Archives mensuelles : décembre 2017

L’anxiété de performance : la comprendre pour la dépasser (chez les enfants et les adolescents)

Blog « Apprendre, réviser, mémoriser »

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Pour lire l’article cliquez sur le lien suivant:

http://apprendre-reviser-memoriser.fr/anxiete-de-performance-enfant-adolescent/

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Parcoursup : les « attendus » à l’entrée de l’université dévoilés

Intérêt pour la démarche scientifique, bon niveau en langues ou aptitude à la logique, font partie des compétences pouvant être demandées pour entrer en licence. Des attendus généralistes qui font déjà réagir.

Le Monde | • Mis à jour le |

Par Camille Stromboni et Séverin Graveleau

Université de Strasbourg.

Pour lire l’article et les éléments de cadrage national » (reproduits dans l’article) qui détaillent la liste des « attendus », à l’entrée de chaque licence., cliquez sur le lien suivant:

http://www.lemonde.fr/campus/article/2017/12/12/parcoursup-les-attendus-pour-entrer-a-l-universite-devoiles_5228657_4401467.html

Enfant précoce, surdoué : faire de sa différence une richesse

Psychologies - Psycho

Etre un enfant surdoué ou précoce est une particularité que l’on imagine d’emblée comme une chance, un don. Mais pour le concerné, elle peut aussi être synonyme de difficultés et d’incompréhension. Parce que mal connus, les jeunes surdoués doivent parfois affronter un parcours semé d’embûches, tant sur le plan social que scolaire. En les aidant à comprendre qui ils sont et en les accompagnant au quotidien, les parents ont auprès de ces enfants, un rôle crucial à jouer.

Anne-Laure Vaineau

Enfant précoce, enfant surdoué, enfant à haut potentiel

Sommaire


« Les zèbres. » C’est ainsi que Jeanne Siaud-Facchin, psychologue spécialiste des enfants surdoués, aime les appeler. Parce qu’elle les trouve atypiques, uniques, griffés par la vie comme le sont les équidés du même nom, elle a choisi de leur donner un surnom amical. Et de sortir ainsi du débat qui fait rage quant à l’appellation que l’on pourrait leur réserver. En France, c’est la formule « intellectuellement précoce » qui a été retenue. Plus politiquement correcte que le terme surdoué, qui induit un plus, et donc une supériorité. Mais les qualifier de précoces revient à dire que ces enfants seraient simplement en avance et que donc, un jour, ils pourraient être rattrapés par les autres. Ce qui n’est pas le cas. Quant au niveau international, on préfèrera généralement le sigle HP, pour dire Haut Potentiel.

Émissions de télé, articles dans les journaux… Les surdoués ont été très médiatisés au cours des dernières années. En raison de leur nombre croissant ? Absolument pas, affirme Jeanne Siaud-Facchin, qui rattache plutôt l’explosion du phénomène au simple fait que ces enfants sont mieux repérés aujourd’hui. Car en réalité, les chiffres sont très stables, avec près de 450 000 enfants scolarisés concernés. Si la répartition était parfaitement homogène, cela représenterait un enfant par classe. « Parmi eux, explique Jeanne Siaud-Facchin, on constate qu’un tiers se porte très bien, que le second tiers est composé d’enfants en difficulté avec eux-mêmes et que le dernier tiers est en échec scolaire grave. » Pour aider ces enfants à vivre leur différence comme une richesse, il est indispensable que leur entourage les comprenne et les accompagne. Afin de leur permettre de construire une identité stable et de s’épanouir, comme n’importe quel autre enfant.

Différent sur le plan intellectuel, mais aussi affectif

Dire qu’un enfant surdoué n’est qu’un enfant plus intelligent que la moyenne et réduire sa différence à un QI supérieur à 130 est la principale idée reçue à laquelle parents et enfants peuvent être confrontés. Car si le QI est un indicateur, il ne compose pas une personnalité. Or, être surdoué est un tout, formé aussi bien par le potentiel intellectuel de l’enfant que par sa personnalité psychoaffective.

Sur le plan intellectuel, l’enfant surdoué se distingue par la forme particulière de son intelligence. « La différence est qualitative, et non quantitative comme on pourrait le penser », souligne Jeanne Siaud-Facchin. Ainsi, alors que l’être humain lambda favorise l’hémisphère gauche de son cerveau, il est scientifiquement prouvé qu’un enfant surdoué utilise de façon privilégiée son cerveau droit, ce qui lui confère une intelligence plus intuitive que raisonnée. On sait aussi que les informations y sont traitées plus rapidement, car elles sont redistribuées dans toutes les zones du cerveau, ce qui se traduit par une réelle hyperactivité neuronale. On pourrait aussi ajouter que sa perception sensorielle est extrêmement performante (sa vue est plus large, son ouïe lui permet d’écouter plusieurs conversations en même temps, son odorat est ultra-sensible…).

