Archives pour la catégorie dyslexie

Accessidys, l’adaptation de textes pour les troubles Dys

https://accessidys.org/#/

Pourquoi ? Pour qui ?

Enfant Dys sur tablette

Pour un dyslexique l’apprentissage par l’écrit lui demande de gros efforts de concentration pour à la fois lire, comprendre et apprendre.
L’accès aux documents écrits est facilité par l’utilisation de textes adaptés comme par exemple des syllabes colorées, des lignes surlignées, des mots espacés, un interlignage important, une taille de police grossie, ect.

Pour les élèves dyslexiques, dyspraxiques mais également pour toute personne rencontrant des obstacles sérieux pour accéder à l’écrit et donc à l’éducation, à la culture et à une participation à la vie en société du fait de documents dont la mise en page inadaptée les mets en situation de handicap.

 

Que fait Accessidys ? Pour quels usages?

Accessidys avant après

L’application permet de configurer un profil personnalisé et évolutif en fonction des règles d’adaptations dont l’élève ou l’adulte a besoin pour faciliter la lecture. Le paramétrage du profil est collaboratif notamment avec les professionnels de la santé qui accompagne l’élève.A partir d’un même document présent dans l’application, plusieurs élèves peuvent accéder à la lecture adaptée de ce document avec leurs profils personnalisés respectifs.

Au sein du groupe classe, l’enseignant peut étudier les mêmes contenus avec tous les élèves car chaque enfant dyslexique aura sa version adaptée du document.Les élèves peuvent travailler en classe comme à la maison (même sans connexion internet) sur des textes ou pages internet adaptées qu’ils peuvent partager et échanger. De la même manière, les adultes peuvent accéder aux écrits adaptés dans le cadre de leur activité professionnelle, recherches personnels ou démarches administratives.

Et pour apprendre les langues ou pour aller sur internet ?

Accessidys sur tablette

La synthèse vocale est parmamétrable avec les langues,anglais, espagnol, allemand et vocalise le texte avec l’accent de la langue sélectionnée afin de faciliter la lecture en accord avec l’apprentissage de l’oral.

Un bouton facile à installer depuis AccessiDys par glisser-déposer sur la barre du navigateur internet permet de voir n’importe quelle page internet adaptée avec le profil personnalisé choisi. L’application peut fonctionner en mode déconnecté (sans internet).

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Difficultés rencontrées en anglais

Capture28nov

Mallette pédagogique Troubles Dys

Pourquoi est-ce si difficile ?

L’anglais est une langue difficile à assimiler pour un élève Dys (en particulier les dyslexiques). Ils sont amenés à rencontrer de nombreuses difficultés.

Difficultés à l’oral dues

A la complexité de la prononciation

  • Accentuation des mots ;
  • Diphtongues fréquentes ;
  • Distinction entre différents types de voyelles (courte/longue ou relâchée/tendue).

Difficultés à l’écrit dues

Aux irrégularités dans les correspondances entre graphèmes et phonèmes

  • Certaines lettres n’ont plus le même son (qu’en français) :
    • « a » devient « é » ;
    • « e » devient « i » ;
    • « i » devient « aïe » ;
    • « u » devient « you ».
  • Des nouveaux sons doivent être transcrits à l’écrit :
Exemples
« out » loud, about, …
« ious » various, serious
« ing » going, writting, …
« ed » cooked, wanted, …
« ies » ladies, parties, …
  • Des consonnes muettes (à l’écoute) sont présentes à l’écrit :
Exemples
Silent « b » climb, thumb, doubt, …
Silent « c » muscle, black, scene, …
Silent « d » wednesday, sandwich, handsome, …
Silent « g » gnat, foreign, sign, …
Silent « h » heir, honest, ghost, …
Silent « k » knee, knife, know, …
Silent « l » salmon, could,chalk, …
Silent « n » autumn, column, hymn, …
Silent « s » island, aisle, debris, …
Silent « t » listen, wistle, christmas, …
Silent « w » wrap, who, sword, …

Au manque de correspondance entre anglais et français dans

  • La formation des temps :
    • 2 formes de présent (simple et progressif) ;
    • 4 formes de passé (passé simple, passé de situation/habitude terminée, present perfect et past perfect).
  • La construction de certaines phrases :
    • Auxiliaire « do » pour la forme interrogative (sauf certains cas) ;
    • Auxiliaire « do » + « not » pour la forme négative ;
    • Utilisation des modaux « can », « must », « may » et « have to » pour exprimer la possibilité, l’obligation, la probabilité, l’absence de nécessité.
  • La différenciation des genres :
    • Genre neutre ;
    • Adjectifs et participes invariables.

