Archives pour la catégorie dyscalculie

Enfants dys : comment les aider ?, La Maison des Maternelles, 4 janvier 2017

Maximilien, 8 ans, est dyspraxique et présente un trouble de l’attention. Au quotidien, ses parents l’aident à surmonter cette situation avec plein d’astuces ingénieuses pour lui faciliter la vie.

Voir notre émission du jour sur les enfants « dys »

Dyslexique, dyspraxique, dyscalculique, dysphasique… A l’école, dans chaque classe entre un et deux élèves est touché par l’un de ces troubles des apprentissages.
Un problème neurologique, difficile à déceler mais qui peut empêcher un enfant d’apprendre à lire, à écrire ou coordonner ses mouvements.

Dyscalculie : quand les chiffres ne tombent pas juste

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Près de deux millions d’adultes en France auraient de grosses difficultés en calcul. L’explication ? Un mal peu connu : la dyscalculie. Trouble de l’apprentissage, son diagnostic et sa prise en charge doivent s’effectuer dès l’enfance.article_img

Votre enfant a plus de 8 ans et ne sait pas additionner de tête 7 + 5, il ne parvient pas à lire ou à écrire les nombres, ne sait pas compter sans l’aide de ses doigts, et ne peut mémoriser ses tables de multiplication ? Comme 6 % des enfants en France, il souffre peut-être de dyscalculie. Ce terme désigne une incapacité du cerveau à acquérir et à maîtriser tout ce qui touche aux chiffres et aux calculs. En d’autres mots, pour l’enfant, les chiffres et les calculs n’ont pas de sens. Repéré assez tôt dans la scolarité, ce trouble peut être pris en charge sans occasionner trop de complications.
Mais le tout est de réussir à faire la différence entre de simples problèmes en calcul, qui sont fréquents, et une réelle dyscalculie. Selon la Fédération nationale des orthophonistes, « la dyscalculie est souvent attribuée à de la paresse, alors qu’il n’en est rien ». Elle ne vient pas non plus d’une déficience intellectuelle. La particularité est que l’apprentissage des autres disciplines ne pose aucun souci à l’enfant. En revanche, un lien avec la dysphasie ou la dyslexie peut être observé, mais ce n’est pas systématique.

Mauvaise image de soi et situations d’échec

Non traitée, la dyscalculie peut entraîner chez l’adulte des difficultés à se repérer dans le temps, à s’orienter, à organiser ou à suivre des instructions courantes, comme monter un meuble. Mais également une mauvaise image de soi et des situations d’échec. Si vous avez des doutes concernant votre enfant, faites-lui faire un bilan chez un orthophoniste. Vous pouvez également vous renseigner dans un centre d’évaluation neuropsychologique et d’orientation pédagogique (Cenop).
La rééducation consistera en une remise à niveau adaptée. Des exercices de calcul seront proposés, de façon ludique et créative, reprenant pas à pas les bases et, surtout, en apprenant à l’enfant à faire par lui-même. Selon la Fédération nationale, ces petits jeux doivent également être proposés par les parents ou par un tiers. Souvenez-vous que l’enfant dyscalculique subit ce trouble tous les jours. La remise à niveau peut être lente, mais chaque progrès doit être encouragé.

En savoir plus

Les troubles des apprentissages sur le site de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm)

– Obtenir les coordonnées d’un orthophoniste près de chez vous sur le site de l’Assurance maladie

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Mots clés : école , enfants , parent , santé , scolarité

Logiciel pour rééduquer la DYSCALCULIE : NUMBERBONDS

Blog « ressources pour parents sur la DYSC »

Publié le 19 mars 2012 par Sylvie

NUMBERBONDS (qui signifie « réglettes numériques ») est un jeu en ligne en langue anglaise (mais qui se comprend très facilement).

Le jeu consiste pour le joueur à compléter une réglette jusqu’à ce que celle-ci plus son complément fassent 10, et cela en 3 secondes. Si le joueur se trompe le jeu ralentit pour lui donner sa chance.

