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Un exercice pour la confiance en soi : aider les enfants à (re)connaître leurs qualités

exercice confiance en soi

« Apprendre, Réviser et Mémoriser », 15 août 2016

Un exercice pour la confiance en soi : aider les enfants à (re)connaître leurs qualités

Remarquer et apprécier ses qualités pour reprendre confiance en soi

repérer ses qualités

 

Jeanne Siaud-Facchin écrit que les qualités constituent notre identité et notre force intime. Repérer les qualités d’un enfant, c’est comprendre qui il est vraiment : l’aider à mieux se connaître et à prendre conscience de ce que les autres reconnaissent en lui.

Citer les qualités d’un enfant, c’est aussi reconnaître ce qu’il fait de bien, c’est lui faire ressentir de la fierté quand il met des mots sur ce qu’il réussit, sur ce qu’il apporte aux autres et au monde. Nos qualités sont notre identité autant que notre force personnelle et unique !

Les qualités sont donc essentielles à connaître et à ressentir…. parce qu’un mot peut changer beaucoup dans la vie d’un enfant.

Comment apprendre aux enfants à reconnaître leurs qualités ?

On pourra proposer un petit exercice aux enfants pour les aider à (re)prendre confiance en eux : leur demander de lister les qualités qu’ils s’attribuent pour :

  • qu’ils en prennent conscience,
  • qu’ils puissent venir s’y ressourcer chaque fois qu’ils auront besoin de “carburant”.

Jeanne Siaud-Facchin propose dans son livre Tout est là, juste là une liste d’adjectifs pour décrire des qualités.

Je l’ai reprise avec une élève de 5° : je lui ai lu tous les adjectifs de la liste et je lui ai demandé de noter chaque adjectif en lequel elle se reconnaissait. Elle a pris une feuille colorée, y a mis un joli titre “Mes qualités” (avec des fleurs, des cœurs et des tortillons 🙂 ) puis a écrit toutes ses qualités avec des beaux feutres de couleur. L’esthétisme est ici important pour renforcer l’effet positif et agréable de l’exercice.

Je vous livre ici cette liste (avec de nombreux synonymes) :

– adroit – bienveillant
– affectueux – brillant
– amical – bon camarade
– apaisant – calme
– appliqué – compréhensif
– astucieux – conciliant
– attachant – courageux
– attentif aux autres – créatif
– authentique – efficace
– débrouillard – énergique
– dévoué – enjoué
– déterminé – équitable
– digne de confiance – facile
– diplomate – fidèle
– discret – formidable
– disponible – fort
– doux – franc
– droit – gai
– drôle – généreux
– habile – gentil
– honnête – juste
– humble – loyal
– imaginatif – lucide
– indulgent – marrant
– intègre – modeste
– intelligent – naturel
– inventif – raisonnable
– optimiste – réfléchi
– ordonné – sensible
– organisé – serviable
– ouvert d’esprit – sincère
– pacifique – sociable
– patient – souriant
– persévérant – tempéré
– poli – tenace
– ponctuel – tolérant
– posé – tranquille

Ce qui est intéressant est de demander à la fin de cette activité si l’enfant se reconnaît des qualités qui n’ont pas été citées et qu’il pourrait rajouter dans cette liste.

On peut aussi inviter l’enfant à nous raconter des anecdotes liées aux qualités qu’il a notées pour ancrer cette expérience durablement dans son cerveau via le ressenti d’émotions agréables.

Ensuite, on laissera l’enfant personnaliser cette liste à sa guise (avec des dessins, des images, des découpages, des histoires, des mots…). On lui conseillera de toujours garder cette liste près de lui quand il sait qu’il va avoir besoin de faire le plein de confiance en lui.

Pour ma part, j’avais fait cet exercice avec mon élève avant un contrôle commun de maths qu’elle redoutait. Elle a mis cette liste dans sa trousse (mais elle aurait pu choisir de la garder dans sa poche, de la coller dans son agenda…). L’idée est de l’avoir à portée de main et d’avoir envie de la consulter :-).

 

On agit et on change chaque jour

Il y a aussi un point que j’aimerais rajouter car je me suis rendue compte que ma fille avait tendance à voir les choses en noir ou blanc. Je pense qu’il est important d’expliquer aux enfants qu’on peut s’estimer créatif tout en ayant parfois des pannes d’idées, qu’on peut s’estimer patient et perdre patience dans certains cas, qu’on peut se considérer comme drôle même si on fait parfois des blagues que personne ne trouve marrantes :-).