   Aux complexités grammaticales

Exemples les plus connus
Homophones :(même prononciation mais signification différente) air – heir, be – bee, buy –  by – byecereal – serial, close  – clothes

days – daze, dear – deer

eight – ate, eye – I

flower – flour, for – four

gnu –  knew – new, grate – great

hart – heart, hi – hight

idle – idol, in – inn, jeans – genes,

knight – night, know – no

marry – merry – Mary, muscle – mussel

not – knot, one – won, or – oar – ore

pair – pare – pear, peace – piece

rap – wrap, right – write

sea – see, son – sun

their – there, to – too – two

weak – week, whine – wine

Homographes :(même orthographe mais signification différente) bat : une chauve-souris ou une batte (de baseball)bear : un ours ou supporter

cut : arrêter un enregistrement, de filmer ou couper/découper ou couper un paquet de carte

go : le départ (d’une course) ou quitter un endroit

puzzle : un puzzle ou intriguer (laisser perplexe quelqu’un)

set : plus de 450 sens différents

stand : un stand ou se lever

Difficultés de différenciations auditives dues 

A la proximité de certains sons, à des prononciations différentes ou à la découverte de nouveaux sons :

  • « wh » et « th » : confusions fréquente entre when/then ou where/there ;
  • en anglais, le « w » n’est pas équivalent du « v » ;
  • en français, le son « th » n’existe pas.

A la confusion de sons voisins

  • les « sifflantes » : « ch » – « j » – « sh » ;
  • les voyelles courtes : [i] – [e] – [ae] ;
  • les consonnes sonores ou sourdes : bag – back, thing – think, spend – spent ;
  • la longueur des mots : eat – it, feel – fill, pool – pull, cheap – chip.

Difficultés de différenciation visuelle

Confusion et inversion de certaines lettres

  • « d »/ »q », « b »/ »p », « m »/ »n », « u »/ »n » ;
  • « W »/ »M », « Q »/ »O ».

Fautes d’orthographe fréquentes

  • écrire « feef » au lieu de feet ;
  • confusion entre while et white ;
  • confusion entre might et night ;
  • confusion entre foot et food ou écriture de « foob »

Comment aider un élève Dys à apprendre l’anglais ?

Adopter une approche méthodique

Adapter le contenu des cours

  • Passer par la langue maternelle pour permettre l’assimilation des règles (grammaire, tournure des phrases) ;
  • Traduire systématiquement les expressions anglaises en français pour permettre l’accès au sens ;
  • Retravailler la gestion du temps pour permettre au Dys d’accéder pleinement à l’apprentissage.

Vérifier que la perception de départ de l’élève soit correcte

  • Prononcer lentement et distinctement les mots ;
  • Écrire au tableau les mots complexes (phonèmes différents des graphèmes, consonnes muettes, …) ;
  • Approche des mots dans le silence, puis redire individuellement les mots à l’élève.

Utiliser un enseignement multidimensionnel     

  • Privilégier l’apprentissage par l’oral : insister sur l’apprentissage d’une bonne prononciation dès le départ ;
  • Faire écouter : chansons, logiciels parlants, DVD en VO (avec sous-titres en français, puis avec sous-titres en anglais et enfin sans sous-titres) ;
  • Faire lire ;
  • Faire écrire : être vigilant sur la graphie et la copie si celle-ci se fait manuellement.