Sur le plan affectif, l’enfant surdoué est avant tout un être hypersensible, chez qui les émotions sont exacerbées : son amour, sa colère, sa susceptibilité ou sa peur sont d’une intensité peu commune. Ses sens exaltés lui permettent aussi de ressentir des choses imperceptibles et l’empathie, cette capacité à ressentir les émotions d’autrui, est son sixième sens. Il est particulièrement sensible à la justice, mais surtout à l’injustice qui le révolte. Sa quête de vérité est une nécessité absolue, ce qui en fait un enfant très actuel, en quête de sens, humain et généreux. S’il porte un regard lucide sur son environnement, ses désillusions sont souvent très douloureuses, et ce, même si elles lui servent de moteur pour avancer. Intelligent, sensible, créatif et clairvoyant : l’enfant surdoué, malgré les difficultés, à toutes les cartes en main pour bien grandir et réussir.

Les signes qui mettent la puce à l’oreille

Il est possible, très tôt, de constater certains signes de précocité, notamment dans le développement de l’enfant et ses apprentissages. « Mais attention, avertit la psychologue, il y a des raccourcis à ne pas prendre. Un signe de cette liste ne suffit pas à poser le diagnostic, que seul un bilan complet réalisé chez un psychologue peut confimer. » Et l’inverse aussi est vrai : on ne peut affirmer qu’un enfant surdoué sera absolument conforme à tous les aspects énoncés.

Les signes qui peuvent être constatés dès la petite enfance :

– bébé très tonique
– bébé scrutateur : éveillé et curieux
– bébé petit dormeur, qui peut se contenter de nuits courtes
– enfant qui parle très tôt, ou plus tardivement mais tout de suite de façon correcte
– enfant dont le vocabulaire est rapidement très riche
– enfant qui, une fois entré dans le langage, se met tout de suite à poser beaucoup de questions et commence à s’interroger, bien avant les autres, sur des questions existentielles (sur la vie, la mort, le monde…)
– enfant désireux d’apprendre très jeune à lire et à écrire (seul ou avec l’aide des adultes)

École et surdoués ne font pas toujours bon ménage

C’est parce que les parents ont parfois peur de passer pour des gens prétentieux, de coller très tôt une étiquette à leur enfant, ou simplement parce qu’ils n’ont pas vu chez ce premier bébé les signaux précoces d’alerte, que c’est à l’école que surgissent généralement les premières difficultés. Mais, une fois encore, l’échec scolaire n’a rien de systématique (un tiers des surdoués seulement) et certains enfants parviennent sans aménagement, ni aide spécifique, à réussir et même à briller dans leurs études.

Ainsi, dès la maternelle, un contraste entre les jeunes surdoués et les autres enfants se dessine parfois. En décalage avec les enfants de leur âge, avec qui ils ne se trouvent pas de points communs, les enfants précoces se lient souvent d’amitié avec des enfants beaucoup plus âgés, ou à l’inverse, beaucoup plus jeunes. Certains ne voient pas l’intérêt de ce que la maîtresse leur demande, ou ne décodent pas les implicites de l’école. Résultat : ils répondent à côté de ce qu’on leur demande, voire apportent des réponses beaucoup trop complexes. Ils s’ennuient (notamment pour ceux qui ont déjà appris à lire et/ou à écrire) et s’agitent. C’est le premier moment d’alerte.

En primaire, les surdoués, qui apprennent très vite, ont donc tendance à ne pas travailler. Si certains s’en sortent avec de très bons résultats néanmoins, ce n’est le cas de tous. Les difficultés sociales deviennent de plus en plus pesantes. Les jeunes surdoués ont beaucoup de mal à se lier d’amitié avec leurs camarades. Leur rapport aux adultes et aux enseignants, par qui ils se sentent souvent incompris et rejetés, devient problématique et les enfants passent souvent pour des insolents, des impertinents.

