étais naïve.

La période des pourquoi a commencé très tôt aussi. Pis pour la discipline, ce n’était pas gagné je t’en passe un papier. Mon fils est passé maître dans la négociation. Tout est sujet à négociation. Absolument tout. Un simple « Non, c’est comme ça parce que je l’ai dit! » sonne inévitablement le début des pourparlers. Je te laisse imaginer comment un enfant de quatre ans avec un langage presque d’adulte et une volonté d’avoir raison dur comme fer peut te tenir en haleine pendant, pis c’est pas des farces, des heures. J’ai heureusement – ou malheureusement – une bonne tête de cochon et ça se terminait souvent en concours à savoir qui allait avoir le dernier mot. Heureusement, j’en ai gagné plusieurs.

Et puis l’école est arrivée. Comme un cheval au trot. Et mon adorable fils s’est transformé en monstre. Une tornade. Non, un ouragan d’émotions, de crises, de pleurs, d’insécurité, d’opposition. Un volcan en éruption de maman-je-veux-pas-aller-à-l’école-c’est-plate-on-apprend-rien.

T’sais, mon fils pensait apprendre la physique quantique – j’exagère à peine – alors qu’il apprenait plutôt à tenir des ciseaux. D’un ennui to-tal pour mon petit intello. Te dire comment, comme mère, je me sentais dépassée et complètement découragée par la situation. Ouf, et j’avais pas fini.

C’est là que j’ai cherché pourquoi, mon petit bonhomme de cinq ans en avait déjà marre de l’école, et c’est en lisant les caractéristiques des enfants à haut potentiel que j’ai compris. J’ai compris que le cerveau de mon fils est comme une Formule 1 qui doit se conformer et suivre la vitesse d’un escargot.

C’est ça, la réalité de mon enfant dans le système scolaire. Il peut ben détester l’école.

Que fait le système d’éducation pour ces enfants-là? Rien… Ils ne sont pas considérés comme des enfants ayant des besoins particuliers.

Ils sont laissés à eux-mêmes et à leurs parents souvent dépassés. Et moi, je dois, tous les jours depuis quatre ans, essayer de motiver mon fils pour aller à l’école et argumenter que c’est pour son bien alors que c’est de moins en moins vrai.

Il nous faut trouver des stratégies au quotidien pour les dix années à venir pour qu’il reste accroché à l’école afin qu’il y développe son plein potentiel.

Mon fils a huit ans. Mon fils commence à perdre sa soif d’apprendre, il « s’éteint ». Il est blasé.

Mon fils souffre de douance. Et rien n’est prévu pour lui.

Anaïs Leclerc-Gignac
ANAÏS LECLERC-GIGNAC

Enfants surdoués : une nouvelle association d’aide aux familles en Aveyron

Ils représentent 2,3 % des élèves scolarisés. On les appelle EIP (élèves intellectuellement précoces‎), surdoués ou zèbres. Malgré leur haut potentiel, 1/3 sont en échec scolaire à la fin de la 3ème, 70 % ne feront pas d’études supérieures loin, très loin de l’image d’Epinal qu’on s’en fait.

Par Rouzane Avanissian, Publié le 24/10/2016, Accueil Midi Pyrénées

Pauline a été détectée à l'âge de 8 ans.

Pauline a 12 ans. C’est une enfant qui aujourd’hui s’épanouit  dans sa classe de 4ème, au collège Saint-Joseph de Rodez. Mais l’étincelle qui brille dans ses yeux n’a pas toujours été là. Souffre-douleur de sa classe à l’école primaire, incomprise, insultée, frappée,  elle était en décalage permanent avec les autres élèves de son âge. Détectée à 8 ans, elle a pu, grâce à une psychologue bien formée et à un saut de classe, retrouver équilibre et joie de vivre.

