Archives mensuelles : janvier 2017

Les MOOC, concurrents des masters ?

Mieux reconnus aujourd’hui, certains cours en ligne valident des crédits universitaires.

LE MONDE | 26.01.2017 à 18h44, Par Sophie Blitman

Des Moocs certifiants existent désormais.

Qu’il s’agisse d’améliorer son anglais, de plonger dans la physique quantique ou de découvrir l’économie collaborative, les cours en ligne – communément désignés par l’acronyme MOOC, de l’anglais massive online open courses – permettent de se former aux ­domaines les plus divers.

Gratuits et ouverts à tous, ces derniers se sont largement développés depuis cinq ans. Offrant l’avantage de la flexibilité, ­puisqu’ils peuvent être suivis n’importe où et n’importe quand, les MOOC apparaissent à certains comme des concurrents potentiels des masters. Mais ­encore faut-il se motiver pour suivre la formation jusqu’au bout, ce qui n’est pas évident quand on se trouve seul face à son ordinateur…

Le fort taux d’abandons en ­témoigne : moins de 10 % des inscrits achèvent la formation, la plupart se contentant de grappiller des connaissances pour ­enrichir leur culture générale. D’où l’intérêt de valoriser l’investissement de ceux qui suivent le parcours jusqu’au bout.

De plus en plus de MOOC proposent désormais des attestations de suivi, le plus souvent gratuites. Quelques-uns vont plus loin en délivrant des certifications, payantes cette fois, attestant des compétences acquises au cours du MOOC.

La validation va du simple quiz à l’évaluation en salle d’examen, en passant par des travaux à rendre plus ou moins conséquents. Dès lors, « les certificats sont très hétérogènes », prévient Matthieu Cisel, jeune chercheur et auteur, en 2016, d’une thèse sur les MOOC.

En effet, chaque organisme de formation est libre de délivrer son attestation, contrairement aux masters, dont l’appellation est protégée et l’accréditation ­validée au niveau national.

Une reconnaissance peu formalisée

Quelques MOOC permettent d’obtenir des crédits ECTS (système d’équivalence européen). C’est le cas, par exemple, du cours sur la gestion de projet animé par Rémi Bachelet, enseignant-chercheur à l’Ecole centrale de Lille. Une dizaine de masters, à Strasbourg, à l’université Pierre-et-Marie-Curie, à ­Paris, ou Lille-I, ont noué un partenariat avec le MOOC qu’ils ­intègrent dans leur formation. Une pratique cependant assez rare aujourd’hui.

D’une manière générale, la ­reconnaissance académique des MOOC est peu formalisée. « Un certificat atteste avant tout d’une appétence pour un domaine », ­estime Matthieu Cisel. A moins de les accumuler, de manière à se construire un véritable parcours de formation. Mais avec un coût de production avoisinant les 50 000 euros, les MOOC doivent attirer un large public, et donc être relativement accessibles à tous. Conséquence : « 70 % des MOOC sont des cours introductifs », estime Matthieu Cisel. Difficile, dans ces conditions, de bâtir un cursus de ­master entier.

C’est toutefois ce que commencent à faire les plates-formes américaines en organisant « des séquences d’une dizaine de MOOC, combinés à des exercices et des évaluations, observe le chercheur. Leur coût, autour de 5 000 euros, est élevé mais pour les étudiants américains, cela permet de diviser par trois ou quatre le prix d’une formation ».

En France, la plate-forme OpenClassrooms propose également des parcours pour obtenir un titre ­reconnu au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP). Après avoir expérimenté les niveaux bac + 2 à bac + 4, la start-up se lance sur le terrain du bac + 5 en ouvrant fin janvier 2017 une formation en partenariat avec le groupe privé Eductive pour ­devenir expert en ingénierie ­informatique. Trois autres ­devraient ­suivre en ressources humaines et marketing.

Au-delà du coût plus élevé qu’à l’université (entre 300 et 400 euros par mois), ces formations professionnalisantes n’entendent pas rivaliser avec les masters dont l’adossement à la ­recherche reste une dimension fondamentale.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/campus/article/2017/01/26/les-mooc-concurrents-des-masters_5069719_4401467.html#R8Jy6EGhiQr6HXr3.99

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Une société avec moins de travail… mais plus de formation ?

