Archives mensuelles : décembre 2016

Sortie de leur nouvelle brochure : « Apprivoiser le TDA/H à l’adolescence ».

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Pour que notre différence soit aussi notre force !

Bonjour,

Nous sommes heureux de vous annoncer la sortie de notre nouvelle brochure : « Apprivoiser le TDA/H à l’adolescence ».

La gestion d’un adolescent atteint de TDA/H constitue un défi quotidien bien réel pour les parents et enseignants qui y sont confrontés, y compris les plus expérimentés.

Afin d’appréhender au mieux les symptômes du trouble, nous vous proposons de découvrir cet outil comprenant un ensemble de principes généraux ainsi que des trucs et astuces. Ceux-ci vous aideront à garder une ligne de conduite ferme, claire et bienveillante pendant toute la durée de ce long voyage, digne des labyrinthes les plus complexes, que constitue l’éducation d’un jeune souffrant de TDA/H.

En voici la table des matières :

– Introduction
– L’entrée dans l’adolescence et ses nouveaux défis
– Les conséquences du TDA/H quand il n’est pas pris en charge
– La prise en charge du TDA/H à l’adolescence
– Règles de base pour apprivoiser le TDA/H à l’adolescence
– Aider le jeune à compenser ses déficits
– Le chemin vers l’autonomie
– Comment favoriser les bons comportements et contrecarrer les indésirables ?
– Faire face à l’opposition
– Les relations familiales
– Comment tenir bon en tant que parent ?
– Scolarité, TDA/H et adolescence
– Faire face à mon TDA/H
– Les qualités des adolescents atteints de TDA/H
– En guise de conclusion

Cette brochure, réalisée avec le soutien de la Fédération Wallonie Bruxelles et de la Province du Brabant Wallon, complète la collection d’outils édité par l’asbl TDA/H Belgique.

Pour la commander : http://www.tdah.be/tdah/aide-soutien/brochures

Amitié et chocolat belge

Pascale De Coster
Fondatrice asbl TDA/H Belgique – http://www.tdah.be

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Le Neurofeedback: une solution potentielle pour les enfants ayant un TDA/H

Aider son enfant

C’est là que j’ai été amené à explorer une solution comme le neurofeedback dans le cadre de mon stage postdoctoral.

Quand le diagnostic tombe

Voilà, le diagnostic est tombé : votre enfant a un trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité. La peur de cette bête noire, qui semble se répandre chez nos jeunes depuis quelques années, vous saisit. Vous vous sentez démunis devant l’avenue de la médication, ou vous l’avez essayée, mais votre enfant a trop d’effets secondaires et/ou pas assez d’effets positifs. Que faire?

C’est exactement la question que je me suis posée quand mon fils a reçu ce diagnostic. Pas de problème académique, au contraire, mais très dérangeant en classe. Je n’ai pas opté pour la médication parce qu’il réussissait très bien. Mais au milieu du primaire il n’avait plus d’amis. Trop tannant. Que faire?

Qu’est-ce que le neurofeedback?

Le neurofeedback est une technique non invasive qui permet de prendre le contrôle des ondes cérébrales et ainsi, de corriger ce qui ne fonctionne pas ce qui sous-tend, en partie, les manifestations cliniques du TDA/H.

Tout au long de la séance d’entrainement, l’enfant est entièrement conscient et actif dans le travail de transformation qu’il accomplit et dans l’évolution de son état. Il participe ainsi activement à rétablir le déséquilibre entre les ondes lentes et les ondes rapides de son cerveau, déséquilibre qui est souvent associé au manque d’attention et de contrôle moteur.

Cette approche a fait l’objet de plusieurs études scientifiques depuis les années soixante en lien, surtout, avec l’épilepsie et le TDA/H, et de façon plus marquée depuis les années 2000 en ce qui concerne le TDA/H.

Bien que les résultats des études n’aillent pas tous dans le même sens, la majorité d’entre eux confirment une efficacité dans la diminution significative des symptômes liés au TDA/H, que ce soit au niveau de l’inattention, de l’hyperactivité ou de l’impulsivité, y compris certaines études à double insu.

