Archives pour la catégorie cerveau

Comprendre les mécanismes de l’attention des enfants pour la renforcer en classe

Blog « Apprendre,Réviser, Mémoriser »
by Caroline, 20 November 2016 ·

Une vidéo du module 4 du MOOC Bâtisseurs de possibles :
Pour voir la vidéo copiez collez le lien suivant:

Comment renforcer l’attention des élèves ?

Les 3 réseaux attentionnels
1.Le réseau d’alerte

C’est la forme primitive de l’attention
2.Le réseau d’orientation

Il permet de traiter plusieurs informations parmi plusieurs en excluant les autres.

3.Le contrôle exécutif

Il permet de planifier et de prendre des décisions quand plusieurs tâches sont en concurrence. Le contrôle exécutif requiert beaucoup d’efforts et de ressources attentionnelles.

Des pistes pour entraîner l’attention des enfants en classe

Acquérir des automatismes via l’entrainement et la répétition: c’est l’entrainement qui va permettre d’automatiser certaines tâches qui sollicitent le contrôle exécutif. L’acquisition des automatismes permet d’économiser de l’énergie mentale et de dégager des ressources pour d’autres activités

Proposer des ressources attrayantes mais non distrayantes

Éviter de proposer simultanément deux tâches qui ne sont pas encore automatisées (risque de surcharge cognitive et d’échec)

Développer capacité d’attention grâce à des exercices de pleine conscience

Des ressources :
Pleine conscience et apprentissage font bon ménage : 4 propositions au fil de la journée en classe
3 livres pour initier les enfants à la pleine conscience du primaire au lycée (et plus)

Donner des éléments de connaissances sur le fonctionnement du cerveau et de la mémoire

Des ressources :
Comprendre le fonctionnement de la mémoire pour aider les enfants présentant des difficultés de mémorisation ou d’apprentissage
Les neurosciences à l’école : 5 recommandations pour mieux apprendre

La méthode Vittoz pour aider les ados à se concentrer

La méthode Vittoz  permet d’aider à mieux se concentrer via une rééducation psychologique basée sur la réceptivité psychosensorielle (visualisation, sensation, mouvement).Cette méthode comporte des séries d’exercices  à pratiquer 2 à 3 fois par jour pendant 3 à 4 jours.

Chaque série doit être maîtrisée avant de passer à la suivante.

Série 1

Exercice 1

Les yeux fermés, imaginez une double rangée d’arbres de chaque côté d’une route. Regardez les arbres les plus proches de vous et suivez du regard ces 2 rangées jusqu’à ce qu’elles semblent se fondre en un seul point à l’infini. Vous pouvez faire le même exercice en imaginant 2 rails ou 2 rangées de poteaux électriques.

Exercice 2

Les yeux fermés, imaginez un enfant sur une balançoire. Suivez le mouvement de la balançoire qui devient de plus en plus lent jusqu’à l’arrêt complet.

Exercice 3

Les yeux fermés, imaginez un train à l’arrêt. Sur la plate-forme arrière du dernier wagon il y a un grand panneau sur lequel est écrit un i. Le train démarre: le i devient de plus en plus petit jusqu’à n’être plus qu’un point qui disparaît à l’horizon.

Série 2

Exercice 1

Les yeux ouverts, tracez dans l’espace le signe de l’infini.

Faites ensuite le même geste avec votre main gauche.

Refaites la même chose les yeux fermés.

Enfin, toujours les yeux fermés, tracez ce signe mentalement sans bouger les mains.

Exercice 2

Les yeux ouverts, avec vos deux mains, tracez dans l’espace deux spirales en partant du centre.

D’abord dans le sens de l’aiguille d’une montre.

Ensuite dans le sens inverse de l’aiguille d’une montre.

Puis chacun dans un sens (avec la main gauche dans le sens d’une aiguille d’une montre et avec la main droite dans le sens inverse).

Puis inversez le sens des deux mains.

