« Un enfant qui écrit mal ne le fait jamais exprès »

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Sur son tableau, Isabelle Hardy reprend avec ses élèves les bases des boucles et des déliés pour retrouver une écriture sereine.

Isabelle Hardy exerce le métier de graphothérapeute dans le quartier de la Houssais. Elle aide les enfants et adolescents dont l’écriture est difficile à déchiffrer, à retrouver une écriture sereine.

Le monde du travail évolue, la façon d’exercer son métier aussi. Il est aujourd’hui plus facile de créer sa petite entreprise, d’où l’émergence de nouveaux services, avec des compétences spécifiques qui répondent le plus souvent à des besoins réels.

Isabelle Hardy vit dans le quartier de la Houssais, où elle exerce le métier de graphothérapeute. Diplômée de la Société française de graphologie, à Paris, elle appartient au réseau des graphologues des Pays de la Loire, comme sa collègue rezéenne, Caroline Chamorel, qui exerce à Trentemoult.

« Des enfants à haut potentiel »

Isabelle Hardy reçoit chaque semaine des enfants et des adolescents dont l’écriture, difficile à déchiffrer, est devenue une source de souffrance et un frein dans le processus d’apprentissage. Trop de temps passé sur les devoirs, moqueries des camarades… Pour certains, de quoi torpiller un parcours scolaire. « Un enfant qui écrit mal ne le fait jamais exprès », explique la graphothérapeute.

« Ce sont les enseignants qui, le plus souvent, nous adressent les élèves », précise Isabelle Hardy. Une fois écarté tout problème intellectuel, visuel ou neurologique, qui pourrait être à l’origine de ce qu’on appelle la dysgraphie, Isabelle Hardy procède à un bilan grapho-moteur de l’enfant. « La plupart sont des enfants à haut potentiel, constate la spécialiste. Ils ont l’esprit vif, curieux, et le travail de l’écriture, qui demande une réelle concentration, les ennuie. »

« Détricoter ensemble son écriture »

Une fois instauré un climat de confiance bienveillante, Isabelle Hardy va revoir, avec son jeune élève, sa posture, la façon dont il tient son crayon, dont il enchaîne les pleins et les déliés. « On va détricoter ensemble son écriture, en changer l’approche et le format, pour retrouver une sérénité sur le cahier. » De quoi retrouver l’estime de soi, de ses professeurs, souvent aussi de ses parents.

Désormais reconnue par la médecine scolaire, la graphothérapie n’est pas prise en charge comme d’autres spécialités mais elle est en train de conquérir ses lettres de noblesse. « J’avais un élève de 3e qui avait une écriture vraiment illisible. Maintenant, il est en prépa ! »

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