 

Ce jeu est recommandé par le Professeur Brian BUTTERWORTH, Sashank VARMA et Diana LAURILLARD dans l’article qu’ils viennent de faire paraître dans le volume 332 de SCIENCE de mai 2011. Ce sont tous trois les meilleurs spécialistes anglophones de la dyscalculie. Ils recommandent aussi La Course aux Nombres de l’équipe française de Stanislas DEHAENE, dont je vous ai déjà parlé (ainsi que Graphogame-Maths qu’il faut que je trouve).

 

Pour jouer il faut aller sur ce lien

http://www.number-sense.co.uk/numberbonds/

 

numberbonds

 

Sur le même site j’ai vu aussi un jeu avec la ligne numérique NUMBERLINE qui a l’air intéressant

http://number-sense.co.uk/numberline/

 

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7 signes pour repérer la dyscalculie

Blog « psychologue domicile » 29 mai 2015 08:25:00

4% des enfants seraient concernés par ce trouble de l’apprentissage (dont 20 % de dyslexiques). Aucune déficience mentale n’est observée. L’origine de ce trouble est encore peu connue. Il touche plus largement les enfants.

 

Définition de la dyscalculie :

Kosc a défini la dyscalculie pour la première fois en 1974 : « une difficulté au niveau des performances en mathématiques, résultant d’un déficit situé dans les parties du cerveau qui sont impliquées dans le traitement du calcul ; cette difficulté se manifesterait en l’absence d’une atteinte concomitante des fonctions mentales générales ».

Manifestations et signes

Dans le domaine des mathématiques, on repère :

  • Les difficultés à traiter les nombres : reconnaissance et production des chiffres, passer de l’oral à l’écrit ou inversement (ex : 20 080=>l’enfant traduit deux cents quatre-vingts, lire 34 pour 43, écrire 2003 pour 203, confusion du 6 et du 9, etc.) ;
  • Les difficultés à mémoriser les tables (addition, soustraction, multiplication, division) ;
  • Les difficultés de calcul (même pour les opérations les plus simples, beaucoup de confusions dans les méthodes d’opération) ;
  • Les difficultés dans la compréhension du nombre, le dénombrement : l’enfant a besoin de ses doigts pour compter ;
  • Les difficultés à effectuer des opérations arithmétiques et en géométrie : l’enfant a des difficultés à s’orienter dans l’espace) ;
  • Les difficultés à saisir et à utiliser les termes mathématiques, comme par exemple la différence, la somme, la quantité, etc., ce qui entraîne très souvent des difficultés de compréhension des problèmes ;
  • Les difficultés à manipuler l’argent (rendre la monnaie par exemple).

 

Evaluation et diagnostic

L’évaluation intellectuelle globale à l’aide d’outils comme le Wisc 4 (utilisé pour les bilans psychologiques) est très intéressante pour connaître l’efficience (aspect cognitif) de l’enfant. Lors de la passation de ce test (Wisc 4), un accent peut être porté sur les compétences en mathématiques et sur les capacités linguistiques.  De plus, cet outil montre les capacités d’attention et de concentration de l’enfant, très importantes en mathématiques.

Une difficulté de mémorisation peut être repérée par cet outil. En effet, le Wisc 4 est constitué notamment de tâches impliquant la mémoire de travail et la mémoire à court terme. L’enfant peut montrer des difficultés de stockage de l’information, ce qui peut entraîner  de nombreuses erreurs dans la résolution de problème par exemple.

 

Pour aller plus loin

Vidéo sur la dyscalculie (émission Allo Docteur sur France 5) :

 

Ouvrages :

HELAYEL J. et CAUSSE-MERGUI I., 100 idées pour aider des élèves « dyscalculiques », édition Tom Pousse, octobre 2011.

WILSON A.J., Guide des Ressources sur la Dyscalculie, Février 2005.