L’efficacité du neurofeedback

Toutefois, bien que souvent efficace, cette approche a aussi ses limites, comme tout traitement d’ailleurs, y compris la médication.

Elle ne réussit pas dans la même mesure chez tous les enfants ou les adultes qui empruntent cette voie. Il y a des gens qui répondent mieux que d’autres au neurofeedback. Certaines personnes n’arrivent tout simplement pas à prendre le contrôle de leurs ondes cérébrales.

De plus, malgré le fait que l’activité électrique d’un cerveau puisse être conforme à la norme sur le plan quantitatif, il arrive que des difficultés persistent sur le plan de l’attention et du contrôle moteur.

Souvent, les personnes qui optent pour le neurofeedback ont comme objectif de cesser ou d’éviter la médication. Malheureusement, ce n’est pas toujours possible. Le neurofeedback cible directement les anomalies neuroélectriques  du cerveau, mais a un impact indirect seulement sur sa neurochimie.

Dans le cas de la médication, c’est le contraire. Alors s’il reste des anomalies sur le plan neurochimique, la médication, même en faible dose, est parfois inévitable.

Le neurofeedback est donc une solution potentiellement efficace pour aider un adulte ou un enfant aux prises avec un TDA/H. Il faut toutefois être conscient de ses limites et des différences individuelles dans son efficacité.

ETRE ASPERGER AU COLLEGE

Association des Asperger du Nord Pas de Calais

Approche du syndrome d’Asperger 

►Le syndrome d’Asperger est  un Trouble Envahissant du Développement. Le terme « envahissant » fait ici référence au fait que ces troubles touchent tous les aspects du développement de l’enfant, par opposition aux troubles spécifiques que sont par exemple les troubles des apprentissages comme la dyslexie, la dyspraxie, la dysphasie etc. Parmi ces troubles envahissants du développement, on trouve l’ensemble des troubles autistiques, dont le syndrome d’Asperger, que l’on peut schématiser en disant qu’il s’agit d’une forme d’autisme sans déficience intellectuelle.

►Les principales perturbations des sujets atteints d’autisme de «haut-niveau » ou du SA touchent la vie sociale, la compréhension et la communication.
Leurs troubles du comportement, par leurs rites, leur résistance au changement et leurs angoisses qui peuvent en découler, leur préoccupation circonscrite à un ou plusieurs centres d’intérêts, leur langage le plus souvent recherché et riche en vocabulaire, leur mémoire …tout ceci déconcerte …

►Ces troubles sont la conséquence d’une anomalie de fonctionnement des centres cérébraux dont la fonction est de rassembler les informations de l’environnement, de les décoder et de réagir de façon adaptée. Le sens des mots, la compréhension et la communication sont affectés. Le sujet a des difficultés à décoder les messages qui lui arrivent (il paraît submergé par la «cacophonie » de l’environnement), et à adresser clairement ses propres messages à ceux qui l’entourent.
Il est dispersé dans l’espace, déphasé dans le temps, dépassé par les échanges. Pour être moins dispersé, il se concentre sur les détails ; pour être moins déphasé, il se complaît dans les routines.
Manifestations et difficultés spécifiques d’un enfant/ado Asperger au collège

1/ Manifestations générales

Troubles de la communication
– Difficulté dans la perception de la communication non verbale
– Tendance à tout prendre au pied de la lettre (peu de capacité d’abstraction)
– Décodage des émotions
– Difficulté à exprimer ses émotions (il ne dira pas qu’il ne comprend pas, mais il s’agitera, s’énervera  …), et à les canaliser (colères,  problèmes comportementaux)

 

 

Troubles de la socialisation
– Difficulté dans les rapports avec les autres
– Difficulté à demander de l’aide

Troubles de la compréhension
– Difficulté à comprendre une consigne globale comprenant plusieurs consignes
= nécessité de décomposer les tâches demandées
– Difficulté dans les jeux qui demandent de comprendre et/ou d’anticiper les réactions et les attentes des autres (jeux de sports collectifs …)

2/ Difficultés spécifiques liées aux apprentissages et à la vie en collectivité

Troubles de l’imagination
→ Difficulté en expression écrite libre, rédaction.

