Archives pour la catégorie dysgraphie

Enfants dys : comment les aider ?, La Maison des Maternelles, 4 janvier 2017

Maximilien, 8 ans, est dyspraxique et présente un trouble de l’attention. Au quotidien, ses parents l’aident à surmonter cette situation avec plein d’astuces ingénieuses pour lui faciliter la vie.

Voir notre émission du jour sur les enfants « dys »

Dyslexique, dyspraxique, dyscalculique, dysphasique… A l’école, dans chaque classe entre un et deux élèves est touché par l’un de ces troubles des apprentissages.
Un problème neurologique, difficile à déceler mais qui peut empêcher un enfant d’apprendre à lire, à écrire ou coordonner ses mouvements.

Psychomotricité et dysgraphie

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21 septembre 2016

A l’occasion de la journée européenne de la psychomotricité le 19 septembre, Hop’Toys met à l’honneur cette profession par le biais du collectif « Communic’Actif des Psychomotriciens ». Pour ce 4ème rendez-vous, Marie-Diane et Lucile nous parlent de la dysgraphie.

Définition de la dysgraphie

La dysgraphie est un trouble fonctionnel affectant le geste graphique, avec un retentissement sur l’aspect formel et/ou sur la vitesse d’exécution de l’écriture qui s’avère généralement particulièrement coûteuse. Ce trouble ne peut être diagnostiqué qu’à partir de 7 à 8 ans, âge auquel le graphisme est censé s’automatiser (soit après un an d’apprentissage), mais des signes d’alerte peuvent être observés bien avant, et conduire à une consultation en psychomotricité.

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Quels sont les objectifs d’un bilan psychomoteur ?

Ce bilan, toujours réalisé sur prescription médicale, permet de :

  • Recueillir un ensemble de signes cliniques qui vont permettre au neuropédiatre de confirmer la dysgraphie, et surtout qui vont participer à déterminer son origine (Trouble d’Acquisition des Coordinations, Trouble Déficitaire de l’Attention avec ou sans Hyperactivité, Haut Potentiel Intellectuel, Trouble du Spectre Autistique, fragilité psycho-affective, simple retard d’acquisition…),
  • Identifier les compétences ressources de l’enfant pour aider au dépassement ou à la compensation du trouble,
  • Élaborer un projet thérapeutique personnalisé et choisir les outils de rééducation les mieux adaptés au profil du patient,
  • Proposer des aménagements pédagogiques en classe (tiers-temps, adaptation des supports…) et des activités ciblées qui peuvent être reprises à la maison (partenariat avec la famille/guidance parentale).

Quelles sont les spécificités du bilan psychomoteur-graphomoteur ?

L’écriture est une activité complexe qui demande l’intégration de nombreux prérequis psychomoteurs. Le bilan psychomoteur, qui inclut l’examen graphomoteur, comporte ainsi une analyse qualitative (gestion du stress, capacité d’adaptation, investissement corporel et estime de soi), et une analyse quantitative qui évalue, au moyen de tests étalonnés (BHK, M-ABC, NP-MOT, NEPSY, Laby 5-12,…), l’ensemble de prérequis psychomoteurs qui ont une incidence sur l’écriture (schéma corporel, contrôle tonique et postural, motricité globale et motricité fine, planification et automatisation gestuelles, âge graphomoteur, organisation temporo-spatiale, latéralité oculaire/manuelle/pédestre, habiletés attentionnelles, fonctions exécutives).

En quoi consiste un suivi en psychomotricité ?

Il vise à l’acquisition d’une écriture lisible et fonctionnelle dans les tâches où l’écriture manuscrite est inévitable (remplir un chèque, rédiger une lettre de motivation manuscrite…). Deux grands axes de travail sont possibles :

  • La prévention et l’éducation psychomotrice : l’éducation au geste graphique chez le jeune enfant consiste en la mise en place des repères temporo-spatiaux nécessaires à l’intégration des formes et du rythme de l’écriture, la prise de conscience du geste, l’éveil au graphisme, le travail des signes pré-scripturaux. Ce travail se fait souvent en lien avec les enseignants en maternelle.
  • La rééducation et la thérapie psychomotrice : la prise en charge des troubles de l’écriture, auprès de l’enfant d’âge scolaire, se fait au moyen d’activités psycho-sensorielles (exercices de conscience corporelle, relaxation, stimulation sensorielle), perceptivo-motrices (parcours moteurs, rééducation gestuelle ciblée, techniques sportives…), expressives (danse, théâtre, mime), et de méthodes de remédiation cognitive (méthode CO-OP, Stop And Go, cartes mentales).

