Archives pour la catégorie cerveau

« Dans le cerveau de mon enfant » : ce que l’on a pensé du livre des docteurs Mazeau et Pouhet

8h03, le 20 juin 2018, modifié à 18h15, le 20 juin 2018

Europe1

"Dans le cerveau de mon enfant" : ce que l’on a pensé du livre des docteurs Mazeau et Pouhet

De zéro à six ans, le cheminement du cerveau de l’enfant est jalonné de nombreuses étapes.

Dans leur ouvrage, ces deux spécialistes en neurosciences cognitives nous aident à comprendre, et à accompagner, le développement du cerveau de l’enfant.

À quel âge comprend-il ses premiers mots ? À quel âge prend-il conscience de son image dans un miroir, ou reconnaît-il son nom ? À quel âge a-t-il des notions de grammaire ? Et surtout, pourquoi ? Comment les accompagner ? Avec leur ouvrage Dans le cerveau de mon enfant, les docteurs Michèle Mazeau et Alain Pouhet, deux spécialistes en neurosciences, proposent de nous aider à lever tous les mystères du développement cérébral de nos bambins. Et nous livrent de précieux conseils pour nous aider à accompagner ce développement. Nous vous résumons ce que nous en avons pensé.

CE QUE L’ON TROUVE DANS L’OUVRAGE

Des réponses aux questions fondamentales… De la première fois qu’il traite une « information extérieure » à la résolution d’une opération mathématique, le cerveau de l’enfant connaît un long cheminement. Dans leur ouvrage, Michèle Mazeau et Alain Pouhet nous font voyager en même temps que les 100 milliards de neurones que nous recevons, tous, à la naissance. Nourri des dernières avancées en neuroscience, le livre nous aide à répondre à des questions fondamentales sur le développement du cerveau, ses étapes, sur la part entre l’inné et l’acquis…

Tableau 1

On y apprend que le cerveau est le théâtre « d’interactions constantes » entre les « acquisitions », les capacités naturelles que nous avons tous à la naissance (celle de percevoir le monde, de tirer du général à partir des particuliers, de mêler des mots à des objets à partir de notre attention portée au monde extérieur et aux autres humains) et les « apprentissages » (ce que nous apprennent les autres êtres humains, tels que la lecture ou le calcul).

.. Et des conseils. Michèle Mazeau et Alain Pouhet nous proposent un ensemble de fiches pratiques pour accompagner le cerveau de notre enfant (de 0 à 6 ans) et ils accompagnent leurs conseils de « réponses aux questions des parents », basées sur la longue expérience des deux auteures. Le tout avec pour objectif d’aider notre enfant « à passer dans la cours des grands », à aborder « les défis de l’école primaire » dans les meilleures conditions possibles.

CE QUE L’ON A AIME

Une plongée dans notre quotidien. Riche en référence scientifique, le livre nous offre un manuel complet pour accompagner notre enfant dans toutes les étapes de son développement, en entrant dans le quotidien le plus concret. Il nous montre, par exemple

– Comment la diversité des promenades en extérieur peut l’aider, dès le plus jeune âge, à comprendre le monde qui l’entoure

– Comment le fait de mettre des mots sur les émotions, dans différents contextes (« tu as peur » ? « Tu es vexé » ?) favorise l’apparition du langage

– Ou encore comment les dominos peuvent aider à apprendre à compter au-delà de dix (pour plus de détails sur les conseils abordés dans l’ouvrage, cliquez par ici).

Tableau 2

Les troubles, aussi, sont abordés. L’ouvrage accompagne ses conseils d’analyses précises, de tableaux, de graphiques, qui aident à en assimiler le contenu. Et il n’omet pas d’aborder les troubles que peuvent rencontrer certains cerveaux sur leur route. Tous les enfants ne marchent pas à 18 mois, tous ne parlent pas correctement à trois ans. Il s’agit, parfois, d’un simple retard, d’autre fois de problèmes plus sérieux que l’ouvrage aborde aussi.