Maladresse motrice, troubles praxiques
→ Motricité globale (course, jeu de balles, natation etc)
→ Motricité fine : dysgraphie, difficulté d’utilisation des crayons et autres outils (compas, équerre, ciseaux …)
→ Lenteur en découlant (surtout quand elle est associée à une attention fluctuante : l’enfant, perdu dans ses pensées, ne sait plus ce qu’il doit faire, et attend)

Difficulté d’organisation
→ Difficultés d’organisation et d’anticipation (gestion des cahiers, de l’agenda, des affaires de sport etc -importance de l’AVS pour l’aider, sans l’assister, dans ces tâches-)
= Paraît étourdi car impossibilité de gérer et mener à bien plusieurs choses en même temps
→ Capacité d’attention et de concentration très fluctuante, (recadrage fréquent nécessaire pour le reconcentrer quand son attention s’envole)

Vulnérabilité émotionnelle
Et hypersensibilité sensorielle
= Attention, enfant fragile !
Quelques pistes pour aider un enfant/ado Asperger au collège

– Structurer l’espace et le temps (l’enfant Asperger se perd facilement dans l’espace et n’a pas la notion du temps)
– Diminuer l’imprévisibilité pour canaliser l’anxiété
– Eviter les stimuli extérieurs pour l’aider à se concentrer en classe
– L’aider  dans la gestion du cartable et des devoirs (AVS)
– Recours à l’ordinateur au besoin, et/ou assistance de l’AVS pour la copie
– Décortiquer les tâches demandées, et dire très clairement ce qui est attendu de l’élève
– S’adresser aussi directement à lui en plus d’une consigne pour la classe (qu’il ne prendra pas forcément pour lui)
– L’encourager !

 

L’ASS des AS’

Bâtiment Paul Boulanger

1 Boulevard du Professeur Jules Leclercq

59000 Lille.

E-mail : ass.des.as@gmail.com

Site : http://assdesas.fr/

Les dyslexies : les aides à mettre en place en cours

Numéro 1 Scolarité

| 18 décembre 2016|Documentation sur la dyslexie

Nous vous présentons ici une liste assez exhaustive des outils et adaptations à la dyslexie que l’on peut mettre en place afin d’aider ses élèves dyslexiques en cours et dont un résumé est donné sur la carte mentale ci dessus:

Lorsque la lecture est possible

Guides de lectures : http://www.ugodys.fr/trouble-specifique-des-apprentissages-aide-a-la-lecture-pour-les-enfants-dys-a-l-ecole/115-guide-de-lecture.html

Loupe avec ligne interne :  http://www.ugodys.fr/trouble-specifique-des-apprentissages-pour-l-ecole/175-aide-a-la-lecture-dys-dyslexie-loupe-reglette.html

Réglettes de lecture colorées : http://www.ugodys.fr/par-troubles-dyslexie/183-outil-aide-a-la-lecture-reglette-de-lecture.html

Overlays : http://www.ugodys.fr/par-troubles-dyslexie/184-calque-de-couleur-overlay.html

Séparateurs de lecture : http://www.hoptoys.fr/rubrique-handicap/les-guides-de-lecture-x10-p-7880.html?search_query=guide+de+lecture+&results=6

D’autres liens de réglettes d’un autre modèle : http://www.hoptoys.fr/inference-pragmatique-comprehension/solu-kit-lecture-p-2631.html?search_query=guide+de+lecture+&results=6

Différents liens pour télécharger des rubans :

lire couleur ( gratuit) : http://extensions.openoffice.org/fr/project/lirecouleur  voila une extension à libre office qui permet de mettre en couleur un texte.

