Archives pour la catégorie dyslexie

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8 mai 2017 par

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Dyslexie et dysorthographie : comment les diagnostiquer?

Par Audrey Cauchon, orthophoniste

La dyslexie et la dysorthographie sont deux des troubles d’apprentissage les plus courants. En quoi consistent-ils et quelles en sont les causes?

Qu’est-ce que la dyslexie et la dysorthographie?

Les difficultés à lire et à écrire touchent un bon nombre d’élèves. La problématique la plus courante qui affecte la lecture et l’écriture est la dyslexie-dysorthographie : un trouble spécifique d’apprentissage relié à l’identification des mots écrits (dyslexie) et à l’acquisition de l’orthographe (dysorthographie). Il est possible qu’un enfant soit dyslexique-dysorthographique ou dysorthographique seulement.

Même si l’enfant peut faire des progrès, il s’agit de difficultés durables. Aussi, il n’est pas possible d’expliquer l’ampleur des difficultés de l’enfant par d’autres sources de difficultés scolaires : un milieu défavorisé, un déficit sensoriel (problème de vision ou d’audition), un problème psychoaffectif ou un problème physiologique (exemple : problème de sommeil). Évidemment, si l’enfant dyslexique-dysorthographique présente d’autres sources de difficultés scolaires en plus de son trouble spécifique d’apprentissage, ses difficultés seront plus grandes.

Troubles associés

Il arrive aussi très souvent que l’enfant dyslexique-dysorthographique ait un autre trouble associé, comme la dysgraphie, la dysphasie, un déficit d’attention (TDA/H), la dyscalculie, etc., ce qui encore une fois peut contribuer à exacerber les difficultés de l’enfant.

La dyslexie-dysorthographie résulterait d’un fonctionnement différent du cerveau. Autrement dit, nous ne pouvons pas nous en rendre compte quand l’enfant est un bébé, mais ce trouble est pourtant présent depuis le tout début de la vie. À l’origine de la dyslexie-dysorthographie, trois déficits sont possibles : le déficit phonologique, le déficit visuo-attentionnel et le déficit mnésique. Le tableau ci-dessous résume les caractéristiques de chacun.

Déficits et leurs effets

Le déficit phonologique (déficit touchant les sons) se manifestera chez l’enfant par des confusions auditives en lecture et en écriture : p/b, t/d, c/g, f/v, s/z, ch/j, m/n, gn/ni, è/in, a/an, o/on, etc.

Le déficit visuo-attentionnel, quant à lui, se manifeste chez l’enfant par des difficultés à tenir compte de toutes les lettres du mot écrit en lecture. Quand il lit, l’enfant ne voit pas toujours les mots de la même façon. Il rencontre donc d’importantes difficultés à lire et c’est aussi difficile pour lui d’orthographier les mots, car les modèles de mots écrits ne sont pas stables. L’enfant qui présente un déficit visuo-attentionnel sera ainsi plus sensible à la grosseur ou à la police des caractères.

Finalement, le déficit mnésique (déficit de la mémoire lexicale orthographique) se manifeste surtout chez l’enfant par des difficultés à orthographier les mots : mèson (maison), anfen (enfant). L’enfant a une forte tendance à oublier l’orthographe des mots déjà appris.

Un enfant peut présenter un de ces trois déficits ou plus d’un déficit. Le trouble d’apprentissage sera alors qualifié de « mixte ». Il est aussi important de noter que les déficits peuvent engendrer des signes similaires. Par exemple, les confusions visuelles (b/d, p/q, m/n, u/n, t/f, e/a, ou/on, etc.) peuvent aussi être notées chez les enfants qui présentent un déficit visuo-attentionnel ou mnésique.

Surveiller les manifestations

Bien que la problématique soit présente chez l’enfant dès la naissance, les signes de dyslexique-dysorthographie apparaissent le plus souvent lors des premières années à l’école. Il est certain que les difficultés se manifesteront plus tôt chez un enfant qui présente un ou des déficits plus importants. Les premiers signes apparaissent lors des ateliers de littératie à la maternelle, incluant bien souvent des activités de conscience phonologiques et de sons et lettres. Il est aussi important d’être attentif à d’autres signes : est-ce que l’enfant peut écrire son prénom et reconnaître les prénoms de ses petits copains? Les signes de dyslexie-dysorthographie sont souvent présents dès le 1er cycle du primaire (1re année, 2e année).