Le suivi en psychomotricité peut se faire en partenariat avec les autres professionnels de santé. Ainsi, une lenteur persistante, un trouble du langage écrit associé, ou la présence de troubles neurovisuels peuvent conduire à la mise en place de l’outil informatique (accompagnée par un ergothérapeute), et de rééducations orthophonique et orthoptique.

Que faire pour aider mon enfant au quotidien?

A l’école :

A la maison :

Pour les devoirs, il est préférable là aussi de favoriser l’oral ou la dictée de l’adulte. L’utilisation d’une ardoise peut également être moins anxiogène et plus ludique. Lorsque des troubles graphomoteurs sont présents, multiplier les lignes d’écriture s’avère bien souvent peu efficace et source de tensions entre un enfant et ses parents. Lui proposer des activités ludiques ciblées est alors plus adapté pour lui permettre de développer les bases nécessaires à l’acquisition d’une écriture plus fonctionnelle :

  • Renforcer la connaissance des parties du corps qui interviennent dans l’écriture pour mieux les maîtriser. Quelques exemples : faire rouler une balle sur son corps et en insistant sur les articulations des bras et sur les mains, tracer le contour de sa main avec un feutre, laisser ses empreintes dans de la pâte à sel…

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  • Aborder la formation des lettres et chiffres en passant par les 3 stades d’apprentissages :

Le niveau vécu : ressentir avec son corps propre les notions de tailles/proportions, de direction/d’orientation, de rotation, par exemple en marchant sur de grandes boucles/ponts,etc., ou sur des chiffres/lettres/mots tracés au sol, les yeux ouverts puis fermés.

Le niveau manipulé : se décentrer des sensations vestibulaires et mettre en place des séquences motrices adaptées au niveau des membres supérieurs. Exemple : sur la même ligne de formes tracées au sol, faire rouler une balle, mais en gardant le corps face à la ligne.

Le niveau représenté : visualiser mentalement et reproduire les formes (d’écriture, mais pas seulement), par exemple en les traçant avec un foulard, un ruban de GRS, dans le dos d’un partenaire pour les lui faire deviner.

Merci à Marie-Diane FAZILLEAU et Lucile COL, psychomotriciennes D.E. et membres du Collectif Communic’actif des Psychomotriciens. 

LES MANUELS SCOLAIRES ADAPTÉS

http://www.cartablefantastique.fr/faq/faq-1/

STUDYS

Studys est une palette d’outils pour Word, conçus pour aider les élèves Dys en classe, ainsi que les personnes qui adaptent pour eux des documents Word : parents, ergothérapeutes, enseignants.
Cette palette comporte quatre ou cinq onglets qui viennent s’ajouter aux onglets de Word. Chaque onglet porte des outils créés pour un usage particulier.

Studys se décline en 3 versions :
– une version pour le primaire (CM1-CM2). Cette version est la moins chargée en outils et permet aux enfants de colorier ou surligner leur texte, de poser leurs opérations ou tableaux de conversion etc.
Une version primaire avec synthèse vocale, permet aussi aux enfants de se faire lire un texte, ou d’avoir l’écho du dernier mot tapé. Cette version permet aussi d’utiliser d’autres langues.

– une version pour le collège. Cette version est plus complète et introduit en particulier des outils mathématiques supplémentaires et des outils pour faire des schémas d’électricité, de chimie.
Pour le collège, il y a aussi une version avec synthèse vocale, et cinq langues possibles.

– une version pour les adultes adaptateurs. Cette version comporte tous les outils des deux autres versions (sauf la synthèse vocale) et des outils supplémentaires.

Important :
Lorsqu’une des versions de Studys est installée sur l’ordinateur d’un élève, il faut tester avec lui les outils, lui montrer comment s’en servir.

L’usage de certains outils est quelque fois difficile à comprendre. Certains élèves n’arriveront jamais, par exemple, à se servir eux-mêmes des outils axe gradué ou règle à graduer ou proportionnalité, ou des outils de l’onglet « Histoire » ou des outils permettant de réaliser un schéma de chimie.

