Archives pour la catégorie cerveau

«Il n’est plus possible de nier l’effet de l’environnement sur le cerveau»

Pour la biologiste Barbara Demeneix, les effets négatifs des perturbateurs endocriniens sur les capacités cognitives et les comportements ne font plus de doute

Demain, tous crétins? La chaîne Arte diffusera, samedi 11 novembre un documentaire au titre en apparence potache, mais dont le sujet est d’une singulière gravité. Le film expose les travaux de chercheurs français et américains montrant que l’érosion récente des capacités cognitives des populations occidentales est, en partie au moins, liée à l’exposition à certains perturbateurs endocriniens.

La biologiste Barbara Demeneix (CNRS-Muséum national d’histoire naturelle), l’une des protagonistes du film, détaille les traits saillants de son travail sur le sujet, également développés dans un livre paru le 25 octobre (Cocktail toxique. Comment les perturbateurs endocriniens empoisonnent notre cerveau, Odile Jacob).

Le Temps: Avant de parler des causes d’un déclin des capacités cognitives de la population, ce déclin est-il bien réel?

Barbara Demeneix: S’agissant de l’évolution du quotient intellectuel (QI) dans la population générale, nous ne disposons pas de beaucoup de données très solides – c’est-à-dire obtenues sur de grands échantillons de population, sur de longues périodes et en utilisant les mêmes méthodes. Mais à peu près toutes les informations qui sont à notre disposition suggèrent que le QI, après avoir augmenté pendant des décennies, est désormais en baisse. Et ce, depuis la dernière décennie du XXe ou le début du XXIe siècle.

Les informations les plus solides viennent de la Finlande, où des générations de conscrits sont testées, chaque année au même âge, depuis 1988. Une analyse de ces données publiée en 2013 montre une baisse des capacités cognitives de 2 à 5 points entre 1996 et 2009, selon le type de test. En France, une étude conduite sur une petite cohorte d’adultes suggère une baisse de 3,8 points de QI au cours de la dernière décennie, assez cohérente avec ces chiffres… D’autres travaux, dans d’autres pays, vont dans le même sens. C’est une situation très inquiétante.

– Comment l’exposition à de faibles doses de substances chimiques de synthèse peut-elle éroder nos capacités cognitives et intellectuelles?

– Nombre de molécules issues de la chimie industrielle sont appelées «perturbateurs endocriniens» pour leur capacité à interférer avec le système hormonal, et certaines peuvent perturber le fonctionnement des hormones thyroïdiennes. Ce peut être des pesticides présents dans la chaîne alimentaire et l’environnement, des plastifiants comme les phtalates ou le bisphénol A, des retardateurs de flamme à base de brome, utilisés comme ignifuge dans les meubles rembourrés, des imperméabilisants ou des perchlorates, etc.

Or en interférant avec les hormones thyroïdiennes de la femme enceinte, ces substances sont susceptibles d’altérer la construction du cerveau de l’enfant à naître. C’est une certitude, issue de l’étude de 450 millions d’années d’évolution des vertébrés: les hormones thyroïdiennes sont impliquées dans l’activation des gènes qui participent à la construction de structures cérébrales critiques comme le cortex ou l’hippocampe. Ces hormones sont si essentielles que si vous n’avez pas de glande thyroïde, vous n’avez simplement pas d’encéphale… C’est donc en altérant le fonctionnement de la thyroïde maternelle que ces substances peuvent produire leurs effets sur le fœtus, en particulier au début de son développement, lorsque celui-ci n’a pas encore sa propre thyroïde.

Lire aussi: Ces emballages qui nuisent à votre santé

– De légers troubles thyroïdiens de la mère ont-ils véritablement un effet sur l’enfant à naître?

– Il existe des études épidémiologiques associant sans ambiguïté un mauvais fonctionnement thyroïdien de la mère à une réduction des capacités cognitives de son enfant, mesurées plus tard dans la vie. Dans les années 1970, en Sicile, il a été montré que les enfants des mères ayant souffert d’une baisse de production d’hormones thyroïdiennes (due à une carence alimentaire en iode) avaient des QI inférieurs, en moyenne, de plus de 15 points à ceux dont les mères n’avaient pas souffert de telles carences. En Chine, une étude publiée en 2010 sur 1268 femmes enceintes a montré que celles qui souffraient d’un dysfonctionnement thyroïdien, même léger, ont eu des enfants dont le QI moyen était diminué de près de 10 points par rapport aux autres.

