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Guide des « troubles dys » publié par la Fédération des APAJH

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La Fédération des APAJH édite le guide « Les troubles Dys », un livret destiné aux parents, enseignants et professionnels de santé. Il propose des solutions concrètes pour favoriser l’apprentissage en milieu scolaire.

 

 

Il a été présenté en avant-première le 8 septembre dernier à l’occasion d’une visite de l’ULIS du collège Pierre Corneille de Tours.

Un ouvrage pratique pour un accompagnement éclairé et adapté

Très simple d’utilisation, le livret est composé de quatre onglets :

–       Connaître : définition, origines, chiffres, focus sur la diversité des troubles et sur leurs conséquences…

–       Comprendre : mécanismes en jeu et clés pour détecter chacun des troubles – dysphasies, dyscalculies…

–       Être accompagné : démarches à accomplir après un dépistage ou un diagnostic, ressources à actionner dans le milieu scolaire, outils pour les enseignants au service du repérage, présentation des différents types de bilans et des aides existantes ….

–       Accompagner les troubles dys : propositions d’aménagements très concrets pour les différents troubles, pour favoriser l’apprentissage de la lecture, de l’écrit, ou encore des maths, et pour adapter ses méthodes d’évaluation et d’organisation…

 

Jean-Emile Gombert, professeur émérite en psychologie cognitive des apprentissages, et Marie-Anne Barthez, Neuro-pédiatre responsable du Centre Référence du Langage et Troubles des Apprentissages du CHRU de Tours, ont préfacé ce guide. Cette dernière estime que celui-ci est « utile à toutes les personnes concernées par le problème, parents, personnels de l’Education Nationale et également professionnels de santé ».

Retrouvez le livret en cliquant ici.

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Haut potentiel, dys et brillant !

Valérie DUBAND, Coach, formatrice et consultante, Lyon

 

 

HP, dys et brillant : c’est possible !

 

Pourquoi cet article ? Parce que oui, on peut être dys et haut potentiel et être brillant !

J’ai souvent l’impression d’entendre qu’être dys est une fatalité malveillante, qu’obligatoirement, cet enfant ne sera pas en réussite, qu’il ne peut être un bon élève, voire un très bon élève et qu’il suive déjà le programme dans une classe “normale” n’est déjà pas si mal.

Les troubles “dys” (dyslexie, dyspraxie, TDAH, dysphasie…) ne sont pas une fatalité et les élèves “dys” ont donc aussi le droit d’être brillant.

 

Marine, lycéenne : HP et dyslexique ne sont pas une fatalité.

Marine est dyslexique et haut potentiel. Sa dyslexie a été diagnostiquée tardivement comme c’est souvent le cas chez les hauts potentiels (lire l’article EIP, HP, APIE… et dys).

“L’école, c’est une galère” commence-t-elle par me dire. Marine est une élève moyenne. Elle a toujours travaillé, un peu, parfois beaucoup, mais pas forcément énormément et “ça passait” comme elle dit. L’arrivée au lycée est vraiment devenue difficile, plus d’organisation, plus de choses à apprendre, à approfondir, les matières scientifiques qui deviennent vraiment scientifiques… Marine se met donc à travailler vraiment. Elle obtient son passage en première un peu à l’arrachée mais elle passe.

À l’entrée en première, devant ses difficultés récurrentes, un bilan orthophonique est passé et un test du QI est demandé. En effet, nombreux sont les enseignants qui trouvent que Marine a des problèmes de compréhension, qu’elle fait des erreurs parce qu’elle ne comprend pas. Ils évoquent même une réorientation.

Le diagnostic tombe Marine est dyslexique. C’est un soulagement pour elle, elle met enfin des mots sur ses difficultés. Lors du compte-rendu de son test du QI, Marine pleure : non, elle n’est pas bête ! Elle a du mal à croire que le neuropsychologue ne s’est pas trompé. Elle admet difficilement qu’elle est Haut Potentiel (Haut Potentiel (HP) : Enfant Intellectuellement Précoce) et pourtant, elle se reconnaît bien dans leur fonctionnement atypique lorsqu’on lui explique. En effet, les HP ont une manière de penser et de réfléchir atypique et vivent les émotions souvent de manière exacerbée.

