Archives pour la catégorie dyscalculie

Troubles « dys », comment aider l’élève en classe?

PDF gratuit : TROUBLES «DYS »… Comment aider l’élève en classe ?

L’ESPE et l’Université de Lorraine sont à l’origine d’un document très complet pour comprendre et accompagner au mieux les élèves qui souffrent de troubles « Dys » : dyspraxie, dysorthograhie, dycalculie, dyslexie,…

Il permettra aux enseignants, AVS et parents d’adapter les méthodes pour faciliter l’apprentissage matière par matière.

Extraits :

 

Vous pouvez télécharger ce document ici.

Publicités

Pour eux, chiffres et calculs n’ont pas de sens. La dyscalculie touche en moyenne un élève sur vingt en Valais

6 mars 2018

Capture22

Pour voir la vidéo cliquez sur le lien suivant:

http://canal9.ch/pour-eux-chiffres-et-calculs-nont-pas-de-sens-la-dyscalculie-touche-en-moyenne-un-eleve-sur-vingt-en-valais/

La dyscalculie touche en moyenne un élève par classe. Pourtant, ce trouble n’est pas bien reconnu et diagnostiqué. Des enseignants spécialisés se battent au quotidien pour aider les parents et surtout les élèves qui souffrent de difficultés dans le cadre scolaire.

Les spécialistes ne savent pas exactement ce qui cause la dyscalculie. Ils ont observé une dysfonction au niveau cérébral mais qui n’a rien à voir avec un retard mental. Ces jeunes se développent normalement, mais ils ont besoin de soutien. Des outils pédagogiques existent pour aider ces élèves.

Une conférence publique à Sion s’intéresse mercredi soir 7 mars à cette problématique: «Dyscalculie et difficultés d’apprentissage en mathématiques: connaissances théoriques et pratiques». A l’Aula de la Planta à 20 heures. Conférence de la logopédiste Anne-Françoise de Chambrier.

Site de l’Association Dyslexie Suisse romande 

 

L’efficacité des interventions en résolution de problèmes pour des enfants ayant un trouble des apprentissages en mathématiques

De Anne Lafay,  Anne Lafay, chercheuse postdoctorale à l’Université Concordia, mars 2018

https://parlonsapprentissage.com/lefficacite-des-interventions-en-resolution-de-problemes-chez-des-enfants-ayant-un-trouble-des-apprentissages-en-mathematiques/

La résolution de problèmes mathématiques est sans conteste un défi pour tout enfant, mais elle l’est d’autant plus pour un enfant ayant un trouble des apprentissages en mathématiques ou un trouble du langage. En effet, résoudre un problème mathématique est une activité complexe qui dépend de facteurs inhérents à l’énoncé du problème lui-même (par exemple, le type de problème, la structure linguistique de l’énoncé, les nombres utilisés, etc.) et de facteurs inhérents aux capacités de l’enfant en situation de résolution (par exemple, ses capacités langagières, mnésiques, de raisonnement, etc.). Développer des interventions efficaces pour aider les enfants qui ont des difficultés mathématiques à résoudre des problèmes est donc un défi de taille.

Zheng, Flynn et Swanson (2012) ont réalisé une revue systématique de la littérature sur l’efficacité des interventions visant l’amélioration de la résolution de problèmes chez les enfants présentant des difficultés mathématiques. Les auteurs s’interrogeaient plus particulièrement sur les effets de telles interventions selon le profil des enfants (certains avaient un trouble des apprentissages en mathématiques isolé et d’autres présentaient ce trouble en cooccurrence avec des difficultés de lecture). Ils se sont aussi intéressés aux effets des interventions en fonction des « ingrédients actifs » qu’elles comportaient, c’est-à-dire leurs composantes et leurs modalités.

Après avoir effectué une recherche rigoureuse sur des bases de données scientifiques selon des critères précis, les auteurs de cette revue systématique ont sélectionné quinze études dont ils ont analysé les résultats. Alors que sept études étaient des études de groupe (quatre essais contrôlés randomisés et trois études quasi expérimentales), les huit autres étaient des études de cas uniques ou multiples regroupant un total de vingt-sept enfants.

Plus en détail, les études sélectionnées visaient des enfants et des jeunes âgés de 5 à 18 ans; l’âge moyen des participants aux études de groupe était de 9 à 10 ans tandis qu’il était de 12 à 13 ns pour les études de cas. Le contenu des interventions s’articulait principalement autour des problèmes à une étape pour les études de groupe et des problèmes à plusieurs étapes pour les études de cas. Toutes les interventions se consacraient à plus d’une opération arithmétique. La plupart mettait l’accent sur la compréhension conceptuelle des problèmes et la moitié impliquait l’utilisation d’objets de manipulation. Plusieurs « ingrédients actifs » y ont été identifiés. Les sept études de groupe incorporaient de l’instruction explicite. L’utilisation d’indices pour le rappel des stratégies modelées était aussi fréquente (89 % de ces études). Les autres moyens fortement employés dans les études de groupe (dans 70 % de ces études) comprenaient le séquençage des informations à fournir, l’annonce de l’organisation en avance, le questionnement des enfants, la demande d’élaboration des réponses des enfants et le modeling. Enfin, 50 % de ces études impliquaient une intervention en petits groupes, contrôlaient le niveau de difficultés de la tâche, découpaient les exercices en tâches plus simples et plus courtes et utilisaient les représentations picturales. Les études de cas s’appuyaient sur les mêmes modalités.