Adapter les évaluations

  • Privilégier les évaluations à l’oral

 

Ressources supplémentaires

Ressources pédagogiques

  • Natacha GOUSSEREY-BENARD : enseignante d’anglais en collège et formatrice pour les enseignants d’anglais (du second degré) mais aussi en transversal, pour les accompagner dans la prise en compte des dyslexiques et autres élèves à besoins particuliers dans leurs pratiques de classe. Académie de Poitiers (2014). Dyslexie et apprentissage de l’anglais [format PDF]. Repéré à http://ww2.ac-poitiers.fr/anglais/spip.php?article176.

Blogs et sites

  • Dominique LE RAY (professeur d’anglais) : propose diverses ressources pour aider à l’apprentissages de l’anglais et en particulier pour les élèves dyslexisques. Le Ray, Dominique. Dyslexie et anglais : une fatalité ?. Repéré à http://domisweb.free.fr/dyslexie/.
  • Emilie PENEVEYRE (étudiante en orthophonie), Loïc GAMOT (orthophoniste) et l’Institut d’orthophonie de Lille : site créé en vue de mettre en place un partenariat efficace entre les enseignants et les orthophonistes pour rendre la scolarité de l’élève dyslexique plus adaptée à son trouble. Peneveyre, Emilie. Dyslexie et anglais : Comprendre et aider l’élève dyslexique dans l’apprentissage de la langue. Repéré à http://perso.numericable.fr/anglaisetdyslexie/index.html.

Quelques logiciels pour les dys

http://www.maclassecm1.fr/435124197

Audacity ( site enregistrement auditif) il permet d’enregistrer des choses et les élèves peuvent très facilement écouter à volonté. A télécharger gratuitement sur internet. Pratique pour apprendre les poésies pour les élèves ayant des difficultés en lecture et plus à l’aise avec la mémoire auditive.

ARAWORD (téléchargement gratuit) transforme les mots en images.

MAKATON (langage codé en pictogrammes.)

Sema-Tic (pour les autistes) 180 euros le logiciel, 129 euros pour les familles.

La cigale (site) qui travaille sur  la fluence à travers des petits textes.

Dyspraxiques fantastiques pour les lignes.

Cartable fantastique livres audios + fiches d’opérations + cours en couleurs spécifiques pour les dys, une petite mine.

Dix sur Dys (beaucoup d’explications).

Super logiciel

Coupe mots met les lettres en couleurs ou les syllabes ( lettres muettes grisées). Il différencie les voyelles des consonnes en les mettant en couleur. On peut aussi changer les couleurs de chaque ligne. Isoler les sons complexes. On augmente les espaces entre les mots ou entre les lignes… Le logiciel peut aussi lire le texte...

Mon logiciel Coupe mots

Open Vox (gratuit) pour avoir un retour auditif quand les élèves tapent des choses, parfait pour les productions d’écrits.

Pour travailler le français

1000 mots pour apprendre à lire (site pour télécharger gratuitement) :

http://www.commentcamarche.net/download/telecharger-34084525-1000-mots-pour-apprendre-a-lire

Ce logiciel est intéressant car il donne aux enfants la possibilité de faire des écoutes, pour qu’ils puissent parfaitement assimiler la lecture. Ils voient ainsi les mots écrits sur l’écran, et entendent en même temps comment le prononcer. Il y a d enombreux exercices qui permettent d’enrichir le vocabulaire qui manque souvent aux enfants dys.

Lecthème (différents exercices de français à partir d’un texte de lecture), niveau CE et CM. Un élève de CM dys pourra effectuer les textes CE. Durant les exercices, l’enfant lit le texte puis après certains mots disparaissent et l’enfant doit choisir entre quatre possibilités. Il y a des récompenses (coupes, feux d’artifice..) qui apparaissent à la fin de chaque exercice. On a accès aux statiques pour voir les exercices qui posent problèmes. Les textes traitent de nombreux thèmes (animaux, cirques, recettes…). Ce logiciel est ludique pour les enfants.