UN LIVRE À COMPLÉTER PAR D’AUTRES APPROCHES

Clair, précis, solide dans ses références, l’ouvrage est à lire sans modération. Mais si l’on souhaite vraiment connaître le fonctionnement du développement d’un enfant, il est intéressant de s’ouvrir à d’autres approches. L’ouvrage ne se sert « que » des neurosciences pour expliquer ce développement. En d’autres termes, il s’adresse à des familles « standards », sans tenir compte des disparités sociales ou géographiques, qui peuvent avoir leur importance. Les conseils du livre, préviennent d’ailleurs leurs auteurs, ne fonctionnent que si « le bébé échange avec ses semblables et bénéficie de relations affectives de qualité ». Ils nécessitent « un environnement affectif qui le guide sans le contraindre, le stimule sans l’étourdir, l’accompagne et le rassure sans l’étouffer ».

En clair, ces conseils atteindront pleinement leurs effets au sein d’une famille bienveillante, dans un environnement propice au développement de l’enfant, et accompagnée par des maîtres d’écoles pleinement soucieux du développement de leurs élèves. Pour une vision plus complète de la manière dont un enfant peut évoluer, nous vous conseillons donc, en complément, l’approche « sociologique », à travers des ouvrages tels que Sociologie des enfants, de Martine Court, et L’enfance de l’ordre, de Wilfried Lignier et Julie Pagis, par exemple.

Europe1
Par Gaétan Supertino

 

Publicités

Troubles de l’attention : un trouble de la communication entre deux régions cérébrales

Une nouvelle étude révèle que les troubles du déficit de l’attention pourraient provenir d’une déficience de coordination cérébrale.

Troubles de l'attention : un trouble de la communication entre deux régions cérébrales

  • Publié 06.04.2018 à 21h44

Un trouble de la communication entre deux régions cérébrales, l’hippocampe et le cortex préfrontal, c’est ce qui serait impliqué dans plusieurs troubles neurologiques comme la dépression sévère, la schizophrénie, le trouble bipolaire et les troubles du déficit de l’attention.

Des chercheurs américains ont découvert qu’une discordance entre deux régions cérébrales pourraient être à l’origine des troubles du déficit de l’attention, de la schizophrénie, du trouble bipolaire et de la dépression sévère. Leurs résultats ont été publiés dans la revue Neuron le 5 avril 2017.

Le gène ErbB4

Les personnes ayant un déficit d’attention éprouvent de grandes difficultés à se concentrer et agissent souvent de manière compulsive. Une nouvelle étude suggère que ces symptômes pourraient être dus à un dysfonctionnement cérébral, imputable au gène ErbB4 dont l’expression est impliquée dans la communication de différentes régions du cerveau.

Ce gène est d’ores et déjà connu pour être un facteur de risque de troubles psychiatriques et de dérégulation des niveaux de neurotransmetteurs dans le cerveau. A l’aide d’un modèle murin, les chercheurs ont montré que le mécanisme d’attention descendante (type d’attention axée sur les objectifs et liée à la concentration) est altéré chez les personnes ayant un trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité.

Déficit d’attention

Selon les chercheurs, l’attention descendante n’est pas seulement contrôlée par le cortex préfrontal (associé à la prise de décision) mais également par l’hippocampe (région responsable de notre mémoire). La synchronisation de ces deux structures cérébrales permet d’atteindre un niveau d’attention élevée. En revanche, lorsque la coordination de ces deux structures est altérée, on observe des phénomènes de perte d’attention importants.

Les chercheurs ont pu établir que la synchronisation entre l’hippocampe et le cortex préfrontal est positivement corrélée avec le niveau d’attention descendant et est régulée par le gène ErbB4. Cette découverte pourrait permettre de mieux comprendre les maladies comme la schizophrénie et la dépression sévère, toutes deux liées, entre autres, à une altération du gène ErbB4.

La phrase de base dans la gestion émotionnelle (et ses effets expliqués par Catherine Gueguen)

Jef de « Papapositive! » 10 avril 2018

Une phrase, une seule. Le fait de la dire va littéralement changer positivement votre vie ainsi que celle de vos enfants.

Cette simple phrase est la suivante :

« Maintenant, je me sens …[à compléter avec votre émotion]. »

 

Comme nous l’explique Catherine Gueguen, « Nommer ce que nous ressentons nous fait du bien ».

