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La dyscalculie, la difficulté à apprendre les mathématiques, affecterait autant d’enfants que la dyslexie

Les enfants qui ont beaucoup de mal avec les mathématiques pourraient souffrir d’un trouble neurocognitif qui empêche l’acquisition des concepts de base en arihtmétique, selon une étude publiée dans la prestigieuse revue Science. Un enseignement spécifique devrait être mis en place pour les enfants souffrant de dyscalculie, l’équivalent de la dyslexie mais pour les mathématiques, réclament les auteurs de la publication. La dysclaculie, est aussi fréquente que la dyslexie avec une prévalence atteignant 7% de la population, mais qui a été totalement négligée. Cependant un effort mondial de scientifiques et d’éducateurs ont permis d’établir les réseaux neuronaux permettant l’acquisition des mathématiques et donc de révéler les anomalies, au sein de ces réseaux, dont souffrent les personnes atteintes de dyscalculie.

Les recherches menées en neuroscience  ont montré quels types d’aides étaient indispensables à retenir les concepts mathématiques les plus simples. Cela peut être réalisé avec un enseignement spécialisé et des logiciels utilisant le jeux et capables de s’adapter au niveau de compétence de l’enfant.

Des indicateurs communs d’une dyscalculie sont d’utiliser ses doigts pour une simple addition, bien au delà de l’âge habituel pour cela. Un individu identifié comme ayant une dyscalculie mènera certaines opérations de manière bien différentes des individus normaux :

– Pour dire quelle est la plus grande carte entre un 5 et un 8, l’individu atteint de dyscalculie compte les symboles sur les cartes,
- Pour placer une carte à jouer 8 en séquence entre un 3 et un 9, il compte les espaces entre les deux pour bien placer le 8,
- Pour compter les nombres entiers par ordre décroissant  à partir de 10, il compte de1 à 10 puis de 1 à 9, puis de 1 à 8…
-  Pour compter de 10 en 10 à partir de 70, il compte 70,80,90, 100, 200, 300….

Pourtant à ce jour, nombreux sont ceux qui n’ont jamais entendu parlé de la dyscalculie. Pour le Pr Brian Butterworth, co-auteur de la publication dans la revue Science, la dyscalculie est un handicap aussi important que la dyslexie. L’état de Californie compterait autant d’enfants atteints que l’Angleterre et pourtant la maladie est totalement ignorée du ministère de la santé : le site internet du ministère n’offre aucune indication pour les enseignants ou les parents, “C’est comme si le gouvernement voulait nier son existence”, insiste le Pr Butterworth.

Comme la dyslexie, les enfants naissent avec la dyscalculie, qui pourrait être hérité de manière génétique, mais dont la localisation sur les gènes n’a pas encore été identifiée. Pour le Pr Diana Laurillard, autre Co auteur du travail, qui travaille à Londres “Ce n’est pas parce que la dyscalculie est un d’origine génétique, que rien ne peut être tenté. Comme pour la dyslexie, un enseignement adapté peut être utile. Dans notre institut d’éducation nous avons mis au point des logiciels destinés à aider les enfants atteint de dyscalculie”.

Les scientifiques savent maintenant ce qu’est la dyscalculie. Un des enjeux dorénavant est de coordonner les méthodes d’aide à l’apprentissage et d’évaluer les résultats permettant d’en réduire les conséquences sur les enfants qui en sont atteints.

En France, le site internet du ministère de l’éducation ne connait pas la “dyscalculie”. Combien d’enfants en sont atteints dans les écoles Françaises? Faudra t-il autant de temps pour la reconnaitre et la traiter que cela fut nécessaire pour la dyslexie?