Des séances d’orthophonie sont mises en place et je travaille avec elle sa méthodologie : être plus efficace, s’organiser différemment, … et utiliser son potentiel. Un PAP est demandé et est mis en place dans son lycée. Ensemble, nous travaillons aussi à restaurer une image positive d’elle-même. Petit à petit, Marine commence à y croire aussi.

Le premier trimestre est compliqué. C’est normal, tout démarre et il faut laisser un peu de temps quand même à cette jeune fille. Au second trimestre, les notes remontent. Les enseignants pensent qu’elle a eu un déclic. Pas de déclic, mais une prise en charge globale de son trouble spécifique des apprentissages : son potentiel peut donc commencer à s’exprimer. Les notes remontent vraiment et Marine se retrouve petit à petit dans le peloton de tête. Oui, on a le droit d’être HP, dys et brillant !

 

Maxime, HP et TDAH : apprendre à viser l’excellence.

Maxime a eu la chance d’être diagnostiqué jeune, vers les 7/8 ans.

Le primaire a été compliqué, il bougeait beaucoup mais malgré tout et encadré par une équipe plutôt bienveillance, il a fait comme on pourrait dire son petit bout de chemin sans trop d’embûches. L’entrée au collège était attendue avec une certaine forme d’impatience : enfin des matières nouvelles ! Maxime est déçu, il ne trouve rien de bien nouveau au collège. Certains professeurs remettent en cause son haut potentiel : “vous êtes sûrs ?” demandent-ils aux parents à de nombreuses reprises, “parce que nous, nous ne voyons rien”.

Les parents tentent d’expliquer que justement cela ne se voit pas, mais restent souvent confronter au même discours : Maxime manque d’attention, bouge, parle, ne sait pas se concentrer bien longtemps. Les parents tentent aussi d’expliquer qu’il a un déficit attentionnel, les enseignants répondent qu’ils savent, qu’ils connaissent et en même temps continuent toujours le même discours. Le collège sera douloureux pour Maxime.

En 4ème, il s’entend dire qu’il ne fera jamais d’études, il rêve d’être architecte. Les aménagements sont mis en place, pas toujours, pas par tous les professeurs… Maxime suit des rééducations, il commence aussi à en avoir marre. Ses parents, quant à eux, connaissent bien son potentiel, ils croient en lui. En 3ème, les notes sont très moyennes, pas catastrophiques, dans la moyenne et certaines dans la moyenne basse. Il ne serait pas sérieux de le laisser passer en 2de, nombreux pensent qu’il va “magistralement se planter”. Maxime veut toujours devenir architecte. Il s’amuse à faire des maquettes, des plans, il joue avec des logiciels spécifiques trouvés à droite et à gauche… Il prend même des cours de dessin. Il fait son stage dans une société d’architecture et revient encore plus motivé que jamais. Ses parents partent à la recherche d’un lycée bienveillant et qui respectera ses aménagements. Maxime a besoin de croire en lui aussi. Il commence à perdre confiance en son potentiel, il doute même qu’il existe. Le passage en 2d est refusé. Heureusement, ses parents ont trouvé un lycée qui fait une “seconde préparatoire” : des jeunes, motivés, qui se voient refuser le passage en seconde et qui veulent une autre chance.

Si les notes de Maxime ne sont que très moyennes durant l’année, lors du brevet, il décroche un 12 en français, un 14 en mathématiques, un 9 en histoire géographie et un 16 en HDA (Histoire de l’Art). Il rentre donc en seconde préparatoire. Les enseignants sont bienveillants, ils prennent en compte le potentiel de Maxime. Pour la première fois, il est encouragé et on attend des choses de lui. “Oui, il peut faire mieux parce qu’il en a les capacités et nous sommes donc aussi exigeants avec lui dans certaines matières.” disent alors les enseignants. Il obtient son passage en seconde. En seconde, Maxime devient brillant. Il est en tête de classe : “les maths, la physique… c’est trop facile“. Pour la première fois, il a les “Félicitations” du conseil de classe. Il a compris qu’il pouvait aussi être exigeant avec lui-même dans les matières qui lui semble “faciles”. A la fin de l’année, toutes les portes lui sont ouvertes, Maxime peut choisir la filière qu’il souhaite. Dans un sourire, il me dira “Le lycée, ça m’a rendu intelligent“.

