Dyscalculie : quand les chiffres ne tombent pas juste

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Près de deux millions d’adultes en France auraient de grosses difficultés en calcul. L’explication ? Un mal peu connu : la dyscalculie. Trouble de l’apprentissage, son diagnostic et sa prise en charge doivent s’effectuer dès l’enfance.article_img

Votre enfant a plus de 8 ans et ne sait pas additionner de tête 7 + 5, il ne parvient pas à lire ou à écrire les nombres, ne sait pas compter sans l’aide de ses doigts, et ne peut mémoriser ses tables de multiplication ? Comme 6 % des enfants en France, il souffre peut-être de dyscalculie. Ce terme désigne une incapacité du cerveau à acquérir et à maîtriser tout ce qui touche aux chiffres et aux calculs. En d’autres mots, pour l’enfant, les chiffres et les calculs n’ont pas de sens. Repéré assez tôt dans la scolarité, ce trouble peut être pris en charge sans occasionner trop de complications.
Mais le tout est de réussir à faire la différence entre de simples problèmes en calcul, qui sont fréquents, et une réelle dyscalculie. Selon la Fédération nationale des orthophonistes, « la dyscalculie est souvent attribuée à de la paresse, alors qu’il n’en est rien ». Elle ne vient pas non plus d’une déficience intellectuelle. La particularité est que l’apprentissage des autres disciplines ne pose aucun souci à l’enfant. En revanche, un lien avec la dysphasie ou la dyslexie peut être observé, mais ce n’est pas systématique.

Mauvaise image de soi et situations d’échec

Non traitée, la dyscalculie peut entraîner chez l’adulte des difficultés à se repérer dans le temps, à s’orienter, à organiser ou à suivre des instructions courantes, comme monter un meuble. Mais également une mauvaise image de soi et des situations d’échec. Si vous avez des doutes concernant votre enfant, faites-lui faire un bilan chez un orthophoniste. Vous pouvez également vous renseigner dans un centre d’évaluation neuropsychologique et d’orientation pédagogique (Cenop).
La rééducation consistera en une remise à niveau adaptée. Des exercices de calcul seront proposés, de façon ludique et créative, reprenant pas à pas les bases et, surtout, en apprenant à l’enfant à faire par lui-même. Selon la Fédération nationale, ces petits jeux doivent également être proposés par les parents ou par un tiers. Souvenez-vous que l’enfant dyscalculique subit ce trouble tous les jours. La remise à niveau peut être lente, mais chaque progrès doit être encouragé.

En savoir plus

Les troubles des apprentissages sur le site de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm)

– Obtenir les coordonnées d’un orthophoniste près de chez vous sur le site de l’Assurance maladie

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Mots clés : école , enfants , parent , santé , scolarité
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