Malheureusement, il arrive que la dyslexie-dysorthographie soit décelée plus tardivement au primaire, voire au secondaire. Les enseignants, les orthopédagogues et les parents sont les personnes qui côtoient le plus l’enfant au quotidien. Ainsi, ils ont un rôle important d’alerte lorsqu’ils doutent d’une problématique de lecture ou d’écriture chez un enfant.

À retenir

  • La dyslexie est un trouble d’apprentissage relié à l’identification des mots écrits, et la dysorthographie, à l’acquisition de l’orthographe.
  • L’enfant dyslexique-dysorthographique peut présenter un autre trouble associé.
  • Trois déficits sont à l’origine de la dyslexie et de la dysorthographie : le déficit phonologique, le déficit visuo-attentionnel et le déficit mnésique.
  • La dyslexie et la dysorthographies sont présentes dès la naissance, mais les premiers signes apparaissent lors des ateliers de littératie à la maternelle.


 

36.9° – Dyslexie : les nouvelles pistes

Ils sont entre 8 et 10 % de la population, et ils ont longtemps passé pour des paresseux ou des incapables. Les dyslexiques ont une intelligence égale, voire supérieure à la moyenne, mais ils bloquent dans leur accès à l’écrit. On ne guérit jamais d’une dyslexie, mais on peut apprendre des techniques de compensation efficaces. Les neurosciences permettent de développer de nouvelles approches thérapeutiques prometteuses.
La dyslexie est un véritable handicap dans un système scolaire et professionnel largement basés sur la maîtrise du texte. Insidieux, il altère en effet une compétence essentielle pour la vie quotidienne : le passage entre l’expression orale et écrite. En moyenne, un enfant par classe est concerné. Ces élèves fournissent beaucoup d’efforts en classe, mais également à la maison. En témoignent les ados qui s’expriment dans ce reportage. Que se passe-t-il dans le cerveau d’une personne dyslexique ? Comment la rééducation et une pédagogie adéquate peuvent-t-elles apporter des réponses à ce mal ? Réponses dans cette émission qui aborde les nouvelles approches thérapeutiques fondées sur les découvertes des neurosciences ou de l’ophtalmologie.

Extrait de 36.9° du 20 avril 2016.

La dyslexie, un cerveau à remodeler

Michel Habib (Profil auteur),  Publié le 09/03/2017, Article de Sciences Humaines

Publié le 09/03/2017

Les enfants dyslexiques souffrent d’un « déficit phonologique » : ils ont du mal à associer les sons aux graphèmes qui les représentent. De nouvelles approches, passant par la musique ou le jeu, donnent des résultats encourageants.

La dyslexie apparaît aujourd’hui comme l’une des facettes d’un ensemble de troubles qu’on dénomme volontiers « troubles dys » et dans la nomenclature officielle, « troubles spécifiques d’apprentissage ». Au côté de la dyslexie, à laquelle elles sont parfois liées, figurent dans cette catégorie, notamment, la dyscalculie et la dysgraphie (encadré ci-dessous). Par « spécifique », on entend surtout évoquer une caractéristique majeure de ces troubles : ils altèrent la capacité de ces enfants à entrer dans les apprentissages fondamentaux (lecture, écriture, calcul), alors même que leur intelligence est strictement normale, voire supérieure à la normale. Un contraste souvent frappant pour l’enseignant confronté à la nécessité de repérer ces enfants au sein d’une classe.

Une origine génétique ?

Les facteurs de ce trouble sont de mieux en mieux connus. Les conceptions actuelles sur les mécanismes de la dyslexie donnent une place prépondérante aux facteurs génétiques. Il existe ainsi des familles plus particulièrement concernées, des familles « à risque ». Les résultats d’études de jumeaux et d’études plus spécialisées de génétique fondamentale ont d’ailleurs pu mettre en évidence des gènes plus particulièrement impliqués.

Toutefois, la génétique ne saurait tout expliquer. Les études réalisées sur des jumeaux estiment de 50 à 60 % seulement la part de l’hérédité dans les troubles de l’apprentissage de la lecture, laissant ainsi une large place aux facteurs environnementaux. Une vaste étude sur plus de 1 000 enfants répartis dans 20 écoles de la ville de Paris (1) conclut que « les risques de troubles de l’apprentissage de la lecture sont environ 10 fois plus élevés chez les enfants des zones défavorisées par rapport à ceux des zones favorisées ». Un environnement familial attentif et lecteur, ainsi que des expériences de lecture précoce pourraient avoir un rôle protecteur.

