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Ce jeudi 28 septembre 2017

YVES-ALEXANDRE THALMANN
En finir avec les sentiments de culpabilité, lorsque je me sens (trop) responsable.

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Pourquoi les enfants TDAH (trouble déficit d’attention avec hyperactivité) passent-ils pour des enfants mal élevés ?

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Pourquoi les enfants TDAH (trouble déficit d'attention avec hyperactivité) passent-ils pour des enfants mal élevés -

Alain Pouhet écrit dans son livre Questions sur les dys-, des réponses que de nombreux enfants atteints de TDAH (les « hyperactifs ») sont souvent remarqués pour des troubles du comportement (contrairement à des enfants TDA sans hyperactivité qui peuvent présenter un sévère trouble de l’attention mais qui sont « sages » et passent inaperçus).

Le docteur Pouhet regrette que le grand public et de nombreux enseignants envisagent la problématique du TDAH sous l’angle réducteur de la seule hyperactivité. Or ce raccourci est la porte ouverte à des amalgames du type hyperactivité = agitation = enfant mal élevé.

Le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H) est une affection neurobiologique qui peut causer l’inattention, l’hyperactivité, l’impulsivité et d’autres difficultés d’apprentissage. La recherche semble indiquer que le TDA/H est fort probablement causé par des anomalies dans certains neurotransmetteurs ou messagers dans le cerveau qui rendent alors cet organe inefficace ou paresseux dans les zones qui contrôlent les impulsions, filtrent l’apport sensoriel et fixent l’attention (source).

Quand le trouble attentionnel est structurel, les troubles de l’attention sont anciens et présents partout, dans toutes les situations avec tous les adultes. Cependant, si la tâche proposée à l’enfant est motivante pour lui, il parvient mieux à se contrôler et à être disponible mais pour un temps seulement car cela est coûteux en termes d’attention et d’énergie pour lui.

Bien souvent, les parents d’enfants atteints de TDAH sont dépassés parce que l’hyperactivité rend les enfants qui en sont touchés difficiles à élever (zapping, impulsion, oubli des consignes, agitation perpétuelle, déficit d’organisation, parfois trouble oppositionnel). Mais l’enfant est victime de ses symptômes… et les parents qui sont peu informés sur les troubles de l’attention avec hyperactivité sont eux aussi victimes de ce que leur enfant donne à voir et à entendre.

Comment comprendre et accompagner au mieux les enfants TDAH ?

Constater que l’enfant ne le fait pas exprès et n’est pas un provocateur né est indispensable pour changer de regard sur eux.

Alain Pouhet donne plusieurs pistes dans son livre pour mieux comprendre et accompagner les enfants hyperactifs :

  • le traitement médicamenteux (toujours après pose d’un diagnostic par un professionnel – neuropédiatres ou pédopsychiatres spécialisés ET hospitaliers – et consultation au cas par cas quand la facilitation de la vie scolaire de l’enfant échoue ou apporte une réponse insuffisante),
  • une prise en charge cognitivo-comportementale,
  • une parentalité bienveillante et empathique (la parentalité bienveillante donne des outils pour désamorcer les conflits et cultiver l’intelligence émotionnelle des enfants),
  • une coopération enseignants/ parents/ professionnels sur la base d’informations pertinentes afin d’aménager au mieux les conditions d’apprentissage.

Une meilleure compréhension et une information diffusée largement permettrait de changer de regard sur ces enfants. La brochure « Visez le succès : enseigner aux élèves ayant un trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité  » est une mine d’or pour ce faire : à télécharger ici.

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Source : Questions sur les Dys- : Des réponses du Dr Alain Pouhet (éditions Tom Pousse). Disponible en médiathèque, en librairie ou sur internet.

L’association « Pour une éducation Bien-Veillante » organise la tournée de Jeanne Siaud-Facchin dans le Sud-Ouest

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Bordeaux le 28 novembre

Dax le 29

Saint Jean de Luz le30

Toulouse le 1er décembre

Pour plus de renseignement: http://pouruneeducationbienveillante.fr/?event=bordeaux-jeanne-siaud-facchin-conference-intelligence-pleine-conscience-et-haut-potentiel-lalchimie-heureuse&event_date=2017-11-28

 

 

Les enfants doués et le goût du défi

Capture18sep.JPG, 15 septembre 2017

Pour les ménager, on songe moins souvent à proposer aux enfants doués des défis. Le dépassement des limites est pourtant une clé contre l’ennui et la perte d’estime de soi.

