Archives mensuelles : mai 2018

Une méditation dansée (et amusante) pour soulager les enfants qui souffrent de Trouble du Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité

, blog « Papapositive! » mai 20, 2018

Lidia Zylowska, psychiatre diplômée de la Wayne State Medical School et de l’Université de Californie à Los Angeles, est à l’initiative d’un programme de pleine conscience pour soulager les symptômes du Trouble de Déficit de l’Attention avec ou sans hyperactivité.

Dans ce programme qu’elle expose dans son livre « The Mindfulness Prescription for Adult ADHD », nous trouvons notamment une méditation dansée intitulée « Méditation Secouée et Dansée ». Comme son nom l’indique, il s’agira de bouger son corps pour mieux focaliser son attention ensuite.

C’est une pratique qui vient du Yoga Kundalini. Les enfants vont particulièrement adorer !

PRÉPARATION

Créez une playlist avec :

  • 5 minutes de musique rythmée pour vous secouer
  • 3 minutes de musique qui vous donne envie de danser

La séance sera précédée de une à 2 minute(s) de silence pour se recentrer.

Posez vos pieds bien à plat au sol parallèlement avec un écart qui correspond à votre largeur d’épaule.

Pliez légèrement les genoux.

Détendez vos épaules et votre cou en respirant profondément 3 fois. Gardez les yeux clos ou mi-clos.

SECOUEZ

Quand la musique débute, secouez tout votre corps. Sentez l’énergie monter de vos pieds jusqu’à vos épaules et votre tête.

Laissez-vous aller totalement. Continuez même si vous êtes fatigués.

Quand la première musique se termine, remarquez votre respiration et vos sensations physiques.

DANSEZ

Quand vous entendez les premières notes de la deuxième musique, laissez votre corps bouger comme il veut. Déplacez-vous librement et spontanément.

Si vous vous sentez un peu ridicule, acceptez ce jugement et laissez-le partir en continuant à bouger.

RESTEZ DEBOUT, ASSEYEZ-VOUS OU COUCHEZ-VOUS

Quand la musique stoppe, restez debout, asseyez-vous ou couchez-vous. Portez attention à votre corps et à votre respiration pendant que vous vous détendez.

 

Source 1 : The Mindfulness Prescription for Adult ADHD de Lidia Zylowska

Source 2 : Sens & Santé N°8

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A la télé – Méditation une révolution pour le cerveau

Blog « infirmiers.com »

le 16 mai 2018

Le 16 mai, sur France 5, l’émission « Enquête de santé » s’intéresse à la méditation. Comment fonctionne cette gymnastique du cerveau ? Quels sont ses effets sur la santé ? Et peut-on espérer vivre mieux et plus longtemps en méditant ? Un documentaire intitulé « Méditation : une révolution pour le cerveau » sera suivi d’un débat en plateau avec des experts du domaine.

 Les effets de la méditation sur notre santé

S’asseoir confortablement, fermer les yeux et focaliser son attention sur la respiration. C’est le principe de la méditation de pleine conscience qui fait de plus en plus d’adeptes en France. Une pratique ancestrale remise au goût du jour et à l’origine d’une révolution médicale. Capable de modifier le fonctionnement de notre cerveau, la méditation est une thérapie à part entière. A l’hôpital, elle est utilisée dans l’accompagnement des douleurs chroniques, pour lutter contre la dépression ou pour mieux tolérer les traitements contre le cancer.

La méditation est devenue aujourd’hui une thérapie pour soigner

Encore inconnue du public il y a 15 ans, la méditation est devenue un véritable phénomène de société. Conférences, livres, applications pour mobiles, elle a conquis des millions de Français. Car elle serait une protection très efficace contre le stress et ses effets toxiques sur la santé. Plus étonnant encore, la méditation pourrait agir comme une véritable cure de jouvence. Les chercheurs ont prouvé que sa pratique régulière pouvait retarder les effets du vieillissement cérébral. Un espoir pour prévenir certaines pathologies neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer.

Peut-on espérer vivre vieux et plus longtemps en méditant ? La question est posée…

Regarder le teaser du documentaire

Si la vidéo ne s’affiche pas, cliquez sur ce lien

• Mercredi 16 mai 2018, 20h45, sur France 5, « Méditation une révolution pour le cerveau », le documentaire réalisé par Alexandra Combe sera suivi d’un débat en direct animé par Michel Cymes, Marina Carrère-d’Encausse et Benoît Thevenet . Les invités seront : le Dr Christophe André, psychiatre, le Dr Gaël Chételat, Directrice de recherche, Inserm, coordonnatrice du projet Silver Santé Study, Jeanne Siaud-Facchin, psychologue clinicienne, psychothérapeute et le Dr Grégory Baptista, médecin interniste et gériatre, Centre de mindfulness de Montpellier.