Recommencez ces exercices avec les yeux ferme, puis refaites-les mentalement sans bouger les mains.

Exercice 3

Les yeux fermés, imaginez une fleur en bouton. Vous la voyez s’ouvrir et s’épanouir complètement dans un mouvement lent et régulier.

En même temps, détendez-vous et sentez-vous vous épanouir comme la fleur.

Série 3

Exercice 1

Posez sur une table 4 ou 5 objets divers.

Enlevez-les successivement en commençant par le dernier objet posé.

Refaites ensuite ce même exercice mentalement.

Fermez les yeux, imaginez les objets sur la table.

Eliminez-les un par un.

Exercice 2

Les yeux fermés, imaginez-vous écrivant sur un tableau le chiffre 1 puis le chiffre 2 puis le chiffre 3.

Quand vous les voyez bien tous les 3, effacez mentalement le 3, puis le 2 et enfin le 1.

Exercice 3

Les yeux fermés, imaginez-vous écrivant sur un tableau le mot NEW YORK.

Dès que vous le voyez bien, effacez le K, le R, le O, le Y, le W, le E et le N.

4eme série

Exercice 1

Détendez-vous, fermez les yeux et imaginez l’air qui pénètre dans votre corps quand vous respirez. Concentrez-vous sur le parcours de l’air, en pleine conscience, pendant 10 respirations.

Exercice 2

Fermez les yeux. Respirez lentement. Comptez 1 à la première inspiration, 2 à la première expiration, 3 à la deuxième inspiration, 4 à la deuxième expiration, …jusqu’à 20.

Exercice 3

En fermant les yeux, respirez lentement une dizaine de fois, en vous concentrant uniquement sur le va-et-vient de l’air.

Source : « Comment se concentrer comme Einstein » de Remy Roulier

Semaine du cerveau : 15 nouvelles insolites sur votre cerveau

FUTURASANTE , 15 mars 2017,

Organisée dans toute l’Europe, la Semaine du cerveau célèbre notre organe le plus complexe et le plus mystérieux. C’est l’occasion de rencontres avec les chercheurs, mais aussi de retrouver nos actualités les plus étonnantes : où se trouve la conscience ? quelle tempête s’élève sous le crâne lors d’un coup de foudre ? comment piloter d’avion par la pensée ?

Durant toute cette semaine, le cerveau est à la fête. Chercheurs, institutions et collectivités locales organisent de multiples rendez-vous. Découvrez ceux qui se déroulent près de chez vous sur le site Semaine du cerveau.

Vous pouvez aussi en profiter pour réviser les classiques avec les dossiers que Futura-Sciences a consacrés à ce sujet et vous promener parmi les actualités les plus insolites et les plus étonnantes que nous ayons repérées ces dernières années. La balade est instructive car la science du cerveau progresse vite !

Nos grands dossiers sur le cerveau

Les découvertes les plus insolites

En pleine Semaine du cerveau, une équipe de neurophysiologistes lâche une bombe dans ce domaine de recherche bouillonnant : les dendrites, ces prolongements du neurone que l’on assimilait à des fils électriques, participent sans doute au traitement de l’information. L’idée n’est pas nouvelle mais la preuve est faite et ces chercheurs ajoutent un fait nouveau : il y a aussi de l’analogique dans le travail cérébral.

Top 7 des technologies pour améliorer notre cerveau

Chercheur en neurosciences à l’Inserm, Michel Le Van Quyen s’intéresse à la modélisation du fonctionnement du cerveau et se passionne pour le « neurofeedback », qui permet de prendre conscience de son propre état cérébral. Pour Futura, il a sélectionné une liste de sept appareils innovants conçus pour améliorer un peu le travail de notre cerveau.

Le cerveau continue de se développer à l’âge adulte

Votre réseau social s’élargit avec le temps, c’est normal. Mais votre cerveau peut-il retenir tous ces nouveaux visages ? D’après une nouvelle recherche de l’université de Stanford, l’aire du cerveau qui sert à reconnaître les visages continue à s’étendre à l’âge adulte.

