Archives mensuelles : décembre 2016

La douance adulte, une force handicapante – Fabrice Bak – Mensa France

Fabrice Bak est psychologue cognitiviste, spécialiste du développement de la pensée de l’enfant et de l’adolescent et auteur du livre : La précocité dans tous ses états, à la recherche de son identité ( éditions l’Harmattan ).

Nous n’avons malheureusement pas été autorisés à diffuser les supports visuels utilisés lors de cette conférence.

Un jeu vidéo pour repérer les élèves dyslexiques

La Nouvelle République

28/12/2016

On estime à 5 ou 6 % la proportion d'élèves souffrant de dyslexie. « Le jeu vidéo ne sert pas à établir un diagnostic. Mais il donne un point de repère à l'enseignant. » - On estime à 5 ou 6 % la proportion d'élèves souffrant de dyslexie. « Le jeu vidéo ne sert pas à établir un diagnostic. Mais il donne un point de repère à l'enseignant. »

On estime à 5 ou 6 % la proportion d’élèves souffrant de dyslexie. « Le jeu vidéo ne sert pas à établir un diagnostic. Mais il donne un point de repère à l’enseignant. »

Reçu à l’Élysée ce mois-ci, Éric Lambert travaille sur ce projet retenu parmi 22 en France pour tirer au mieux parti de l’entrée du numérique à l’école.

C’était le 16 décembre dernier. Éric Lambert, professeur au pôle universitaire de Niort, était reçu à l’Élysée avec une vingtaine d’autres porteurs de projets venus de toute la France. Un symbole fort pour une aventure qui mêle recherche scientifique et aide aux élèves en difficulté.

«  C’est un vrai jeu. Il est indispensable que l’enfant s’amuse  »

Éric Lambert travaille sur un projet baptisé DysApp. Le constat : les enseignants sont le plus souvent démunis pour détecter un élève qui souffre de dyslexie. A-t-il des difficultés à lire parce qu’il a tout simplement du mal à apprendre, ou parce qu’il souffre d’une pathologie ? L’équipe de DysApp a conçu un jeu vidéo sur tablette tactile, pour les aider à trouver la réponse.

Le jeu vidéo ne sert pas à établir un diagnostic médical : ça, c’est à des professionnels de le faire. Mais il donne un point de repère à l’enseignant, une indication ».

Éric Lambert.

DysApp fait partie de 22 projets retenus par le ministère de l’Éducation nationale à travers la France pour tirer au mieux parti de ce que le numérique peut apporter à l’école. L’État a débloqué 835.000 € pour le projet qui associe chercheurs, milieu enseignant et un éditeur de jeux vidéo, Tralalère, qui dispose d’une antenne à Poitiers. Le jeu servira non seulement à détecter la dyslexie mais aussi la dyspraxie, troubles dans la coordination des mouvements qui lui sont souvent associés :

On a longtemps négligé les conséquences des troubles moteurs sur la lecture, l’écriture ou l’apprentissage des mathématiques »,

Éric Lambert.

En CM1, CM2 et 6e

Le jeu vidéo sera destiné aux élèves de CM1, CM2 et 6e. On espère aussi l’utiliser pour la pratique d’exercices qui aident à réduire les difficultés des élèves. « Mais c’est un vrai jeu. Il ne s’agit pas de transposer sur tablette des exercices papier-crayon. Pour que l’outil soit efficace, il est indispensable que l’enfant s’amuse, qu’il y ait une envie. »
L’équipe de DysApp se donne deux ans pour développer le produit. Il sera procédé aux premiers tests dès l’automne prochain dans plusieurs écoles de l’académie Poitou-Charentes. On estime à 5 ou 6 % la proportion d’élèves souffrant de dyslexie. Ce qui veut dire, selon les cas, une moyenne d’un ou deux élèves par classe.

nr.niort@nrco.fr

Éric Lambert enseigne dans le cadre du master « intégration des personnes handicapées et en difficulté ». Le projet DysApp est porté par la Maison des sciences de l’homme et de la société (université de Poitiers et CNRS) en partenariat avec trois laboratoires de recherche, 13 établissements scolaires, l’école d’orthophonie de la faculté de médecine de Poitiers, l’institut de formation en ergothérapie, l’école supérieure du professorat et de l’éducation, l’association HandicapEcole, le conservatoire national des Arts et Métiers, le rectorat et la société Tralalère.