Non, bien sûr que le lycée ne l’a pas rendu intelligent, Maxime a toujours été intelligent. On lui avait juste empêché de croire qu’il avait le droit d’exprimer son intelligence et donc d’être brillant.

 

La clé des possibles

Tous ces jeunes se sont entendus dire au moins une fois qu’avec un trouble “dys” associé à leur HP, il y avait une balance. Une balance qui mesure quoi ? Comme si le fait d’avoir un HP devait être contrebalancé par un trouble dys”, comme s’il y avait une notion de justice, de remise dans une norme…

 

 

Des aménagements correctement mis en place, des rééducations adaptées, une équipe d’enseignants bienveillante, des parents confiants … et quelques méthodes de travail adaptées et un peu de confiance en soi : voici la clé de leur réussite. Non, ils ne sont pas devenus brillants. Ils l’étaient depuis le début. Il fallait que l’écrin soit plus doux, plus moelleux, pour qu’ils acceptent de s’y poser. Alors, oui, on peut être dys et HP et brillant, les jeunes (et les moins jeunes aussi) ont aussi ce droit-là. Etre dys et HP n’est pas une fatalité. Arrêtons de faire croire à nos jeunes que tout n’est pas possible, certaines choses sont plus difficiles, certaines choses les mettent en situation de handicap, mais pas tout. Certaines choses leur sont faciles et c’est bien à ce moment-là que nous avons le droit d’être exigeants avec eux : n’est-ce pas aussi une manière de leur donner confiance en eux ? N’est-ce pas non plus une manière de leur montrer que nous avons vraiment confiance en eux et dans leur potentiel ?

Quelques logiciels pour les dys

http://www.maclassecm1.fr/435124197

Audacity ( site enregistrement auditif) il permet d’enregistrer des choses et les élèves peuvent très facilement écouter à volonté. A télécharger gratuitement sur internet. Pratique pour apprendre les poésies pour les élèves ayant des difficultés en lecture et plus à l’aise avec la mémoire auditive.

ARAWORD (téléchargement gratuit) transforme les mots en images.

MAKATON (langage codé en pictogrammes.)

Sema-Tic (pour les autistes) 180 euros le logiciel, 129 euros pour les familles.

La cigale (site) qui travaille sur  la fluence à travers des petits textes.

Dyspraxiques fantastiques pour les lignes.

Cartable fantastique livres audios + fiches d’opérations + cours en couleurs spécifiques pour les dys, une petite mine.

Dix sur Dys (beaucoup d’explications).

Super logiciel

Coupe mots met les lettres en couleurs ou les syllabes ( lettres muettes grisées). Il différencie les voyelles des consonnes en les mettant en couleur. On peut aussi changer les couleurs de chaque ligne. Isoler les sons complexes. On augmente les espaces entre les mots ou entre les lignes… Le logiciel peut aussi lire le texte...

Mon logiciel Coupe mots

Open Vox (gratuit) pour avoir un retour auditif quand les élèves tapent des choses, parfait pour les productions d’écrits.

Pour travailler le français

1000 mots pour apprendre à lire (site pour télécharger gratuitement) :

http://www.commentcamarche.net/download/telecharger-34084525-1000-mots-pour-apprendre-a-lire

Ce logiciel est intéressant car il donne aux enfants la possibilité de faire des écoutes, pour qu’ils puissent parfaitement assimiler la lecture. Ils voient ainsi les mots écrits sur l’écran, et entendent en même temps comment le prononcer. Il y a d enombreux exercices qui permettent d’enrichir le vocabulaire qui manque souvent aux enfants dys.

Lecthème (différents exercices de français à partir d’un texte de lecture), niveau CE et CM. Un élève de CM dys pourra effectuer les textes CE. Durant les exercices, l’enfant lit le texte puis après certains mots disparaissent et l’enfant doit choisir entre quatre possibilités. Il y a des récompenses (coupes, feux d’artifice..) qui apparaissent à la fin de chaque exercice. On a accès aux statiques pour voir les exercices qui posent problèmes. Les textes traitent de nombreux thèmes (animaux, cirques, recettes…). Ce logiciel est ludique pour les enfants.