Au collège, il semble que les jeunes surdoués parviennent à composer avec leur intelligence jusqu’en cinquième sans trop d’échec. C’est en quatrième, lorsqu’il devient nécessaire de mettre en œuvre de vraies stratégies d’apprentissage qu’ils n’ont pas acquises jusque-là, que tout s’écroule. Ils ont beau avoir les réponses aux problèmes, ils sont incapables d’expliquer comment et de développer leur réponse, ce que leur demande les professeurs. C’est là que les décrochages les plus spectaculaires sont observés. Avec certains ados surdoués qui vont alors se mettre à faire les imbéciles pour se sentir exister et d’autres qui vont sérieusement se déprimer. C’est en général à cet âge que le plus grand nombre de surdoués sont, tardivement, repérés.

Quant au lycée, la plus grande difficulté à laquelle ils vont être confrontés est l’orientation. Eux qui auraient voulu exercer tous les métiers du monde lorsqu’ils avaient 10 ans, il leur faut faire un choix. Et donc renoncer aux autres possibles. C’est ce cap de l’orientation, qui leur semble bien souvent insurmontable, qui les pousse à saborder leur scolarité pour repousser autant que possible le moment fatidique du choix.

De l’importance pour l’enfant de savoir qui il est

Quel que soit l’âge auquel l’enfant est repéré, il est alors nécessaire de lui faire passer un bilan auprès d’un psychologue habilité. Il permet à l’enfant et à ses parents de mieux comprendre les difficultés qu’ils peuvent rencontrer et d’envisager, si nécessaire, une aide efficace et adaptée. En aucun cas, ce bilan n’a pour but d’étiqueter l’enfant et de l’enfermer dans un profil. Outre les problèmes, il met aussi en lumière les ressources et les compétences de l’enfant. C’est sur elles qu’il pourra s’appuyer pour avancer, mais aussi, dans certains cas, pour retrouver l’estime de soi, parfois anéantie par des années d’échec scolaire.

Le bilan psychologique peut être réalisé en seulement quelques heures. Il se compose de tests d’intelligence (avec évaluation du QI) et de tests cognitifs (bilan de personnalité). Une fois le diagnostic posé et suivant les difficultés rencontrées, le psychologue pourra proposer des pistes de travail : rebooster l’image de soi, travailler sur les implicites de l’école, trouver une solution aux troubles connexes (dyslexie, hyperactivité…). Il pourra aussi proposer un suivi psychologique et, si besoin, rediriger la famille vers un psychiatre ou un neurologue.

Avec le soutien et l’aide nécessaires, de nombreux enfants apprennent à vivre avec leur différence et à en faire une richesse. Ceux qui s’en sortent le mieux témoignent généralement d’avoir pu s’appuyer sur trois éléments essentiels : un milieu affectif stable (un entourage familial concerné), des rencontres qui ont fait la différence (sur le plan médical mais pas seulement) et le sentiment d’avoir été compris et pris en considération (d’où l’importance d’un dépistage précoce).

A découvrir

 Jeanne Siaud-Facchin est notamment l’auteure de L’enfant surdoué, l’aider à grandir, l’aider à réussir (Odile Jacob). Elle est fondatrice et directrice du premier Centre français de Diagnostic et de Prise en charge des Troubles des Apprentissages Scolaires : Cogitoz.
Pour trouver une consultation spécialisée, des informations complémentaires ou simplement partager son expérience, rapprochez-vous de l’une des nombreuses associations de parents d’enfants précoces telles que l’ Anpeip ou l’ AFEP.

L’hyperstimulabilité émotionnelle, comment l’identifier pour mieux y faire face.

Enfants Précoces Info

 

« Je vais vous livrer au cours des prochains jours un dossier en 5 parties, traduction toute personnelle d’une série d’articles publiés par Jade Ann Rivera sur son site et repris ici sur sa proposition. Ce dossier abordera le sujet des diverses « hyperstimulabilités » (terme à mon goût particulièrement barbare utilisé pour traduire en français l’anglais Overexcitabilities) qui caractérisent les enfants précoces autant que les adultes surdoués dans leurs comportements et réactions. Il s’agit d’un sujet particulièrement important qui vous aidera à mieux comprendre la façon de fonctionner de votre enfant. Dans ses articles, Jade Ann Rivera donne des exemples précis ainsi que des pistes pour vous aider à réagir efficacement lorsque celui-ci est confronté à la difficulté de gérer des émotions trop intenses ou un comportement qui peut s’avérer déroutant pour son entourage…….

Pour la suite de cet article cliquez sur le lien suivant:

http://www.enfantsprecoces.info/lhyperstimulabilite-emotionnelle-comment-lidentifier-pour-mieux-y-faire-face/?utm_source=Enfants+Pr%C3%A9coces+Info+Lettre&utm_campaign=7a4b0db300-EMAIL_CAMPAIGN_2017_12_11&utm_medium=email&utm_term=0_79f6f2346f-7a4b0db300-131332501&goal=0_79f6f2346f-7a4b0db300-131332501

Qui sont vraiment les enfants à haut potentiel ?