repères

109 candidats, 22 lauréats

DysApp est l’un des 22 projets sélectionnés à l’échelle nationale, sur 109 ayant déposé leur candidature après un appel lancé par le ministère de l’Éducation nationale en octobre 2015. Un jury indépendant, où siégeaient représentants du monde de l’éducation, de la recherche scientifique et de l’entreprise, a choisi les 22 lauréats.
Les projets retenus vont mobiliser plus de 300 établissements scolaires, 58 unités de recherches et 20 entreprises dont de nombreuses start-up. Parmi les idées lancées : s’appuyer sur un jeu en ligne pour développer le calcul mental, ou utiliser le réseau social Twitter pour faciliter l’apprentissage de l’orthographe.

Yves Revert

Comprendre Les fonctions exécutives

Nous remercions les laboratoires qui nous ont permis de concrétiser ce projet.
Neuropsychologues à la rédaction :Degiorgio C, Fery P, Polus B, Watelet A
A la création graphique: Cornilly G
A la mise en page: Mahiant JP
Les auteurs remercient vivement J.C. Bier et T. Claes pour leursconseils avisés lors de la lecture de cette brochure.
Cette brochure s’adresse à toute personne désireuse de mieux
comprendre
les fonctions exécutives et les troubles qui leur sont
associés.
Elle apporte des éléments de réponse aux questions
suivantes :
• Que sont les fonctions exécutives ?
• Quand interviennent-elles ?
•A quoi servent-elles ?
•Comment fonctionnent-elles ?
•Que se passe-t-il quand elles sont altérées ?
Les fonctions exécutives correspondent aux capacités nécessaires à une personne pour
s’adapter à des situations nouvelles,c’est-à-dire non routinières, pour lesquelles il n’y a pas de solution toute faite.
Brochure disponible en cliquant sur le lien suivant:

Mon élève est-il dys?

2 situations se prêtent à cette question

 

Situation 1 : Votre élève présente des signes, vous déroute, est en difficulté.

Mais comment savoir si cet élève a un trouble ou est seulement en situation de difficultés passagères?

 

Une chose est certaine, les enseignants ne sont pas en mesure de poser un diagnostic, il est important qu’ils sachent dépister ces élèves pour ensuite demander un avis et un diagnostic d’un professionnel.

 

Pour les dépister, je vous renvoie à la page des troubles. Vous y trouverez les différents signes que vous pouvez remarquer chez ces élèves.

 

 

Si vos doutes se confirment, contactez tout d’abord le médecin scolaire. Il pourra vous accompagner dans le dépistage et vous dira si oui ou non, il pourra rencontrer cet élève.

Si c’est le cas, contactez la famille sans prononcer un nom de trouble mais en indiquant que les difficultés ne viennent pas forcément d’un manque de volonté de la part de l’enfant et qu’il serait intéressant que l’enfant voit le médecin scolaire afin de savoir ce qui se passe. Le médecin scolaire pourra alors accompagner la famille dans les démarches à effectuer afin d’obtenir un diagnostic.

 

Situation 2 : Mon élève a été diagnostiqué mais je suis très sceptique sur la pertinence de ce diagnostic. N’y aurait il pas une erreur du spécialiste?

 

Parfois, on entend parler de surdiagnostic d’enfants qui, en fait, n’ont pas de trouble.

Ce qu’il faut savoir, c’est que certains diagnostics ne peuvent être posés qu’à partir d’un certain âge. Par exemple, étant donné qu’il faut 2 ans de retard pour considérer que le trouble est pathologique, une dyslexie ne pourra être confirmé qu’à partir de fin CE1. Par contre, même si le diagnostic n’est pas encore posé, l’orthophoniste peut demander des aménagements avant car certains signes peuvent indiquer une forte probabilité de dys et les aménagements ne pourront être que bénéfiques.

La dysphasie et la dyspraxie pourront être diagnostiqués dès la maternelle.

 

Pour que le diagnostic soit posé, il faudra aussi que le trouble soit durable. C’est à dire, qu’on ne posera le diagnostic qu’après 6 mois de rééducation.

Cependant, en fonction de ce que l’orthophoniste aura repéré, il pourra être demandé des aménagements dès le début de la rééducation afin d’essayer de pallier aux difficultés au plus tôt.