Cerveau : la conscience localisée par des scientifiques de Harvard

La conscience semble reposer sur trois régions clés : l’une située dans le tronc cérébral est reliée aux deux autres situées dans le cortex. Cette découverte réalisée grâce à l’étude de personnes dans le coma ou dans un état végétatif pourrait aider à trouver de nouveaux traitements pour ces patients.

Premier essai d’un drone piloté par la pensée

Dans le cadre du projet européen Brain Flight, un drone a volé alors qu’il était contrôlé par la pensée. Tekever, la société portugaise qui coordonne cette expérimentation, se dit convaincue que cette technologie pourrait un jour être utilisée par des pilotes d’avions commerciaux. À plus brève échéance, ce système pourrait aussi aider les personnes handicapées ou munies de prothèses.

Piloter un avion par la pensée devient une réalité

Un groupe de chercheurs allemands, travaillant pour le projet européen Brain Flight, affirme qu’il est possible de piloter par la pensée un avion. L’algorithme mis au point pour interpréter l’électroencéphalogramme a donné des résultats prometteurs lors de tests sur simulateurs de vol.

Sciences décalée : vaut-il mieux avoir un gros ou un petit cerveau ?

S’il y a des millions d’années, le fait d’avoir un gros cerveau pouvait conférer un avantage évolutif, aujourd’hui c’est la tendance inverse qui est observée : les mammifères à gros cerveau sont plus souvent menacés d’extinction. Une tendance qui concernerait surtout les petits mammifères.

Les 30 neurones qui peuvent calmer nos douleurs

Un modeste groupe de trente neurones constitue une sorte de centre de contrôle de la douleur dans notre cerveau : c’est ce que viennent de découvrir des chercheurs français. Une voie intéressante pour de futurs traitements contre des douleurs chroniques.

Demain, il sera possible d’améliorer votre mémoire

Au laboratoire, des chercheurs italiens ont stimulé les performances cognitives et la mémoire de souris grâce à la stimulation transcrânienne à courant direct (tDCS). L’Homme pourra-t-il lui aussi améliorer ses capacités intellectuelles par l’électrostimulation ?

Pas de repos pour le cerveau des femmes !

Les femmes parviennent souvent moins bien à se détendre complètement au point d’oublier tous les soucis du quotidien. Et pour cause, le cerveau féminin aurait une plus faible capacité à se reposer que celui des hommes. Une différence qui trouverait peut-être sa source dans le taux des hormones sexuelles.

Le cerveau des hommes amoureux rêve secrètement de paternité

L’amour ne donne pas que des ailes. Il procure aussi l’envie d’avoir un enfant. Une étude vient de montrer qu’à la vue d’un bébé, certaines régions du cerveau liées à la parentalité sont davantage activées chez les personnes récemment amoureuses que chez les célibataires. Et c’est plus flagrant chez les hommes que chez les femmes !

Coup de foudre… dans le cerveau

Le coup de foudre ne serait pas ressenti par notre cœur, mais par notre cerveau ! Les zones cérébrales sollicitées par amour ont pu être identifiées par IRM fonctionnelle et les mécanismes ressemblent à ceux provoqués par la cocaïne.

Sexe et argent : le cerveau différencie les plaisirs

Les différents plaisirs de la vie ne sont pas appréciés de la même manière par notre cerveau. En effet, le cortex cérébral différencie le plaisir associé au sexe ou à l’argent, en activant des régions distinctes.

Notre cerveau, multitâche, peut analyser plusieurs données à la fois !

D’après les recherches de scientifiques canadiens, le cerveau peut focaliser son attention sur plusieurs objets simultanément tout en filtrant les éléments perturbateurs. Jusque-là, plusieurs modèles théoriques étaient proposés, et on aurait enfin identifié le bon.