Article publié sur www.francetvpro.fr/france-5

 

Les conseils de Haim Ginott pour aider les enfants en difficulté scolaire

| mai 13, 2018, blog « Papa positive! »

Dans le livre « Entre parent et enfant », le célèbre psychologue Haim Ginott prodigue des conseils pour aider les enfants en difficulté scolaire ou ceux qui bloquent pour faire leurs devoirs. Notons qu’il n’est pas question ici de critiquer le fait d’avoir des devoirs ou pas même si des recherches et des exemples d’écoles dans lesquelles il n’y a pas de devoirs démontrent qu’ils ne sont pas un facteur décisif dans le développement intellectuel des enfants. L’avantage principal des devoirs est qu’ils constituent un terrain d’expérience pour favoriser l’autonomie d’apprentissage des enfants. Encore faut-il qu’ils se déroulent dans le calme. Si ce n’est pas le cas, un ancrage négatif face à l’école et à l’apprentissage en général se cristallisera et la confiance en leurs capacités sera dégradée.

Pour justement profiter de l’expérience offerte par les devoirs, Haim Ginott insiste notamment sur l’importance de l‘attitude et de l’intention des parents.

Par exemple, il s’agit de commencer par prendre conscience que la responsabilité des devoirs incombe à l’enfant et à l’enseignant. Ainsi, il est donc contre-productif et néfaste de harceler, menacer ou d’humilier l’enfant à propos de ses devoirs et de finir par faire à sa place, ou pire, de le laisser face à son échec, affublé d’une impression de n’être bon à rien.

À sa demande, et à sa demande seulement, les parents interviendront pour vérifier ou guider.

Si ce rôle n’est pas clair, la responsabilité des devoirs sera sur les épaules des parents (qui seront alors « pris en otage ») et l’enfant ne pourra pas prendre confiance et progresser sereinement en nourrissant une motivation interne.

« Les devoirs sont ta responsabilité et je suis là en cas de besoin«  est le type de phrase qui pose cette règle et le cadre. L’enfant est responsable mais n’est pas ignoré.

Afin que les devoirs s’effectuent dans de bonnes conditions et soient bénéfiques à l’enfant, il sera nécessaire de :

  • s’assurer que le cadre de travail est propice (calme, espace suffisant, éclairé, vue sur la nature serait un plus, …)
  • fournir des livres (ou un ordinateur et une connexion internet sécurisée) pour trouver des ressources
  • veiller à ce que les besoins de base soient remplis : bouger, besoins affectifs, alimentation,…

En ce qui concerne « bouger », il est important d’autoriser les enfants à être en mouvement pour mieux se concentrer pendant les devoirs (avec un ballon de gym par exemple).

Si l’enfant se décourage, nous pouvons l’écouter avec empathie et poser des mots sur ce qu’il ressent et l’encourager. Puis lui rappeler ce qu’il a déjà réalisé dans le passé.

« Je vois que c’est difficile. »

« Tu n’y es pas arrivé pour le moment. Ce n’est qu’une question de temps. »

 

Si l’exaspération et la fatigue se font sentir, ne pas hésiter à ménager des pauses en sortant, respirant, pratiquant un sport,…pendant 10 à 15 minutes. S’obstiner alimente le stress.

« Je vois que tu es fatigué(e). Tu as déjà fait beaucoup d’efforts. Prends quelques minutes pour te détendre si tu veux. »

 

Par rapport à l’école en général, le discours parental est là-aussi primordial.

On évitera de juger négativement les enseignants ou l’école. Cela n’améliorera pas la situation. Au contraire puisque cela ne fournit aucune solution ou méthode.

L’approche constructive consiste à rencontrer les enseignants, à expliquer les difficultés et à émettre des suggestions pour aider l’enfant. Peut-être l’enfant souffre-t-il de troubles d’apprentissage ou de difficultés psychologiques ? Peut-être est-il harcelé sans que vous le sachiez ? Peut-être que ses passions et ses facilités n’ont pas encore été décelées ? Peut-être que des méthodes de travail différentes lui conviendraient mieux (comme les cartes mentales) ? Peut-être qu’un enseignement alternatif sera plus adapté ?

 

Les notes ne sont pas l’enfant

Le dernier point essentiel est de ne pas résumer l’enfant à ses notes. Les notes sont les conséquences d’un enchainement d’actions et de conditions sur lesquelles il est possible de travailler. Rien n’est figé. D’ailleurs, quels que soient les notes, ce sont les forces de l’enfant qui le mèneront vers son « élément ». Identifions ces forces et aidons-le à les développer.

La valeur d’un enfant n’est donc pas une note ou un classement. Il en est de même pour sa vie.