– Les niveaux d’exposition ne sont-ils pas trop faibles pour perturber la thyroïde des femmes enceintes?

– D’abord, il faut avoir à l’esprit que les perturbateurs endocriniens – et ceux qui ciblent la thyroïde n’y échappent pas – agissent même à très faible dose. Ensuite, depuis les années 1970, le nombre de substances de synthèse présentes dans les écosystèmes, dans la chaîne alimentaire ou dans l’environnement domestique, a été multiplié par 300, ce qui augmente considérablement les possibilités d’effets dus à des cocktails de molécules. En 2011, une étude de biosurveillance menée aux Etats-Unis a recherché chez des femmes enceintes la présence de 163 molécules de synthèse. Au moins 62 d’entre elles ont été retrouvées sur plus de 90% des femmes enrôlées dans l’étude. Or jusqu’à deux tiers de ces substances interfèrent avec le système thyroïdien…

On dispose aussi de données épidémiologiques associant l’exposition de la femme enceinte à certaines substances perturbant la thyroïde − en particulier des phtalates, des retardateurs de flamme à base de brome et des pesticides organophosphorés − à un QI diminué pour leur enfant. En 2015, j’ai participé, avec des économistes, des épidémiologistes et des statisticiens, à une étude utilisant ces données, pour estimer l’impact économique de l’exposition des populations européennes à trois perturbateurs endocriniens − les mieux étudiés. Au total, nous concluons que cet impact est d’environ 150 milliards d’euros par an en Europe, dont environ 130 sont le résultat de dégâts sur le développement cérébral, notamment la perte de QI.

– Ces substances provoquent-elles d’autres effets neurocomportementaux?

– Un grand nombre de données nouvelles apportent des indices forts en faveur d’un lien entre l’exposition de la femme enceinte à ces substances et un risque accru, pour leur enfant, d’être sujet à des troubles du spectre autistique (autisme, syndrome d’Asperger, etc.), à de l’hyperactivité ou à des troubles de l’attention. Les statistiques américaines sur l’évolution des différentes formes d’autisme, les plus solides, montrent une augmentation absolument vertigineuse de la prévalence de ces troubles.

En 1975, selon les chiffres officiels, un enfant sur 5000 était touché par un trouble du spectre autistique. Ce chiffre est passé à un enfant sur 2500 dix ans plus tard et en 2001 il était d’un enfant sur 250. Il n’a cessé d’augmenter et nous sommes aujourd’hui à un enfant sur 68 touchés. Les critères de diagnostic n’ayant pas évolué depuis 2000 et le pool génétique humain n’ayant pas changé dans ce laps de temps, il est certain que des causes environnementales sont impliquées, et notamment l’exposition à des perturbateurs endocriniens.

Une étude prospective menée en Californie entre 1997 et 2008 a par exemple montré que la probabilité d’avoir un enfant autiste augmentait à mesure que le lieu de résidence des femmes enceintes était proche des champs traités au chlorpyriphos, un insecticide organophosphoré qui interfère avec le système thyroïdien. Aujourd’hui, il n’est plus possible de nier les effets de l’environnement sur ces troubles.

– Pourquoi les agences réglementaires ne prennent-elles pas des mesures?

– Certaines agences sont en effet toujours rétives à tenir compte de ces données, mais d’autres, comme l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA), commencent à comprendre qu’il y a là un très gros problème.

Publicités

À la rentrée 2017, les élèves suivront des « cours d’attention » grâce au programme Atole

15mai.JPG

22 juin 2017

« Nous voulons offrir aux enfants les moyens de ressentir le plaisir d’être vraiment connectés à ce qu’ils font. »

Getty Images
De la grande section de maternelle jusqu’en cinquième, les élèves décortiqueront le système attentionnel.