Par exemple, ma fille m’a dit “Maman, tu es maladroite” quand j’ai fait tomber un verre à midi. Je lui ai dit qu’il pouvait arriver à tout le monde de faire tomber des objets sans pour autant être maladroit : on peut faire preuve de maladresse à un moment donné sans devoir être catalogué de “maladroit”.

Par ailleurs, ces qualités ne sont pas figées : on change chaque jour et on peut renforcer ou tendre vers une qualité en agissant différemment. Si un enfant a envie de renforcer ou acquérir une qualité, on pourra l’encourager en ce sens.

Il n’y a pas non plus de hiérarchie dans les qualités.

citation albert jacquard

 

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Pour retrouver cet exercice et de nombreux autres, je vous conseille l’ouvrage de Jeanne Siaud- Facchin : Tout est là, juste là: Méditation de pleine conscience pour les enfants et les ados aussi. Il est disponible chez votre libraire ou sur Internet.

 

2 exercices anti-stress à l’école et au collège

Blog « apprendre, réviser, mémoriser  »

anti stress collège

16 août 2016

Jeanne Siaud-Facchin, psychologue spécialisée dans les apprentissages, propose 2 exercices pour que les enfants comprennent mieux leurs émotions et luttent contre le stress à l’école et au collège Pour elle, les enfants gagneront à envisager les émotions comme autant d’indices pour mieux se comprendre et mieux savoir ce qu’on a à l’intérieur de nous, ce qu’on vit.

1. La boîte à peur

De nombreux enfants se déclarent stressés avant un contrôle. La boîte à peur est une technique pour maîtriser le niveau de stress à l’école ou au collège.

Les enfants sont invités à dessiner un grand cercle au milieu d’une feuille blanche puis à écrire à l’intérieur de ce cercle tout ce qui leur fait peur. Une fois qu’ils ont fini d’écrire leurs peurs, ils plient la feuille autant que possible jusqu’à ce qu’elle soit la plus petite possible et mettent la feuille pliée dans une boîte fermée.

boîte à peur stress contrôle école

Jeanne Siaud-Facchin explique qu’une fois qu’on a mis sa peur à l’extérieur de soi, elle nous appartient toujours, on ne la renie pas mais elle est enfermée, on peut continuer à avancer.

 

boîte à peur stress contrôle école

2.Le galet ressource

Chaque enfant prend un galet à l’intérieur de ses deux mains. Une fois qu’ils tiennent bien ce galet, ils sont invités à imaginer un endroit qu’ils aiment beaucoup, dans lequel ils se sentent bien. Ils ressentent le plaisir à s’y trouver. Ils sont invités à stimuler leurs sens :

  • sentir des odeurs,
  • ressentir des sensations (la chaleur du soleil, le froid de la neige, le vent salé du bord de mer…),
  • avoir des goûts dans la bouche ,
  • entendre des sons,

Quand les enfants sont bien installés dans cet endroit, ils ancrent la sensation de bien-être associée dans le galet.

le galet ressource peur à l'école

Le galet reste ensuite auprès de l’enfant à portée de main (dans une poche de veste ou de pantalon, dans le cartable…). Chaque fois que l’enfant prend le galet dans sa main, le cerveau se rappellera de cette sensation de bien-être. Cela pourra l’aider en cas de stress à l’école et au collège (avant un contrôle par exemple) ou pendant les devoirs.

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Pour aller plus loin : Quand le stress bloque les apprentissages… comment réduire le niveau de stress des enfants ?

 

5 outils pour accompagner les enfants dans la découverte des émotions

Blog « apprendre, réviser, mémoriser »

activites-decouverte-emotions-enfants

Tant que le cerveau n’a pas atteint sa pleine maturité (pas avant 20 ans, certains chercheurs affirmant même vers 30 ans), les processus de gestion des émotions ne sont pas totalement fonctionnels. L’enfant a alors des difficultés à contrôler et maîtriser ses réactions émotionnelles. L’enfant n’est pas en mesure de gérer l’ensemble des émotions qui affluent en lui du fait de l’incomplétude de ses réseaux neuronaux. Le cortex préfrontal est incapable de jouer son rôle de régulateur des émotions fortes.

L’apprentissage du langage des émotions aura alors sur l’enfant un impact sur son comportement social, et notamment sa capacité à surmonter le stress, à gérer son agressivité et à exprimer ses affects.