Et la réussite à l’école n’est pas un gage de réussite dans la vie ou une garantie de vie accomplie.

 

L’apparente impossibilité de passer un examen

Chronique publiée le 15/05/18, Journal des Femmes, chronique d’Arielle Adda

Le trou noir qui envahit l’esprit de certains enfants, à l’ordinaire bons élèves, au moment d’un contrôle désarçonne leurs professeurs, ainsi d’ailleurs que leurs parents qui ne savent plus à qui demander de l’aide.

Notre aux lecteurs : Arielle Adda vient de publier « Psychologies des enfants très doués », aux éditions Odile Jacob. Ce nouvel ouvrage, qui compile les chroniques publiées sur Journal des Femmes, s’applique à décrire et comprendre toute la richesse de la psychologie de l’enfant doué, tout en proposant aux parents des clés pour mieux accompagner ces enfants hors normes.

L’enfant lui-même est bien incapable d’expliquer ce qu’il lui est arrivé, quelles idées lui sont passées par la tête, effaçant connaissances et raisonnements,  à ce moment inopportun entre tous.  Il est profondément désolé d’avoir tant déçu ses parents et de donner de lui l’image d’un enfant tellement défaillant qu’il en perd toute crédibilité. Comment ensuite oser exprimer une demande ? Donner un avis ? Émettre une suggestion ? Malgré ce cataclysme,  les enfants doués conservent en toutes occasions, hors examen apparemment, leur finesse et leur perspicacité. Ils restent subtils et sages. Cet élève qui a basculé dans un gouffre quand il s’agissait de ressortir un cours qu’il savait pourtant par cœur leur est pratiquement étranger, ils ne se reconnaissent pas dans ce comportement  catastrophique.

Bien que honteux, ils aimeraient trouver une aide pour les extraire de ce marasme affreux et leurs parents désemparés sont tout prêts à rechercher cette aide. Ils se sentent impuissants face à ce trou noir. Même s’ils n’ont pas été des élèves parfaits, ils n’ont jamais connu ce vertige angoissant.

Toutes sortes d’approches sont accessibles : les thérapies courtes ou plus classiques, des traitements généralement homéopathiques, ou phytothérapiques.  Les effets peuvent tout aussi bien être spectaculaires, sans que le thérapeute en détecte exactement les raisons, ou totalement  décevants sans qu’on puisse incriminer l’enfant en le taxant de mauvaise volonté.

Peu à peu, à force d’essayer toutes les méthodes possibles, l’enfant doué qu’on pense simplement trop émotif passe quelques examens et parvient à les réussir, mais c’est au prix d’une souffrance insupportable.

Quand il est devenu adolescent, on a tenté de véritables médicaments, destinés à diminuer son stress.  Ils sont d’ailleurs souvent prescrits aux adultes qui reprennent des études avec  toute la cohorte d’émotions négatives et angoissantes que cette courageuse reprise entraîne. Ce sont des pis-aller, la menace d’une défaillance absolue persiste.

Pour ces élèves qui sombrent dans un tel état de panique, l’examen représenterait un jugement définitif, à l’image de ce que vit un  sportif lorsqu’il est  battu à un stade de la compétition : il quitte le lieu de tous ses espoirs, on ne parle plus de lui. Il suffirait d’un seul manquement pour que l’horizon s’obscurcisse, précédant un effondrement total.  L’examen représenterait le verdict de la société : pour un enfant qui s’est toujours senti un peu différent sans vouloir parfois le reconnaître, tant cette idée l’effrayait, l’échec confirme cette différence, il la valide, il ôte tout espoir de ressembler un jour aux autres, l’enfant doué avait su donner le change, faire semblant d’être comme les autres, mais il est démasqué, il est incapable de passer un examen, il n’a même pas compris les questions.

Cette idée reste en arrière-plan,  les quelques réussites atteintes ne suffisent pas pour les faire totalement disparaître.  C’est généralement grâce à sa bonne mémoire qu’il a réussi à emmagasiner toutes sortes de données.

Une fois qu’il a bien assimilé qu’il ne suffisait pas de comprendre pour savoir et qu’il fallait aussi apprendre à stoker toutes ces connaissances pour les utiliser, intactes, le jour de l’examen,  son ciel s’est éclaircit, sa scolarité s’est poursuivie de façon toujours un peu chaotique,  certes, avec des déceptions quand il se sentait plutôt satisfait d’un devoir où il avait pu exprimer des idées intéressantes, mais  sa note médiocre sanctionnait parfois trop d’originalité de pensée. Une fois passée  sa révolte teintée d’amertume, il s’était appliqué à rester aussi proche du cours qu’il le pouvait. Il s’essayait aussi à adopter l’attitude et le mode de raisonnement qu’on attend chez un enfant de son âge.