ÉDUCATION – Les écoliers vont être gâtés à la rentrée. De la grande section de maternelle à la 5e, ils auront droit à des « cours d’attention ». Parlons plutôt de moments dédiés pendant lesquels leurs professeurs raconteront ce qu’est l’attention et surtout, comment la garder.

Le programme s’appelle Atole pour « Attentif à l’école ». Il a été mis en place par Jean-Philippe Lachaux, chercheur en neurosciences de l’attention au Centre de recherche de Lyon, rencontré à l’édition 2017 de l’Échappée volée.

« On amène d’abord les enfants à comprendre comment leur attention fonctionne de l’intérieur, explique le scientifique au HuffPost. C’est un phénomène biologique soumis à des lois. On leur apprend à reconnaître ce qui les distrait et à réagir pour se concentrer à nouveau. »

« Nous sommes dans une gloutonnerie attentionnelle »

« Le but de l’attention est de faire la sélection entre tout ce qui nous arrive, de nos pensées à la jungle de choses qui nous entoure, précise-t-il. Nous en prenons une partie pour la traiter en profondeur. Mais plus il y a de choses, plus il est difficile de rester attentif. »

« Le cerveau filtre ce qui lui semble important. L’attention est une mesure de la valeur que l’on accorde aux choses, aux autres. La distraction provient d’un problème d’alignement des priorités. Nous sommes aujourd’hui dans une gloutonnerie attentionnelle. Jusqu’à l’écœurement. Notre attention est distraite, séparée, tirée entre plusieurs objets. Nous devons organiser une forme de résistance et offrir aux enfants les moyens de ressentir le plaisir d’être vraiment connectés à ce qu’ils font. »

« Les enseignants avaient repéré ce problème chez de nombreux élèves, assure Sylvie Coustier, conseillère pédagogique adjointe de l’inspecteur de l’Éducation nationale dans l’agglomération lyonnaise. Ils se plaignaient de voir que l’attention était de plus en plus fugitive. Maintenir la concentration de 25 à 30 enfants toute une journée, c’est un vrai défi dans notre métier ».

Arte
Jean-Philippe Lachaux, dans une classe, pour expliquer l’attention.

Maintenir l’attention des élèves, un vrai défi

Lesdits enseignants font remonter l’information aux inspecteurs académiques lyonnais. Lesquels sont ravis quand Jean-Philippe Lachaux leur demande s’il peut effectuer des tests de l’attention auprès des élèves directement dans les classes. Pendant plus de six ans, le chercheur s’immerge dans des classes de tous âges. Il fait le constat qu’il y a un vrai besoin de mobilisation de l’attention.

Ensuite, le chercheur repère ce que les enfants sont en capacité de comprendre et de réinterpréter et écoute studieusement les remarques des professeurs. Résultat, Atole est le produit de six ans d’aller-retours avec les enseignants et inspecteurs pédagogiques. Le programme compte déjà plus de 1200 participants, dans une quarantaine de classes.

JP Lachaux

Une première française

« Il n’existe pas d’étude scientifique qui ait mesuré l’attention des Français, explique Jean-Philippe Lachaux. Nous ne pouvons pas dire de manière exacte que l’attention des enfants a décru ces dernières années. Seul le constat des professeurs prévaut dans la mise en place d’Atole. En revanche, nous avons mené une étude à partir de 2011 sur une population de 1200 enfants, en classe. »

Elle sera publiée sous peu. Elle permet d’estimer le niveau d’attention de cette population et de créer des moyennes et des niveaux. « Dans dix ans, il faudra refaire les mêmes tests sur d’autres enfants du même âge et là, nous aurons un indicateur fiable de l’attention », avance le neuro-scientifique.

En revanche, une chose est sûre et prouvée scientifiquement: les troubles de déficit de l’attention dits TDAH sont en augmentation dans les pays développés depuis une dizaine d’années. Ils ont fait un bond de 43% chez les enfants et adolescents aux Etats-Unis entre 2003 et 2011. Dans le monde, ces troubles affectent 5 à 9% des enfants de 6 à 12 ans. En France, une étude de 2013 a démontré qu’ils concernaient 3,5% des enfants de cette tranche d’âge.

