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Le « Palais de la mémoire », une technique pour tout retenir

Sciences et Avenir, l'actualité de la science et la vie de la recherche dans le monde, 09/01/2017

Vous pensez avoir une mauvaise mémoire ? Vous oubliez les prénoms des personnes que l’on vient de vous présenter ? Rassurez-vous, il existe des techniques pour vous aider à remédier à cette lacune. Commencez l’année 2017 en ravivant le palais de votre mémoire.

Technique de mémorisation des chiffres

Une méthode pour mémoriser les chiffres est d’utiliser un alphabet qui traduit ces chiffres de 0 à 9 en lettres.

© Sidonie Mangin

 

Vous ne pensez pas être capable de réciter un chapitre entier de votre livre favori ? Et bien, c’est une erreur. Nous en aurions tous la capacité. Dans une vidéo qui circule sur la toile depuis le 28 décembre 2016, le journaliste de la revue Vox, Dean Peterson nous explique comment – en ayant pourtant une mauvaise mémoire- il a réussi à réciter toute une partie de l’ouvrage Moby Dick. Et nous fait ainsi redécouvrir le palais de notre mémoire.

Le Palais de la mémoire

Le principe ? Créer une « mémoire artificielle » en utilisant un lieu connu, dans lequel on aura disposé des informations. En d’autres termes, il s’agit de déposer mentalement des « mots » dans des endroits que l’on connaît pour les retrouver plus facilement. Pour Sébastien Martinez, champion de France de la mémoire et ingénieur des Mines, « ce qui est intéressant avec cette méthode c’est qu’elle permet de se souvenir dans n’importe quel sens. Nous ne sommes plus obligés de reconstruire tout un raisonnement pour se souvenir d’un item« .

Le palais de la mémoire serait le lien entre la mémoire à court terme (qui aurait une durée de 18 secondes) et celle à long terme qui impliquent des réseaux neuronaux distincts bien qu’interconnectés. Le chiffre 7 serait le « nombre magique » de la mémoire à court terme, c’est à dire le nombre d’éléments pouvant être mémorisés simultanément, explique le Pr Francis Eustache dans un rapport rédigé avec l’Inserm. En moyenne, nous sommes donc tous capables de retenir pendant quelques secondes entre 5 et 9 items. La mémoire à long terme, quant à elle, est subdivisée et celle que l’on cherche à activer par ces méthodes est dite déclarative. Elle désigne elle-même deux types d’expériences : la mémoire épisodique qui concerne les souvenirs que l’on peut reconstituer, et la mémoire sémantique, c’est à dire la mémoire du savoir et de la connaissance, qui englobe tout contenu dont on peut dire « Je sais, mais je ne sais pas pourquoi je le sais. ».

D’autres techniques de mémorisation

Cette vidéo est l’occasion de se replonger dans le livre de ce champion de France de la mémoire « Une mémoire infaillible, briller en société sans sortir son smartphone » que Sciences et Avenir vous avait déjà présenté. Sébastien Martinez avertit au préalable : « L’art de l’apprentissage est circulaire. Il faut d’abord, comprendre les enjeux, la façon dont les informations sont organisées, où elles mènent. Puis, en maîtriser le détail. La mémorisation fixe et renforce la compréhension. C’est dans ce double mouvement que réside le secret de l’apprentissage ». Puis nous livre quelques techniques des plus simples aux plus sophistiquées.

Pour des listes d’objets concrets, la méthode SEL (sens, enfance, lien). Il existe trois grands types de stratégies pour mémoriser des choses concrètes : classer, répéter et donner du sens à une suite qui, a priori, n’en a pas. Et c’est la troisième, permise grâce au SEL (Sens, enfance, lien), qui serait la plus intéressante selon Sébastien Martinez.

  • Sens : faire appel à nos cinq sens pour donner vie à ce souvenir. Nous « encodons » des expériences dans notre mémoire (synesthésie).
  • Enfance : inventer une histoire autour de ce souvenir
  • Créer des liens car, pour donner du sens aux choses, encore faut-il qu’elles se tiennent. Chaque item doit en appeler un autre sur le fil de la narration.