Anatomie du cerveau dyslexique

L’influence de la langue maternelle, pour sa part, a été affirmée grâce à diverses études. Dans les langues dites transparentes, où la correspondance entre les graphèmes et les phonèmes est simple et univoque (comme l’italien, par exemple), la dyslexie est bien moins fréquente que dans les langues dites opaques, où la forme orale est peu ou pas prédictible à partir de la forme écrite de la langue (comme l’anglais ou à un moindre degré le français). Au-delà de l’incontestable étiologie génétique, largement prouvée et confirmée, les facteurs liés à l’environnement dans lequel évolue l’enfant dyslexique sont donc non seulement capables de déterminer la sévérité du trouble, mais également de modifier la structure même de son cerveau.

Chez l’enfant dyslexique, il est en effet aujourd’hui admis que c’est d’abord la conscience phonologique, indispensable de l’acquisition de la lecture, qui est altérée : l’enfant parvient mal à associer les sons de sa langue aux lettres et ensembles de lettres (les « graphèmes ») qui les représentent. Ce « déficit phonologique » est lié à un défaut d’activation d’un ensemble de régions hémisphériques gauches.

L’imagerie cérébrale fonctionnelle a ainsi établi les bases de ce qu’on peut aujourd’hui appeler une « neuroanatomie de la dyslexie », montrant notamment que :

• c’est principalement dans l’hémisphère gauche (l’hémisphère du langage) que se situent les anomalies de fonctionnement du cerveau du dyslexique ;

• que ce sont principalement trois zones de la surface de l’hémisphère qui sont dysfonctionnelles : l’aire de Broca, qui sert à la production orale des mots, l’aire de Wernicke, qui contient leur représentation sous forme de sons spécifiques, et la région temporale inférieure, qui permet la transformation des traits constitutifs des lettres en un message linguistiquement pertinent.

Ces particularités sont-elles donc à l’origine de la dyslexie ? C’est possible, mais non prouvé à l’heure actuelle : elles pourraient être liées à une sous-utilisation de ces régions cérébrales par l’enfant, et donc être la conséquence plutôt que la cause du problème. Au rang des techniques les plus prometteuses, la récente méthode d’imagerie de diffusion (DTI) a également permis de repérer des anomalies non plus au niveau des aires corticales elles-mêmes mais des fibres de connexion qui les unissent entre elles, en relation proportionnelle avec les difficultés de l’enfant. Ces anomalies seraient préexistantes à l’âge d’apprentissage de la lecture, donc probablement génétiquement déterminées.

De la musique avant toute chose

Suite à ces constatations, plusieurs équipes distinctes ont développé l’idée que le trouble pourrait se situer de manière plus générale au niveau de l’incapacité du cerveau du dyslexique à associer des stimuli de nature sensorielle différente, comme des images et des sons, ou de manière générale à intégrer simultanément des informations de nature différente (comme la forme orale et écrite d’un mot). Dans cette perspective apparaissent de nouvelles pistes thérapeutiques. L’idée n’est plus seulement de travailler sur la nature auditive ou visuelle du trouble, mais de favoriser autant que possible l’activation simultanée de canaux sensoriels différents. Plusieurs équipes ont retrouvé une amélioration de la lecture chez des dyslexiques après cinq semaines d’un entraînement quotidien sur des jeux de type game boy, où l’enfant devait associer systématiquement des sons non verbaux avec des traits représentant la hauteur, la durée et l’intensité de ces sons (2).

Si l’orthophonie reste le pivot de rééducation, d’autres approches complémentaires donnent d’excellents résultats. L’une d’elle consiste à utiliser l’apprentissage musical, et tout particulièrement l’apprentissage d’un instrument de musique, dans le but, en quelque sorte, de « remodeler » le cerveau dyslexique. C’est la préconisation récente de l’Inserm, qui a soumis des enfants dyslexiques de 8 à 11 ans à une cure de musique pendant six mois de musique, à raison de deux séances par semaine (3). 60 % de ces enfants ont progressé en lecture au point de sortir des critères diagnostiques de dyslexie. Ces résultats très encourageants laissent penser qu’une pratique musicale généralisée chez les enfants dyslexiques pourrait être recommandée de manière quasi systématique.