Sur l’ensemble du territoire

À la rentrée, Jean-Philippe Lachaux estime qu’Atole sera disponible sur l’ensemble du territoire national, en fonction de l’intérêt des enseignants et des académies. Ceux qui n’auront pas la chance de voir le chercheur intégrer une de leurs classes pourront se procurer les dix fiches qu’il a rédigées à destination des professeurs. Jean-Philippe Lachaux songe aussi à créer un site web à destination du grand public pour donner un plus large accès au programme.

À l’automne, l’Académie du Rhône mettra en place un module de formation numérique pour les enseignants volontaires, en partenariat avec l’Inserm.

« Il faut concevoir Atole comme un nouvel outil dans la palette pédagogique du professeur, précise le chercheur. Pour que chacun ressente à quel point c’est agréable de n’avoir qu’une chose à faire, sans se poser de question. »

En quoi consistent les exercices?

Il y a d’abord « la poutre ». Elle sert à mesurer la difficulté d’une tâche. Si l’élève la qualifie de large et courte, c’est qu’il perçoit que la tâche sera facile. S’il la voit comme longue et étroite, ce sera une autre paire de manches. Quand il sent que son attention se dilue, il dit « Ah je suis tombé de ma poutre ». Cette phrase lui permet de remonter dessus.

Il y a ensuite « le mode marionnette ». La plupart des gestes que font les enfants en période d’inattention sont comme pilotés de l’extérieur. « On leur explique qu’ils sont alors comme des marionnettes et qu’ils peuvent devenir les pilotes de leurs actions et décisions.

Dans le même ordre d’idée, Jean-Philippe Lachaux a remarqué que le mot « contact » était plus efficace que la formule « écoutez-moi ». Les enfants comprendraient que l’attention les met en contact avec un élément important, un objet ou une personne. « Dès que le mot est prononcé, ils lèvent la tête. »

JP Lachaux/Atole
Pictogramme affiché sur les murs de la classe pour se souvenir que l’on peut prendre des décisions seuls si l’on reste attentif.

Pour traduire une consigne en tâche, il y a les personnages de « Maxi moi » et « Mini moi ». Le premier va comprendre la directive entière et définir les tâches successives à effectuer. Il va déléguer ces tâches aux Minis mois. Pour un exercice niveau CE2, « Trouver les verbes dans un texte », Maxi moi comprend l’ensemble. Un premier Mini moi lit le texte, le second Mini moi trouve le premier verbe, un troisième l’inscrit dans le cahier, et ainsi de suite. »

JP Lachaux/Atole

Cette enseignante a fait d’Atole une aide quotidienne. « J’utilise le jeu des trois ‘A’, raconte Stéphanie Leautier-Massire. Un rouge, un orange, un vert. Quand je veux vraiment leur attention, je leur montre l’une des trois lettres et ils choisissent le degré d’attention dont ils vont avoir besoin pour accomplir l’exercice que je leur donne. »

Avec sa classe de CE2, elle leur a fait repérer les signes de la perte d’attention. « J’ai joué la personne inattentive. Les enfants me racontaient une histoire et je regardais ailleurs. Ils m’ont tout de suite dit ‘là, tu n ‘es plus attentive’. Aujourd’hui, ils le repèrent chez eux directement ou chez leurs copains. Ce travail collectif ôte la sensation de culpabilité que peut ressentir un enfant si on lui dit régulièrement ‘tu n’écoutes pas’. »

Atole/JP Lachaux
Autre exemple de pictogramme affiché dans les classes.

Enfants en progrès

D’après l’expérience de cette enseignante, la méthode semble payante. « J’ai beaucoup d’enfants en progrès depuis que j’ai mis ces petits jeux en place. Des élèves en difficulté en début d’année, parce qu’ils bougent beaucoup, qu’ils brassent du vent, arrivent à se recentrer. Ils savent que leur attention doit être soutenue s’ils veulent réussir tel ou tel exercice. Ils ont les clés pour se donner toutes les chances d’y arriver. J’ai aussi l’exemple d’un enfant très angoissé dès qu’une nouvelle activité était proposée. Il a réussi cette année à être autonome dans ses activités. Sa mère était très étonnée de ce changement. »

Stéphanie Leautier-Massire a remarqué que le fait de décomposer les tâches leur était le plus utile. « Je les mets dans des situations du quotidien, ça les aide à se repérer. Par exemple, leur mère leur dit de se laver, mais sur le chemin, il y a un jouet. Et bien, par eux-mêmes, ils ont appris à ne pas s’arrêter en route. »

Préférer se laver plutôt que jouer… À ce stade, ce n’est plus de l’apprentissage, c’est de la magie.