Il constitue une caractéristique propre aux êtres humains depuis le début.  En son absence, on préfère rester dans son petit territoire, on ne prend pas de risques, on hésite  à  s’enfoncer dans une jungle hostile, à partir sur une mer inconnue, à parcourir un désert brûlant ou glacé.

On n’affronte pas non plus des bêtes féroces avec des armes dérisoires qui demandent du  temps pour devenir plus efficaces. On ne se livre pas à des essais juste « pour voir », on n’approfondit pas ses connaissances avec le danger de déranger un ordre établi.

Il y aura toujours dans tous les pays et toutes les civilisations des audacieux qui auront besoin de dépasser une routine rassurante.

Sans doute était-ce les plus doués qui bravaient des dangers inconnus, quitte à se mettre gravement en péril. Quelle plus belle réalisation d’un rêve que celle de remonter un fleuve jusqu’à sa source puisque personne n’a encore pu y parvenir, ou de découvrir une citée oubliée parce que quelques indices à peine décelables suggéraient son existence ? Cette ambition vaut bien quelques sacrifices, y compris, parfois, celui de sa vie.

Le propre des personnes douées est de ne jamais rien considérer comme acquis et de ne jamais s’arrêter en chemin : toujours plus loin, toujours plus haut, plus avant, plus difficile, plus complexe quand il s’agit de recherche.

Le meilleur exemple est donné par les sportifs de compétition : ils ne cessent de chercher à améliorer leurs performances.  Il ne leur viendrait pas à l’esprit de s’en  tenir à un score considéré comme satisfaisant et qui sera certainement dépassé par les sportifs à venir. Une démission de cet ordre équivaudrait à un renoncement à toute ambition, à un sabotage même.

Dans le quotidien des enfants doués, les occasions de se dépasser sont rares, pour ne pas dire inexistantes, c’est pourquoi ils dépérissent doucement.

Tout être humain a besoin de défis à relever pour se construire de lui une image qui lui convienne, simplement les défis convenant aux enfants doués sont moins courants : on ne songe pas à leur proposer un enjeu trop complexe, pour les ménager, dit-on avec une absence totale de compréhension de leur nature propre.  On prétend qu’on ne veut pas les mettre en échec afin qu’ils conservent une bonne « estime de soi ».

Ce n’est pas une perspective très engageante, elle ne fait pas réellement rêver.

Il serait préférable de  les confronter à une vraie difficulté : il suffit de leur expliquer qu’il n’y a pas d’enjeu majeur, qu’il s’agit d’un essai sans conséquences irrémédiables  sur leur image afin qu’ils ne se sentent pas en péril s’ils échouent, mais cette situation inhabituelle leur évite de se résigner à l’idée d’exécuter uniquement des tâches enfantines dépourvues de toute complication et donc, très vite, de tout intérêt.  Le seul combat à mener serait alors  celui, quotidien, contre leur ennui. Ils risquent  d’en conclure qu’on ne les croit pas capables de réussir des tâches plus complexes et finalement leur « estime de soi » s’abaisse considérablement.

L’image qu’ils sont en train de se construire d’eux-mêmes s’étiole et se dilue. Les réussites qui leur valent des félicitations  leur paraissent dérisoires : une si petite victoire n’a aucune valeur, elle est même décevante puisqu’elle n’a exigé aucun effort.

On conçoit bien qu’il est impossible pour un professeur de proposer à un seul élève un travail qui mettrait systématiquement les autres en échec : il faut composer, louvoyer, ménager tout le monde, mais il est impératif de proposer à l’enfant doué de véritables défis à relever, sinon il s’éteint.

Ceux qui aiment le sport y trouvent enfin l’occasion de se dépasser, de pousser leurs limites et ils y sont même encouragés, mais il faut que l’importance du sport soit reconnue dans leur école et que le professeur apprécie et encourage  cet élève prometteur sans se douter que la belle énergie qu’il déploie sur le terrain est alimentée par toutes les frustrations subies en classe.

Pour une fois, on ne le freine pas, on ne lui oppose pas de limites, il a le droit d’aller jusqu’au bout de ses possibilités.

Nombre d’enfants doués ne sont pas particulièrement inspirés par les sports proposés dans leur école, ils restent alors avec leurs frustrations et leur seul recours au rêve qui allège un peu la monotonie d’un quotidien empli de répétitions, progressant sur le chemin du savoir à la vitesse d’un escargot fatigué.