Mais le plus souvent, nos trous de mémoire concernent des associations sur des éléments abstraits, conceptuels. Pour y pallier : la stratégie SAC (sélection, association, connexion). Tout d’abord, il faut choisir les deux informations que l’on souhaite associer. Ensuite, rendre familière une information qui vous est étrangère. Et enfin créer une histoire entre les personnages inventés. Ainsi pour retenir Minsk comme capitale de la Biélorussie (sélection) et les rendre familiers (association) : « Une belle russe » pour Biélorussie ? et Minnie ou une tranche de mie pour Minsk, en train de skier ? Pour les connecter, Minnie qui tombe de ski sur cette belle russe qui était tranquillement en train de bronzer. Et surtout utiliser les cinq sens dans cette construction narrative : la caresse de la poudreuse, la douleur de la chute, l’odeur de monoï de la belle femme… Cela fonctionne aussi si vous souhaitez retenir des secrétaires généraux de l’ONU tels que Trygve Lie, Dag Hammarskjöld, U Thant, Kurt Waldheim, ou Javier Pérez de Cuéllar, etc. Cette méthode du SAC peut s’associer à celle des lieux (palais de la mémoire) : ainsi, à chaque endroit se produit une scène qui rappelle elle-même une information.

Illustration de la méthode SAC © Illustrations Sidonie Mangin

Il existe également des recettes qui réutilisent ces méthodes de principe de manière plus sophistiquée pour des applications très concrètes. Le major système pour mémoriser les chiffres par exemple qui consiste à transformer les chiffres en consonnes avec lesquelles on crée des mots. Et avec ces mots, on réutilise les méthodes précédentes. Le PAO et le Ben systèmes pour les cartes : pour la première, au lieu de stocker une seule image par emplacement de lieu, il y en aurait 3 mettant en scène un personnage, une action et un objet (PAO) pour générer une histoire plus complexe. La seconde, mise en place par Ben Pridmore, triple champion du monde (mémorisation en une heure de 28 paquets soit 1.456 cartes) consiste à associer une image pour un couple de cartes.

Le record de mémorisation a été atteint par Dominic O’Brien, huit fois champion du monde de la mémoire, qui a retenu 54 paquets de 52 cartes en les regardant une seule fois, soit une suite de 2 808 cartes. Avant d’en arriver là, vous pouvez déjà vous inscrire au championnat de France. Le prochain est prévu le 11 mars 2017.

« Une mémoire infaillible, briller en société sans sortir son smartphone« , éditions Premier Parrallèle, 160 pages.

Site de Sébastien Martinez : http://www.sebastien-martinez.com/

Iris Joussen

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Comprendre la mémoire de travail

« Nous remercions les laboratoires qui nous ont permis de concrétiser ce projet.
Neuropsychologues à la rédaction :
Degiorgio C., Van den Berge D., Watelet A.
Les auteurs remercient vivement  J.C. Bier,neurologue,P. Fery, docteur en neuropsychologie, et Thierry Claes, neuropsychologue, pour leurs conseils lors de la lecture de cette brochure….. »
Pour accéder à cette brochure cliquez sur le lien suivant:

Comment apprendre efficacement ?

8 septembre 2016, improfpsy

https://improfpsy.wordpress.com/2016/09/08/comment-apprendre-efficacement/

Le cerveau droit et le cerveau gauche, les styles d’apprentissage, la mémoire photographique…que de mythes sur l’apprentissage que nous entendons régulièrement chez les étudiants, et malheureusement chez certains enseignants. Le récent
succès médiatique de Céline Alvarez, qui cherche dans les neurosciences et la psychologie des guides pour mieux apprendre montre un certain intérêt pour le sujet.

Mais cet intérêt n’est pas franco-français, et certaines chercheuses et enseignants américaines ont développé un site qui explique aux principaux acteurs (enseignants, parents, apprenants de tous âges) comment apprendre efficacement. L’équipe de Learning Scientists a un formidable blog en anglais, et a récemment sorti 6 posters, à diffuser largement dans toutes les écoles, tous les collèges, lycées et dans les universités de France et de Navarre. J’ai participé à la traduction parce que c’est présenté simplement, qu’il s’agit stratégies vraiment efficace et que cette efficacité est accompagnée d’une source scientifique fiable à chaque fois. Tout ce qu’il faut pour une bonne vulgarisation.