Fabriquer des lignes adaptées

Desmoulins. fr fabrique des lignages en couleurs, on peut varier les espacements et la grosseur des lignes (parfait pour les dysgraphique et dyspraxiques). Possibilité de choisir l’intervalle entre chaque ligne, quadrillage ou non, paysage ou portrait…

http://www.desmoulins.fr/index.php?pg=scripts!online!feuilles!form_feuille_methode_couleur

Pour travailler les mathématiques

Géo Gebra

Geogebra pour la géométrie (la représentation dans l’espace est parfois difficile chez les dys). Très simple d’utilisation. Il permet de réaliser des droites, segments, polygônes, cercles, perpendiculaires, parallèles…

logiciel pour les dys

Cette vidéo permet de découvrir un logiciel permettant de lire des textes aux élèves dys. Il suffit de prendre les textes en photo, puis l’ordinateur les lit.

 

Convertir un livre en mp3

8 mai 2017 par

Si vous n’avez pas le temps de lire ou tout simplement pas l’envie, pourquoi ne pas tenter le livre audio?

Le livre au format audio est idéal pour les non-voyants ou malvoyants mais aussi pour tout ceux qui souhaitent profiter de leur bibliothèque sans avoir  un bouquin ou un kindle dans la main

Le site Astread.com permet de convertir un document EPUB, PDF, TXT, DOC, DOCX, RTF ou ODT au format audio MP3 directement en ligne

Après vous être inscrit, choisissez parmi les 9 voix disponibles, la rapidité d’élocution, la vitesse et envoyez votre ouvrage.

astread1

Après une dizaine de minutes, votre livre audio est prêt à être téléchargé sous forme d’archive contenant les différents fichiers mp3.

Libre à vous enfin de le transférer sur votre téléphone ou autre baladeur mp3.

Fermez les yeux et écoutez l’histoire…:-)

Comment aider les enfants à parler de leurs problèmes d’apprentissage?

Comment aider les enfants à parler de leurs problèmes d’apprentissage?

Se confier à propos de sa manière différente d’apprendre est parfois difficile. Pourtant, avec de l’exercice, on peut y arriver et en être vraiment récompensé.

Rae Jacobson

 

« J’apprends différemment. »

Ces trois petits mots peuvent faire un monde de différence pour des enfants qui, comme ce fut mon cas, grandissent en luttant contre des problèmes d’apprentissages.

 

Cela semble plutôt simple, non ? 

Non.

Si votre enfant présente un trouble de l’apprentissage, lui trouver de l’aide – en travaillant avec l’école pour obtenir un accompagnement efficace – constitue votre première préoccupation. Cependant, il est aussi important de l’aider à se sentir à l’aise pour en parler. Pour de nombreux enfants, se confier n’est pas aussi simple qu’on pourrait le croire.

 

Pourquoi votre enfant a-t-il besoin d’en parler ?

En dehors de tout contexte, les symptômes du trouble d’apprentissage peuvent ressembler à de la paresse ou à de la désobéissance, et il arrive souvent que l’on essaie de discipliner les enfants au lieu de les aider.

Je souffre de TDAH et de dyscalculie. Lorsque j’étais enfant, j’étais rêveuse, désordonnée et très (très !) mauvaise en mathématiques. Je griffonnais pendant les leçons et j’oubliais régulièrement mes devoirs. J’étais néanmoins intelligente, je participais et j’écrivais bien. Ce paradoxe laissait croire que mes faiblesses étaient volontaires.

« J’avais tout le temps des difficultés », approuve Kaitlin, 16 ans, atteinte de TDAH et de problèmes de traitement auditif. « J’avais peur de leur parler de mon problème, du coup ils pensaient que j’étais simplement une mauvaise élève. Je donnais l’impression de ne pas m’inquiéter de mes résultats, ce qui n’était pas vrai. »

La mère de Kaitlin travaillait avec l’école pour que sa fille bénéficie des adaptations nécessaires, mais Kaitlin ne se sentait toujours pas à l’aise lorsqu’elle devait parler de ses difficultés d’apprentissage.

« Il m’a fallu du temps pour exprimer mes problèmes, mais lors du deuxième semestre de ma neuvième année, j’ai commencé à parler à mes professeurs du fait que j’avais des difficultés d’apprentissage et, directement, les choses ont commencé à s’améliorer », dit-elle. « Pour la première fois, ils ont compris que je faisais vraiment des efforts, même si je n’en donnais pas toujours l’impression, et j’ai obtenu l’aide dont j’avais besoin. »

 

Comment aider les enfants à faire part de leurs problèmes ?

