Archives mensuelles : mars 2017

Isabelle Filliozat – Que faire quand Il dit « non » sur tous les tons ? – La Maison Des Maternelles

Un beau matin, votre enfant découvre un mot magique : NON ! Et il va s’en servir ! Et il aura bien raison, car s’opposer, c’est s’affirmer. Tout ceci est bien joli en théorie, mais en attendant, ce NON nous laisse bien souvent désarmés, nous les parents.
Surtout quand il dégénère en colères aussi imprévisibles qu’incontrôlables !

Plus de 130 de QI, un cerveau différent?

 

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RTS 36.9° 29 mars 2017

Qui sont ces adultes « surdoués »? Pourquoi se sentent-ils souvent en décalage avec les autres? Comment rompre avec la souffrance? Entretien avec Monique de Kermadec, psychothérapeute

Cliquez sur le lien suivant pour visualiser l’entretien:

https://www.rts.ch/play/tv/36-9/video/plus-de-130-de-qi-un-cerveau-different?id=8497858

 

 

36.9° – Surdoués, Haut Potentiel de souffrance? Émission de mars 2017

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Ajoutée le 29 mars 2017

Enfants et adultes, ils représentent environ 2% de la population. Des génies ? Pas toujours ! Et leur parcours est jalonné de difficultés et problèmes affectifs.

On les surnomme « surdoués », « enfants précoces », « zèbres » ou HPI pour haut potentiel intellectuel. Enfants et adultes, ils représentent environ 2% de la population, à l’extrême droite de la courbe du QI, au-delà de 130. On les imagine premiers de classe, rentrant de l’école avec des bonnes notes et le sourire. On les devine ensuite chef d’entreprise, décideur politique, grand professeur ou brillant artiste. Souvent, un peu prétentieux. Détrompez-vous! La vie des enfants et adultes à « haut potentiel intellectuel » n’est pas toujours un long fleuve tranquille pavé de belles réussites. Au contraire. Hyper intelligent rime souvent avec hyper-stimulé et hypersensible… Il peut y avoir en outre des déséquilibres entre raison et émotion. Une souffrance taboue qu’évoquent plusieurs témoins dans ce reportage éclairant signé Christophe Ungar.

Extrait de 36.9°, une émission de la Radio Télévision Suisse, 29 mars 2017

Redonner de la confiance et de la motivation aux enfants en mathématiques grâce au jeu d’échecs

Blog « éduquer différemment »

Nous vous proposons aujourd’hui un article écrit par Pierre de apprendrelesechecs24h.com.
Des études ont démontrées que jouer aux échecs augmente les capacités de concentration, mémorisation et résolution de problèmes des enfants.
L’équipe de 24h pour apprendre les échecs a mis au point une pédagogie pour apprendre les échecs aux enfants à partir de 4 ans.


Les résultats des études sur le jeu d’échecs sont spectaculaires. En particulier, Michel Noir dans sa thèse (Lyon, 2002) a montré que les enfants ayant suivi des cours d’échecs augmentent leur capacité de concentration de 50%, leur capacité de mémorisation de 22% et leur capacité de résolution de problèmes de 32% (voir l’étude Jeu d’échec et réussite scolaire). À l’heure où les résultats des études Timss et Pisa sont décevants, voilà un outil qui pourrait nous être très utile !

Les études Timss et Pisa

Concernant l’étude Timss, elle est considérée par sa longévité et son ampleur comme l’une des plus significatives. Après vingt ans d’absences, la France y a de nouveau participé cette année et les résultats sont catastrophiques. Des élèves de 18 ans sortant de filières scientifiques ont été testés en mathématiques et répartis en 4 groupes : Très bons, bons, moyens et faibles. En vingt ans, la part des très bons est passé de 15% à 1% et la part des bons de 64% à 11%. L’étude Pisa de 2016, plus célèbre, a elle confirmé la baisse importante qu’elle avait constaté en mathématiques en 2013. Mais surtout, cette étude a montré que la France est malheureusement la championne des inégalités scolaires.

Pourquoi le jeu d’échecs ?

Pourquoi le jeu d’échecs ? Parce qu’un problème d’échecs s’aborde comme un problème de mathématiques : il faut analyser les données et structurer sa pensée pour élaborer un plan d’action. Comme dit Michel Noir :

« Observation – analyse – hypothèses – vérification – planification – probabilité et calcul des variantes – analyse des conséquences – toute la chaine méthodologique est présente dans ce jeu. »

De plus, par son aspect ludique, le jeu d’échecs met tous les élèves sur un même plan d’égalité. Qu’un enfant soit en situation de handicap, en difficultés scolaires ou simplement pense ne pas être capable de réussir en mathématiques, il va développer beaucoup de compétences sans même y penser. Voilà un bel outil pour atténuer les inégalités scolaires !

Comment apprendre à jouer aux échecs ?