 

Un trouble spécifique de l’apprentissage demande l’intervention de différents spécialistes pour que le diagnostic puisse être posé. C’est en faisant la synthèse de tous ces bilans que le médecin, souvent neuropédiatre ou médecin en rééducation fonctionnelle, posera le diagnostic. On ne peut donc poser un diagnostic avec seulement un test de QI ou un bilan d’un ergothérapeute.

 

En conséquence, si un trouble a été diagnostiqué sans respecter ces conditions, vous serez en mesure de vous poser des questions.

 

Cependant, il est important de vous mettre en garde.

Trop nombreux sont les enseignants qui doutent d’un diagnostic car les troubles dys sont  souvent des handicaps invisibles ou peu visibles. Ainsi, trop souvent, certains enseignants affirment que c’est un élève qui est moins en difficulté que bien d’autres. Il n’a donc pas besoin de tous ces aménagements.

Or, il faut faire très attention à ne pas oublier la partie immergée de l’iceberg, et je vous renvoie pour cela à cet autre article :

 

 

Il est important aussi de ne pas oublier qu’un trouble dys ne s’oppose pas à l’intelligence et qu’un élève dys peut aussi être un enfant à haut potentiel.

Dans ces conditions, il est parfois très difficile de percevoir le trouble car l’enfant arrive à bien compenser mais avec des efforts que nous n’arriveront pas à percevoir. En même temps, les troubles dys vont masquer le haut potentiel de l’enfant. Ainsi, sans aménagement, l’enfant ne pourra pas révéler son vrai potentiel. Cet enfant, ultra-sensible (je vous renvoie vers les caractéristiques de l’enfant HP), peut à plus ou moins long terme développer une phobie scolaire si ses spécificités ne sont pas reconnues.

 

En conclusion, la tâche de l’enseignant est de dépister, pas de diagnostiquer. Certaines subtilités font qu’en tant qu’enseignant, nous pouvons passer à côté du trouble et douter. Faisons confiance aux spécialistes qui utilisent des outils très pointus pour diagnostiquer, nier un diagnostic peut avoir des conséquences graves pour l’enfant, dont l’échec scolare et la mésestime de soi.

TDAH Partout Pareil

TDAH Partout Pareil

– Association à but non lucratif –

http://www.tdah-partout-pareil.infoinfo@tdah-partout-pareil.info TDAH Adaptation Pédagogiques – 2015-12-02 Page 1/6

Le TDAH dans la classe

Document accessible en cliquant sur le lien suivant:

http://tdah-partout-pareil.info/wp-content/uploads/2016/02/TDAH-Partout-Pareil-TDAH-adaptations-p%C3%A9dagogiques.pdf

TDA/H et relations avec les pairs à l’école

Aider son enfant,

À l’école, avec leurs pairs, les enfants présentant un TDA/H peuvent avoir de la difficulté à faire comprendre leurs intentions et leurs sentiments et peuvent alors développer des comportements agressifs.

Créer des liens durables

Les enfants vivant avec un TDAH peuvent présenter davantage des difficultés  aux niveau social et émotionnel que les autres enfants.  À l’école, avec leurs pairs, ces enfants ont de la difficulté à faire comprendre leurs intentions et leurs sentiments et peuvent alors développer des comportements agressifs.

ATTENTION!  Ces comportements  ne sont pas nécessairement intentionnels et/ou dirigés spécifiquement vers la personne à qui il démontre de la colère; ils font partis de la condition.

Pour ces enfants, il est difficile de se faire des amis et de créer des liens durables. Ils sont donc à même de vivre de la solitude amicale, de l’isolement à la récréation, en plus d’être peu conviés aux fêtes et ce, pour plusieurs raisons différentes.

Un de ces facteurs concerne les différents comportements qui peuvent caractériser ses enfants,

L’enfant impulsif

  • Est impulsif, tant en paroles qu’en gestes.
  • Agit avant de penser.
  • Ne pas respecte son tour de parole.
  • Dérange autour de lui.
  • Donne des réponses sans attendre la fin des questions.
  • S’introduit dans le jeu des autres enfants.
  • A des difficultés à reconnaître les signaux sociaux.
  • A de la difficulté à maîtriser son comportement et ses émotions. Les autres enfants peuvent démontrer de l’irritation par son comportement.

L’enfant agité

  • A un besoin constant de bouger.
  • Se lève souvent.
  • Parle à des moments inappropriés.
  • Parle trop… et trop fort.
  • Fait du bruit avec sa bouche et/ou des objets.
  • Joue avec des objets ou avec tout ce qu’il trouve autour de lui.
  • Est parfois brusque dans ses gestes.
  • A de la difficulté à soutenir une conversation.