Enfants Précoces Info

Comment bien surveiller ce que font mes enfants sur Internet ?

Psychologies - Psycho

« Comment limiter et contrôler l’utilisation d’Internet par les enfants « de manière intelligente » sans leur donner l’impression de trop les surveiller et/ou de les priver ? » Anne Anaïs, 36 ans.

Comment bien surveiller ce que font mes enfants sur Internet ?

Christophe Butstraen, Auteur, Conférencier, Médiateur scolaire vous répond

Aujourd’hui, grâce à la 4G (et bientôt la 5G), grâce aux connexions partagées, aux tablettes et aux smartphones, Internet c’est pour tous, tout le temps et partout (ou presque). Il est loin le temps où, pour limiter l’accès à Internet, il suffisait de « couper » le modem ou le Wifi.

Limiter et contrôler l’accès à Internet d’une manière intelligente, c’est agir sur plusieurs leviers. Hélas, aucun ne présente la garantie d’une efficacité absolue, mais leur complémentarité devrait permettre à nos enfants de tirer le meilleur de cet incontournable et extraordinaire outil de connaissance, de communication et de divertissement. Il y a existe différents types de repères.

Les balises théoriques 

Serge Tisseron, psychiatre et docteur en psychologie a imaginé en 2007 les repères  3-6-9-12, pour mieux apprivoiser les écrans et permettre leur juste utilisation au sein des familles.

Pas d’écran avant 3 ans, en tous cas le moins possible.

Pas de console de jeu portable avant 6 ans.

Pas d’Internet avant 9 ans… et Internet accompagné jusqu’à 12 ans.

Pas d’Internet seul et pas de réseaux sociaux avant 12 ans.

Si ces repères sont essentiels à la mise en place d’un cadre d’utilisation,  ils ne sont pas suffisants et doivent être accompagnés d’autres mesures.

Les balises techniques 

Quand on parle délimiter ou de contrôler l’accès à Internet, on ne peut pas faire l’économie d’aborder les logiciels de contrôle parental.  Ils permettent de filtrer les contenus auxquels les jeunes ont accès, le contrôle du temps de connexion, le blocage de certaines applications ou de certains jeux en ligne, ainsi que le paramétrage des plages horaires pendant lesquelles l’accès est autorisé.Si beaucoup de ces logiciels sont proposés sous forme d’abonnements payants, on en trouve également en téléchargement gratuit sur Internet. Ce site liste les principaux logiciels existants.

En outre, tous les moteurs de recherches (Google, Yahoo, Mozilla, Qwant, Bing…) peuvent être paramétrés afin de diminuer les risques d’abus ou d’accès à des sites inadaptés aux plus jeunes.

Ces paramétrages sont évolutifs en fonction de l’âge de celles et de ceux que l’on veut accompagner : Il faut donc penser à les mettre à jour régulièrement. Un adolescent de 16 ans n’a pas besoin de la même protection qu’un enfant de 12 ans.

Quelques remarques s’imposent malgré tout

-Dans tous les cas, il est préférable de présenter aux enfants (ou aux jeunes adolescents) ces logiciels de contrôle comme des aides permettant de respecter un cadre d’utilisation négocié et non pas comme des contraintes qui visent à empêcher ou à punir.

-Si la technologie de ces logiciels de contrôle parental est de plus en plus pointue, ils ne sont pas infaillibles et il peut leur arriver de laisser passer certains contenus que l’on aurait aimé bloquer. De la même manière, il n’est pas rare qu’ils bloquent l’accès à certains sites auxquels on aurait aimé accéder.

Le système n’est pas parfait. Autant s’en souvenir avant de lui faire une confiance absolue.

-Si des logiciels de contrôle parental efficaces sont installés sur les machines de votre domicile, il n’en est peut-être rien sur le smartphone de votre enfant, celui des copains, sur les machines des voisins, des amis ou du reste de la famille. Sachant cela, pensez à dialoguer avec eux afin de les préparer aux « mauvaises expériences » qu’ils feront peut-être. L’important est de les rassurer en leur faisant comprendre qu’ils trouveront toujours auprès de vous accueil, écoute et volonté de les protéger.