Fabriquer des lignes adaptées

Desmoulins. fr fabrique des lignages en couleurs, on peut varier les espacements et la grosseur des lignes (parfait pour les dysgraphique et dyspraxiques). Possibilité de choisir l’intervalle entre chaque ligne, quadrillage ou non, paysage ou portrait…

http://www.desmoulins.fr/index.php?pg=scripts!online!feuilles!form_feuille_methode_couleur

Pour travailler les mathématiques

Géo Gebra

Geogebra pour la géométrie (la représentation dans l’espace est parfois difficile chez les dys). Très simple d’utilisation. Il permet de réaliser des droites, segments, polygônes, cercles, perpendiculaires, parallèles…

logiciel pour les dys

Cette vidéo permet de découvrir un logiciel permettant de lire des textes aux élèves dys. Il suffit de prendre les textes en photo, puis l’ordinateur les lit.

 

Convertir un livre en mp3

8 mai 2017 par

Si vous n’avez pas le temps de lire ou tout simplement pas l’envie, pourquoi ne pas tenter le livre audio?

Le livre au format audio est idéal pour les non-voyants ou malvoyants mais aussi pour tout ceux qui souhaitent profiter de leur bibliothèque sans avoir  un bouquin ou un kindle dans la main

Le site Astread.com permet de convertir un document EPUB, PDF, TXT, DOC, DOCX, RTF ou ODT au format audio MP3 directement en ligne

Après vous être inscrit, choisissez parmi les 9 voix disponibles, la rapidité d’élocution, la vitesse et envoyez votre ouvrage.

astread1

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Libre à vous enfin de le transférer sur votre téléphone ou autre baladeur mp3.

Fermez les yeux et écoutez l’histoire…:-)

Dyslexie et dysorthographie : comment les diagnostiquer?

Par Audrey Cauchon, orthophoniste

La dyslexie et la dysorthographie sont deux des troubles d’apprentissage les plus courants. En quoi consistent-ils et quelles en sont les causes?

Qu’est-ce que la dyslexie et la dysorthographie?

Les difficultés à lire et à écrire touchent un bon nombre d’élèves. La problématique la plus courante qui affecte la lecture et l’écriture est la dyslexie-dysorthographie : un trouble spécifique d’apprentissage relié à l’identification des mots écrits (dyslexie) et à l’acquisition de l’orthographe (dysorthographie). Il est possible qu’un enfant soit dyslexique-dysorthographique ou dysorthographique seulement.

Même si l’enfant peut faire des progrès, il s’agit de difficultés durables. Aussi, il n’est pas possible d’expliquer l’ampleur des difficultés de l’enfant par d’autres sources de difficultés scolaires : un milieu défavorisé, un déficit sensoriel (problème de vision ou d’audition), un problème psychoaffectif ou un problème physiologique (exemple : problème de sommeil). Évidemment, si l’enfant dyslexique-dysorthographique présente d’autres sources de difficultés scolaires en plus de son trouble spécifique d’apprentissage, ses difficultés seront plus grandes.

Troubles associés

Il arrive aussi très souvent que l’enfant dyslexique-dysorthographique ait un autre trouble associé, comme la dysgraphie, la dysphasie, un déficit d’attention (TDA/H), la dyscalculie, etc., ce qui encore une fois peut contribuer à exacerber les difficultés de l’enfant.

La dyslexie-dysorthographie résulterait d’un fonctionnement différent du cerveau. Autrement dit, nous ne pouvons pas nous en rendre compte quand l’enfant est un bébé, mais ce trouble est pourtant présent depuis le tout début de la vie. À l’origine de la dyslexie-dysorthographie, trois déficits sont possibles : le déficit phonologique, le déficit visuo-attentionnel et le déficit mnésique. Le tableau ci-dessous résume les caractéristiques de chacun.

Déficits et leurs effets

Le déficit phonologique (déficit touchant les sons) se manifestera chez l’enfant par des confusions auditives en lecture et en écriture : p/b, t/d, c/g, f/v, s/z, ch/j, m/n, gn/ni, è/in, a/an, o/on, etc.