 

Comprendre les mécanismes de l’attention des enfants pour la renforcer en classe

Blog « Apprendre,Réviser, Mémoriser »
by Caroline, 20 November 2016 ·

Une vidéo du module 4 du MOOC Bâtisseurs de possibles :
Pour voir la vidéo copiez collez le lien suivant:

Comment renforcer l’attention des élèves ?

Les 3 réseaux attentionnels
1.Le réseau d’alerte

C’est la forme primitive de l’attention
2.Le réseau d’orientation

Il permet de traiter plusieurs informations parmi plusieurs en excluant les autres.

3.Le contrôle exécutif

Il permet de planifier et de prendre des décisions quand plusieurs tâches sont en concurrence. Le contrôle exécutif requiert beaucoup d’efforts et de ressources attentionnelles.

Des pistes pour entraîner l’attention des enfants en classe

Acquérir des automatismes via l’entrainement et la répétition: c’est l’entrainement qui va permettre d’automatiser certaines tâches qui sollicitent le contrôle exécutif. L’acquisition des automatismes permet d’économiser de l’énergie mentale et de dégager des ressources pour d’autres activités

Proposer des ressources attrayantes mais non distrayantes

Éviter de proposer simultanément deux tâches qui ne sont pas encore automatisées (risque de surcharge cognitive et d’échec)

Développer capacité d’attention grâce à des exercices de pleine conscience

Des ressources :
Pleine conscience et apprentissage font bon ménage : 4 propositions au fil de la journée en classe
3 livres pour initier les enfants à la pleine conscience du primaire au lycée (et plus)

Donner des éléments de connaissances sur le fonctionnement du cerveau et de la mémoire

Des ressources :
Comprendre le fonctionnement de la mémoire pour aider les enfants présentant des difficultés de mémorisation ou d’apprentissage
Les neurosciences à l’école : 5 recommandations pour mieux apprendre

La méthode Vittoz pour aider les ados à se concentrer

La méthode Vittoz  permet d’aider à mieux se concentrer via une rééducation psychologique basée sur la réceptivité psychosensorielle (visualisation, sensation, mouvement).Cette méthode comporte des séries d’exercices  à pratiquer 2 à 3 fois par jour pendant 3 à 4 jours.

Chaque série doit être maîtrisée avant de passer à la suivante.

Série 1

Exercice 1

Les yeux fermés, imaginez une double rangée d’arbres de chaque côté d’une route. Regardez les arbres les plus proches de vous et suivez du regard ces 2 rangées jusqu’à ce qu’elles semblent se fondre en un seul point à l’infini. Vous pouvez faire le même exercice en imaginant 2 rails ou 2 rangées de poteaux électriques.

Exercice 2

Les yeux fermés, imaginez un enfant sur une balançoire. Suivez le mouvement de la balançoire qui devient de plus en plus lent jusqu’à l’arrêt complet.

Exercice 3

Les yeux fermés, imaginez un train à l’arrêt. Sur la plate-forme arrière du dernier wagon il y a un grand panneau sur lequel est écrit un i. Le train démarre: le i devient de plus en plus petit jusqu’à n’être plus qu’un point qui disparaît à l’horizon.

Série 2

Exercice 1

Les yeux ouverts, tracez dans l’espace le signe de l’infini.

Faites ensuite le même geste avec votre main gauche.

Refaites la même chose les yeux fermés.

Enfin, toujours les yeux fermés, tracez ce signe mentalement sans bouger les mains.

Exercice 2

Les yeux ouverts, avec vos deux mains, tracez dans l’espace deux spirales en partant du centre.

D’abord dans le sens de l’aiguille d’une montre.

Ensuite dans le sens inverse de l’aiguille d’une montre.

Puis chacun dans un sens (avec la main gauche dans le sens d’une aiguille d’une montre et avec la main droite dans le sens inverse).