Cette stratégie devient beaucoup plus difficile à appliquer lorsque les examens sont plus complexes et font intervenir un plus grand nombre de facteurs.  Il ne suffit pas de mémoriser un nombre devenu considérable de données, il faut aussi se pénétrer de l’esprit du professeur et, parfois, il n’est plus possible de tenir compte de cet ensemble de contraintes.

Revient alors l’idée d’un jugement terrible porté sur un étudiant persuadé de son incapacité totale à franchir cet obstacle : il est tellement sûr d’échouer qu’il finit par penser inutile de se présenter à cet examen, et s’il y parvient malgré son état d’angoisse indicible, il se sent si mal qu’il est prêt à s’effondrer au sens le plus dramatique, comme une construction qui s’affaisserait sur elle-même.

Il y voit la preuve irréfutable qu’il n’est pas fait pour vivre dans ce monde dont les clefs lui échapperont toujours : chaque tentative, forcément ratée, ne fera que le renforcer dans cette conviction, ce serait même son unique rôle puisque la réussite est totalement hors de sa portée. C’est un vertige qui entraîne celui qui n’ose même plus rêver à une quelconque réussite alors que, d’une façon objective, on le penserait capable de tous les succès.

On ne doit jamais oublier que l’idée d’imposture plane très tôt dans l’esprit des enfants doués, elle est prête à l’envahir à la plus petite hésitation dont elle amplifie la portée d’une façon totalement disproportionnée : une donnée oubliée signifierait que l’image de cet enfant en accusera si rudement le coup qu’elle sera modifiée à jamais, effaçant en une seconde toutes les qualités qu’on lui prêtait.  Cette perspective est à proprement parler paralysante.  Par la suite, il suffirait d’un infime rappel de ce premier choc pour que le processus se déroule dans son implacable parcours glaçant.

La situation est rendue encore plus compliquée lorsque ce premier choc, ce premier trou de mémoire n’a pas été vécu comme comme tel, il a été abordé comme une  distraction anodine sans grande portée, mais elle a fissuré une image un peu incertaine et le sentiment d’imposture s’est engouffré dans cette faille imperceptible au point qu’on ne parvient pas à en retrouver l’origine.

Dans ces conditions, très vite l’examen apparaît comme la porte d’entrée d’un univers rationnel, codifié,  contraignant, où l’adolescent doué s’imagine y trouver de plus en plus difficilement sa place. Tout examen devient alors un défi impossible à relever, comme si on demandait à un promeneur qui se contentait de quelques pas dans son jardin en rêvassant de gravir un haut sommet par sa face Nord.

Peut-être serait-il bon de tenter de retrouver le choc premier, trop infime pour avoir laissé un grand souvenir ; sinon on tente de subtiles thérapies.  Les personnes douées y réagissent assez bien.

Cet état de panique doit  se transformer en un souvenir  lointain un peu douloureux, mais la trace est cicatrisée.

Conseils : ne pas accepter cette situation désolante comme une faiblesse impossible à combattre. Tenter de se souvenir avec précision quand elle a commencé à exercer ses ravages et restaurer l’image malmenée de celui que se pense incapable d’avancer à cause du vertige qui le saisit  avec une telle violence qu’elle efface tout.  Les connaissances étouffées, dès lors bien utilisées, pourront prêter un éclat plus grand à ceux qui doutent d’eux au point de douter de leurs dons bien réels et d’une insondable richesse.

Psychologie des enfants doués

La Tête au carré, mercredi 9 mai 2018 par Mathieu Vidard

Comprendre les spécificités de leur fonctionnement, leur développement psychologique, pour mieux les accompagner au quotidien

Cours de robotique, un professeur aide ses élèves

Cours de robotique, un professeur aide ses élèves © Getty / Hero Images

Une compréhension de la nature profonde d’un enfant doué n’est pas automatique. 

Il a une pensée logique et d’une grande profondeur dont le cheminement et l’abstraction sont surprenantes. Ses réactions parfois surprenantes, ses émotions excessives face à un événement d’apparence anodine, ses remarques d’une maturité impressionnante doivent être expliquées et dédramatisées.

Nourri d’une connaissance approfondie des spécificités de leur personnalité, le travail d’Arielle Adda répond aux nombreuses questions que les parents se posent quand ils découvrent que leur enfant est doué.

Son comportement, ses relations au sein de la famille et avec les autres enfants, sa scolarité, les tests de personnalité et leurs résultats… tous ces domaines sont passés en revue, afin d’aider les parents à mieux accompagner ces enfants hors normes.

Pour réécouter: https://www.franceinter.fr/emissions/la-tete-au-carre/la-tete-au-carre-09-mai-2018