L’anxiété de performance : comment intervenir

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L’anxiété de performance : comment intervenir

Bien que l’anxiété de performance soit observée principalement à l’âge scolaire, elle trouve souvent ses origines dans la période préscolaire. Avoir le trac devant une tâche à réaliser, avoir peur de se tromper et rester passif devant une tâche non par manque d’intérêt, mais plutôt par manque de confiance sont tous de petits comportements susceptibles d’être rencontrés à l’âge préscolaire. Bien que l’anxiété de performance soit plus subtile, la période préscolaire est importante pour la mise en place d’une estime de soi positive.

 

L’anxiété de performance, c’est lorsque la peur d’échouer ou d’être jugé face à une tâche est si grande qu’elle peut paralyser l’enfant. Ce mal, souvent induit par les parents ou les adultes gravitant autour de l’enfant, se manifestera par du trac, de la nervosité face à n’importe quelle situation où l’enfant doit démontrer ce qu’il est capable de faire. Cela peut effectivement provoquer un malaise intense.

 

Concrètement, peu de tâches de « performance » sont proposées aux enfants dans la période préscolaire. Cependant, l’origine même de l’anxiété de performance débutera tôt, soit pendant cette période. Plusieurs études se sont penchées sur les causes de ce mal et on peut affirmer que ce n’est pas une, mais plutôt une combinaison de facteurs qui affectera les enfants. Leur tempérament, des parents trop exigeants, des proches perfectionnistes, le fait de recevoir beaucoup d’éloges et de ne pas vouloir décevoir, la peur de l’échec ou l’incapacité à supporter l’échec sont tous des facteurs qui viendront les influencer.

 

Bien que vous ne soyez pas la seule à graviter autour des enfants qui aura de l’influence sur eux, vous pouvez, à l’aide d’actions concrètes, les influencer positivement. Voici quelques pistes concrètes pour diminuer l’impact ou le développement de l’anxiété de performance :

 

  • Renforcer positivement les enfants, mais tout en évitant une surutilisation du renforcement positif. Renforcer les bons coups, leur dire que vous êtes fière d’eux est essentiel pour le développement de leur estime de soi. Cependant, « trop renforcer » les enfants peut provoquer chez eux le désir accru de vouloir continuellement satisfaire les adultes.
  • Éviter les jeux de compétition. On le sait, les enfants qui seront sujets à l’anxiété de performance plus tard ne tolèrent pas les échecs. Éviter les jeux qui mettent l’emphase sur la performance des enfants. Miser plutôt sur les jeux collectifs et renforcer les efforts au lieu des résultats.
  • Envoyer des messages positifs aux enfants pour augmenter leur sentiment de compétence. Dire souvent : « Tu es capable. », « Je suis derrière toi. », « C’est correct de faire une erreur. », etc.
  • Faire des exercices de relaxation et de respiration pour aider les enfants à gérer leur stress. Ce que vous réussirez à leur inculquer dans la période préscolaire fera une grande différence pendant leur cheminement scolaire.

Si vous observez une quelconque difficulté chez un enfant, n’hésitez pas à en parler avec le parent. Ensemble, tentez de trouver une solution gagnante pour l’aider. Bien que peu de manifestations puissent être observées dans la période préscolaire, les impacts peuvent être considérables plus tard. Comme on le dit souvent, c’est pendant la période préscolaire que l’on crée des bases solides.

 

Maude Dubé, éducatrice spécialisée

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