LA SOUFFRANCE DES ÉLÈVES INTELLECTUELLEMENT PRÉCOCES

Mais ce n’est malheureusement pas le cas pour tous les EIP (élèves intellectuellement précoces).‎ Même s’ils ne sont pas majoritaires, beaucoup d’entre eux souffrent de mal-être : phobie scolaire, dépression, baisse de l’estime de soi, troubles psychologiques parfois graves. Leurs parents sont souvent victimes d’errance médicale ou confrontés à l’incompréhension, y compris en milieu scolaire. Certains pédopsychiatres nient même parfois jusqu’à la réalité de la précocité, alors que les neurosciences la démontrent scientifiquement.

EN VIDEO / le reportage de Rouzane Avanissian et Luc Tazelmati

Enfants précoces en Aveyron

Une nouvelle association vient de voir le jour en Aveyron pour venir en aide aux familles.

UNE ASSOCIATION D’AIDE EN AVEYRON

Pour accompagner les enfants précoces et leurs parents souvent désorientés, une association s’apprête à voir le jour en Aveyron. Les parents de Pauline s’y investissent beaucoup. L’association a déjà sa page facebook, « Enfants précoces en Aveyron » et des projets plein la tête : ateliers pour que les petits zèbres puissent se retrouver entre eux, soutien et entraide pour les parents. Beaucoup y trouveront des conseils et des adresses pour éviter l’errance médicale. D’autres associations oeuvrent en France http://www.afep-asso.fr/, http://www.anpeip.org/ ou encore notamment les centres Cogito’z de Jeanne Siaud-Facchin  http://www.cogitoz.com/

UN RÉFÉRENT À L’ACADÉMIE

De son côté, l’inspecteur d’académie de l’Aveyron va former une personne référente pour répondre aux questions des parents et des enseignants. Un petit pas vers la prise en charge de ces enfants formidablement doués pour qui l’école demeure un calvaire et qui pourtant ont tellement à offrir.

EN VIDEO / l’interview de Gilbert Cambe, directeur des services de l’éducation nationale en Aveyron :

Interview Gilbert Cambe

 

Les signes qui peuvent alerter
Maturité très élevée, mémoire phénoménale, intelligence en arborescence, hypersensibilité, décalage avec leur tranche d’âge, sens aigü de la justice, parfois troubles dys (dyslexie, dysorthographie, dysphasie)… beaucoup d’enfants précoces ne sont pas détectées suffisamment tôt. Or plus la prise en charge se fait tôt, moins l’enfant développera de troubles.  Même si quelques efforts ont été fait, il reste encore beaucoup de chemin à parcourir au niveau de l’Education nationale pour former les enseignants et détecter au plus tôt ces enfants hors normes.

Les difficultés des écoliers à Haut Potentiel commencent à être reconnues

Le Populaire du Centre, Publié le 16/10/2016

Les difficultés des écoliers à Haut Potentiel commencent à être reconnues

Un enfant sur vingt soit quasiment un par classe d’école présenterait un Haut Potentiel (HP) intellectuel. L’association Potentiels, qui les accompagne et les aide, est basée à Lagarde-Enval, en Corrèze.

Un enfant sur vingt, soit quasiment un par classe d’école, présenterait un Haut Potentiel (HP) intellectuel. Une précocité qui se remarque souvent par une avance dans le langage ou dans les connaissances, par une richesse du vocabulaire, mais aussi par une autre façon de réfléchir et de se comporter.


Un Haut Potentiel qui n’est pas nécessairement un pronostic de réussite scolaire. Si certains élèves HP ont passé leur bac à 15 ans, beaucoup d’autres se sont retrouvés en échec ou ont accumulé les retards à cause de difficultés d’adaptation à l’école traditionnelle.

Leur taux de réussite au bac est même inférieur à la moyenne.


89 familles regroupées


D’où la nécessité de faire mieux connaître cette problématique, afin de mieux identifier les enfants HP, pour mieux comprendre leurs souffrances et y répondre par une prise en charge et un accompagnement spécifiques.