Pourtant, ces enjeux sont obligatoires, on doit s’entraîner à y répondre, tout comme on vérifiait il y a des siècles le tranchant d’une lame et son habileté à la manier,  ces qualités étant vitales. Se mettre à l’épreuve permet de se construire une armature solide, indispensable au cours de la vie afin de résister aux aléas pernicieux que recèle toute existence.

On évoque souvent la capacité des personnes douées à se reprendre après un drame ou un passage particulièrement éprouvant : ce serait leur caractère qui les aurait incitées, chaque fois qu’elles en avaient eu la possibilité, à s’aguerrir en affrontant, pour la  vaincre, une difficulté, qu’on disait insurmontable, parce qu’elles savaient comment tirer d’elles-mêmes une force insoupçonnée.

S’entrainer à exercer cette force correspond même à un besoin, il est dans la nature humaine de désirer se mettre à l’épreuve : il suffit de considérer l’énergie déployée par un jeune enfant tout simplement désireux de sortir victorieusement de son lit à barreaux,  et de contempler ensuite les manifestations de sa joie quand il est au dehors.

Il en va de même pour les défis intellectuels, tout aussi indispensables pour une construction solide de la personnalité. Enchaîner les activités « ludiques » et débarrassées de toute aspérité ne procure aucun entraînement : on ne peut pas se former une idée plus précise de sa propre valeur et de sa capacité à se mesurer avec un obstacle dont on ne pourrait d’ailleurs même pas évaluer le degré de difficulté, puisqu’on n’aura jamais connu une telle situation.

Il est tout aussi amusant, mais d’une autre façon, de rassembler toutes ses forces pour l’emporter dans une épreuve paraissant d’une extrême complication jusqu’au moment où on a eu la témérité de chercher sans faiblir à dénouer cette complexité qui pouvait effrayer.

Le plaisir infiniment appréciable qu’on éprouve après avoir réussi à se surpasser n’est comparable à aucun autre dans le domaine de l’accomplissement de soi, il donne la détermination nécessaire pour affronter d’autres difficultés, peut-être plus complexes, mais qui ne sont sans doute pas aussi inabordables qu’on aurait pu le penser. 

Sans ces mises à l’épreuve, dont l’enjeu n’est pas vital, la personnalité reste floue, hésitante, ses contours incertains, mal définis pour l’enfant lui-même.

Grâce à ces combats parfois durement reportés ou bien remis à plus tard, parce qu’il aura pris le temps de se préparer plus efficacement, l’enfant bien entraîné aura de lui une image plus forte, plus brillante et plus sûre.  Mieux armé, il tracera sa route avec une  audace lucide.

C’est alors qu’une fois adulte, il explorera avec émerveillement des routes inconnues ou qu’on croyait barrées, mais que son assurance saura forcer pour le bonheur de tous.

Conseils : il est indispensable de fournir aux enfants doués des occasions de se dépasser, de donner le meilleur d’eux-mêmes sans être assurés de l’emporter en gardant à l’esprit que le degré de difficulté doit être plus élevé pour eux. Il serait regrettable qu’ils ignorent le bonheur de vaincre un obstacle plus ardu. La hardiesse bien maîtrisée est une belle qualité, source de joies à venir et de découvertes éblouissantes.

Emission de France Inter 12 septembre 2017

Comment reconnaître, identifier un adulte surdoué ? Quelles sont les idées reçues qui leur collent à la peau ? Les enfants précoces deviennent-ils forcément des adultes surdoués ?

Comment devenir un adulte à haut potentiel, heureux dans sa vie personnelle et professionnelle ?

Éléments de réponses avec le pédopsychiatre Gabriel Wahl et avec la psychologue clinicienne Monique de Kermadec.

Questions et témoignages au 01 45 24 7000 où Anouk et Pierre attendent vos appels, Par courriel , Sans oublier notre page Facebook.

Partenariat Femme Actuelle Sabrina Nadjar

Haut potentiel: quand les troubles s’en mêlent

Article du site de l’APEIP

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Avec:

  • la description d’un enfant précoce
  • les troubles « neuro-développementaux » Dys et Cie
  • troubles « neuro-développementaux » associé au haut potentiel
  • le dépistage des Dys est-il possible?
  • pourquoi ce dépistage est souvent retardé?
  • la complexité de ce diagnostic
  • la nécessité de ce diagnostic
  • la prise en charge….

Vous pourrez consulter cette ressource en cliquant sur le lien suivant:

http://www.anpeip.org/men-dys-et-hp/1057-art-haut-potentiel-quand-les-troubles-s-en-melent