Pour obtenir ces résultats, M. Noir précise bien que la pédagogie employée doit être pensée en terme de résolution de problèmes et ne pas se résumer qu’à des apprentissages échiquéens. C’est exactement la pédagogie employée par l’équipe d’apprendre les échecs en 24h qui alterne vidéos courtes et fiches d’exercices corrigées très soigneusement. Inscrivez-vous sur www.apprendrelesechecs24h.com pour découvrir gratuitement leur premier programme d’entraînement.

Reserrer les liens entre les générations

Les échecs sont un des rares sports où les enfants peuvent rivaliser très vite avec les adultes. Ainsi, il n’est pas du tout rare de voir des enfants très jeunes jouer contre des grands-parents lors des tournois. Chaque parent peut très facilement apprendre aux enfants à jouer aux échecs à partir de quatre ans et très vite proposer à leurs enfants de résoudre des exercices. Les enfants adorent chercher des échecs et mats !

Et ailleurs dans le monde ?

En septembre 2017, les jeunes polonais apprendront à jouer aux échecs à l’école. Le but affiché : améliorer les résultats en maths ! Sachant qu’ils ont déjà de bien meilleurs résultats que les français dans la dernière étude Timss, ça promet ! Par ailleurs, les échecs sont déjà enseignés à l’école dans de nombreux pays et sont un sport national en Russie, en Inde, en Chine.
Et il n’y a pas qu’à l’école qu’on parle des échecs dans les autres pays du monde. Les journaux allemands, anglais et américains ont fait leur une sur le jeu d’échecs au mois de novembre pendant le championnat du monde. Le match a été retransmis à la télévision en Norvège et deux tiers des Norvégiens ont suivi le match en direct ! Pendant que les joueurs réfléchissent de nombreux intervenants (acteurs, sportifs, éducateurs) parlent jeux, enfants, éducation à l’antenne… La foule a été tellement importante à New-York pour voir les champions qu’il y avait des files d’attente pour entrer dans la salle…

Alors pourquoi pas nous ?

 

Bac 2017 : les dates officielles

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Les épreuves du bac 2017 se déroulent du jeudi 15 au jeudi 22 juin. Tu trouveras ici les dates officielles des épreuves anticipées en première (séries générales et technologiques) et le calendrier des épreuves du baccalauréat général, technologique et professionnel.

Pour lire la suite de cet article cliquez sur le lien suivant:

http://quandjepasselebac.education.fr/dates-bac-2017/

 

 

 

 

Enfant précoce, comment mieux se concentrer ?

 

20 mars 2017, Françoise,

Qu’est-ce qu’être attentif aujourd’hui ? Être capté, captivé par tout un ensemble d’informations vastes et diffuses revient-il à comprendre le monde qui nous entoure ?

Dans un monde moderne qui va très vite, où les sollicitations sont multiples, du fait de l’environnement et de  la technologie notamment, où l’enfant se sent obligé de réagir sans attendre au moindre stimuli, les facultés d’attention et de concentration semblent réduites et nécessitent de fournir un réel effort.

Jean-Philippe Lachaux, directeur de recherche en neurosciences cognitives à Lyon , est à l’origine d’une expérimentation en milieu scolaire (le projet Atol) visant, par le biais d’ateliers attentionnels,  à obtenir une meilleure compréhension et une amélioration des processus d’attention pour tous les élèves.

Il est aussi l’auteur du livre récent  « Les petites bulles de l’attention, se concentrer dans un monde de distractions« , un guide destiné aux enfants, sous forme de bande dessinée et accessible aux plus jeunes, pour les aider à mieux comprendre et maîtriser leur cerveau et leur permettre d’activer au mieux leurs capacités de concentration.

Pour nos petits enfants précoces, dont l’attention est déjà portée à se disperser facilement du fait de leur système de pensée divergente, il peut être utile et intéressant de se plonger, de façon agréable, dans la compréhension des mécanismes qui permettent de bien fixer son attention.

A travers cet ouvrage, ils découvriront que la concentration nécessite un effort pour ne porter son attention que sur l’essentiel, qu’il faut renoncer à vouloir absorber toutes les informations en même temps pour qu’elles soient réellement et non superficiellement intégrées. C’est un effort qui nécessite de la discipline et de l’entraînement. Pour eux qui, au début de leur scolarité du moins, ne sont pas habitués ou, souvent, pas assez sollicités, revenir à cette notion d’effort pour en comprendre l’intérêt, savoir que l’effort de concentration mène au sens de l’apprentissage, me semble vraiment utile et indispensable. En effet il y a trop souvent confusion pour ces enfants dans les apprentissages entre le fait d’entendre et de comprendre sur le moment une leçon, la plupart d’entre eux en restant là, et le fait de travailler sur la leçon, lui donner du sens, l’intégrer dans un cadre et un contexte, c’est à dire finalement avoir fourni un effort de concentration et d’attention sur le sujet traité.

Etre attentif aujourd’hui est finalement une attitude qui nécessite de comprendre comment fonctionne le cerveau afin de parvenir au résultat attendu.