Source

Dyscalculia: From Brain to Education
Brian Butterworth, Sashank Varma and Diana Laurillard
Science, 27 May 2011: Vol. 332 no. 6033 pp. 1049-1053

Crédit Photo Creative Commons by jimmiehomeschoolmom

PRAXICODE – STUDYS : Poser des opérations et utiliser les tableaux de conversion

En raison de leur trouble de l’organisation du regard et de leur dysgraphie, les élèves dyspraxiques ont des difficultés pour poser et se repérer dans les opérations en colonnes. STUDYS intègre un poseur d’opérations (addition, soustraction, multiplication et division). Associé aux codes couleurs communément employés par les ergothérapeutes, (unité/bleu, dizaine/rouge, centaine/vert, millier/noir) ces gabarits, utilisables sur ordinateur ou imprimés constituent une aide précieuse pour ces enfants.
Des tableaux de conversion visuellement adaptés sont également disponibles dans l’onglet « Mathématiques » et présentés dans ce tutoriel.

STUDYS

Studys est une palette d’outils pour Word, conçus pour aider les élèves Dys en classe, ainsi que les personnes qui adaptent pour eux des documents Word : parents, ergothérapeutes, enseignants.
Cette palette comporte quatre ou cinq onglets qui viennent s’ajouter aux onglets de Word. Chaque onglet porte des outils créés pour un usage particulier.

Studys se décline en 3 versions :
– une version pour le primaire (CM1-CM2). Cette version est la moins chargée en outils et permet aux enfants de colorier ou surligner leur texte, de poser leurs opérations ou tableaux de conversion etc.
Une version primaire avec synthèse vocale, permet aussi aux enfants de se faire lire un texte, ou d’avoir l’écho du dernier mot tapé. Cette version permet aussi d’utiliser d’autres langues.

– une version pour le collège. Cette version est plus complète et introduit en particulier des outils mathématiques supplémentaires et des outils pour faire des schémas d’électricité, de chimie.
Pour le collège, il y a aussi une version avec synthèse vocale, et cinq langues possibles.

– une version pour les adultes adaptateurs. Cette version comporte tous les outils des deux autres versions (sauf la synthèse vocale) et des outils supplémentaires.

Important :
Lorsqu’une des versions de Studys est installée sur l’ordinateur d’un élève, il faut tester avec lui les outils, lui montrer comment s’en servir.

L’usage de certains outils est quelque fois difficile à comprendre. Certains élèves n’arriveront jamais, par exemple, à se servir eux-mêmes des outils axe gradué ou règle à graduer ou proportionnalité, ou des outils de l’onglet « Histoire » ou des outils permettant de réaliser un schéma de chimie.

Certains élèves n’arriveront pas non plus à simplement utiliser un axe gradué que l’on aura préparé pour eux, ou à lire une frise historique.

Les outils sont là pour aider, mais ils demandent tous un apprentissage et suivant les élèves, ils ne seront peut être, pas tous pertinents.

Ces outils ont été testés par des parents adaptateurs et des enfants dyspraxiques, ce qui a permis de les adapter le mieux possible aux besoins. Mais là encore, il faut rester prudent et réaliste : ce qui convient à l’un, ne convient pas obligatoirement à l’autre.

 

Cliquez sur le lien suivant:

http://pilatcode.weebly.com/studys—a-propos.html

Comprendre le trouble visuo-spatial

trouble visuo-spatial

 

 

 

 

 

 

La plupart des troubles de l’apprentissage, dont la dyspraxie, la dyslexie, la dysgraphie et la dyscalculie, sont plus ou moins liés à un trouble visuo-spatial. Ce dernier, se manifestant à des degrés variés selon les enfants touchés, est à l’origine de la majorité de leurs difficultés à apprendre.

Dans cet article, nous allons vous aider à comprendre le trouble visuo spatial et ses conséquences…

Le rôle de la fonction visuo-spatiale

La fonction visuo-spatiale joue un rôle déterminant dans l’efficacité du regard. C’est elle qui nous permet de distinguer un objet, de l’étudier sous tous les angles, selon les orientations de ses lignes, de le positionner dans l’espace, par rapport à soi pour commencer puis par rapport à son environnement, mais également de le saisir.