Seule contrainte, ne pas utiliser le matériel dans un but commercial.

Pour télécharger tous les posters en un seul clic, c’est par ici. Et pour partager, c’est autant que vous voulez !

Quand vous l’afficherez dans l’établissement, n’oubliez pas d’envoyer la photo🙂

 

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TROUBLES DYS, TDA/H ET MEMOIRE DE TRAVAIL (MT)

Il est difficile d’illustrer cette notion, car cette mémoire n’est pas dédiée à stocker une information mais bien à la véhiculer en 1 à 2 secondes pour la traiter correctement. Son rôle est primordial pour réaliser « vite et bien » une tâche. Elle peut être soit « débordée » du fait d’un trouble dys, soit dysfonctionner. Il existerait une MT verbale, une MT visuelle ou visuospatiale, une MT kinesthésique.
Le mieux est de vous proposer une illustration pratique de la MT ! L’exemple choisit illustre une MT à la fois visuelle, visuo spatiale et…verbale (même en lecture silencieuse).

« Exemple : langage écrit

Lorsque l’enfant lit par assemblage (soit parce qu’il est en début d’apprentissage, soit parce que, plus âgé, il n’accède pas à une stratégie de lecture), il doit garder en mémoire de travail, jusqu’à la fin du mot, chaque élément déchiffré, afin de pouvoir en « assembler » les différents constituants, reconstituer l’ensemble et accéder au sens :
« /pi/…/ra/…/teu/ » (= 3 éléments en MT) va former « /pirate/ »

Si l’accès aux correspondances graphophonologique est lent ou incertain, certains éléments peuvent être perdus (le jongleur laisse tomber tout ou partie des balles) : chaque consonne et son est d’abord lue puis assemblée à la voyelle :
« /pe/…/pi/…/re/…/ra/…/te : » (3 à 4 secondes ). Ce type de séquence déborde largement les capacités (normales) de la mémoire de travail du jeune qui, soit ne comprend rien, soit extrait les derniers éléments en y cherchant du sens ( /ra/te/ ? raté ? »), soit en « inventant » du sens à partir du début ( /pi ?…pire ? »).
De même la lenteur de lecture d’un texte peut ralentir le traitement successif des « unités-mots » et gêner ainsi considérablement la compréhension : lire suffisamment vite est une bonne condition de compréhension.(bien qu’évidemment, la vitesse ne soit pas à elle seule un gage de compréhension !) »

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Extrait « Le syndrome dys-exécutif chez l’enfant et l’adolescent », Alain Moret, Michèle Mazeau (Elsevier Masson).

La mémoire de travail à l’école, pour Comprendre et Accompagner au quotidien Gérald BUSSY

Editions Remédiacog. Solutions pour Stimuler et Rééduquer les Troubles Cognitifs.

I/ La Mémoire de Travail : c’est quoi ?                                                                    page  10

II/ Comment se développe la Mémoire de Travail ?                                            page  18

III/ A quoi sert la Mémoire de Travail ?                                                                   page 22

IV/ Comment se manifeste les troubles de la Mémoire de Travail ?              page 30

V/ Comment aider un enfant qui a des difficultés de Mémoire de Travail ?  page 38

VI/ La rééducation de la Mémoire de Travail est-elle possible ?                       page 48

VII/ Références Bibliographiques                                                                                page 56

Pour accéder au document cliquez sur le lien suivant:

http://www.dysphasie.org/images/La%20m%C3%A9moire%20de%20travail%20%C3%A0%20l’%C3%A9cole(1).pdf

Brain Gym : des mouvements pour muscler vos capacités à étudier

Réussir sa vie : des pistes de réflexion pour construire son projet de vie

Certains mouvements du corps peuvent stimuler l’écoute, la lecture, la compréhension, la mémorisation… Et aussi permettre d’évacuer le stress avant un examen. Avec la Brain Gym, vous aidez vos neurones à travailler !

Brain Gym : des mouvements pour muscler vos capacités à étudier

« Dès que je suis face à mon cours, je lis sans comprendre : je passe des heures sur le même paragraphe et plus le temps passe, plus je me bloque », raconte Cindy, en classe de première.