LES MANUELS SCOLAIRES ADAPTÉS

http://www.cartablefantastique.fr/faq/faq-1/

La dyscalculie, la difficulté à apprendre les mathématiques, affecterait autant d’enfants que la dyslexie

Les enfants qui ont beaucoup de mal avec les mathématiques pourraient souffrir d’un trouble neurocognitif qui empêche l’acquisition des concepts de base en arihtmétique, selon une étude publiée dans la prestigieuse revue Science. Un enseignement spécifique devrait être mis en place pour les enfants souffrant de dyscalculie, l’équivalent de la dyslexie mais pour les mathématiques, réclament les auteurs de la publication. La dysclaculie, est aussi fréquente que la dyslexie avec une prévalence atteignant 7% de la population, mais qui a été totalement négligée. Cependant un effort mondial de scientifiques et d’éducateurs ont permis d’établir les réseaux neuronaux permettant l’acquisition des mathématiques et donc de révéler les anomalies, au sein de ces réseaux, dont souffrent les personnes atteintes de dyscalculie.

Les recherches menées en neuroscience  ont montré quels types d’aides étaient indispensables à retenir les concepts mathématiques les plus simples. Cela peut être réalisé avec un enseignement spécialisé et des logiciels utilisant le jeux et capables de s’adapter au niveau de compétence de l’enfant.

Des indicateurs communs d’une dyscalculie sont d’utiliser ses doigts pour une simple addition, bien au delà de l’âge habituel pour cela. Un individu identifié comme ayant une dyscalculie mènera certaines opérations de manière bien différentes des individus normaux :

– Pour dire quelle est la plus grande carte entre un 5 et un 8, l’individu atteint de dyscalculie compte les symboles sur les cartes,
- Pour placer une carte à jouer 8 en séquence entre un 3 et un 9, il compte les espaces entre les deux pour bien placer le 8,
- Pour compter les nombres entiers par ordre décroissant  à partir de 10, il compte de1 à 10 puis de 1 à 9, puis de 1 à 8…
-  Pour compter de 10 en 10 à partir de 70, il compte 70,80,90, 100, 200, 300….

Pourtant à ce jour, nombreux sont ceux qui n’ont jamais entendu parlé de la dyscalculie. Pour le Pr Brian Butterworth, co-auteur de la publication dans la revue Science, la dyscalculie est un handicap aussi important que la dyslexie. L’état de Californie compterait autant d’enfants atteints que l’Angleterre et pourtant la maladie est totalement ignorée du ministère de la santé : le site internet du ministère n’offre aucune indication pour les enseignants ou les parents, “C’est comme si le gouvernement voulait nier son existence”, insiste le Pr Butterworth.

Comme la dyslexie, les enfants naissent avec la dyscalculie, qui pourrait être hérité de manière génétique, mais dont la localisation sur les gènes n’a pas encore été identifiée. Pour le Pr Diana Laurillard, autre Co auteur du travail, qui travaille à Londres “Ce n’est pas parce que la dyscalculie est un d’origine génétique, que rien ne peut être tenté. Comme pour la dyslexie, un enseignement adapté peut être utile. Dans notre institut d’éducation nous avons mis au point des logiciels destinés à aider les enfants atteint de dyscalculie”.

Les scientifiques savent maintenant ce qu’est la dyscalculie. Un des enjeux dorénavant est de coordonner les méthodes d’aide à l’apprentissage et d’évaluer les résultats permettant d’en réduire les conséquences sur les enfants qui en sont atteints.

En France, le site internet du ministère de l’éducation ne connait pas la “dyscalculie”. Combien d’enfants en sont atteints dans les écoles Françaises? Faudra t-il autant de temps pour la reconnaitre et la traiter que cela fut nécessaire pour la dyslexie?

Source

Dyscalculia: From Brain to Education
Brian Butterworth, Sashank Varma and Diana Laurillard
Science, 27 May 2011: Vol. 332 no. 6033 pp. 1049-1053

Crédit Photo Creative Commons by jimmiehomeschoolmom