Lexibar : ( payant) http://www.haylemtechnologies.ca/fr/lexibar

Le ruban word / libre office du cartable fantastique : http://www.cartablefantastique.fr/?s=ruban

Un autre ruban très complet :  http://pilatcode.weebly.com/studys.html

Lien gratuit pour modifier un texte: installation de 3 espaces entre les mots, double interlignage et espacement supplémentaire entre les lettres d’un mot  : http://college.dargent.free.fr/spip.php?article682 

Colorisation qui ne se fait qu’en ligne : http://yanvuilleme.ch/colorisation_gre10 , possibilités de différentes options ( très pratique lors de la lecture d’un article sur un site web, on copie on colle directement).

Lorsque la lecture n’est pas/plus possible

Les liens précédents étaient pour la partie lecture lorsque celle-ci est encore praticable par la personne dyslexique. Si ce n’est plus le cas (texte trop long ou trop difficile d’accès)  il faut donc songer au prédicateur et aux différents logiciels de lecture vocale.

Lien vers un album qui essaye de regrouper toutes les bibliothèques sonores:  https://www.facebook.com/pg/astucespourdys/photos/?tab=album&album_id=882398185153849

Les adaptations à mettre en place.

Outre le fait d’utiliser les différentes réglettes de lecture proposées ci-dessus, il est facile d’adapter un texte pour un enfant dyslexique. Il faudra veiller à l’utilisation d’une police simple qui différencie déjà le i majuscule du l minuscule, dont l’empattement permettra à la personne dyslexique de ne pas confondre les lettres dites miroir ( dpbq) et veiller à respecter un interligne suffisamment grand. Ces quelques petites adaptations basiques permettront déjà une lecture plus fluide des textes. A cela peut être rajouté la police spécifique : open dsylexic, andika, lexia et la police dyslexie. Certains diront aimer Arial, d’autres Comic …le tout étant à l’appréciation de chacun. N’oublions pas qu’un dys peut en cacher un autre et que chaque dys, même si atteint du même dys, sera tout simplement unique et différent des autres.

la carte en pdf :les-dyslexies-les-outils

Les dyslexies…qu’est-ce que c’est ?

Numéro 1 Scolarité,

| 14 décembre 2016|Documentation sur la dyslexie

Les dyslexies: définition

La dyslexie est l’un des troubles des apprentissages les plus connus dans la sphère des dys. Or elle est connue mais mal connue. La dyslexie est une difficulté durable d’apprentissage de la lecture et d’acquisition de son automatisme, chez des enfants intelligents, normalement scolarisés, indemnes de troubles sensoriels et de troubles psychologiques préexistants. Mais la dyslexie, en fait, est un ensemble de dyslexies. La dyslexie ne se limite à confondre le b d b q.

Il existe plusieurs dyslexies ( il y en aurait 19 …. ) : la dyslexie de surface, la dyslexique mixte, la dyslexie visuo-attentionnelle la dyslexie phonologique sont les principales. Toutes ces dyslexies entraînent des troubles du langage écrit, des difficultés à la maison et une mauvaise mémoire et organisation. Les troubles cognitifs de la dyslexie touchent l’ensemble des processus cérébraux qui permettent d’apprendre: la saisie des informations, leur stockage et leur traitement seront excessivement compliqués et l’élève devra mettre en place des stratégies qui lui seront propres pour y parvenir

A cela, il n’est pas rare d’y ajouter des facteurs associés tels qu’une précocité, une dyscalculie, un trouble de l’attention, une dysorthographie ou encore un trouble visuo-attentionnel. L’enfant dys se verra alors souvent affublé de reproches tels que : fait des bêtises, mauvaise volonté, paresse…L’enfant dyslexique a donc besoin d’apprendre autrement.

Pour s’approprier un savoir, le manipuler, l’assimiler et le communiquer, toute personne doit faire appel à des fonctions incontournables : la perception, l’attention, la mémoire, sans oublier les fonctions exécutives pour le langage oral et écrit. Or si ces fonctions là font défaut, il faut alors apprendre des stratégies de contournement pour arriver au même résultat.

Voici des liens qui pourront vous être utiles :

D’un point de vue scolaire pour aider les enseignants : différents documents mis à dispositions par des académies .

Quand la dyslexie va de paire avec la dysorthographie :

lien vers la carte en pdf : les-dyslexies