27 janvier 2017; Le Monde.fr,

Forum Grande école du numérique - 29 septembre 2016 © Edfab

Nous dirigeons-nous vers une société avec moins de travail ? La question a agité, mercredi soir, le second débat de la primaire de gauche entre Benoît Hamon et Manuel Valls. Certes, nombre d’emplois vont certainement être détruits du fait de l’informatisation et de la robotisation. Parallèlement, d’autres devraient cependant être créés, si l’on en croit la théorie de la destruction créatrice de Schumpeter, maintes fois évoquées dans ce genre de situation. Dans tous les cas, une chose est sûre : la transformation numérique bouleverse profondément la nature des emplois.

Les entreprises du digital en ordre de marche

Face à ce changement, les universités et écoles tentent de s’adapter, en proposant de nouvelles formations, notamment autour du big data ou de la cybersécurité.
Les entreprises ne sont pas en reste, et il est significatif de relever que le pôle de compétitivité francilien Cap Digital, qui compte 1.000 adhérents dont 850 PME, a mis sur pied une structure dédiée à l’éducation : située à la Maison des sciences de l’homme Paris-Nord, à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), en face du futur campus Condorcet, EdFab vise à « promouvoir l’innovation dans le domaine de la formation aux métiers du numérique et à fédérer les acteurs de cet écosystème, de la phase d’orientation jusqu’à l’emploi », explique son directeur Benjamin Gans.

Soutenue par la région Ile-de-France, qui lui assure un tiers de ses financements, et la Caisse des dépôts, EdFab rassemble 170 membres, principalement des entreprises et des start-up EdTech comme OpenClassrooms, mais aussi des écoles de codeurs (Simplon.co, 3W Academie, Wild code School) et du web comme la StreetSchool (journalisme digital) ou encore la plateforme de cours en ligne Ionis X, émanation du groupe privé d’enseignement supérieur Ionis.

Le pôle de compétitivité francilien Cap Digital a mis sur pied une structure dédiée à l’éducation

Vers une réelle formation tout au long de la vie ?

Après avoir notamment organisé le forum de la Grande école du numérique et accueillie une rencontre européenne sur les espaces d’apprentissage du futur, EdFab lance, au premier semestre 2017, une série d’événements sur le thème des métiers de demain, autour des fablabs et des makers, du e-sport, des drones, de l’Internet des objets…

A moyen terme, il s’agit aussi de construire des parcours de formation autour, par exemple, du machine learning (apprentissage automatique) ou de la datavisualisation, en valorisant les ressources pédagogiques que les membres d’Edfab ont déjà pu développer en interne, puisque certains salariés interviennent dans des écoles et universités ou donnent des conférences sur leur spécialité. Objectif de ces différentes initiatives : acculturer les salariés aux métiers de demain et les former à de nouvelles compétences numériques.

Une manière de marcher sur les platebandes de l’enseignement supérieur ? Edfab assure ne pas vouloir être en concurrence avec les universités et grandes écoles : « historiquement, nous avons de bonnes relations avec des établissements comme le Cnam ou l’UPMC », rappelle Benjamin Gans qui explique s’être « d’abord focalisé sur les entreprises. Mais l’enseignement supérieur constitue un chantier important sur lequel nous voulons travailler ».

Reste à identifier les besoins du secteur académique et la manière de collaborer. Pour faire en sorte que la formation tout au long de la vie, dont on nous rebat les oreilles depuis plusieurs années, devienne enfin une réalité.

APB : « Les conseils d’orientation donnés aux élèves varient selon leur milieu »

Le Monde.fr, 19/01/2017, Propos recueillis par Séverin Graveleau

La sociologue Agnès van Zanten analyse l’impact des lycées sur les vœux d’admission des élèves post-bac.