Puis inversez le sens des deux mains.

Recommencez ces exercices avec les yeux ferme, puis refaites-les mentalement sans bouger les mains.

Exercice 3

Les yeux fermés, imaginez une fleur en bouton. Vous la voyez s’ouvrir et s’épanouir complètement dans un mouvement lent et régulier.

En même temps, détendez-vous et sentez-vous vous épanouir comme la fleur.

Série 3

Exercice 1

Posez sur une table 4 ou 5 objets divers.

Enlevez-les successivement en commençant par le dernier objet posé.

Refaites ensuite ce même exercice mentalement.

Fermez les yeux, imaginez les objets sur la table.

Eliminez-les un par un.

Exercice 2

Les yeux fermés, imaginez-vous écrivant sur un tableau le chiffre 1 puis le chiffre 2 puis le chiffre 3.

Quand vous les voyez bien tous les 3, effacez mentalement le 3, puis le 2 et enfin le 1.

Exercice 3

Les yeux fermés, imaginez-vous écrivant sur un tableau le mot NEW YORK.

Dès que vous le voyez bien, effacez le K, le R, le O, le Y, le W, le E et le N.

4eme série

Exercice 1

Détendez-vous, fermez les yeux et imaginez l’air qui pénètre dans votre corps quand vous respirez. Concentrez-vous sur le parcours de l’air, en pleine conscience, pendant 10 respirations.

Exercice 2

Fermez les yeux. Respirez lentement. Comptez 1 à la première inspiration, 2 à la première expiration, 3 à la deuxième inspiration, 4 à la deuxième expiration, …jusqu’à 20.

Exercice 3

En fermant les yeux, respirez lentement une dizaine de fois, en vous concentrant uniquement sur le va-et-vient de l’air.

Source : « Comment se concentrer comme Einstein » de Remy Roulier

Semaine du cerveau : 15 nouvelles insolites sur votre cerveau

FUTURASANTE , 15 mars 2017,

Organisée dans toute l’Europe, la Semaine du cerveau célèbre notre organe le plus complexe et le plus mystérieux. C’est l’occasion de rencontres avec les chercheurs, mais aussi de retrouver nos actualités les plus étonnantes : où se trouve la conscience ? quelle tempête s’élève sous le crâne lors d’un coup de foudre ? comment piloter d’avion par la pensée ?

Durant toute cette semaine, le cerveau est à la fête. Chercheurs, institutions et collectivités locales organisent de multiples rendez-vous. Découvrez ceux qui se déroulent près de chez vous sur le site Semaine du cerveau.

Vous pouvez aussi en profiter pour réviser les classiques avec les dossiers que Futura-Sciences a consacrés à ce sujet et vous promener parmi les actualités les plus insolites et les plus étonnantes que nous ayons repérées ces dernières années. La balade est instructive car la science du cerveau progresse vite !

Nos grands dossiers sur le cerveau

Les découvertes les plus insolites

En pleine Semaine du cerveau, une équipe de neurophysiologistes lâche une bombe dans ce domaine de recherche bouillonnant : les dendrites, ces prolongements du neurone que l’on assimilait à des fils électriques, participent sans doute au traitement de l’information. L’idée n’est pas nouvelle mais la preuve est faite et ces chercheurs ajoutent un fait nouveau : il y a aussi de l’analogique dans le travail cérébral.

Top 7 des technologies pour améliorer notre cerveau

Chercheur en neurosciences à l’Inserm, Michel Le Van Quyen s’intéresse à la modélisation du fonctionnement du cerveau et se passionne pour le « neurofeedback », qui permet de prendre conscience de son propre état cérébral. Pour Futura, il a sélectionné une liste de sept appareils innovants conçus pour améliorer un peu le travail de notre cerveau.

Le cerveau continue de se développer à l’âge adulte

Votre réseau social s’élargit avec le temps, c’est normal. Mais votre cerveau peut-il retenir tous ces nouveaux visages ? D’après une nouvelle recherche de l’université de Stanford, l’aire du cerveau qui sert à reconnaître les visages continue à s’étendre à l’âge adulte.