Certains élèves n’arriveront pas non plus à simplement utiliser un axe gradué que l’on aura préparé pour eux, ou à lire une frise historique.

Les outils sont là pour aider, mais ils demandent tous un apprentissage et suivant les élèves, ils ne seront peut être, pas tous pertinents.

Ces outils ont été testés par des parents adaptateurs et des enfants dyspraxiques, ce qui a permis de les adapter le mieux possible aux besoins. Mais là encore, il faut rester prudent et réaliste : ce qui convient à l’un, ne convient pas obligatoirement à l’autre.

 

Cliquez sur le lien suivant:

http://pilatcode.weebly.com/studys—a-propos.html

Difficultés de l’écrit

Difficulté de l’écrit ?

La dysgraphie : qu’est-ce que c’est ???

Pour les enseignants, l’importance de l’écriture dans la scolarisation n’est pas à rappeler :  les compétences en écriture sont nécessaires à l’apprentissage. L’écriture favorise le développement des compétences telles que la sélection d’éléments pertinents, l’organisation d’idées et favorise la réflexion ainsi que l’appropriation des concepts du cours. Bref, l’écriture aide à développer des compétences en dehors de la simple compétence graphique.

Lorsqu’un élève est en défaut vis à vis du geste d’écriture, qu’il s’agisse d’une dysgraphie avérée, ou d’un retard d’apprentissage, les conséquences sur sa scolarité peuvent être importantes.

Certaines pratiques simples permettent aux enseignants d’éviter que se mette en place une spirale d’échec autour de l’écriture. Voici un site pour vous aider :

http://www.sos-ecriture.fr/2013/01/un-dysgraphique-dans-la-classe-ce-quil.html?m=1

 

Qu’est-ce que la dysgraphie ?

En voici une bonne explication, sur un le site très intéressant d’une coach lyonnaise :

http://www.dysmoi.fr/troubles-dapprentissage/dysgraphie/

 

Une autre description :

http://orthophonie.comprendrechoisir.com/comprendre/dysgraphie

Les différentes causes :

causes d'une dysgraphie

Les explications sont ici : http://www.ergotherapie05.fr/la-dysgraphie/

 

Que faire ?

Un article d’Ecriture Paris :

http://www.ecritureparis.fr/news/un-eleve-dysgraphique-en-classe-que-faire/

 

Un livret à distribuer

Ecrit par Valérie DUBAND, Coach, formatrice et consultante, et auteure du site et du blog Dysmoi.fr (vous trouverez le lien à ce site dans la rubrique « Qui pour vous aider ? »), ce livret explique :

– ce qu’est la dysgraphie,

– comment la prendre en charge,

– comment aider l’enfant à l’école,

– et donne les différents logiciels qui peuvent aider notre enfant à compenser sa difficulté.

Un livret à distribuer aux enseignants !

http://www2.ac-lyon.fr/services/rhone/ash/IMG/pdf/livret-dysgraphie-et-compensation-v1.pdf

Le livret en direct : Livret sur la dysgraphieLivret sur la dysgraphie (4.36 Mo)

 

Un grand merci à Valérie Duband, c’était la perle que je cherchais !

Troubles DYS et informatique : le rôle de l’ordinateur

trouble dys et informatique

 

 

 

 

 

 

Le saviez-vous ? Ces génies informatiques, ceux-là mêmes qui créent des logiciels et qui développent des sites internet sont en majeure partie de grands dyslexiques. La raison est simple : ils retrouvent dans l’ordinateur un allié incontournable dans leur développement, car ils retrouvent dans celui-ci l’automatisme qui leur fait tant défaut.

Dyslexique, dysgraphique, dysorthographique, dyspraxique… Quel que soit le trouble dont souffre votre enfant, l’informatique peut lui être d’une grande aide. Découvrez pourquoi….

L’informatique, pour un aménagement plus efficace…

Handicapés par leurs troubles, les réelles capacités intellectuelles des enfants DYS sont rarement exploitées. Et le principe de l’aménagement, c’est justement de mettre en place des techniques qui leur permettent de contourner leurs nombreuses difficultés afin de leur permettre de suivre un cursus scolaire normal au moins égal à ceux de tous les élèves en général. Et l’ordinateur remplit ce rôle à la perfection !