Ce vendredi 20 janvier marque l’ouverture des inscriptions sur le portail Admission post-bac (APB 2017), qui permet chaque année à quelque 800 000 élèves et étudiants en réorientation de faire leurs vœux d’études dans le supérieur. Quelles informations reçoivent les élèves au moment de faire leur choix d’orientation ? C’est la question que se pose depuis 2013 la sociologue Agnès van Zanten dans le cadre de plusieurs travaux sur les politiques d’orientation scolaire, les prescripteurs et les lieux d’orientation. Selon elle, les conseils donnés par les équipes éducatives au moment où les élèves doivent faire ce choix diffèrent du tout au tout, selon que l’on soit dans un lycée favorisé ou non. Un biais qui vient accentuer les inégalités sociales et scolaires. Entretien.

Au mois de janvier sont souvent organisées, dans les lycées, des réunions d’information sur Admission post-bac. Comment le paysage de l’enseignement supérieur y est-il présenté ?

Agnès van Zanten : Il est intéressant de constater que si tous les établissements s’appuient sur le même schéma de l’Onisep, très complet, pour présenter l’enseignement supérieur aux parents et aux élèves, chacun se focalise sur une partie bien précise de celui-ci. Dans les réunions des établissements très favorisés, le discours tourne quasi exclusivement autour des classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE), et un peu sur les filières sélectives de l’université (droit, médecine, etc.). Comme si l’espace de l’enseignement supérieur se résumait à ces filières. L’analyse des affiches ou des brochures des formations du supérieur présentes dans les établissements montre le même phénomène.

Alors que dans les lycées défavorisés, on parle surtout des sections de brevet de technicien supérieur (qui préparent au BTS) et des filières non sélectives de l’université. On évoque quelquefois seulement des prépas, lorsque le lycée est inscrit dans un dispositif d’égalité des chances de type « Cordées de la réussite ». Selon les milieux, les élèves baignent donc dans des environnements qui « canalisent » leur orientation. Et les jeunes qui font des choix différents sont, de fait, placés dans une position de marginalité.

Quels types de conseils sont donnés aux élèves dans ces différents lycées ?

Plus on est dans un établissement favorisé et plus les conseils arrivent tôt dans la scolarité – parfois dès la classe de seconde –, plus ils sont personnalisés et stratégiques. In fine, les élèves de ces lycées sont incités à faire des choix ambitieux, et surtout à optimiser leurs chances de les avoir sur l’outil APB. Ce sont des conseils du type : « Si tu veux faire ce genre d’études, voilà la meilleure formation dans le domaine. Mais elle est très sélective, alors tu dois la mettre en premier vœu, suivie de telle autre un peu moins sélective, etc. »

La situation est bien différente dans les lycées plus défavorisés, où les consignes données sont majoritairement d’ordre procédural : « Rappelez-vous que vous devez saisir vos vœux sur APB avant le 20 mars, que vous devez y entrer au moins un vœu, etc. » Ces rappels sont nécessaires, car les élèves des milieux populaires sont bien moins accompagnés par leur famille dans leur orientation, mais la démarche en devient presque bureaucratique. Pour les équipes pédagogiques, ce peut être une manière de répondre aux injonctions contradictoires. De participer à l’objectif national d’une augmentation du nombre de jeunes accédant au supérieur, sans prendre le risque d’orienter les élèves vers des filières inadéquates.

Sur qui s’appuient les élèves au moment de choisir leur orientation ?

Il y a d’abord, bien entendu, la famille. Mais une étude que nous avons réalisée auprès de 3 000 jeunes montre que les élèves issus des catégories socioprofessionnelles supérieures sont 60 % à discuter régulièrement de leur orientation avec leurs parents, alors que ce n’est le cas que de 20 % des jeunes de milieux populaires. De même, les élèves des milieux favorisés discutent plus que les autres de leur orientation avec leurs camarades de classe. En découle un peer effect (influence des pairs) qui conduit à une homogénéité des vœux au sein de l’établissement. Alors que les élèves des milieux défavorisés ont tendance à demander conseil auprès d’amis qui ne sont pas nécessairement scolarisés.