Saisir un objet, justement, semble se faire automatiquement. Mais en réalité, derrière ce simple geste et anodin que constitue la prise en main d’une chose quelle qu’elle soit, c’est tout un mécanisme déclenché par la fonction visuo-spatiale et impliquant plusieurs systèmes cérébraux qui se met en place :

  • Le système oculomoteur, qui va orienter le regard vers la cible par la combinaison de plusieurs stratégies : saccade, poursuite et exploration.
  • Le cortex cérébral droit par le biais de la voie occipito-pariétale, qui va traiter les informations visuelles selon sa position et son orientation spatiale et déclencher l’exécution de la tâche.

Un dysfonctionnement au niveau de l’un de ces mécanismes seulement suffit à perturber la fonction visuo-spatiale et à rendre « déficiente » les tâches qu’elle permet d’effectuer. On parle alors de trouble visuo spatial.

Qu’est-ce qu’un trouble visuo-spatial ?

Un trouble visuo-spatial est un dysfonctionnement d’un ou des mécanismes permettant la saisie, l’analyse et le traitement des informations visuelles en vue d’exécuter une tâche en particulier. Elle se manifeste généralement par une incapacité ou une déficience au niveau de la perception de la position d’un élément :

  • par rapport à l’axe corporel ;
  • par rapport à la gravité ;
  • par rapport à son orientation ;
  • par rapport à son environnement.

Chez l’enfant, cela a généralement pour conséquence :

  • Une incapacité à reconnaître ou à faire la différence entre des formes, des figures et des configurations spatiales.
  • Une grande difficulté à s’orienter dans l’espace comme faire la différence entre gauche et droite par exemple.

Mais c’est sans doute l’impact qu’il a sur les compétences d’apprentissage de l’enfant qui est le plus alarmant. Car dans la majorité des cas, un dysfonctionnement visuo-spatial va affecter non seulement l’acquisition, mais également la capacité de traiter, d’organiser et d’exploiter les informations visuelles spatiales.

Trouble visuo-spatial et troubles de l’apprentissage

Le trouble visuo spatial est associé à de nombreux troubles de l’apprentissage dont il est, le plus souvent, un symptôme principal. Il est couramment diagnostiqué dans les cas de dyspraxie, mais également chez les enfants dyslexiques et chez les dysphasiques.

enfant dyspraxiqueLa dyspraxie visuo-spatiale

La dyspraxie visuo-spatiale est la forme la plus courante du trouble dyspraxique. Repérée chez les enfants à partir de 3 ans, elle combine au moins trois dysfonctionnements : celle de l’exécution et de l’automatisation d’un geste, celle de la coordination visuo-motrice et celle de la capacité à construire les éléments de la spatialisation.

Un trouble visuo spatial, lorsqu’il est associé à une dyspraxie, se manifeste généralement par :

  • Un retard au niveau de la motricité, qu’elle soit globale ou fine. Cela se traduit par une maladresse pathologique ainsi qu’une incapacité à réaliser des gestes simples dans la vie quotidienne ;
  • Des difficultés à maitriser un geste comme entourer des lettres, relier deux éléments sur une feuille ou s’habiller tout simplement ;
  • Un retard au niveau de la compréhension et de l’acquisition de notions de l’espace, qui se traduisent souvent par des difficultés à manipuler des objets ou à dénombrer.

La dyslexie

Un trouble visuo-spatial peut également être cité parmi les facteurs favorisant ou expliquant des difficultés durables et persistantes dans l’apprentissage de la lecture. Certaines formes de dyslexie sont effectivement dues, non à une déficience au niveau phonologique, mais plutôt à une déficience au niveau visuel. On parle alors de dyslexie de surface.