La galaxie des dys

• L’enfant dyslexique souffre d’un trouble de la « conscience phonologique ». C’est elle qui permet au tout jeune enfant de dissocier les unités sonores de la parole (les phonèmes), et de les combiner, les retrancher, les permuter… pour les associer aux lettres ou groupes de lettres (les graphèmes).

• L’enfant dyscalculique a du mal à se représenter mentalement les quantités signifiées par les nombres. En d’autres termes, il est capable de connaître les noms des chiffres et la signification des opérations, mais il ne parvient pas à se représenter une quantité, une distance ou la valeur d’un prix.

• L’enfant dysgraphique n’est pas capable d’automatiser le geste requis pour former des lettres. L’enfant a du mal à tenir son crayon, son écriture est chaotique.

Michel Habib

Michel Habib

Neurologue au CHU-Marseille, il a publié, entre autres, La Constellation des dys. Bases neurologiques de l’apprentissage et de ses troubles, Solal, 2014.

NOTES

1. Joel Fluss et al., « Troubles d’apprentissage de la lecture : rôle des facteurs cognitifs, comportementaux et socioéconomiques », Développements, n° 1, 2009/1.
2. Teija Kujala et al., « Plastic neural changes and reading improvement caused by audiovisual training in reading-impaired children », PNAS, vol. XCVIII, n° 18, 28 août 2001.
3. Michel Habib et al., « Music and dyslexia. A new musical training method to improve reading and related disorders », Frontiers in Psychologie, 22 janvier 2016.

Comment enseigner les maths à un dyslexique?

We love prof, le blog de superprof qui aime les professeurs, les élèves et les cours particuliers  Par Simon le 17/02/2016,

Table des matières

Apprendre les mathématiques aux enfants n’est pas une chose aisée et les enseigner est une tâche qui demande beaucoup de rigueur, de concentration, d’organisation et d’empathie afin de se mettre à la place de l’élève pour lui apporter ce dont il a besoin pour combler ses lacunes.

Pour lire l’article en entier, cliquez sur le lien suivant:

http://www.superprof.fr/blog/les-cours-de-maths-pour-dyslexiques/

 

 

 

 

Dyslexie : l’importance de la mise en page

France5, Par La rédaction d’Allodocteurs.fr, Rédigé le 17/10/2013, mis à jour le 20/07/2015

La dyslexie est un des troubles les plus fréquents à l’école. Entre 5 et 10% des élèves seraient concernés. Les élèves dyslexiques peinent à distinguer des lettres semblables et ne parviennent qu’à déchiffrer les textes sans vraiment les comprendre. Ce trouble de l’apprentissage peut être très handicapant et perdurer au-delà de l’enfance. Pourtant, il existe une stratégie de contournement simple et efficace : l’utilisation de polices de caractères plus simples et plus lisibles.

Pour accéder à la vidéo:

http://www.allodocteurs.fr/maladies/cerveau-et-neurologie/troubles-du-langage/dyslexie-l-importance-de-la-mise-en-page_11495.html

Dyslexie : l’importance de la mise en page
 

Les dyslexiques peinent à analyser les lettres, les sons et à comprendre les textes qu’ils lisent.

Chez les personnes dyslexiques, les neurones ne parviennent pas à distinguer des suites de lettres qui se ressemblent. Des séances d’orthophonie permettent alors aux enfants dyslexiques à repérer les pièges de la lecture et à les contourner.

Pour aider le lecteur dyslexique, la police du texte doit être la plus simple possible. Les textes arrangés spécial dyslexiques comportent des titres en minuscules sauf la première lettre. Pour mettre en relief, le titre est écrit en gras plutôt que souligné. Le texte est imprimé dans une police simple sans fioriture dont la taille est comprise entre 12 et 14. Les interlignes sont larges, entre 1 et 1,5. Enfin le texte ne doit pas être justifié pour éviter qu’il ne forme un bloc illisible. Autant de règles qui aident les élèves dyslexiques à lire correctement des textes.