Par ailleurs, un enfant qui enfouit ses émotions, ses peurs, qui ne peut pas manifester sa joie ou sa colère, n’apprend pas à tenir compte de ce que lui ou les autres ressentent. Il ne développe pas d’empathie, pas de bienveillance : ni pour lui-même, ni pour les autres.

Quand un enfant apprend à repérer ses émotions et à repérer le message envoyé par son corps, il arrive mieux à s’adapter et à comprendre ce qui compte pour lui mais aussi pour les autres.

Enfin, des enfants qui se sentent bien dans leur tête et dans leur corps, qui savent reconnaître les signaux envoyés par les émotions, sont dans de meilleures dispositions pour apprendre.

  1. Un tableau des émotions

Représenter les émotions par des images ou des photos, les nommer avec les enfants puis afficher le tableau des émotions dans un endroit accessible. Les enfants pourront alors pointer leur émotion du moment en se référant au tableau.

 

 

  1. Une roue des émotions

Un côté de la roue contient les 8 émotions les plus courantes, éventuellement illustrées par un picto :

·         agité,

·         surexcité,

·         impatient,

·         découragé,

·         triste,

·         en colère,

·         peur,

·         fatigué.

L’autre côté de la roue contient des solutions acceptables et non violentes, comme :

·         boire,

·         faire un massage,

·         écouter de la musique,

·         marcher ou courir,

·         faire un câlin,

·         parler des émotions ressenties…

Un exemple vendu chez Hop Toys :

ideo-roue-des-emotions

  1. Dessiner les émotions

Énoncer une émotion puis inviter les enfants à dessiner différents traits représentant chacun une émotion (un trait en colère, un trait déçu, un trait joyeux, un trait apeuré…).

Laisser le choix parmi plusieurs types de crayons et plusieurs couleurs pour jouer à la fois sur l’épaisseur du trait, sur sa couleur, sur sa forme, sur sa taille… Il est possible de guider les enfants en précisant qu’un trait joyeux sourit, qu’il se sent léger mais qu’un trait en colère fait la tête, qu’il est enragé, qu’il a envie de crier ou de taper.

En s’aidant de ce travail, demander aux enfants de choisir une émotion dans une liste et de dessiner le portrait de cette émotion (des visages en colère, des visages apeurés, des visages joyeux…).

art-therapie-emotions-enfant

>>> Plus de détails ici : 4 étapes pour sensibiliser les enfants aux émotions à travers l’art

 

  1. Des livres pour mettre des mots sur les émotions

Quelques références à proposer aux enfants :

Dès 2 ans :

    • Aujourd’hui je suis (Minedition)
    • Parfois je me sens (KALEIDOSCOPE)

 

 

Dès 3 ans :

    • La couleur des émotions (Quatre Fleuves)

 

Dès 5 ans :

    • Le livre des émotions (Bayard Jeunesse)

 

    • Le Cahier Filliozat Mes émotions (Nathan)

 

Dès 6 ans :

    • Mes émotions… des visiteuses inattendues (La Parole Vivante)

 

 

  1. Des questions d’éducation émotionnelle à se poser en famille

3 questions à se poser en famille (au moment du repas ou du coucher) ou en classe (en fin de journée):

  1. Qu’est-ce qui t’a rendu/e le/la plus triste aujourd’hui ?
  2. Qu’est-ce qui t’a mis/e le plus en colère aujourd’hui ?
  3. Qu’est-ce qui a provoqué le plus de joie en toi aujourd’hui ?

L’estime de soi chez les adultes : comment la retrouver ?

Apprendre à éduquer

Médecin psychiatre, Christophe André nous aide à mieux comprendre les mécanismes de l’estime de soi.

Les racines de soi dans l’éducation

Est-ce que la famille dans laquelle je vivais m’a aimé inconditionnellement ? Est-ce que j’ai pu prendre des risques sans être puni pour avoir échoué ?

Est-ce que mes parents valorisaient mes réussites ? Est-ce qu’ils étaient compréhensifs envers mes échecs ?

Comment mes parents se comportaient-ils eux-mêmes ? Etaient-ils dans la peur d’agir, dans la peur du jugement d’autrui ?

 

Les différences entre les personnes à haute estime de soi et basse estime de soi

  • Les personnes à haute estime d’elles-mêmes

Les personnes à haute estime d’elles-mêmes sont capables de citer leurs qualités, osent agir et envisagent l’échec comme normal.

L’estime de soi n’est pas du narcissime : quand les gens progressent en estime de soi, ils s’oublient eux mêmes et se réjouissent de l’échanges avec d’autres personnes, dans le respect des spécifités de chacun.