Cerveau : la conscience localisée par des scientifiques de Harvard

La conscience semble reposer sur trois régions clés : l’une située dans le tronc cérébral est reliée aux deux autres situées dans le cortex. Cette découverte réalisée grâce à l’étude de personnes dans le coma ou dans un état végétatif pourrait aider à trouver de nouveaux traitements pour ces patients.

Premier essai d’un drone piloté par la pensée

Dans le cadre du projet européen Brain Flight, un drone a volé alors qu’il était contrôlé par la pensée. Tekever, la société portugaise qui coordonne cette expérimentation, se dit convaincue que cette technologie pourrait un jour être utilisée par des pilotes d’avions commerciaux. À plus brève échéance, ce système pourrait aussi aider les personnes handicapées ou munies de prothèses.

Piloter un avion par la pensée devient une réalité

Un groupe de chercheurs allemands, travaillant pour le projet européen Brain Flight, affirme qu’il est possible de piloter par la pensée un avion. L’algorithme mis au point pour interpréter l’électroencéphalogramme a donné des résultats prometteurs lors de tests sur simulateurs de vol.

Sciences décalée : vaut-il mieux avoir un gros ou un petit cerveau ?

S’il y a des millions d’années, le fait d’avoir un gros cerveau pouvait conférer un avantage évolutif, aujourd’hui c’est la tendance inverse qui est observée : les mammifères à gros cerveau sont plus souvent menacés d’extinction. Une tendance qui concernerait surtout les petits mammifères.

Les 30 neurones qui peuvent calmer nos douleurs

Un modeste groupe de trente neurones constitue une sorte de centre de contrôle de la douleur dans notre cerveau : c’est ce que viennent de découvrir des chercheurs français. Une voie intéressante pour de futurs traitements contre des douleurs chroniques.

Demain, il sera possible d’améliorer votre mémoire

Au laboratoire, des chercheurs italiens ont stimulé les performances cognitives et la mémoire de souris grâce à la stimulation transcrânienne à courant direct (tDCS). L’Homme pourra-t-il lui aussi améliorer ses capacités intellectuelles par l’électrostimulation ?

Pas de repos pour le cerveau des femmes !

Les femmes parviennent souvent moins bien à se détendre complètement au point d’oublier tous les soucis du quotidien. Et pour cause, le cerveau féminin aurait une plus faible capacité à se reposer que celui des hommes. Une différence qui trouverait peut-être sa source dans le taux des hormones sexuelles.

Le cerveau des hommes amoureux rêve secrètement de paternité

L’amour ne donne pas que des ailes. Il procure aussi l’envie d’avoir un enfant. Une étude vient de montrer qu’à la vue d’un bébé, certaines régions du cerveau liées à la parentalité sont davantage activées chez les personnes récemment amoureuses que chez les célibataires. Et c’est plus flagrant chez les hommes que chez les femmes !

Coup de foudre… dans le cerveau

Le coup de foudre ne serait pas ressenti par notre cœur, mais par notre cerveau ! Les zones cérébrales sollicitées par amour ont pu être identifiées par IRM fonctionnelle et les mécanismes ressemblent à ceux provoqués par la cocaïne.

Sexe et argent : le cerveau différencie les plaisirs

Les différents plaisirs de la vie ne sont pas appréciés de la même manière par notre cerveau. En effet, le cortex cérébral différencie le plaisir associé au sexe ou à l’argent, en activant des régions distinctes.

Notre cerveau, multitâche, peut analyser plusieurs données à la fois !

D’après les recherches de scientifiques canadiens, le cerveau peut focaliser son attention sur plusieurs objets simultanément tout en filtrant les éléments perturbateurs. Jusque-là, plusieurs modèles théoriques étaient proposés, et on aurait enfin identifié le bon.

Human Brain Project : en 2023, le cerveau humain simulé sur ordinateur

Un projet, déjà bien entamé, devrait mener en une douzaine d’années à créer un modèle informatique du cerveau humain pour mieux en comprendre les secrets de fonctionnement.

Pour visualiser les treize diapos cliquez sur le lien suivant:

http://www.futura-sciences.com/sante/actualites/cerveau-semaine-cerveau-15-nouvelles-insolites-votre-cerveau-62064/