Bien qu’un peu sombre, j’en conviens, ce portrait réaliste nous interpelle tous comme parents et comme intervenants du milieu de l’enseignement. Il est prioritaire d’accompagner ces enfants pour les aider à préserver leur estime de soi et pour les outiller de sorte à ce qu’ils puissent acquérir les compétences souhaitées.

Depuis plusieurs années, les professionnels de l’enseignement sont davantage sensibilisés au TDA/H et comprennent mieux les impacts et les enjeux qui y sont associés.

Saviez-vous que…
Les enfants avec un TDA/H qui ont développé un sentiment d’appartenance à leur école et à leur classe adoptent un comportement à caractère social davantage positif?
Cela peut prendre un certain temps, mais les répercussions sont gagnantes!
Donc, parents et enseignants, offrons à nos enfants cette stabilité qui leur permettra de développer ce sentiment de solidarité et de sécurité.

Développer ses compétences sociales

De quelles façons est-ce que le milieu scolaire ainsi que les parents peuvent aider l’enfant avec un TDA/H à développer ses compétences sociales? Voici quelques pistes!

Démontrer de l’affection
L’enseignant qui s’intéressera à cet enfant, qui lui démontrera de l’affection et ce, malgré les comportements dérangeant, communiquera un message positif de cet élève aux autres enfants. Il est fort à parier que cela aura un effet contagieux!

Accueillir les défis
Veillez à travailler avec les défis plutôt que de tenter de les repousser et d’aller contre eux.

Parler du TDA/H avec l’enfant
Il est important d’expliquer à l’enfant, avec un vocabulaire adapté à son âge, ce qu’est le TDAH et quelles peuvent être ses répercussions sur le plan social. Sachez que la littérature jeunesse foisonne d’informations sur le sujet.

Informer l’entourage
Il est tout aussi important d’informer l’entourage de l’enfant sur les manifestations du TDA/H et sur les façons d’y faire face.

Opter pour les jeux éducatifs
Créer des jeux de rôles, des jeux nécessitant le respect des règles, le respect des autres, de la coopération.

Tenter le modelage par vidéo
Proposez de courts montages vidéo montrant les bons comportements à adopter ou comment agir dans des situations précises. Ces vidéos peuvent se faire à l’intérieur de la classe. Le modelage par vidéo est une stratégie gagnante!

Créer des histoires
Créer des histoires sociales avec images décrivant des routines et des règles de vie.

Penser aux renforcements positifs
Créer des renforcements positifs par le biais de commentaires ou encore, par un système d’encouragement et de renforcement.

Clarifier les attentes
Clarifier ses attentes régulièrement dans la journée. Par exemple, avant les déplacements dans l’école et avant les récréations. Prendre le temps d’expliquer à l’enfant ce qu’il doit faire: « Écoute bien attentivement ce que je vais te dire, car je vais te demander de me le redire… »

Donner des responsabilités
Lui donner des responsabilités ainsi que des tâches à réaliser qu’il sera en mesure de rendre.

Faire du sport en équipe
Favoriser des activités sportives d’équipe où l’enfant aura à interagir avec les autres tout en prenant soin de ne pas négliger les activités individuelles qui lui permettront de se libérer de certaines tensions.

Créer un coin détente
Penser à avoir un coin de détente pouvant favoriser les discussions. Vous pourriez l’agrémenter d’affiches sur les différentes émotions et les règles à suivre pour permettre à l’élève avec un TDA/H de régler ses conflits et de mieux exprimer ses émotions. Vous lui aurez appris que vous êtes à son écoute pour ce type d’intervention.

Rappelez -vous qu’il faut du temps et qu’en bout de ligne, tous les petits pas s’additionnent!

À retenir

  • Souvent, les enfants présentant un TDA/H éprouvent davantage de difficultés sur les plans social et émotif.
  • Les enfants qui développent un sentiment d’appartenance à leur école adopteront un comportement social plus positif.
  • Depuis plusieurs années, les professionnels de l’enseignement sont davantage sensibilisés au TDAH et comprennent mieux les impacts et les enjeux qui y sont associés.
  • Plusieurs petites actions peuvent être mises en place pour aider ces enfants à développer leurs compétences sociales.