 

  • Les personnes à basse estime d’elles mêmes

Les personnes à basse estime d’elles mêmes ont beaucoup de mal à se trouver des qualités et on tendance à les contre balancer avec des défauts ou des contre exemples. Elles ont peur de l’échec et du jugement négatif et s’identifient en tant que personnes à l’échec.

Leur discours intérieur permanent est négatif, comme une radio critique qui dévalorise et intoxique : tu n’y arriveras pas, tu vas échouer, c’est même pas la peine d’essayer, tout le monde se fiche de toi.

 

Des voies de réflexion pour retrouver l’estime de soi chez les adultes

  • Faire preuve d’humilité

L’humilité consiste à se penser comme égal : Je ne suis ni supérieur, je ne suis ni inférieur à qui que ce soit. Je ne cherche donc à dominer personne et je ne me sens dévalorisé par personne. Je suis plutôt dans la recherche de l’échange, du partage. 

 

  • Se réjouir des échanges

Les personnes à haute estime d’elles-mêmes se réjouissent d’être entourées de personnes qui sont intéressantes plutôt que s’enfoncer (je suis nul, elles se fichent de mon avis) ou que se comparer (j’en sais moins qu’elle, j’ai moins fait de choses dans ma vie qu’elle…).

 

 

  • Accepter l’erreur et l’échec

Nous sommes souvent trop sévères avec nous même, trop perfectionnistes : nous devons être notre propre ami, nous respecter comme nous respectons un ami. Refuser de s’accepter imparfait est une défense inutile. Si nous cherchons à agir seulement de manière parfaite, nous allons quasiment systématiquement renoncer d’agir.

 

  • Ne pas se comparer

Christophe André parle de folie comparative. Plus on se compare, plus on ressent de l’insatisfaction.

 

  • Cultiver une vie spirituelle

La foi présente de nombreux bénéfices pour la santé mentale (à une dose de croyances médiane).

 

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Imparfaits, libres et heureux de Christophe André est disponible en médiathèque, en librairie ou sur Amazon.

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imparfaits libres et heureuxÊtre enfin soi-même. Ne plus se soucier de l’effet que l’on fait. Agir sans craindre ni l’échec ni le jugement. Ne plus trembler à l’idée du rejet. Et trouver tranquillement sa place au milieu des autres.

Ce livre va vous aider à avancer sur le chemin de l’estime de soi. À la construire, la réparer, la protéger.

Il va vous aider à vous accepter et à vous aimer, même imparfaits. Non pour vous résigner, mais pour mieux évoluer. Imparfaits, mais libres et heureux…

Christophe André est médecin psychiatre à l’hôpital Sainte-Anne, à Paris.

Comment aider nos enfants à avoir plus confiance en eux ?

Avoir confiance en soi, c’est avant tout se connaître

confiance en soiC’est croire en son potentiel et en ses capacités.

Les personnes qui ont une bonne estime d’elles-mêmes sont conscientes de leurs capacités. Elles savent qu’elles peuvent se faire confiance, ce qui leur permet de facilement passer à l’action. Elles ne craignent pas l’échec parce qu’elles savent que lorsqu’on agit, il y a toujours une part de risque, et qu’il y a toujours une leçon à retirer de leurs erreurs.

Les personnes qui manquent de confiance en elles, craignent l’échec, parce qu’il provoque chez elles un jugement négatif. Elles s’identifient à cet échec. Echouer, c’est être nul ! Echouer, c’est ne pas avoir d’avenir ! Elles se répètent inlassablement, des petites phrases assassines : je n’y arriverais pas, laisse tomber, tais- toi la prochaine fois…..qui les empêchent de réagir. Leur peur de l’échec les paralyse.

En tant que parents, nous souhaitons tous que nos enfants trouvent le bonheur.

La confiance en soi n’est pas innée, on ne naît pas confiant. La confiance en soi se développe et n’a de cesse d’évoluer au cours de la vie d’un individu. Elle est particulièrement importante au cours des premières années de la vie mais aussi pendant l’adolescence. La famille et les parents auront au cours de ces périodes un rôle essentiel.
C’est une excellente nouvelle. Manquer de confiance en soi n’est donc pas une fatalité.

Comment donné à nos chérubins, la confiance en eux qui leur permettra d’être mieux dans leur peau, d’avoir plus facilement accès au bonheur ?

2 points importants dans la construction de l’estime de soi au cours de l’enfance.