 

Les faits saillants de la recherche sont les suivants :

  • Les enfants ayant un trouble des apprentissages en mathématiques et bénéficiant d’une intervention sont avantagés (s’améliorent plus) par rapport aux enfants ayant un trouble des apprentissages en mathématiques qui n’en bénéficient pas.
  • Les enfants ayant un trouble des apprentissages en mathématiques associé à un trouble de la lecture et bénéficiant d’une intervention sont favorisés par rapport aux enfants dans la même situation, mais ne bénéficiant pas d’une intervention.
  • Les enfants ayant seulement un trouble des apprentissages en mathématiques sont avantagés par rapport aux enfants ayant un trouble des apprentissages en mathématiques associé à un trouble de la lecture.
  • Au regard de la résolution de calcul et de la compréhension conceptuelle du problème, c’est-à-dire de la capacité de trouver les données pertinentes et de choisir le bon calcul, les enfants ayant un trouble des apprentissages en mathématiques et bénéficiant d’une intervention sont avantagés par rapport aux enfants ayant un trouble des apprentissages en mathématiques mais ne bénéficiant pas d’une intervention. La même observation a été effectuée pour les enfants ayant un trouble des apprentissages en mathématiques associé à un trouble de la lecture.

 

À la lumière de ces données, les auteurs concluent que :

  • Les interventions auprès des enfants ayant un trouble des apprentissages en mathématiques sont efficaces pour améliorer la précision de réponse, la réalisation du calcul lors d’une résolution de problème de même que la compréhension conceptuelle d’un énoncé de problème.
  • Les enfants ayant un trouble des apprentissages en mathématiques font de meilleurs gains que les enfants présentant le même trouble associé à un trouble de la lecture.
  • La plupart des interventions met l’accent sur les problèmes à étapes et sur la compréhension conceptuelle des problèmes.
  • Les interventions étudiées partagent des modalités communes : l’instruction explicite, l’annonce de l’organisation en avance, le questionnement des enfants, la demande d’élaboration des réponses des enfants, l’utilisation d’indices pour le rappel des stratégies modelées, le modeling, le séquençage des informations à fournir, le découpage des exercices en tâches plus simples et plus courtes et le contrôle de la difficulté de la tâche.
  • Les interventions sont toutes menées en petits groupes ou en individuel.

 

 

Références

Zheng, X., Flynn, L. J., & Swanson, H. L. (2013). Experimental intervention studies on word problem solving and math disabilities: A selective analysis of the literature. Learning Disability Quarterly36(2), 97-111.

Droit d’auteur: sn333g / 123RF Banque d’images

Enfants dys : comment les aider ?, La Maison des Maternelles, 4 janvier 2017

Maximilien, 8 ans, est dyspraxique et présente un trouble de l’attention. Au quotidien, ses parents l’aident à surmonter cette situation avec plein d’astuces ingénieuses pour lui faciliter la vie.

Voir notre émission du jour sur les enfants « dys »

Dyslexique, dyspraxique, dyscalculique, dysphasique… A l’école, dans chaque classe entre un et deux élèves est touché par l’un de ces troubles des apprentissages.
Un problème neurologique, difficile à déceler mais qui peut empêcher un enfant d’apprendre à lire, à écrire ou coordonner ses mouvements.

Dyscalculie : quand les chiffres ne tombent pas juste

Logo caf.fr, éducation

Près de deux millions d’adultes en France auraient de grosses difficultés en calcul. L’explication ? Un mal peu connu : la dyscalculie. Trouble de l’apprentissage, son diagnostic et sa prise en charge doivent s’effectuer dès l’enfance.article_img

Votre enfant a plus de 8 ans et ne sait pas additionner de tête 7 + 5, il ne parvient pas à lire ou à écrire les nombres, ne sait pas compter sans l’aide de ses doigts, et ne peut mémoriser ses tables de multiplication ? Comme 6 % des enfants en France, il souffre peut-être de dyscalculie. Ce terme désigne une incapacité du cerveau à acquérir et à maîtriser tout ce qui touche aux chiffres et aux calculs. En d’autres mots, pour l’enfant, les chiffres et les calculs n’ont pas de sens. Repéré assez tôt dans la scolarité, ce trouble peut être pris en charge sans occasionner trop de complications.
Mais le tout est de réussir à faire la différence entre de simples problèmes en calcul, qui sont fréquents, et une réelle dyscalculie. Selon la Fédération nationale des orthophonistes, « la dyscalculie est souvent attribuée à de la paresse, alors qu’il n’en est rien ». Elle ne vient pas non plus d’une déficience intellectuelle. La particularité est que l’apprentissage des autres disciplines ne pose aucun souci à l’enfant. En revanche, un lien avec la dysphasie ou la dyslexie peut être observé, mais ce n’est pas systématique.

Mauvaise image de soi et situations d’échec

Non traitée, la dyscalculie peut entraîner chez l’adulte des difficultés à se repérer dans le temps, à s’orienter, à organiser ou à suivre des instructions courantes, comme monter un meuble. Mais également une mauvaise image de soi et des situations d’échec. Si vous avez des doutes concernant votre enfant, faites-lui faire un bilan chez un orthophoniste. Vous pouvez également vous renseigner dans un centre d’évaluation neuropsychologique et d’orientation pédagogique (Cenop).
La rééducation consistera en une remise à niveau adaptée. Des exercices de calcul seront proposés, de façon ludique et créative, reprenant pas à pas les bases et, surtout, en apprenant à l’enfant à faire par lui-même. Selon la Fédération nationale, ces petits jeux doivent également être proposés par les parents ou par un tiers. Souvenez-vous que l’enfant dyscalculique subit ce trouble tous les jours. La remise à niveau peut être lente, mais chaque progrès doit être encouragé.

En savoir plus

Les troubles des apprentissages sur le site de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm)

– Obtenir les coordonnées d’un orthophoniste près de chez vous sur le site de l’Assurance maladie

Nos articles
Mots clés : école , enfants , parent , santé , scolarité