Des polices pour dyslexiques fondées sur le même principe sont disponibles dans le commerce et sur les téléphones portables. Mais d’après Emilie Ernst, orthophoniste, c’est surtout dans les salles de classe qu’il faudrait les utiliser : « les textes proposés en classe sont parfois écrits totalement en italique, tous les caractères deviennent penchés… L’élève dyslexique mettra alors beaucoup plus de temps que ses camarades pour lire et comprendre le texte. Ce qui est dommageable pour lui. (…) Ce genre de textes empêche les enfants dyslexiques d’accéder à ce qui est écrit. Du coup, ils ne peuvent pas faire l’exercice ».

En 2012, des chercheurs néerlandais ont évalué l’efficacité d’une police pour dyslexiques vendue dans le commerce. 70% des utilisateurs déclaraient faire moins d’erreurs en lisant.

Enfants dys : comment les aider ?, La Maison des Maternelles, 4 janvier 2017

Maximilien, 8 ans, est dyspraxique et présente un trouble de l’attention. Au quotidien, ses parents l’aident à surmonter cette situation avec plein d’astuces ingénieuses pour lui faciliter la vie.

Voir notre émission du jour sur les enfants « dys »

Dyslexique, dyspraxique, dyscalculique, dysphasique… A l’école, dans chaque classe entre un et deux élèves est touché par l’un de ces troubles des apprentissages.
Un problème neurologique, difficile à déceler mais qui peut empêcher un enfant d’apprendre à lire, à écrire ou coordonner ses mouvements.

Neuroplasticité, proprioception, dyslexie

Article du Blog « SDP, Troubles neurovisuels et dys »

2 janvier, 2017,

cerveau clignote

« Pour bien démarrer l’année ;) , je vous propose de visionner ces quatre conférences qui ont été données récemment lors d’une journée exceptionnelle de formation en Neurosciences à l’Université de Bourgogne sur le thème de la Plasticité Cérébrale.

Dans la première, le Dr Quercia présente les résultats d’une étude, qui vient de se terminer, sur les interférences entre le son et la vision chez l’enfant dyslexique (Note : haussez le son pour entendre les échanges dans le dernier film présenté).

Les deux suivantes sont consacrées à la proprioception, celle du Pr  JP Roll présente notamment le rôle majeur de la proprioception dans le geste d’écrire (Note : Pour aller plus loin, lire aussi « La proprioception : un sens premier » de JP Roll).

Enfin, le Pr DUFFAU, neurochirurgien réputé, s’attaque au « dogme » du localisationnisme qui pour lui doit être « brûlé » pour faire place à une organisation connectomale dynamique du cerveau.(Note : cette conférence étant un peu ardue, je vous conseille déjà de visionner un film présentant une de ses opérations, pour mieux comprendre de quoi il retourne : ).

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  • Dr Patrick QUERCIA – Interférences auditivo-visuelles et neuro-plasticité de l’enfant dyslexique

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Ophtalmologiste, chercheur associé INSERM U1093 – Cognition Action et Plasticité Sensorimotrice et co-directeur du Diplôme Universitaire Perception Action et Troubles des Apprentissages, il explore depuis 2002 les relations entre proprioception et dyslexie de développement au travers de la plasticité sensorimotrice.

 

 

 

  • Pr Jean-Pierre ROLL et Régine ROLL.

Spécialistes au CNRS de Neurophysiologie Fonctionnelle et de Neurosciences Intégratives et Cognitives à l’Université de Provence, leurs travaux ont eu comme fil conducteur l’étude des déterminants neurobiologiques de la perception du corps et de ses actions, notamment au travers du rôle des informations proprioceptives. Ces travaux ont été récompensés par l’attribution du Trophée National de l’Innovation (mention recherche).

Pr Jean-Pierre Roll – Proprioception et neuro-plasticité

« La main écrit sur le papier … et sur le cerveau »

 

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Pr Regine Roll – Proprioception et neuro-plasticité

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Pr Hugues Duffau – L’erreur de Broca. Pour en finir avec 150 ans d’erreurs sur le cerveau

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Ce neurochirurgien connu pour ses opérations à cerveau ouvert avec phase de conscience des patients est un spécialiste mondialement reconnu de la plasticité cérébrale in vivo. Il a reçu la Victoire de la médecine en 2009 et en 2010 ainsi que la médaille Herbert Olivecrona, décernée par l’institut Karolinska de Stockholm, l’équivalent du prix Nobel de neurochirurgie. Ses travaux lui ont également valu le Grand Prix de Cancérologie de L’Académie Nationale de Chirurgie en 2012.

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