-Les cours de récréation sont des lieux où l’information circule vite et de manière efficace. Si votre enfant semble indifférent à la présence d’un logiciel de contrôle parental sur son ordinateur, s’il ne vous demande jamais d’alléger le dispositif contraignant que vous avez mis en place c’est que, peut-être, sur les conseils avisés de ses condisciples, il a trouvé le moyen de le détourner ou de le désactiver et vous pouvez avoir la garantie qu’il ne se vantera pas auprès de vous de cette nouvelle compétence. Pensez à vérifier régulièrement le paramétrage des logiciels installés ou d’en changer les codes d’accès… Rien n’est jamais acquis définitivement.

-Enfin, il serait mensonger d’affirmer que tout cela se fait sans peine. La mise en place et le paramétrage de ces moyens de contrôle nécessitent du temps et de la rigueur. C’est le prix à payer pour que la technique soit un réel soutien aux mesures de prévention et d’accompagnement que vous désirez mettre en place. Dans un souci d’efficacité, prenez donc le temps de vous y atteler sérieusement.

Les balises familiales

Ce sont les plus importantes. Même s’il est négocié, les enfants doivent pouvoir compter sur un cadre d’utilisation clair et précis qui tient compte à la fois de leur âge, des impératifs familiaux et des impératifs imposés par leur pratique d’Internet. Inutile par exemple d’imposer un temps de jeu de 30 minutes si la durée moyenne d’une partie est de 45 minutes. L’enfant n’aura qu’un seul objectif : contourner la règle. Pour fixer ce cadre, une seule solution, le dialogue.

Intéressez-vous à ce qu’ils font sur la Toile, parlez-leur de vos craintes, de vos impératifs et des leurs.

Construisez avec eux des règles d’utilisation qui tiennent compte de tous ces paramètres.

Evitez les ordinateurs et autres terminaux mobiles (tablettes, smartphones, montres connectées…) dans les chambres. Veillez à ce qu’ils soient inaccessibles durant la nuit et que leur utilisation s’arrête 30 minutes avant l’heure du coucher afin de faciliter l’endormissement et d’améliorer la qualité de leur sommeil.

5 options pour augmenter la durée de rétention des informations dans la mémoire

Source: · ,Blog « apprendre, réviser, mémoriser »

 

5 options pour augmenter la durée de rétention des informations

Le cerveau est câblé pour oublier : dès que l’apprentissage intervient, intervient également l’oubli. D’après Murre et Dros (2015), il existe une courbe de l’oubli. En une heure, les élèves oublient plus de la moitié de ce qu’ils ont vu, lu ou entendu. Au bout d’un jour, il se souviendront seulement d’un tiers de ces informations.

courbe de l'oubli dans la mémoire

Cependant, il est possible d’augmenter la durée de rétention des informations. Voici 5 options pour faire augmenter la durée de mémorisation des informations  :

1.Les explications orales entre pairs

Quand les élèves expliquent ce qu’ils ont appris à d’autres, les concepts et connaissances vues sont évoqués à nouveau, et donc consolidés dans la mémoire.

2.Réviser. Faire une pause. Réviser à nouveau.

La consolidation des apprentissages à mémoriser passe par le fait d’espacer les révisions et de les réactiver régulièrement tout au long de l’année scolaire.

Une grosse session de révisions (en fin de trimestre) est moins efficace que plusieurs petites sessions tout au long du trimestre avec réaction des différentes notions à maîtriser régulièrement.

3.Des évaluations régulières

Là encore, des petites évaluations fréquentes sont plus efficaces pour la mémorisation à long terme qu’une grosse évaluation. Ces évaluations n’ont pas nécessairement besoin d’être notées. Elles peuvent prendre différentes formes :

  • observation (exemple : est-il nécessaire de faire une évaluation formelle sur la phrase quand on peut se contenter de lire des productions d’élèves et savoir s’ils maîtrisent la construction de la phrase et les règles de ponctuation ?)
  • transformation de la leçon (exemple : transformer une sous partie d’un chapitre en Mind Map ou en Sketchnote)
  • préparation et présentation d’exposés
  • manipulation de matériel…

4.Mélanger les concepts aussi souvent que possible

Il est utile de mélanger les concepts et les types de problème pour améliorer la mémorisation à long terme. Ainsi, il est efficace d’intégrer des opérations posées d’additions et de soustractions dans les exercices d’entraînement à la multiplication posée.

Plus les élèves ont besoin de réfléchir et de faire preuve d’agilité mentale, plus la mémorisation à long terme est efficace.

5.Diversifier les supports d’apprentissage

Plus les supports sont diversifiés (textes, images, schémas, parole, films…) et inter-mêlés (texte + image, texte + schémas…), plus la mémorisation à long terme est efficace.

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Source : Vidéo “Make Learning Stickier” par Edutopia