Pour une évaluation selon les réelles compétences de l’enfant DYS

Le fait est qu’avec les outils dont on dispose pour faire travailler l’enfant DYS à ce jour, il est quasiment impossible de ne l’évaluer qu’à partir de ses facultés déficientes. Lorsque le dysgraphique rend un devoir, il est difficile de détecter ses réelles compétences à travers le document illisible qu’il rend. De même, il est rare que l’enseignant voie au-delà des fautes d’orthographe du dysorthographique lorsque celui-ci doit rendre une production écrite, même si le contenu du devoir répond dans l’ensemble aux consignes.

En utilisant un ordinateur, l’élève DYS ne rencontre plus les contraintes liées son trouble : le dysgraphique n’a plus à se concentrer sur les formes, le dyspraxique n’a plus à se préoccuper de la bonne tenue de son crayon, le dysorthographique n’a plus à se focaliser sur la manière dont il doit écrire un mot… L’enfant a enfin la possibilité de faire ses preuves, et pourra profiter d’une évaluation basée uniquement sur ses compétences réelles, non influencées par son trouble.

Pour réconcilier l’enfant DYS avec l’apprentissage

L’enfant DYS est souvent entraîné dans une spirale d’échec scolaire qui finit souvent par le dégouter entièrement de l’école et de tout ce qui s’y touche, de près ou de loin. Une fois débarrassé de toutes les contraintes qui on favorisé cet échec et dès lors que ses réelles capacités sont reconnues et appréciées, il pourra commencer à se réconcilier avec l’apprentissage.

Cette motivation nouvelle sera renforcée par la curiosité et l’attrait tout naturel que les enfants d’aujourd’hui ressentent vis-à-vis de tout ce qui est informatique. Avec un ordinateur, il sera certainement plus motivé, plus curieux et plus coopérant.

Trouble DYS et informatique : l’ordinateur, l’outil de compensation par excellence !

dys et ordinateurL’ordinateur compense l’automatisme qui fait défaut aux enfants souffrant de trouble de l’apprentissage, quel qu’il soit : l’écriture, la lecture, l’organisation des gestes, l’organisation du temps, la concentration, la mémoire… Il leur permet de lire, d’écrire, de tracer, de rédiger, mais également de mieux s’organiser, de mieux mémoriser…

L’ordinateur au service des dysgraphiques

Handicapé par son geste, l’écriture manuelle est un exercice éprouvant et fatigant pour l’enfant dysgraphique. Et cela a des répercussions dans toutes ses matières dans la mesure où il sera toujours amené à écrire, que cela soit en mathématiques, en géométrie ou en géographie. Qu’il soit amené à copier ou à produire, le résultat final sera toujours le même : un contenu illisible et certainement incomplet.

En utilisant un ordinateur, la déficience de ses gestes de motricité fine ne l’empêchera plus de copier rapidement et même de rédiger, car au lieu d’écrire manuellement et de prendre son temps à dessiner chaque lettre, l’enfant va dactylographier ! Fini également les ratures et les notes illisibles, car grâce à des logiciels de traitement de texte adaptés, il pourra effacer et corriger ses erreurs !

L’ordinateur au secours des dyslexiques, des dysphasiques et des dysorthographiques !

Aujourd’hui, plusieurs logiciels d’aide linguistiques ont été développés spécifiquement pour les enfants souffrant de trouble de l’apprentissage.

  • Pour le dyslexique, pour qui la lecture est une rude épreuve, il existe des logiciels qui permettent d’adapter la mise en page des textes (taille, police et interligne) pour faciliter au maximum la lecture à voix haute. Ainsi, si l’enfant doit lire un livre, il vous suffira de vous procurer l’exemplaire en format ebook pour l’adaptation, et en format audio pour l’aider à s’exercer.
  • Pour le dysorthographique, qui a le plus grand mal à mémoriser comment un mot doit être écrit, il existe aujourd’hui des logiciels de traitement de texte qui vont repérer ses fautes et l’aider à les corriger.
  • Pour le dysphasique, qui a du mal à trouver ses mots, des logiciels favorisant la communication avec image à l’appui ont été également développés.