Et ce bien-être est visible au niveau de notre cerveau. En effet, « quand nous sommes stressés, l’amygdale cérébrale, centre de la peur, provoque la sécrétion de cortisol, de l’adrénaline, molécules qui, en quantité importante peuvent être très toxiques pour notre santé physique et psychologique. Quand nous parvenons à poser des mots sur des émotions, nous diminuons l’activité de l’amygdale, la sécrétion d’adrénaline et de cortisol ralentit, notre stress diminue et nous nous apaisons. »

 

Extrait de « vivre heureux avec son enfant » de Catherine Gueguen

 

Thomas d’Ansembourg conseille de se demander deux ou trois fois par jour : « Comment je me sens, là, maintenant ?«

 

Il était important de consacrer un article à une astuce aussi bénéfique.

Retenons que lorsque nous disons :

« je suis en colère »

« je me sens triste »

« j’ai peur »

Cela nous soulage.

 

Et si nous avons en face une personne qui sait nous écouter sans juger et qui aide à l’expression de nos émotions, c’est encore plus salvateur. C’est le pouvoir de l’empathie. 🙂

 

Si vous avez besoin de vocabulaire ou d’outils pour exprimer les émotions, je vous invite à lire cet article.

 

Source : « Vivre heureux avec son  enfant » de Catherine Gueguen.

PIM : une méthode pour faciliter la concentration des enfants, des ados et même des adultes !

Jeff de « papapositive! » le 5 avril 2018

Le neuroscientifique Jean-Philippe Lachaux est l’auteur de trois ouvrages essentiels sur l’attention dont un que nous avions évoqué ensemble puisqu’il s’adresse directement aux enfants et ados (« Les petites bulles de l’attention »).

On y trouve une méthode et un moyen mnémotechnique pour comprendre et s’entraîner à mieux se concentrer : PIM

P I M signifie à la fois Pouce Index Majeur ET Perception, Intention, Manière de réagir.

Voici la vidéo d’explication complète :

Semaine du cerveau : 15 nouvelles insolites sur votre cerveau

Futura Santé

Organisée dans toute l’Europe, la Semaine du cerveau célèbre notre organe le plus complexe et le plus mystérieux. C’est l’occasion de rencontres avec les chercheurs, mais aussi de retrouver nos actualités les plus étonnantes : où se trouve la conscience ? quelle tempête s’élève sous le crâne lors d’un coup de foudre ? comment piloter d’avion par la pensée ?

Durant toute cette semaine, le cerveau est à la fête. Chercheurs, institutions et collectivités locales organisent de multiples rendez-vous. Découvrez ceux qui se déroulent près de chez vous sur le site Semaine du cerveau 2018.

Vous pouvez aussi en profiter pour réviser les classiques avec les dossiers que Futura-Sciences a consacrés à ce sujet et vous promener parmi les actualités les plus insolites et les plus étonnantes que nous ayons repérées ces dernières années. La balade est instructive car la science du cerveau progresse vite !

Nos grands dossiers sur le cerveau

Les découvertes les plus insolites

Le cerveau serait dix fois plus actif que ce que l’on pensait

En pleine Semaine du cerveau 2017, une équipe de neurophysiologistes lâchait une bombe dans ce domaine de recherche bouillonnant : les dendrites, ces prolongements du neurone que l’on assimilait à des fils électriques, participent sans doute au traitement de l’information. L’idée n’est pas nouvelle mais la preuve est faite et ces chercheurs ajoutent un fait nouveau : il y a aussi de l’analogique dans le travail cérébral.

Top 7 des technologies pour améliorer notre cerveau

Chercheur en neurosciences à l’Inserm, Michel Le Van Quyen s’intéresse à la modélisation du fonctionnement du cerveau et se passionne pour le « neurofeedback », qui permet de prendre conscience de son propre état cérébral. Pour Futura, il a sélectionné une liste de sept appareils innovants conçus pour améliorer un peu le travail de notre cerveau.

Le cerveau continue de se développer à l’âge adulte

Votre réseau social s’élargit avec le temps, c’est normal. Mais votre cerveau peut-il retenir tous ces nouveaux visages ? D’après une nouvelle recherche de l’université de Stanford, l’aire du cerveau qui sert à reconnaître les visages continue à s’étendre à l’âge adulte.