Lorsqu’on est enfant et que l’on éprouve de véritables difficultés à se maintenir à niveau, attirer l’attention sur soi peut sembler effrayant. Si votre enfant semble réticent à se confier à propos de ses besoins dans le domaine de l’apprentissage, un peu de travail de fond à la maison pourra l’aider à entamer la conversation.

Évaluez si l’enfant est prêt. Certains enfants, surtout les plus jeunes, peuvent ne pas se sentir prêts à parler de leur problème. Ce n’est pas grave ! Vous pouvez montrer l’exemple en discutant avec votre enfant des différences d’apprentissage (et en lui laissant voir que vous en parlez avec d’autres personnes) de manière franche et détendue.

Posez des questions et écoutez. Si votre enfant ne se sent pas à l’aise pour parler aux autres de ses difficultés d’apprentissage, discutez avec lui de ce qui le dérange. Il se peut qu’il se sente gêné ou honteux d’être « différent ». Considérez cela comme une occasion de le rassurer et parlez de ses craintes ou de ses doutes. Il se sentira mieux et vous obtiendrez les informations dont vous avez besoin pour l’aider aux niveaux psychologique et scolaire.

 

Que dire aux enseignants ?

Lorsque votre enfant se sentira plus confiant et que vous serez sûr qu’il comprend bien son problème d’apprentissage, aidez-le à informer ses enseignants de manière claire. Les quelques conseils qui suivent pourront vous aider.

Nommer le trouble d’apprentissage. Même si les enseignants connaissent normalement le problème, il est bon que l’enfant prenne l’habitude de nommer sa différence d’apprentissage – par exemple : « J’ai un trouble du traitement auditif » –, de manière éviter toute confusion.

Être précis. Les enfants qui souffrent de troubles d’apprentissage ne sont pas tous les mêmes. Dès lors, encouragez votre enfant à préciser les façons dont son trouble l’affecte personnellement : « C’est difficile pour moi d’entendre lorsqu’il y a beaucoup de bruit et donc, parfois, je manque certaines parties du cours. » Savoir ce qui a ou ce qui n’a pas fonctionné précédemment pour votre enfant, aidera les enseignants à lui procurer le meilleur soutien possible.

Parler aussi de ses points forts. Ne dites pas seulement à votre enfant de réciter une liste des domaines dans lesquels il est « mauvais », mais encouragez-le aussi à parler de ceux dans lesquels il est bon, ainsi que de ses intérêts. Cela améliorera son estime de lui, et aidera par ailleurs l’enseignant à le faire participer à des activités qui valoriseront ses qualités.

Exprimer de l’enthousiasme.Les difficultés d’apprentissage des enfants rendent parfois difficile de voir à quel point ils se préoccupent de leur réussite scolaire. Exprimer de l’enthousiasme et montrer son souci de bien travailler aidera votre enfant à faire de ses enseignants des alliés.

Expliquer son mode de fonctionnement. Si votre enfant a des habitudes ou des stratégies qui l’aident à gérer son trouble d’apprentissage, mais qui peuvent être mal interprétées, encouragez-le à en informer son enseignant. Par exemple, je suis plus attentive lorsque j’ai les mains occupées ; aussi avais-je l’habitude de dessiner pendant les cours. J’entendais tout, mais mes enseignants pensaient que je ne m’intéressais pas à ce qu’ils disaient et que je m’ennuyais. Lorsque j’ai appris à leur dire pourquoi je griffonnais, ils ont compris que j’étais attentive, même si je n’en donnais pas toujours l’impression.

S’entraîner. Lorsque votre enfant se sentira prêt à parler de son problème, entraînez-vous avec lui à la maison avant qu’il n’en informe effectivement ses enseignants. De cette manière, vous vous assurerez qu’il transmettra toutes les informations utiles, et vous lui donnerez une occasion de s’entraîner d’abord dans un contexte rassurant, où il ne se sentira pas jugé.

Opter pour la sécurité. Discutez avec votre enfant de la façon dont il va gérer des situations potentiellement difficiles. Convenez, s’il n’obtient pas les adaptations nécessaires, qu’il vous en parle tout de suite. Vous pourrez ainsi le réconforter, le soutenir, et prévoir une discussion avec l’enseignant et l’administration, le cas échéant.