Au sein même de l’établissement, le nombre d’adultes qui se penchent sur l’orientation du jeune est plus important dans les lycées favorisés. Pour la raison simple que les conseillers principaux d’éducation, étant moins mobilisés sur les problèmes de discipline, moins nombreux, sont disponibles pour donner des conseils. Il en est de même pour les équipes de direction. Dans le lycée très favorisé que nous avons étudié, le chef d’établissement validait lui-même la liste et l’ordre des vœux des jeunes. Alors que dans les lycées moins favorisés, l’orientation est moins un sujet prioritaire pour les personnels, qui sont mobilisés avant tout sur la réussite au bac, la lutte contre le décrochage, etc.

Quelle place pour les conseillers d’orientation et les enseignants dans l’orientation ?

Depuis les années 2000, le choix politique a été fait de ne pas renouveler numériquement les conseillers d’orientation psychologues (COP). Ces derniers ne sont donc pas assez nombreux sur le terrain, travaillent sur plusieurs établissements et ont très peu de temps à accorder aux élèves.

La mission d’orientation finit souvent par retomber sur des enseignants qui n’y sont pas préparés. Trop occupés à essayer de « boucler le programme », ils résistent fortement à cette mission qui n’est pas leur cœur de métier, et qui est très peu valorisée. Et les lycées n’utilisent pas tous le temps d’accompagnement personnalisé, institué depuis 2010, de la même façon : ils décident soit de le consacrer au soutien scolaire des élèves, soit à l’orientation.

Il reste les salons d’orientation…

Ces salons étudiants sont une présentation du « marché » de l’enseignement supérieur. Et logiquement, les acteurs privés marchands du secteur y sont surreprésentés par rapport à la réalité. Contrairement aux universités, qui le sont très peu. Une fois encore, cela revient à « cadrer » l’image que les visiteurs s’y font de l’enseignement supérieur. Selon nos premières analyses, les élèves qui viennent dans les salons sont plutôt issus des classes moyennes. Ce qui explique que le privé puisse être une option pour eux.

Certains lycées populaires amènent aussi leurs élèves dans ces salons. C’est une manière, encore une fois, de déléguer une mission d’orientation qu’ils n’ont pas les moyens de mettre en place. Sauf que dans ces salons, marketing oblige, on est beaucoup plus dans le registre expressif : « L’ambiance est cool chez nous », « Avec ton diplôme, tu peux tout faire ». Décrypter ce marché pour connaître la valeur réelle de ce qui est présenté de manière attractive, cela demande un accompagnement.

Quels sont, alors, les leviers pour améliorer l’orientation des élèves ?

Que ce soit avec leur famille, dans les établissements au jour le jour ou sur ces salons, il faut réduire ces inégalités concernant le paysage scolaire présenté, ambitieux ou non. Mais aussi les différences de temps accordé à l’orientation scolaire dans les établissements, aux conseils et à la stratégie.

Cela suppose des ressources supplémentaires pour les acteurs, de réelles incitations, du temps en plus, de la formation, et pas seulement des discours ambitieux en la matière. On ne pourra pas réduire totalement les inégalités sociales et scolaires qui précèdent le moment de l’orientation. Mais l’institution peut aller vers une égalisation des conditions d’accompagnement de cette orientation.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/campus/article/2017/01/20/les-conseils-d-orientation-donnes-aux-eleves-varient-selon-leur-milieu_5065719_4401467.html#0rBovgAWYkQ0VaYx.99

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Les perturbateurs endocriniens

Émission du 26 janvier 2017, FranceInter

La commission européenne a renoncé en décembre à soumettre au vote sa proposition de réglementation des perturbateurs endocriniens

La plupart des mueslis contiennent des pesticides. D'après une enquête de Générations Futures, tous les mueslis non bio contiennent des résidus de pesticides, dont certains sont des perturbateurs endocriniens.

La plupart des mueslis contiennent des pesticides. D’après une enquête de Générations Futures, tous les mueslis non bio contiennent des résidus de pesticides, dont certains sont des perturbateurs endocriniens. © Maxppp / Le Républicain lorrain

Les perturbateurs endocriniens sont des substances chimiques qu’on trouve dans une masse considérable de produits de grande consommation.