C’est dans ce sens que l’inspecteur d’académie Mathieu Sieye a signé, samedi, au Moulin de Lachaud de Sainte-Fortunade, en Corrèze, une convention avec l’association Potentiels.


Créée en 2003 à Lille, avec un ancrage corrézien depuis 2014, cette structure regroupe 89 familles pour près de 150 enfants. Elle s’est fixée pour mission d’accompagner les enfants et adultes à haut potentiel ou à potentiel atypique, et de mieux faire connaître leurs différences. « On pourrait traduire HP par Hautement Paradoxal », explique sa présidente, Armelle Mailly.

« Au-delà d’une vraie spécificité intellectuelle, ces personnes sont hypersensibles sur le plan émotionnel et au niveau du corps. Elles ont donc beaucoup de difficultés à trouver leur place. Les élèves HP disent qu’ils s’ennuient en classe, ils s’isolent et ont peu de copains. Nous agissons pour que leur fonctionnement atypique ne soit plus une source de vulnérabilité, mais une source d’épanouissement dans leur quotidien scolaire, professionnel ou relationnel ».


Un dispositif unique en France, baptisé SAS


Concrètement, l’association a mis en place, à Lagarde-Enval, (Corrèze) un dispositif unique en France, baptisé SAS (Scolarité Aménagée Spécifique) pour des écoliers du primaire. Les lundis et mardis, deux psycho-pédagogues y accueillent actuellement sept élèves pour des activités adaptées mais en phase avec les programmes scolaires de leur âge. Ces enfants retrouvent leur classe le reste de la semaine.
Par cette convention, l’Éducation Nationale reconnaît les singularités et les besoins spécifiques de ces enfants à Haut Potentiel.

Devant les bons résultats d’une expérimentation menée depuis 2 ans en Corrèze, elle permet aux familles une déscolarisation partielle de leurs enfants pour qu’ils fréquentent cet enseignement un peu particulier, dans la limite d’une douzaine d’enfants que les locaux peuvent accueillir.


« Je suis assez d’accord avec cette idée d’une école ouverte », a indiqué, l’inspecteur d’académie. « Ces jeunes sont en grande souffrance et il y a un vrai besoin de prise en charge ».

Mais pour le fonctionnement de cette structure, les familles doivent toutefois débourser 25 euros par jour, et la question des HP reste entière dans les collèges et lycées.


Contact : site Internet : potentiels.org ou tél. 06.68.05.90.90.


Alain Albinet


alain.albinet@centrefrance.com 

 

On se dit tout – Avoir un enfant surdoué

mercredi 26 octobre 2016,

Quand on apprend que son enfant est surdoué, on se pose beaucoup de questions.

Avoir un enfant surdoué

Avoir un enfant précoce, un enfant surdoué, s’accompagne souvent de beaucoup de questions, d’incompréhension et de souffrance. On se dit tout avec Alexandra Reynaud, auteur du livre « Les tribulations d’un petit zèbre » aux éditions Eyrolles et du blog du même nom.

Podcasts: https://www.francebleu.fr/emissions/se-dit-tout/se-dit-tout-du-mercredi-26-octobre-2016

site « anglais pour le BAC »

Voici un site d’une professeur d’Anglais pour le bac. Il est très complet, on retrouve les 4 notions, la préparation pour l’écrit, pour l’oral avec des liens audio comme au bac. Il y a aussi des phrases types à utiliser. Des explications sur le déroulement des épreuves dans les différentes séries.

https://anglaispourlebac.com/

L’illusion d’incompétence (ou se croire incompétent) : comment la repérer chez les enfants ?

reperer-lillusion-dincompetence-chez-les-enfants

blog « Apprendre, réviser et mémoriser », 22 octobre 2016

Jusqu’à quel point les élèves du primaire peuvent-ils souffrir de l’illusion d’incompétence?

Comment cette difficulté supplémentaire les touche-t-elle?

Comment reconnaître l’illusion d’incompétence chez un enfant?