Cerveau : la conscience localisée par des scientifiques de Harvard

La conscience semble reposer sur trois régions clés : l’une située dans le tronc cérébral est reliée aux deux autres situées dans le cortex. Cette découverte réalisée grâce à l’étude de personnes dans le coma ou dans un état végétatif pourrait aider à trouver de nouveaux traitements pour ces patients.

Premier essai d’un drone piloté par la pensée

Dans le cadre du projet européen Brain Flight, un drone a volé alors qu’il était contrôlé par la pensée. Tekever, la société portugaise qui coordonne cette expérimentation, se dit convaincue que cette technologie pourrait un jour être utilisée par des pilotes d’avions commerciaux. À plus brève échéance, ce système pourrait aussi aider les personnes handicapées ou munies de prothèses.

Piloter un avion par la pensée devient une réalité

Un groupe de chercheurs allemands, travaillant pour le projet européen Brain Flight, affirme qu’il est possible de piloter par la pensée un avion. L’algorithme mis au point pour interpréter l’électroencéphalogramme a donné des résultats prometteurs lors de tests sur simulateurs de vol.

Sciences décalée : vaut-il mieux avoir un gros ou un petit cerveau ?

S’il y a des millions d’années, le fait d’avoir un gros cerveau pouvait conférer un avantage évolutif, aujourd’hui c’est la tendance inverse qui est observée : les mammifères à gros cerveau sont plus souvent menacés d’extinction. Une tendance qui concernerait surtout les petits mammifères.

Les 30 neurones qui peuvent calmer nos douleurs

Un modeste groupe de trente neurones constitue une sorte de centre de contrôle de la douleur dans notre cerveau : c’est ce que viennent de découvrir des chercheurs français. Une voie intéressante pour de futurs traitements contre des douleurs chroniques.

Demain, il sera possible d’améliorer votre mémoire

Au laboratoire, des chercheurs italiens ont stimulé les performances cognitives et la mémoire de souris grâce à la stimulation transcrânienne à courant direct (tDCS). L’Homme pourra-t-il lui aussi améliorer ses capacités intellectuelles par l’électrostimulation ?

Pas de repos pour le cerveau des femmes !

Les femmes parviennent souvent moins bien à se détendre complètement au point d’oublier tous les soucis du quotidien. Et pour cause, le cerveau féminin aurait une plus faible capacité à se reposer que celui des hommes. Une différence qui trouverait peut-être sa source dans le taux des hormones sexuelles.

Le cerveau des hommes amoureux rêve secrètement de paternité

L’amour ne donne pas que des ailes. Il procure aussi l’envie d’avoir un enfant. Une étude vient de montrer qu’à la vue d’un bébé, certaines régions du cerveau liées à la parentalité sont davantage activées chez les personnes récemment amoureuses que chez les célibataires. Et c’est plus flagrant chez les hommes que chez les femmes !

Coup de foudre… dans le cerveau

Le coup de foudre ne serait pas ressenti par notre cœur, mais par notre cerveau ! Les zones cérébrales sollicitées par amour ont pu être identifiées par IRM fonctionnelle et les mécanismes ressemblent à ceux provoqués par la cocaïne.

Sexe et argent : le cerveau différencie les plaisirs

Les différents plaisirs de la vie ne sont pas appréciés de la même manière par notre cerveau. En effet, le cortex cérébral différencie le plaisir associé au sexe ou à l’argent, en activant des régions distinctes.

Notre cerveau, multitâche, peut analyser plusieurs données à la fois !

D’après les recherches de scientifiques canadiens, le cerveau peut focaliser son attention sur plusieurs objets simultanément tout en filtrant les éléments perturbateurs. Jusque-là, plusieurs modèles théoriques étaient proposés, et on aurait enfin identifié le bon.

Human Brain Project : en 2023, le cerveau humain simulé sur ordinateur

Un projet, déjà bien entamé, devrait mener en une douzaine d’années à créer un modèle informatique du cerveau humain pour mieux en comprendre les secrets de fonctionnement.

Les neurosciences et le développement de l’enfant

Conférence du Dr Catherine Gueguen, pédiatre, au sujet de son livre « pour une enfance heureuse » qui explique l’apport des neurosciences affectives dans la compréhension du développement de l’enfant. Il s’agit d’une véritable révolution qui provient en majeure partie de chercheurs américains et qui est mise à la portée des parents français dans cette vidéo et ce livre époustouflant.