Commencer doucement. Si votre enfant se sent nerveux, encouragez-le à choisir une personne en qui il a confiance – son enseignant préféré, un moniteur, ou encore un ami de la famille – à qui il parlera en premier lieu, comme « test ».

 

Aidez votre enfant à parler aussi avec ses condisciples

« Je n’ai pas vraiment appris à parler de mon TDAH avant l’enseignement supérieur », explique Lauren, qui a éprouvé des problèmes liés à son apprentissage durant toutes ses années de collège et de lycée. Lorsqu’elle repense à son parcours, elle se rend compte que ce qui l’a aidée à se confier est d’avoir finalement trouvé un groupe d’amis qui éprouvaient le même type de difficultés.

« J’ai abouti dans une école où les autres élèves avaient des problèmes d’apprentissage et en parlaient ! », dit-elle. « Pour la première fois, j’avais des amis qui parlaient ouvertement du fait d’avoir des troubles d’apprentissage. Découvrir que je n’étais pas seule m’a donné confiance pour parler de mon TDAH. Maintenant, je suis plus franche. C’est presque comme un avertissement :“Tu vas devoir accepter cette partie de moi si tu veux être mon ami.”  »

Pour beaucoup d’enfants qui se sentent stigmatisés à cause de leur apprentissage « différent » et qui en souffrent, découvrir que d’autres jeunes qu’ils apprécient et qu’ils respectent ont le même genre de problèmes améliore leur estime d’eux-mêmes et les aide à vaincre le sentiment de différence. Cela a vraiment été important pour moi.

Nous avons tous une série de choses que nous voudrions pouvoir nous dire à nous-mêmes lorsque nous étions jeunes. Ça va aller. Tu n’as pas besoin de changer pour t’intégrer. Tes cheveux sont superbes. Je t’assure !

Mais si je ne devais choisir qu’une seule chose à dire à la version plus jeune de moi-même, ce serait celle-ci :

Parle de tes problèmes d’apprentissage. Fais-le à voix haute et souvent. N’aie pas peur. Tu ne le regretteras pas.

Toutefois, en tant que parent, il ne vous est pas nécessaire de voyager dans le temps pour aider vos enfants à développer la confiance dont ils ont besoin pour plaider leur cause. Il vous suffit de leur transmettre le message. Vous leur donnerez ainsi des outils précieux pour un avenir meilleur et plus radieux.

Source : 

Jacobson Rae, « How to Help Kids Talk About Learning Disabilities », sur Child Mind Institute : http://childmind.org (dernière consultation le 9 novembre 2016).

 

Le « Détecteur de fautes », revu et amélioré

24 février 2017

La nouvelle mouture de la ressource pédagogique Le détecteur de fautes est maintenant disponible en ligne. Cette ressource, dorénavant compatible avec les appareils mobiles, fournit des moyens concrets pour améliorer l’habileté à détecter des erreurs et à en reconnaitre la nature.

La ressource comporte plus de 60 activités de repérage d’erreurs fréquemment observées dans des textes d’élèves du collégial. Elle s’adresse au personnel enseignant et aux tuteurs et tutrices des centres d’aide qui veulent parfaire leurs compétences en correction, ou encore, aux élèves qui souhaitent s’autocorriger plus efficacement.

Dans la section S’exercer, les erreurs à trouver se présentent dans les textes soit séparément dans une seule catégorie à la fois (orthographe lexicale, orthographe grammaticale, syntaxe, ponctuation, vocabulaire), soit toutes catégories confondues. La section Défi offre une activité de repérage de fautes aux personnes qui souhaitent mesurer leur performance à celle d’autres participants. Le défi est de réaliser l’activité le plus rapidement possible, sans se tromper. Les résultats d’un défi peuvent être partagés sur Facebook.

La version originale de cette ressource a été produite par le CCDMD en collaboration avec Synapse Multimédia, Krafix et le Cégep Garneau; la présente adaptation, en collaboration avec Christine Blais et Créo. Bravo à Dominique Fortier, chargée de projets au CCDMD, ainsi qu’à toute l’équipe de réalisation pour cette nouvelle ressource éducative de grande qualité!

https://www.ccdmd.qc.ca/nouvelles/2017/le-detecteur-de-fautes-revu-et-ameliore