Archives mensuelles : novembre 2016

La douance adulte, une force handicapante – Fabrice Bak – Mensa France

Fabrice Bak est psychologue cognitiviste, spécialiste du développement de la pensée de l’enfant et de l’adolescent et auteur du livre : La précocité dans tous ses états, à la recherche de son identité ( éditions l’Harmattan ).

Mensa est une association regroupant des personnes à haut potentiel.

L’association régionale Mensa Rhône-Alpes a organisé une série de conférences sur le thème « Enfant précoce, adulte surdoué » le 1er mars 2014 à Bron, en banlieue de Lyon.

L’inquiétant niveau des élèves français en maths et sciences

L’enquête internationale Timss, rendue publique mardi 29 novembre, décrit une chute des performances en terminale S et de lourdes difficultés en CM1.

LE MONDE | 29.11.2016 à 10h17 • Mis à jour le 29.11.2016 à 11h25 | Par Mattea Battaglia et Aurélie Collas

Des élèves de l’école Jules-Ferry de Fontenay-sous-Bois, près de Paris, le 1er septembre 2015.

Une chute vertigineuse des résultats des élèves de terminale S et des scores mauvais en CM1. Alors que droite et gauche ferraillent sur l’école à l’approche de l’élection présidentielle, l’enquête internationale Timss (Trends in InternationalMathematics and Science Study) sur les mathématiques et les sciences, rendue publique mardi 29 novembre, apportera des arguments aux candidats. Face à son constat radical, on peut d’ores et déjà s’attendre à ce que, de part et d’autre de l’échiquier politique, on désigne des coupables et trouve de quoi légitimer – ou décrédibiliser – les programmes sur l’école qui se dessinent.

L’enquête porte sur deux niveaux de la scolarité : les enfants en quatrième année d’école élémentaire (en France, le CM1) et les lycéens de terminale scientifique. C’est une association internationale de chercheurs, l’IEA, fondée dans les années 1950, qui a la main sur l’organisation des tests menés dans une cinquantaine de pays au primaire et neuf seulement au lycée. Dans cette enquête, à laquelle la France n’avait jamais collaboré pour le niveau CM1 – et une fois seulement, en 1995, pour la terminale S –, c’est ce que savent et savent faire les élèves, sur la base des programmes scolaires (ou en tout cas de leur plus petit dénominateur commun à l’échelle de la planète), qui est mis en lumière. Et en France, à l’index.

  • En CM1, un niveau « significativement » bas

Les 4 870 élèves de l’échantillon français ont obtenu un score moyen de 488 points en mathématiques et de 487 points en sciences. C’est en deçà de la moyenne internationale (500) et européenne (525). En mathématiques, le quintette gagnant des pays ou économies asiatiques (Singapour, Hongkong, Corée, Taipei et Japon) devance la France de plus de 100 points, tandis que des pays voisins, avec lesquels notre école peut davantage se comparer (Allemagne, Suède, Pologne, Portugal, etc.), affichent des scores de 30 à 70 points supérieurs. Au ministère de l’éducation nationale, on fait profil bas. « Les résultats sont mauvais ; les élèves français sont en grand nombre peu performants, reconnaît-on au cabinet de Najat Vallaud-Belkacem. Par rapport aux pays de l’Union européenne, la France est relativement en retard. »

Près de 45 % des élèves français sont dans le groupe le plus faible (dernier quartile) des pays européens, alors que seuls 11 % font partie de celui des meilleurs. On pensait notre école certes inégalitaire, mais capable au moins de produire une élite ; Timss tend à montrer que les scores de toutes les catégories d’écoliers, même les plus forts, ne s’éloignent pas du bas du classement.

Donnez-leur une suite chiffrée, « 6, 13, 20, 27… » ; demandez-leur de la poursuivre, ils sont seulement 59 % à avoir su répondre « 34 ». Ils sèchent encore plus sur les fractions : 15 % sont capables d’identifier, parmi quatre camemberts découpés en parts, celui correspondant à la fraction « 3/8 ». En sciences, 53 % parviennent à identifier, sur des images, un canard et une grenouille comme ovipares et non comme mammifères.

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  • En terminale S, la dégringolade

Contrairement à ceux de CM1, les résultats des lycéens de terminale S peuvent être appréhendés sur le long terme. Comparés aux scores de 1995, ils ont chuté de près de 100 points – passant de 569 à 463 en maths, de 469 à 373 en physique. Timss identifie trois niveaux scolaires : « avancé », « élevé » et « intermédiaire ». Les élèves français ne sont, en 2015, que 1 % à atteindre le seuil « avancé » en maths. Il y a vingt ans, ils étaient 15 %. Ils sont aujourd’hui 11 % à avoir un niveau « élevé », contre 64 % en 1995.