Telles sont les questions auxquelles cette capsule vidéo (moins de 4 min) du Programme de recherche sur la persévérance et la réussite scolaire du Québec tente de répondre.

 

illusion d'incompétence

Quels éléments sont influencés par l’illusion d’incompétence ?

illusion d'incompétence

Comment détecter l’illusion d’incompétence ?

6 éléments à prendre en compte pour détecter l’illusion d’incompétence :

  1. Perfectionnisme négatif
  2. Critiques récurrentes et négatives de soi
  3. Faible estime de soi
  4. Attributions causales externes : les réussites sont dûes à une cause externe sur laquelle l’enfant n’a pas de pouvoir (la chance par exemple)
  5. Le manque de motivation
  6. Les perceptions des compétences sont le reflet des compétences attribuées à l’enfant par ses parents, basées sur des croyances et des étiquettes (dans la famille, on n’est pas doué en maths; les sciences, c’est pas ton truc; tu as toujours été nul en français; tu n’y arriveras jamais…)

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Pour aller plus loin : 10 clés pour lutter contre l’illusion d’incompétence dont souffrent certains enfants

 

« DOUBLE PEINE OU DOUBLE CHANCE ? »

ISABELLE AUDET, LA PRESSE, La Presse+

En classe, ils s’ennuient. Et parce qu’ils ont du mal à contrôler leurs émotions, ils dérangent, et parfois, ils échouent. Les enfants à la fois doués et atteints d’un TDAH ont un profil unique auquel s’intéressent de plus en plus de médecins et de spécialistes.

Cette situation est suffisamment fréquente pour que plus de 500 parents et spécialistes de l’apprentissage se déplacent à Montréal pour en savoir plus, à la mi-octobre. Le pédopsychiatre français Olivier Revol était de passage au Québec pour aborder le quotidien de ces jeunes « TDAHP », un terme de son cru qui contracte TDAH et haut potentiel.

Ces enfants hyper sensibles argumentent et, bien souvent, n’aiment pas trop l’école. « Comme spécialistes, on rate souvent le diagnostic, car le haut potentiel fait que le gamin, il s’en sort », explique d’entrée de jeu le spécialiste.

Au Québec, le dépistage du trouble de l’attention est « en avance sur la France », constate le Dr Revol, qui a fait une partie de ses études à Montréal. Les enfants y reçoivent souvent un diagnostic unique de TDAH, alors qu’en France, on ne s’intéressera qu’au potentiel intellectuel du jeune.

On estime que de 4 à 7 % des jeunes ont un trouble déficitaire de l’attention. Combien d’entre eux sont aussi à haut potentiel ? « On ne le sait pas, affirme le Dr Revol. Il faudrait faire une enquête, et faire des tests de QI à tout le monde dans une école et ça, ça coûte cher. »

« Il y a plein de hauts potentiels qu’on ne connaît pas, mais on le voit : il y a plus de TDAH, et plus de dyslexiques aussi, chez les enfants à haut potentiel que dans la population en général. »

— Le Dr Olivier Revol

DIFFICILE PORTRAIT

Pour les jeunes en difficulté qui présentent les deux caractéristiques, il est primordial de s’attarder au portrait complet pour leur venir en aide, insiste le Dr Revol. Par contre, le tableau n’est pas simple à dresser.

« Même un bon professionnel peut passer à côté en faisant bien ses devoirs », confirme Ariane Hébert, psychologue et auteure de livres sur le TDAH. Elle voit chaque année en moyenne quatre ou cinq cas d’enfants qui cumulent douance et trouble de l’attention. Prudente, elle explique que le TDAH peut tromper les spécialistes sur le potentiel intellectuel de ces jeunes.