  1. Il y a d’abord l’aspect éducatif. La confiance en soi, s’acquiert par essais et erreurs ! Il faut donc que l’enfant ait la possibilité de faire des essais et de faire des erreurs ! Laissez vos enfants faire des expériences, laissez- les se confronter à la vie, laissez les faire leurs erreurs. Les parents doivent servir de guide, de garde-fou. Et cela quel que soit l’âge de l’enfant. Si vous empêchez un petit enfant de chuter, vous allez retarder son apprentissage de la marche, et pire que ça vous allez probablement diminuer ses capacités motrices, parce qu’il aura peu confiance en lui dans ce domaine. Pour apprendre à marcher un enfant doit tomber et apprendre à se relever et à persévérer ! Notre rôle de parent et de veiller à ce qu’il ne prenne pas de risques qui pourraient le mettre en danger.
  2. Un autre point et non le moindre, est l’exemple des parents, ou éducateurs. La façon dont les parents se comportent influence l’enfant. Si les parents ont toujours des doutes, des inquiétudes, s’ils ont peur du jugement social, de ce que peut penser leur voisin….. S’ils ont peur d’agir et ont peur de l’échec….. ils vont transmettre ces craintes à leur enfant.

La recette pour transmettre de la confiance en soi à nos enfants est donc à la fois simple et complexe. Nous devons tout d’abord, avancer nous- même sur le chemin de notre propre confiance en soi et nous devons faire confiance en nos enfants. Quel que soit l’enfant, il a des ressources et des capacités, laissons- le les découvrir et en prendre pleinement conscience en le laissant faire ses propres expériences.
Toutefois, si votre enfant manque de confiance en lui, posez-vous les bonnes questions, ne vous jetez pas la pierre. Vous n’êtes pas les seuls à influencer votre enfant, chaque épreuve, chaque rencontre que fait votre enfant, l’influence. Et gardez à l’esprit que l’éducation ce n’est pas ce que l’on reçoit mais ce que l’on fait de ce qu’on a reçu !
Pour conclure j’aimerais partager avec vous un extrait du prophète de Khalil Gibran :

Vos enfants ne sont pas vos enfants.
Ils sont les fils et les filles de l’appel de la vie à la vie.
Ils viennent à travers vous mais non de vous.
Et bien qu’ils soient avec vous, ils ne sont pas à vous.
Vous pouvez leur donner votre amour, mais pas vos pensées.
Car ils ont leurs propres pensées.
Vous pouvez héberger leurs corps, mais pas leurs âmes.
Car leurs âmes résident dans la maison de demain que vous ne pouvez visiter,
pas même dans vos rêves.
Vous pouvez vous efforcer d’être comme eux,
mais ne cherchez pas à les faire à votre image.
Car la vie ne marche pas à reculons, ni ne s’attarde avec hier.
Vous êtes les arcs desquels vos enfants sont propulsés, tels des flèches vivantes.
L’archer vise la cible sur le chemin de l’infini,
et il vous tend de sa puissance afin que ses flèches volent vite et loin.
Que la tension que vous donnez par la main de l’archer vise la joie.
Car de même qu’il aime la flèche qui vole, il aime l’arc qui est stable.

N’attendez pas que le bonheur vienne à vous, travaillez-y dès aujourd’hui !

site L’optimiste

Les intelligences multiples: tous intelligents !

Bruno HOURST | TEDxLIleSaintDenis

Qui ne s’est jamais senti nul ou incapable ? En puisant dans la théorie des intelligences multiples d’Howard Gardner, Bruno Hourst, chercheur, écrivain et formateur, nous expose avec un grand sens de la pédagogie que nous sommes tous intelligents !
Une approche novatrice et rafraîchissante qui permet de repenser la façon dont les enfants apprennent, dont les enseignants enseignent et dont l’école fonctionne. L’occasion aussi de poser un regard neuf sur les intelligences des proches qui nous entourent.

Bruno est chercheur en pédagogies nouvelles. Après avoir été successivement marin et pilote d’hélicoptère, il se dirige vers l’enseignement. Il est alors confronté à des élèves en échec scolaire et émet l’hypothèse qu’ils le sont principalement à cause d’un mode d’apprentissage qui ne leur est pas adapté. Il débute donc des recherches sur les modes d’apprentissages alternatifs, et découvre que nous possédons tous un bouquet « d’intelligences multiples » (Howard Gardner)… et que les cancres d’ aujourd’hui pourraient réussir brillamment demain, si l’on sollicitait davantage leur « intelligence forte ».