Vous trouverez quelques exemples de logiciels et d’applications destinées aux enfants DYS dans cet article : « Lecture pour dyslexique : le numérique intervient ! »

Trouble DYS et informatique : quel ordinateur pour un enfant DYS ?

application pour dyslexiqueEn effet, vous ne pourrez pas utiliser n’importe quel ordinateur et n’importe quels logiciels. Pour un aménagement réussi, vous devrez vous conformer aux indications de l’orthophoniste ou de l’ergothérapeute qui a consulté votre enfant.

Dès lors que vous aurez obtenu une ordonnance confirmant le passage au clavier ainsi que les logiciels recommandés, renseignez-vous sur le prix de ces derniers et déposez une « demande de matériel pédagogique » auprès de la MDPH. La Maison Départementale pour les Personnes Handicapées étudiera votre requête en Commission. Si elle est acceptée, vous pourrez récupérer l’ordinateur ainsi que les logiciels indiqués à la direction des services départementaux de l’éducation nationale.

La dyslexie concerne 200 000 enfants dans le système scolaire français. C’est pour aider l’enfant dyslexique dans son apprentissage à l’école, que Denis Masson a créé l’Ordyslexie : un ordinateur hybride – PC et tablette – spécialement adapté à l’enseignement. Véritable cartable numérique, la solution fonctionne sous Windows et repose sur Microsoft OneNote. Simple, puissant et accessible, l’Ordyslexie aide l’enfant dyslexique et lui redonne confiance.

 

 

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Comprendre le trouble visuo-spatial

trouble visuo-spatial

 

 

 

 

 

 

La plupart des troubles de l’apprentissage, dont la dyspraxie, la dyslexie, la dysgraphie et la dyscalculie, sont plus ou moins liés à un trouble visuo-spatial. Ce dernier, se manifestant à des degrés variés selon les enfants touchés, est à l’origine de la majorité de leurs difficultés à apprendre.

Dans cet article, nous allons vous aider à comprendre le trouble visuo spatial et ses conséquences…

Le rôle de la fonction visuo-spatiale

La fonction visuo-spatiale joue un rôle déterminant dans l’efficacité du regard. C’est elle qui nous permet de distinguer un objet, de l’étudier sous tous les angles, selon les orientations de ses lignes, de le positionner dans l’espace, par rapport à soi pour commencer puis par rapport à son environnement, mais également de le saisir.

Saisir un objet, justement, semble se faire automatiquement. Mais en réalité, derrière ce simple geste et anodin que constitue la prise en main d’une chose quelle qu’elle soit, c’est tout un mécanisme déclenché par la fonction visuo-spatiale et impliquant plusieurs systèmes cérébraux qui se met en place :

  • Le système oculomoteur, qui va orienter le regard vers la cible par la combinaison de plusieurs stratégies : saccade, poursuite et exploration.
  • Le cortex cérébral droit par le biais de la voie occipito-pariétale, qui va traiter les informations visuelles selon sa position et son orientation spatiale et déclencher l’exécution de la tâche.

Un dysfonctionnement au niveau de l’un de ces mécanismes seulement suffit à perturber la fonction visuo-spatiale et à rendre « déficiente » les tâches qu’elle permet d’effectuer. On parle alors de trouble visuo spatial.

Qu’est-ce qu’un trouble visuo-spatial ?

Un trouble visuo-spatial est un dysfonctionnement d’un ou des mécanismes permettant la saisie, l’analyse et le traitement des informations visuelles en vue d’exécuter une tâche en particulier. Elle se manifeste généralement par une incapacité ou une déficience au niveau de la perception de la position d’un élément :

  • par rapport à l’axe corporel ;
  • par rapport à la gravité ;
  • par rapport à son orientation ;
  • par rapport à son environnement.

Chez l’enfant, cela a généralement pour conséquence :

  • Une incapacité à reconnaître ou à faire la différence entre des formes, des figures et des configurations spatiales.
  • Une grande difficulté à s’orienter dans l’espace comme faire la différence entre gauche et droite par exemple.

Mais c’est sans doute l’impact qu’il a sur les compétences d’apprentissage de l’enfant qui est le plus alarmant. Car dans la majorité des cas, un dysfonctionnement visuo-spatial va affecter non seulement l’acquisition, mais également la capacité de traiter, d’organiser et d’exploiter les informations visuelles spatiales.