Avant même de demander une évaluation, les parents des enfants « TDAHP » ont d’ailleurs souvent exploré plusieurs avenues. « Quand ils arrivent dans mon bureau, il y a déjà beaucoup d’hypothèses qui ont été émises, constate la psychologue. On s’est creusé les méninges longtemps, parce que c’est comme si on n’arrivait à les mettre dans aucune case, ces enfants-là. Ils ont des traits de l’un, des traits de l’autre, en classe ils sont en opposition, ils peuvent être paresseux… et ils n’ont pas nécessairement de bonnes notes non plus ! Alors avant qu’on fasse le test d’intelligence, ce n’est pas évident. »

Le hasard a fait en sorte que l’an dernier, la psychologue a vu trois enfants présentant la douance et le TDAH en très peu de temps. « Ils étaient référés par des écoles qui les croyaient autistes Asperger. »

Une situation fréquente, soutient le Dr Revol. « Les parents sont perdus surtout parce qu’on les met sur de fausses routes. On a tendance à attribuer les comportements de l’enfant uniquement au TDAH, ou encore à une dépression, à un autisme Asperger, mais les parents sentent qu’on passe à côté d’un truc ! Il faut les écouter. »

VISION OPTIMISTE

Le Dr Revol soulevait cette question à l’occasion de la première de ses conférences, en s’adressant aux parents : « Le TDAH et la douance, c’est une double peine ou une double chance ? » Optimiste, le spécialiste croit que si le chemin des enfants TDAH ou doués est tortueux, celui des « TDAHP » peut au contraire être plus facile, si tout est mis en place pour les soutenir.

« Je suis optimiste parce qu’en 30 ans, j’ai vu que ces jeunes s’en sortent plutôt bien, dit-il. Par exemple, ils s’en sortent mieux que les enfants uniquement TDAH parce que l’intelligence les protège et leur donne les capacités pour comprendre ce dont ils ont besoin. Ils finissent par trouver leur place. »

Il ajoute que l’impulsivité qui accompagne souvent le TDAH permet à ces jeunes d’être plus audacieux que la plupart des enfants doués. « Le jeune “TDAHP” sera aussi plus humble, moins arrogant que la plupart des enfants à haut potentiel », expose-t-il.

Et pour tirer profit de toutes ces forces, ils doivent être soutenus, soulignent le Dr Revol et la psychologue Ariane Hébert. « Après la petite fierté de dire “mon enfant est intelligent”, je vois une grosse boule d’anxiété chez les parents. Ils se disent “now what ?”, raconte la spécialiste. C’est une frustration intense pour moi parce que je n’ai pas de réponse. On a très peu de ressources adaptées pour ces élèves-là. Les parents sont pris avec le fardeau de faire accepter ça, et ce n’est pas pris avec le même sérieux que d’autres troubles. »

À ce sujet, le Dr Revlo constate toutefois une ouverture grandissante, au Québec. « On en parle encore très peu, mais je sens que l’intérêt est là. Et il va se passer des choses à l’américaine, c’est-à-dire que des études sérieuses vont faire en sorte qu’il y aura plus de ressources. Oui, je suis optimiste ! »

Trois notions distinctes

HAUT POTENTIEL

Ces enfants parlent tôt, avec un bon vocabulaire, ils lisent seuls très vite, ils font des liens complexes, ils préfèrent les questions à développement à celles qui n’ont qu’une seule réponse, ils ont un grand sens de l’humour, ils aiment se débrouiller seuls et possèdent une grande empathie.

Trois notions distinctes

TDAH

La plupart des enfants qui présentent un trouble de l’attention sont facilement déconcentrés, perdent des objets fréquemment, font plus d’erreurs lorsque les tâches scolaires sont longues, « procrastinent » et ne terminent souvent pas ce qu’ils commencent. Certains sont impulsifs, hyperactifs et intolérants aux frustrations.

Trois notions distinctes

« TDAHP »

Les jeunes « TDAHP » sont plus sensibles que les autres et souvent plus anxieux. Ils réagissent fortement à l’injustice, ont parfois une piètre calligraphie, détestent ce qui est répétitif, dorment mal, argumentent souvent, et fonctionnent mieux auprès des enseignants très empathiques.