Couches pour bébés, shampoing, dentifrices, cosmétiques, plastiques, l’eau (!!!), les pesticides… La liste n’est pas close mais elle donne une idée de l’ampleur, de l’emprise des perturbateurs endocriniens. On les soupçonne fortement d’être responsables de nombreuses maladies modernes qui seront détaillées dans l’émission.

Le sujet, vous le savez, est devenu politique à l’occasion de la primaire de la gauche, Benoît Hamon en ayant fait l’un des thèmes majeurs de sa campagne.

Les invités

Les références

L’équipe

Pour écouter l’émission : https://www.franceinter.fr/emissions/le-telephone-sonne/le-telephone-sonne-26-janvier-2017

Et pour aller plus loin:

http://www.inserm.fr/thematiques/sante-publique/dossiers-d-information/les-perturbateurs-endocriniens

 

TDAHapp.com : une application Web pour les professionnels pour faciliter le suivi des élèves

TDAHapp.com permet notamment aux intervenants de rassembler en ligne les informations essentielles pour chaque élève suivi.

En milieu scolaire, le dépistage précoce de l’élève TDAH s’avère essentiel dans l’élaboration, l’application et l’orientation d’un plan de traitement qui suggère des stratégies préventives.

Pour soutenir le tout, l’application Web TDAHapp.com a été développée par une équipe de professionnels en intervention de première ligne en milieu scolaire. Elle vise à faciliter la recherche de solutions et de moyens d’intervention auprès des élèves présentant un trouble déficitaire de l’attention. L’application permet notamment aux intervenants de se créer un espace personnel avec un profil pour chaque élève suivi.

TDAHapp.com s’adresse aux professionnels de l’éducation, intervenants, professeurs, enseignants, titulaires, aides éducateurs, éducateurs spécialisés et autres agents scolaires.

Pour un suivi de la progression de l’élève

Pour un élève, la facilité à se concentrer et une attention soutenue en classe demeurent des incontournables à la réussite éducative. L’application Web permet de vérifier et de valider la constance de diverses structures du comportement de l’enfant présentant un trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité.

On peut y créer des notes chronologiques ou des commentaires dans le dossier de chaque élève et les imprimer facilement. Ceci permet aux professionnels de consulter la progression des élèves et de modifier leur plan de traitement en y ajoutant de nouveaux moyens et de nouveaux objectifs, au besoin.

Entraînement aux habiletés sociales

Un programme d’entraînement aux habiletés sociales est aussi disponible pour chaque élève inscrit dans l’espace TDAH. On peut y compiler, identifier et enregistrer les habiletés sociales sur 5 compétences : la communication, les émotions, la coopération, la gestion de conflits et l’affirmation de soi.

 

Une version école est disponible au coût de 47 $ par an, et la version parents est offerte à 44 $. Les détails se trouvent ici : http://comportement.net/tdahapp/

 

Par Alain Doucet, bacc. psychologie
Responsable en recherche et développement pour TDAHapp.com

http://ecolebranchee.com/2017/01/12/tdahapp-faciliter-suivi-eleves/

Les enfants d’aujourd’hui… ne sont pas les mêmes qu’hier !

Copyright 2015 – Programme d’accompagnement à la Parentalité Consciente et Respectueuse
Par Isabelle Filliozat et Camille et Olivier du blog http://www.les-supers-parents.com

 

Cliquez sur le lien suivant pour écouter Isabelle Filliozat:

http://www.parentalite-consciente.com/extrait-programme-accompagnement-isabelle-filliozat-mod2-chap1/