Je recommande donc ce livre, pour tous les enfants et leurs parents évidemment, mais peut être encore plus pour nos enfants à haut potentiel. Le défaut de concentration est une des explications clés d’une certaine inadaptation scolaire  fréquente chez les jeunes surdoués . Je pense que certains d’entre-eux, par le biais de cet ouvrage remarquable, parviendront à comprendre leur propre fonctionnement cérébral pour les entraîner à diriger efficacement leur attention.

Ecole : les adaptations nécessaires aux enfants surdoués (par Jean Charles Terrassier)

Apprendre, réviser, mémoriser, Tout pour apprendre efficacement (à l’école et ailleurs)

·  24 February 2017

guide pratique enfant surdoué école

Dans son livre Guide pratique de l’enfant surdoué, Jean-Charles Terrassier (psychologue spécialiste des enfants précoces/ surdoués/ haut potentiel intellectuel) propose des adaptations scolaires pour les enfants surdoués. Il écrit :

L’enfant surdoué ne doit pas être éduqué de la même façon et suivant le même rythme qu’un enfant normal : ce serait non seulement gâcher son potentiel mais en plus risquer de le détruire complètement (rappel : le taux de suicide est trois fois plus important chez les adolescents surdoués que les autres).

Pour le psychologue, imposer une classe scolaire en fonction de l’âge et non pas du niveau individuel est équivalent à imposer une pointure de chaussures en fonction de l’âge et non pas de la taille du pied.

Les trois différences essentielles entre les surdoués et les autres sont :

  1. le besoin de complexité
  2. la profonde curiosité
  3. la plus grande rapidité (en apprentissage et en évolution)

Jean-Charles Terrassier propose donc à la fois d’accélérer l’enseignement et de le présenter différemment. Il regroupe en trois groupes les adaptations scolaires nécessaires :

  • approfondissement

L’approfondissement permet de répondre au besoin de complexité : il s’agit d’aller beaucoup plus loin que pour une éducation standard dans chacun des domaines abordés par le programme.

Stéphanie Tolan fait remarquer :

L’esprit d’un surdoué peut gérer des grandes quantités d’information, et la complexité leur profite. Donner à ces enfants de simples unités d’informations est l’équivalent de nourrir un éléphant brindille d’herbe par brindille d’herbe. Il va mourir de faim avant même de remarquer que quelqu’un essaie de le nourrir.

  • enrichissement

L’enrichissement, qui va de pair avec l’approfondissement, consiste à augmenter le nombre de sujets du programme, c’est-à-dire aborder des sujets réservés normalement à d’autres niveaux, ou étant hors programme mais complémentaires.

On répond ainsi aux besoins de curiosité des enfants surdoués.

  • accélération

L’accélération consiste à suivre le rythme naturel de développement de l’enfant surdoué, c’est-à-dire à aller plus vite. C’est ainsi qu’en France, on peut très facilement regrouper deux classes successives en une seule.

Le saut de classe, LA solution ?

Dans le secteur public

En France, dans l’Éducation Nationale, le saut de classe est souvent la seule solution proposée. Jean-Charles Terrassier reconnaît que cette solution est souvent nécessaire, mais le problème de la maturité affective peut se poser.

Pour éviter de se tromper, M. Terrassier recommande d’utiliser une méthode supplémentaire d’interprétation du QI en posant l’hypothèse d’un âge supérieur, correspondant à l’âge moyen des élèves de la classe visée. Cette méthode est celle du “QI compensé”.

Les associations spécialisées de parents d’enfants surdoués peuvent fournir les adresses des établissements publics à travers la France qui propose des organisations différents qui pratiquent l’enrichissement et l’approfondissement (sur le modèle du collège du Cèdre dans le 78).

Hors du système public

Plus de solutions existent :

  • soit dans des écoles adaptées (comme le lycée Michelet à Nice qui a mis en place des classes de plusieurs niveaux pratiquant l’accélération, l’approfondissement et l’enrichissement);
  • soit dans des écoles alternatives, pas forcément dédiées aux enfants surdoués (type Freinet, Montessori, Sudbury…);
  • soit en déscolarisation (instruction en famille avec ou sans cours à distance).

Concernant l’instruction en famille avec des cours à distance, le CNED (Centre National d’Enseignement à Distance) fournit les cours uniquement au niveau scolaire autorisé par l’école. Pour envisager une scolarité en avance, on peut contacter les Cours Hattemer (saut de classe contre l’avis de l’école). L’instruction en famille peut être effectuée sans cours à distance d’aucune sorte. Il s’agit d’un droit.

Des négociations avec l’école ?

Des adaptations sont envisageables à négocier avec l’école :

  • le multiclasse : en fonction de son avancement, l’enfant suivra les cours dans une classe ou dans une autre;
  • l’école à mi temps : soit le matin, soit l’après midi (ou autre organisation imaginable).

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Source : Guide pratique de l’enfant surdoué : Repérer et aider les enfants précoces de Jean Charles Terrassier et Philippe Gouillou (ESF éditions)