Trouble visuo-spatial et troubles de l’apprentissage

Le trouble visuo spatial est associé à de nombreux troubles de l’apprentissage dont il est, le plus souvent, un symptôme principal. Il est couramment diagnostiqué dans les cas de dyspraxie, mais également chez les enfants dyslexiques et chez les dysphasiques.

enfant dyspraxiqueLa dyspraxie visuo-spatiale

La dyspraxie visuo-spatiale est la forme la plus courante du trouble dyspraxique. Repérée chez les enfants à partir de 3 ans, elle combine au moins trois dysfonctionnements : celle de l’exécution et de l’automatisation d’un geste, celle de la coordination visuo-motrice et celle de la capacité à construire les éléments de la spatialisation.

Un trouble visuo spatial, lorsqu’il est associé à une dyspraxie, se manifeste généralement par :

  • Un retard au niveau de la motricité, qu’elle soit globale ou fine. Cela se traduit par une maladresse pathologique ainsi qu’une incapacité à réaliser des gestes simples dans la vie quotidienne ;
  • Des difficultés à maitriser un geste comme entourer des lettres, relier deux éléments sur une feuille ou s’habiller tout simplement ;
  • Un retard au niveau de la compréhension et de l’acquisition de notions de l’espace, qui se traduisent souvent par des difficultés à manipuler des objets ou à dénombrer.

La dyslexie

Un trouble visuo-spatial peut également être cité parmi les facteurs favorisant ou expliquant des difficultés durables et persistantes dans l’apprentissage de la lecture. Certaines formes de dyslexie sont effectivement dues, non à une déficience au niveau phonologique, mais plutôt à une déficience au niveau visuel. On parle alors de dyslexie de surface.

La dyslexie de surface est liée à au graphème, c’est-à-dire à une incapacité pour l’enfant à reconnaître les mots de visu. Selon certains spécialistes, cela serait dû à des capacités visuelles également déficientes.

La dyscalculie

Un dysfonctionnement visuo-spatial pourrait également avoir de sérieux impacts sur les capacités de l’enfant à dénombrer. On parle alors de trouble dyscalculique, qui se traduit chez le concerné par des difficultés importantes et persistantes à comprendre et à acquérir des notions de quantité, d’où les échecs répétés en calcul, en géométrie et en mathématiques, dans sa globalité. Et ce, malgré des signes évidents de vivacité d’esprit et d’intelligence.

Dans la vie quotidienne, une déficience au niveau du regard et de l’organisation spatiale peut provoquer :

  • Une incapacité à aligner les chiffres pendant les opérations ;
  • Une incapacité à se représenter visuellement les notions de mesure.

Comment déceler un trouble visuo-spatial ?

Les signes d’un éventuel dysfonctionnement au niveau visuo-spatial apparaissent généralement dès l’âge de 3 ans, c’est-à-dire à la maternelle où les activités graphiques commencent à devenir importantes. On peut soupçonner un trouble visuo spatial en conséquence lorsque l’enfant présente des difficultés majeures et persistantes :

  • En dessin
  • En coloriage
  • En copie

Il arrive que l’enfant ait ces activités en exècre et refuse catégoriquement de les pratiquer.

Le trouble visuo-spatial peut également se traduite par :

  • Une mauvaise présentation constante des cahiers ;
  • Une lenteur importante dans l’exécution d’une tâche qu’elle soit scolaire ou non ;
  • Une mauvaise orthographe.

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Quand consulter ?

Dès lors que les symptômes deviennent importants et persistants malgré une prise en charge individuelle et spécialisée, il convient de consulter rapidement des spécialistes en vue d’effectuer un bilan psychomoteur. Ce dernier va permettre d’analyser le bon fonctionnement du système visuo-spatial de l’enfant par le biais de différents tests :

  • Le test de barrage ;
  • Le test de la figure de Rey ;
  • Le test de la rétention visuelle ;
  • Et le test du développement de la perception visuelle.

Étant donné la complexité du trouble, une prise en charge multidisciplinaire doit être envisagée :

  • L’ergothérapie pour l’analyse de l’habileté de l’enfant dans sa vie au quotidien ;
  • L’orthoptie pour l’analyse de la motricité (vision-posture et vision-mouvement) ;
  • L’orthophonie pour une rééducation des problèmes de communication, à l’oral ou à l’écrit.

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