A cette étape de la scolarité, les comparaisons internationales sont périlleuses. D’abord, parce que seuls neuf pays ont participé à Timss terminale S. Ensuite, parce que cette classe n’a pas le même statut selon les pays : en Russie ou au Liban – en haut du classement en maths –, elle est très sélective, réservée à une élite scientifique, alors que notre terminale S est, elle, ouverte aux bons élèves, quels que soient leur profil et leur souhait d’orientation. Depuis 1995, l’accès à la voie royale s’est même élargi, souligne-t-on au ministère, ce qui, pour lui, explique en partie cette tendance à la baisse. A refaire les calculs en ne tenant compte que des scores des « vrais matheux » (ceux de terminale S spécialité mathématiques) ou des lycéens visant une classe prépa, la France se situerait dans le peloton de tête.

Une troisième limite tient au fait que les questions posées ne recouvrent pas partout de la même manière les programmes. En France, « elles ne couvrent que 60 % du programme de maths », fait valoir la Rue de Grenelle, où l’on tient à souligner que « le test de 1995 était plus en phase ». Entre les deux dates, les programmes français ont évolué. Ils ont intégré une bonne part de probabilités, de statistiques, d’algorithmes… que Timss n’évalue pas. Surtout, ils sont moins exigeants en termes de connaissances qu’il y a vingt ans, précisément pour s’ouvrir à un plus grand nombre d’élèves, disent certains spécialistes.

Lire aussi :   « Les élèves ne savent pas ce que sont les mathématiques »

  • La France, championne des heures de maths

Faut-il, comme l’affirmaient plusieurs candidats à la primaire de la droite, dont le vainqueur, François Fillon, renforcer l’enseignement des mathématiques au primaire ? Lui consacrer plus d’heures ? Timss montre que tout n’est pas question d’horaires. Les petits Français ont, selon l’étude, 193 heures de maths durant leur année de CM1. C’est beaucoup plus qu’en Suède, en Finlande ou en Pologne, qui ont pourtant de meilleurs résultats. En terminale S, à l’exception du Liban, la France détient en la matière un record, avec 222 heures à l’année consacrées aux maths.

Lire aussi :   Education : attention à ne pas céder à la fièvre des palmarès

Au ministère de l’éducation, on invoque plutôt la formation et le profil des professeurs des écoles, des maîtres « polyvalents » dont la grande majorité a suivi des études en lettres ou en sciences humaines. Ils sont plus souvent mal à l’aise que leurs pairs européens (61 % contre 79 %) dès lors qu’il s’agit d’améliorer la compréhension en mathématiques des élèves en difficulté. Il en est de même lorsqu’il s’agit de donner du sens à cette discipline, selon une note exploitant les données Timss que devait dévoiler le ministère mardi.

  • Une forte ségrégation sociale à l’école

C’est la première fois qu’une étude donne une photographie – même approximative – de la ségrégation sociale à l’école primaire, cette absence de mixité souvent mesurée au collège et au lycée. En France, l’entre-soi se vérifie dès le CM1 : à ce niveau de la scolarité, 32 % des enfants fréquentent des écoles considérées comme « défavorisées » (c’est-à-dire, selon Timss, où plus d’un quart de l’effectif est défavorisé et moins d’un quart favorisé). Leur score : 459 points ; soit près de 30 points de moins que la moyenne.

Certes, notre école n’est pas la seule à être soumise à la ségrégation : l’Allemagne, l’Angleterre, les Etats-Unis ou encore le Portugal sont autant concernés, voire plus. Là où le bât blesse, c’est que eux parviennent davantage à faire réussir les élèves de ces écoles défavorisées, qui affichent tous un score supérieur à 500 – et parfois même supérieur aux résultats de nos élèves dits privilégiés.

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INFOGRAPHIE : LE MONDE
  • Mattea Battaglia
    Journaliste au Monde

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/education/article/2016/11/29/l-inquietant-niveau-des-eleves-en-maths-et-sciences_5039968_1473685.html#O3rYP4gew3W6dK50.99
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PEDAGOGIE ET NEUROPSYCHOLOGIE, quelles stratégies pour les enseignants

Rémi Samier et Sylvie Jacques, tous deux orthophonistes ont rédigé ce livret dans le cadre du diplôme universitaire « Neuropsychopathologie des apprentissages scolaires » de l’université UCBL Lyon 1.

Pour accéder au document cliquez sur le lien suivant:

https://www.dyspraxie.info/images/act_nat/livret-pedagogie-neuropsychologie-2016.pdf

M6 proposera une soirée spéciale consacrée aux enfants précoces le jeudi 22 décembre 2016

Le jeudi 22 décembre, M6 proposera une soirée spéciale consacrée aux enfants précoces.

A 20h55, la chaîne diffusera « Petits génies, à la découverte des enfants précoces ».

Pour découvrir cet univers inédit, les caméras ont filmé un grand concours de connaissances organisé en collaboration avec MENSA, une organisation internationale qui aide à l’épanouissement des personnes à haut potentiel intellectuel.