Human Brain Project : en 2023, le cerveau humain simulé sur ordinateur

Un projet, déjà bien entamé, devrait mener en une douzaine d’années à créer un modèle informatique du cerveau humain pour mieux en comprendre les secrets de fonctionnement.

Pour visualiser les treize diapos cliquez sur le lien suivant:

http://www.futura-sciences.com/sante/actualites/cerveau-semaine-cerveau-15-nouvelles-insolites-votre-cerveau-62064/

Le cerveau serait dix fois plus actif que ce que l’on pensait

FUTURASANTE, Par Jean-Luc Goudet, Futura, Publié le 14/03/2017

En pleine Semaine du cerveau, une équipe de neurophysiologistes lâche une bombe dans ce domaine de recherche bouillonnant : les dendrites, ces prolongements du neurone que l’on assimilait à des fils électriques, participent sans doute au traitement de l’information. L’idée n’est pas nouvelle mais la preuve est faite et ces chercheurs ajoutent un fait nouveau : il y a aussi de l’analogique dans le travail cérébral.

    • Les dendrites génèrent des impulsions nerveuses qui s’ajoutent à celles du corps cellulaire.
    • Le phénomène était supposé mais pas confirmé.
    • Ces signaux sont numériques, comme on le pensait, mais varient aussi de façon analogique.
    • Le fonctionnement du neurone est donc plus complexe que ce que l’on pensait.

Faut-il réviser nos conceptions sur le fonctionnement des neurones du cerveau ? Oui, affirment des biologistes de l’Ucla (Université de Californie à Los Angeles), après une étude qui apporte du relief à la Semaine du cerveau. C’est le rôle des dendrites qui serait à revoir, expliquent-ils dans un article de Science.

Jusqu’ici, on pensait que l’influx nerveux prenait naissance dans le corps cellulaire du neurone, ou soma, pour se propager ensuite dans l’axone afin d’atteindre les dendrites des neurones suivants, en aval dans le sens de propagation du signal.

Les dendrites représentent 90 % du volume cérébral

En somme, les dendrites ne seraient que des conducteurs électriques. Cette vision, peut-être influencée par nos circuits électroniques (le processeur et ses connecteurs correspondant au soma et à ses dendrites), semble trop simpliste.

Les dendrites, ici colorées en vert, sont des prolongements cytoplasmiques qui entourent le corps cellulaire des neurones. © Shelley Halpain, UC San Diego

Les dendrites génèrent dix fois plus d’influx que le soma

L’équipe de l’Ucla, dirigée par la neurophysiologiste Mayank Mehta, a fait à peu près la même chose mais avec un soin supplémentaire : les électrodes ne viennent pas perforer les dendrites, ce qui altère le fonctionnement du neurone, selon ces chercheurs. Elles viennent simplement au contact. Le résultat fait plus que confirmer les précédents : les dendrites génèrent dix fois plus de signaux nerveux que les corps cellulaires !

Depuis plusieurs années, des indices laissaient penser que les dendrites peuvent générer aussi cet influx nerveux. En 2013, nous rapportions une expérience qui le montrait nettement. Des électrodes avaient été implantées dans le cerveau de souris jusqu’à venir toucher des dendrites et elles avaient bien détecté des « potentiels d’action », ces vagues de dépolarisation de la membrane qui constituent l’influx nerveux.

Loin d’être des câbles électriques, ces structures participeraient donc au travail du cerveau. Or, rappelle Mayank Mehta dans le communiqué de l’Ucla, les dendrites représentent 90 % du volume cérébral. « Savoir qu’elles sont beaucoup plus actives que le soma change fondamentalement notre compréhension de la manière dont le cerveau traite l’information. »

Il y a plus. Les mesures montrent que les dendrites produisent des influx modulés en amplitude (en volts), alors que les somas ne génèrent que des signaux identiques, donc une information binaire. Quelque chose d’analogique vient donc s’ajouter au travail du cerveau, où l’on ne voyait jusque-là que du numérique.