Les enfants d’aujourd’hui, ne sont pas ceux d’hier!
Isabelle: Clairement les enfants d’aujourd’hui, ne sont pas ceux d’hier !
C’est une évidence, les enfants d’aujourd’hui ont beaucoup plus de mal à se concentrer, ils sont bienplus actifs bien qu’ils courent moins que les enfants d’hier.
Ils sont rebelles, beaucoup plus qu’hier. Ils semettent dans tous leurs états, font des crises plus qu’hier…
Est-ce que c’est, comme le disent certains, un problème d’éducation ? Est-ce que c’est un
problème d’autorité ?
Les statistiques sont là : en France, nous sommes le pays le plus autoritaire d’Europe … ça n’est probablement pas un problème d’autorité.
Les parents sont moins disponible.
Autre chose, beaucoup de choses ont changé dans l’environnement des enfants : les parents sont moins disponibles, ils travaillent d’avantage qu’avant … même s’il y a les 35h, il y a les transports et globalement les parents passent plus de temps à l’extérieur au travail et ont moins de temps pour leurs enfants.
Avant il y avait un couple pour s’occuper des enfants, aujourd’hui il y a de plus en plus de famille monoparentale. Non pas que la monoparentalité en elle-même va générer des soucis mais clairement il est plus difficile quand on est seul parent, de pouvoir subvenir aux besoins financiers d’un enfant donc on va travailler davantage, c’est aussi plus difficile quand il y a deux épaules au lieu de quatre pour porter les choses … parce que quelques fois, on peut avoir une super relation avec l’ex conjoint et donc avec l’autre parent mais quelques fois ça n’est pas le cas et là aussi ça fait un petit peu de difficultés mais surtout … parce que ça, c’est presque des détails par rapport au problème de société que nous rencontrons de ce temps accéléré qui n’est absolument pas le temps des enfants … nous avons des horaires ultra stricts qui ne sont pas compatibles avec les besoins des
enfants.
Les écrans envahissent leur espace
Il y a ces écrans qui envahissent leur espace, qui envahissent les espaces de rêveries … même les parents passent énormément de temps sur les écrans au lieu de jouer avec les enfants.
La pollution alimentaire
Il y a la pollution … et oui ! La pollution génère des problèmes dans notre cerveau et des problèmes dans nos intestins.
La nourriture que nous ingérons aujourd’hui n’est pas toujours bonne pour notre santé et a un impact direct sur notre cerveau. 95% de la sérotonine, cette hormone qui nous permet de nous sentir bien, confortable, de nous focaliser, d’être attentifs est sécrétée par les intestins. Et donc en fonction de ce que j’ai dans mes intestins, je vais être plus ou moins calme.
Il arrive que nous achetions des bonbons à nos enfants et depuis un an, la Communauté Européenne a réussi à obtenir que sur ces produits, sur les produits qui contiennent 19 additifs, donc ces 19 additifs sont associés à une petite phrase … alors voilà, il faut que je la retrouve c’est écrit très très petit … et oui nous devons avoir désormais des
loupes pour aller au supermarché.
« Avertissement : E104, E129 … (celui-ci donc contient 2 de ces 19 adjuvants) peut avoir des effets indésirables sur l’activité et l’attention chez les enfants »
… peut avoir. En réalité vous imaginez bien que si l’Europe aréussi à imposer aux industriels cette petite mention, c’est que les études sont vraiment extrêmement importantes … il est désormais prouvé que au moins ces 19 additifs mais aussi
bien d’autres peuvent générer des troubles de comportements.
Le sucre lui-même … nos enfants aujourd’hui consomment beaucoup trop de sucre et ce sucre va augmenter leur énergie. Parfois on achète des barres énergétiques, c’est écrit que ça va booster notre énergie … oui mais si ça booste, ça ne permet pas non plus de rester assis à table au travail, juste derrière son bureau à l’école … Non booster l’énergie ça veut dire mobilisation musculaire !
Donc c’est bizarre, nous donnons beaucoup de sucre, des sodas, du jus d’orange, toutes sortes de choses pour dynamiser nos enfants … c’est vrai que parfois, ils sont un peu apathiques … à cause du sucre : c’est le moment de l’hypoglycémie. Et donc nous leur donnons tout ce sucre pour qu’ils aient plein d’énergie et après nous ne comprenons pas qu’ils sautent partout et qu’ils aient du mal à se concentrer.
Le sucre va augmenter, oui l’énergie et donc ils vont être hyperactifs et puis il va y avoir ensuite une baisse d’énergie dramatique qui fait qu’ils vont être en léthargie.
Dès qu’on a un enfant comme ça qui est en hauts et bas … on peut penser à un problème de sucre.
Nous en reparlerons.
A bientôt