Eh oui, les blocages peuvent être nombreux dans un apprentissage… Et le corps n’y est pas étranger : n’apprenons-nous pas avec nos yeux (qui lisent), nos oreilles (qui écoutent), nos mains qui écrivent et notre cerveau qui doit tout traiter et mémoriser ?

 

Brain Gym : des mouvements pour muscler vos capacités à étudier
Mise au point aux Etats-Unis par le chercheur Paul Dennison, la « Brain Gym » propose donc d’utiliser le corps pour mieux apprendre : ce courant éducatif a mis au point 26 mouvements simples qui ont chacun leurs vertus.
Certains aident à évacuer les tensions pour mieux se concentrer. D’autres favorisent la compréhension et la mise en mémoire en stimulant les deux hémisphères du cerveau, d’autres encore peuvent aider à mieux lire ou à équilibrer les émotions …

Voici une petite sélection de mouvements tirés de l’ouvrage « Brain Gym, le mouvement, clé de l’apprentissage » de Paul et Gail Dennison (ed. Le souffle d’or). Précisons qu’ils peuvent aider des élèves de tout âge : enfants, adolescents, étudiants et même adultes… Ne vous dites donc pas qu’ils sont trop simples, essayez…


Se détendre pour se mettre au travail avec l’ECAP

Vous arrivez à votre bureau et vous vous jetez sur votre ordinateur ou votre livre sans préparation. Stop !

La Brain Gym vous propose de prendre 5 minutes pour vous détendre et vous mettre en condition pour mieux utiliser le potentiel de votre cerveau : il s’agit d’enchaîner 4 activités de base, dans une séquence appelée ECAP, un sigle qui veut dire « Energisant, Clair, Actif, et Positif ».

Ces 4 activités très simples veulent en effet vous donner de l’énergie, de la clarté, l’envie d’être actif et impliqué dans votre apprentissage.

 

Reprenons maintenant chacun des 4 gestes de l’ECAP : vous pouvez en effet les enchaîner ou les pratiquer séparément.

Boire de l’eau pour retrouver sa vitalité

La première activité ECAP consiste donc… à boire de l’eau lentement, en en gardant un peu dans sa bouche avant d’avaler.

A quoi ça sert ?
Pour la « Brain Gym », c’est un mouvement « énergisant » : boire nous réhydrate et nous redonne de la vitalité. Toutes les compétences du cerveau sont renforcées par une bonne hydratation: concentration, allégement de la fatigue mentale, meilleur stockage des informations.


Les « Points du cerveau » pour mieux coordonner les mains et les yeux

Brain Gym : des mouvements pour muscler vos capacités à étudier
Le mouvement dit des « Points du cerveau » consiste à placer le pouce et l’index d’une main sous les petits creux situés juste sous les clavicules, et l’autre main sur le ventre au niveau du nombril.

La main sur le ventre ne bouge pas tandis que l’autre frotte doucement le point de contact durant 30 secondes environ. Dans le même temps, vous déplacez lentement le regard de droite à gauche en suivant une ligne horizontale.
Puis vous le refaites avec l’autre main de l’autre côté du corps.

A quoi ça sert ?
Ce mouvement active la coordination des mains et des yeux. Il peut faciliter la lecture et l’écriture à la main ou au clavier.


Les « mouvements croisés » pour favoriser la compréhension

Les mouvements croisés consistent par exemple à lever un genou et à le toucher avec le coude opposé en alternant. On peut aussi les faire assis.

A quoi ça sert ?
Cela stimule toutes les compétences motrices fines du corps et la latéralité (sens droite-gauche) qui interviennent dans l’écriture, l’orthographe, la coordination entre le cerveau gauche et le cerveau droit…
Globalement, cela facilite toutes les tâches de coordination, et donc aussi la compréhension.


Les Contacts croisés pour se recentrer et se préparer à réfléchir

Brain Gym : des mouvements pour muscler vos capacités à étudier
Le mouvement des « contacts croisés » comprend en fait deux postures :

– Dans un 1er temps, vous croisez les chevilles, vous étendez les bras et vous joignez les poignets, puis vous entrelacez les doigts et repliez les mains ainsi liées devant la poitrine. Vous gardez la position durant 1 minute environ, en plaçant le bout de votre langue derrière les incisives.