Selon elle, qui laisse aller son enthousiasme, les applications pourraient être médicales, avec des traitements contre des maladies neurologiques, voire informatiques, si ces idées nouvelles pouvaient améliorer les réseaux neuronaux. Sur le plan scientifique, ces résultats donnent d’abord une mesure de notre ignorance du fonctionnement du cerveau…

La transformation du cerveau au fil de la vie (et pourquoi le cerveau des enfants et des ados est immature)

Capture28.PNG

par · Publication 24 février 2017

Du fœtus à la mort, notre cerveau se développe et évolue tout au long de notre vie. Le cerveau humain est si complexe qu’il met 25 ans pour arriver à maturité.

Extraits de l’émission « Les pouvoirs extraordinaires du corps humain », présentée par Michel Cymès et Adriana Karembeu.

Le cerveau du bébé

Les premiers neurones se forment au bout d’une mois de grossesse. Dans l’embryon, 3 000 neurones sont créés chaque seconde.

Le foetus reconnait les syllabes prononcées par la mère à 3 mois de grossesse.

Le cerveau dans l’enfance

A partir de la naissance, c’est l’environnement et l’apprentissage qui façonnent le cerveau (dans le bon ou le mauvais sens). Les soins et interactions avec les enfants sont donc essentiels. Le ton de notre voix, nos expressions faciales et corporelles, les contact physique, les mots que nous prononçons, les jeux sont autant de stimulations envoyées au cerveau en développement de l’enfant.

Le système cérébral le plus développé chez les enfants est le système limbique, le siège des émotions les plus primitives comme la colère ou la peur. C’est pourquoi les colères et les peurs des petits sont incontrôlables. Notre rôle est d’accueillir ces émotions qui les submergent et des les rassurer.

Dans l’enfance, le cerveau se développe à plein régime. Il consomme l’équivalent de 3 sucres par heure, d’où l’importance d’une alimentation équilibrée. Les lipides servent à gainer les neurones. Le message électrique circule mieux dans des neurones gainés (plus la gaine des neurones est épaisse, mieux l’influx nerveux circule).

Ainsi, de bonnes habitudes alimentaires, des expériences sociales riches, des interactions bienveillantes et des activités variées sont de l’engrais qui font fleurir le cerveau.

Le cerveau à l’adolescence

A l’adolescence, les connexions neuronales qui ne servent pas sont éliminées. Cet élagage neuronal a un effet direct sur le comportement des adolescents. Les connexions entre le siège émotionnel (système limbique) et le siège de la raison (partie pré frontale du cerveau) ne cessent de se faire et de se défaire, d’où une grande instabilité émotionnelle.

 

Ce n’est qu’entre 18 et 25 ans que le cortex préfrontal mûrit. Raison et réflexion prennent sont alors capables de prendre le pas sur les orages émotionnels (cette capacité à apprivoiser les émotions est encore plus efficace si les expériences et les interactions sociales ont permis à l’enfant puis à l’adolescent d’identifier, reconnaître, accueillir et réguler ses émotions sans les censurer, les nier ou les refouler).

La recette pour un cerveau en pleine forme à tout âge

  • Une activité physique régulière
  • Une alimentation saine et équilibrée
  • Une curiosité à toute épreuve
  • Des contacts sociaux
  • Le moins de stress possible

La qualité de notre cerveau dépend avant tout de notre mode de vie (et ceux de nos descendants aussi, comme le montre l’épigénétique). Comme le cerveau est plastique (de nouvelles connexions peuvent se former à tout âge), il n’est jamais trop tard pour prendre de bonnes habitudes, même à petit pas (pour nous et nos enfants).

…………………………………………………………………………………………………………………………………………………….
Pour plus d’informations sur l’émission, et retrouver plus d’extraits vidéos, rendez-vous sur : http://www.france2.fr/pech