La dyslexie de surface est liée à au graphème, c’est-à-dire à une incapacité pour l’enfant à reconnaître les mots de visu. Selon certains spécialistes, cela serait dû à des capacités visuelles également déficientes.

La dyscalculie

Un dysfonctionnement visuo-spatial pourrait également avoir de sérieux impacts sur les capacités de l’enfant à dénombrer. On parle alors de trouble dyscalculique, qui se traduit chez le concerné par des difficultés importantes et persistantes à comprendre et à acquérir des notions de quantité, d’où les échecs répétés en calcul, en géométrie et en mathématiques, dans sa globalité. Et ce, malgré des signes évidents de vivacité d’esprit et d’intelligence.

Dans la vie quotidienne, une déficience au niveau du regard et de l’organisation spatiale peut provoquer :

  • Une incapacité à aligner les chiffres pendant les opérations ;
  • Une incapacité à se représenter visuellement les notions de mesure.

Comment déceler un trouble visuo-spatial ?

Les signes d’un éventuel dysfonctionnement au niveau visuo-spatial apparaissent généralement dès l’âge de 3 ans, c’est-à-dire à la maternelle où les activités graphiques commencent à devenir importantes. On peut soupçonner un trouble visuo spatial en conséquence lorsque l’enfant présente des difficultés majeures et persistantes :

  • En dessin
  • En coloriage
  • En copie

Il arrive que l’enfant ait ces activités en exècre et refuse catégoriquement de les pratiquer.

Le trouble visuo-spatial peut également se traduite par :

  • Une mauvaise présentation constante des cahiers ;
  • Une lenteur importante dans l’exécution d’une tâche qu’elle soit scolaire ou non ;
  • Une mauvaise orthographe.

dyslexie-enfant

Quand consulter ?

Dès lors que les symptômes deviennent importants et persistants malgré une prise en charge individuelle et spécialisée, il convient de consulter rapidement des spécialistes en vue d’effectuer un bilan psychomoteur. Ce dernier va permettre d’analyser le bon fonctionnement du système visuo-spatial de l’enfant par le biais de différents tests :

  • Le test de barrage ;
  • Le test de la figure de Rey ;
  • Le test de la rétention visuelle ;
  • Et le test du développement de la perception visuelle.

Étant donné la complexité du trouble, une prise en charge multidisciplinaire doit être envisagée :

  • L’ergothérapie pour l’analyse de l’habileté de l’enfant dans sa vie au quotidien ;
  • L’orthoptie pour l’analyse de la motricité (vision-posture et vision-mouvement) ;
  • L’orthophonie pour une rééducation des problèmes de communication, à l’oral ou à l’écrit.

Dys-positif

Objectif Phare, aide aux études pour les dys

« Bonjour,

Nous vous présentons une association étudiante nommée « Objectif Réussite » basée à Roubaix. Le but est d’œuvrer pour l’égalité des chances de jeunes défavorisés de la banlieue lilloise en intervenant dans différents établissements/partenariats.
En parallèle à cela, ils font également parti du programme national PHARES (Par-delà le handicap, avancer et réussir ses études supérieures), programme qui cherche à redonner confiance à des jeunes (lycéens, parfois post-bac) en situation de handicap léger (donc des dys) et de les pousser à faire des études supérieures.
Dans le cadre de ce programme, ils suivent chaque samedi en début d’après-midi un petit groupe de jeunes « dys » (5-6 maximum) et font avec eux des ateliers d’anglais, culture générale, expression orale, avec bien sûr un soutien moral important.
Voici l’adresse du site de cette association si vous voulez en savoir plus : http://www.objectif-reussite-edhec.org ainsi que la plaquette d’information ci-jointe. 
ApedysNPDC/Antenne Nord »

https://dub130.mail.live.com/mail/ViewOfficePreview.aspx?messageid=mg0qoDM23d5RG5JgAhWtmnpg2&folderid=flinbox&attindex=0&cp=-1&attdepth=0&n=36760601