20 enfants, entre 9 et 12 ans, vont participer à un grand test de connaissances : mémoire, orthographe, calcul ou culture générale, ces enfants vont vous étonner. Le lauréat du concours permettra à son collège de gagner 20 000 euros au profit d’un projet éducatif.
Ce concours organisé dans la prestigieuse Cité Universitaire internationale de Paris sera sous l’autorité d’un interrogateur : Monsieur Jean-Joseph Julaud, professeur agrégé et auteur de best-sellers, et d’un arbitre, M. Pierre Chaffard-Luçon, professeur à la Sorbonne. Madame Simone Desmons, porte-parole de MENSA France, représentera l’association.
Tout au long de ce concours, des spécialistes vont nous aider à décrypter leurs capacités intellectuelles hors normes.

Nous découvrirons aussi le quotidien des familles de ces enfants, avec des parents parfois totalement déboussolés. Comment les éduquer ? Faut-il ou non stimuler leurs facultés ?

A 23h30, le documentaire « Enfants surdoués, quels adultes deviennent-ils ? » sera proposé.

Si la lumière est souvent faite sur les enfants dits « précoces », on s’intéresse rarement à ce qu’ils deviennent. Les adultes surdoués seraient pourtant plus d’un million en France.

Des hommes et des femmes que l’on peut croiser tous les jours sans soupçonner que leur quotient intellectuel dépasse les 130.

Curiosité insatiable, cerveau en ébullition permanente, hypersensibilité, voire extra lucidité, cette intelligence extraordinaire est-elle un cadeau ou un fardeau ? Pour mieux cerner ces adultes surdoués nous avons partagé le quotidien de quatre Français hors normes.

Vie familiale, vie professionnelle, vie sociale : comment se construisent-ils dans un monde qui ne les comprend pas toujours ?

Comprendre le cerveau : naissance d’une science de l’apprentissage

Nouveaux éclairages sur l’apprentissage apportés par les sciences cognitives et la recherche sur le cerveau

http://www.oecd.org/edu/whatworks http://www.oecd.org/edu/ceri

ORGANISATION DE COOPÉRATION ET DE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUES ORGANISATION FOR ECONOMIC CO-OPERATION AND DEVELOPMENT 1 COMPRENDRE LE CERVEAU : NAISSANCE D’UNE SCIENCE DE L’APPRENTISSAGE

Ce chapitre, extrait de la publication portant le même titre, rassemble les messages clés et les implications politiques potentielles, montrant en quoi la recherche neuroscientifique contribue d’ores et déjà aux politiques et aux pratiques éducatives en termes d’apprentissages. Les thèmes abordés comprennent : l’apprentissage tout au long de la vie; le vieillissement; les approches holistiques en matière éducative; la nature de l’adolescence; les âges propices à certaines formes d’apprentissage, en lien avec les programmes; le traitement des « 3 D» (dyslexie, dyscalculie, et démence); et les problèmes relatifs à l’évaluation et à la sélection, dans lesquels la neuroscience pourrait être de plus en plus impliquée. On indique également ici dans quels domaines il apparaît, à la suite des chapitres précédents, que la recherche en neuroscience de l’éducation peut ou doit faire porter ses efforts à venir.

Pour accéder au document cliquez sur le lien suivant:

http://www.oecd.org/fr/sites/learninginthe21stcenturyresearchinnovationandpolicyapprendreauxxiesieclerechercheinnovationetpolitiques/40583325.pdf

Logiciel pour rééduquer la DYSCALCULIE : NUMBERBONDS

Blog « ressources pour parents sur la DYSC »

Publié le 19 mars 2012 par Sylvie

NUMBERBONDS (qui signifie « réglettes numériques ») est un jeu en ligne en langue anglaise (mais qui se comprend très facilement).

Le jeu consiste pour le joueur à compléter une réglette jusqu’à ce que celle-ci plus son complément fassent 10, et cela en 3 secondes. Si le joueur se trompe le jeu ralentit pour lui donner sa chance.

 

Ce jeu est recommandé par le Professeur Brian BUTTERWORTH, Sashank VARMA et Diana LAURILLARD dans l’article qu’ils viennent de faire paraître dans le volume 332 de SCIENCE de mai 2011. Ce sont tous trois les meilleurs spécialistes anglophones de la dyscalculie. Ils recommandent aussi La Course aux Nombres de l’équipe française de Stanislas DEHAENE, dont je vous ai déjà parlé (ainsi que Graphogame-Maths qu’il faut que je trouve).

 

Pour jouer il faut aller sur ce lien

http://www.number-sense.co.uk/numberbonds/

 

numberbonds

 

Sur le même site j’ai vu aussi un jeu avec la ligne numérique NUMBERLINE qui a l’air intéressant

http://number-sense.co.uk/numberline/

 

MERCI POUR VOS COMMENTAIRES APRES ESSAI !