Le déficit visuo-attentionnel, quant à lui, se manifeste chez l’enfant par des difficultés à tenir compte de toutes les lettres du mot écrit en lecture. Quand il lit, l’enfant ne voit pas toujours les mots de la même façon. Il rencontre donc d’importantes difficultés à lire et c’est aussi difficile pour lui d’orthographier les mots, car les modèles de mots écrits ne sont pas stables. L’enfant qui présente un déficit visuo-attentionnel sera ainsi plus sensible à la grosseur ou à la police des caractères.

Finalement, le déficit mnésique (déficit de la mémoire lexicale orthographique) se manifeste surtout chez l’enfant par des difficultés à orthographier les mots : mèson (maison), anfen (enfant). L’enfant a une forte tendance à oublier l’orthographe des mots déjà appris.

Un enfant peut présenter un de ces trois déficits ou plus d’un déficit. Le trouble d’apprentissage sera alors qualifié de « mixte ». Il est aussi important de noter que les déficits peuvent engendrer des signes similaires. Par exemple, les confusions visuelles (b/d, p/q, m/n, u/n, t/f, e/a, ou/on, etc.) peuvent aussi être notées chez les enfants qui présentent un déficit visuo-attentionnel ou mnésique.

Surveiller les manifestations

Bien que la problématique soit présente chez l’enfant dès la naissance, les signes de dyslexique-dysorthographie apparaissent le plus souvent lors des premières années à l’école. Il est certain que les difficultés se manifesteront plus tôt chez un enfant qui présente un ou des déficits plus importants. Les premiers signes apparaissent lors des ateliers de littératie à la maternelle, incluant bien souvent des activités de conscience phonologiques et de sons et lettres. Il est aussi important d’être attentif à d’autres signes : est-ce que l’enfant peut écrire son prénom et reconnaître les prénoms de ses petits copains? Les signes de dyslexie-dysorthographie sont souvent présents dès le 1er cycle du primaire (1re année, 2e année).

Malheureusement, il arrive que la dyslexie-dysorthographie soit décelée plus tardivement au primaire, voire au secondaire. Les enseignants, les orthopédagogues et les parents sont les personnes qui côtoient le plus l’enfant au quotidien. Ainsi, ils ont un rôle important d’alerte lorsqu’ils doutent d’une problématique de lecture ou d’écriture chez un enfant.

À retenir

  • La dyslexie est un trouble d’apprentissage relié à l’identification des mots écrits, et la dysorthographie, à l’acquisition de l’orthographe.
  • L’enfant dyslexique-dysorthographique peut présenter un autre trouble associé.
  • Trois déficits sont à l’origine de la dyslexie et de la dysorthographie : le déficit phonologique, le déficit visuo-attentionnel et le déficit mnésique.
  • La dyslexie et la dysorthographies sont présentes dès la naissance, mais les premiers signes apparaissent lors des ateliers de littératie à la maternelle.


 

36.9° – Dyslexie : les nouvelles pistes

Ils sont entre 8 et 10 % de la population, et ils ont longtemps passé pour des paresseux ou des incapables. Les dyslexiques ont une intelligence égale, voire supérieure à la moyenne, mais ils bloquent dans leur accès à l’écrit. On ne guérit jamais d’une dyslexie, mais on peut apprendre des techniques de compensation efficaces. Les neurosciences permettent de développer de nouvelles approches thérapeutiques prometteuses.
La dyslexie est un véritable handicap dans un système scolaire et professionnel largement basés sur la maîtrise du texte. Insidieux, il altère en effet une compétence essentielle pour la vie quotidienne : le passage entre l’expression orale et écrite. En moyenne, un enfant par classe est concerné. Ces élèves fournissent beaucoup d’efforts en classe, mais également à la maison. En témoignent les ados qui s’expriment dans ce reportage. Que se passe-t-il dans le cerveau d’une personne dyslexique ? Comment la rééducation et une pédagogie adéquate peuvent-t-elles apporter des réponses à ce mal ? Réponses dans cette émission qui aborde les nouvelles approches thérapeutiques fondées sur les découvertes des neurosciences ou de l’ophtalmologie.

Extrait de 36.9° du 20 avril 2016.