– Dans un 2ème temps, vous décroisez bras et jambes, et vous joignez vos mains devant vous en mettant en contact le bout de vos cinq doigts. Respirez calmement et profondément durant une minute en replaçant la langue contre l’extrémité du palais à l’inspiration.

A quoi ça sert ?
Ce mouvement des « contacts croisés » active les muscles de l’équilibre : cela permet d’évacuer le stress et les éléments perturbateurs qui dispersent votre attention. Vous vous recentrez, vous vous sentez plus calme et prêt à réfléchir et à organiser votre pensée.
A faire pour affronter le stress d’un examen.

 

Conseils pour bien utiliser la Brain Gym

La Brain Gym est une invitation à être attentif à soi-même lorsque l’on étudie. Vous sentez-vous tendu, fatigué, dispersé, découragé ?

Testez certains des mouvements présentés ici et observez l’effet produit. Adoptez celui ou ceux qui vous aident et prenez l’habitude de les utiliser avant ou pendant vos séances de travail.
Lorsque vous révisez un examen par exemple, pourquoi ne pas faire un peu de Brain Gym durant vos pauses ?

Voyons maintenant des mouvements particulièrement conseillés pour certaines circonstances.


Je passe un examen, je stresse, j’ai peur de tout oublier

Six mouvements peuvent vous aider à évacuer le stress, à retrouver le calme et la concentration nécessaires pour aller chercher dans votre mémoire les connaissances qui y sont stockées.

Nous en avons déjà vu trois :
Boire de l’eau (si c’est possible)
Les Mouvements croisés
– Les Contacts croisés.

En voici trois autres :
– Les Huit couchés : Dessinez un grand huit « couché » (le symbole de l’infini) en l’air devant vous avec votre pouce. Démarrez en montant vers la gauche, puis descendez et remontez vers la droite en un mouvement de lasso. Faites le avec l’autre pouce, mais toujours en partant vers la gauche. (Une variante plus facile à faire dans une salle d’examen peut être de penser à un grand X, en le suivant mentalement des yeux).

Ce mouvement stimule les mouvements oculaires et aide à écrire plus vite. Il détend aussi le cou et les épaules.

– Les Points positifs : Placez les bouts des doigts de vos deux mains de part et d’autre de votre front, entre les sourcils et la racine des cheveux. N’appuyez pas, mais étirez légèrement la peau du front sous vos doigts. Vous ressentez alors une légère pulsation. Gardez le contact en écoutant la pulsation, de 30 secondes à 5 minutes. Ce geste vous aide à libérer votre mémoire en activant le cortex préfrontal. Il libère aussi du stress.

– Les Points d’enracinement : Placez deux doigts sous la lèvre inférieure au niveau du menton et laissez reposer l’autre main vers le nombril, doigts pointant vers le bas. Regardez vers le bas et imaginez que vous respirez à partir du centre du corps. Maintenez pendant quatre à six respirations complètes puis changez de main. Ce mouvement aide à organiser les données et les idées.

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Les Contacts croisés, position 1
copyright : reussirmavie.net

J’ai besoin de me concentrer pour écouter un cours

« Ouvrez les oreilles ! »… Les profs qui reprochent aux élèves de ne pas écouter ne savent pas si bien dire.

– La Brain Gym propose en effet de faire le mouvement « Ouvrir grand ses oreilles« . Placez le pouce et l’index de chaque main en haut de chaque oreille et tirez-les doucement vers l’arrière en descendant. Vous terminez en massant le lobe, puis vous remontez et vous faites cela deux-trois fois. Ce geste améliorerait l’attention auditive, et donc la mémorisation (liée à l’écoute).

Un autre mouvement aide à se concentrer plus longuement :

– Les Points de l’espace : Vous placez deux doigts au-dessus de la lèvre supérieure sous le nez et l’autre main au bas de votre dos sur la ligne de votre colonne vertébrale. Ne vous tordez pas, gardez la tête centrée. Regardez au loin vers le  haut, puis baissez le regard jusqu’au sol. Changez de main et recommencez. Ceci vous aide à vous concentrez sur une tâche.

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Ouvrir les oreilles
Copyright : reussirmavie.net

Je suis fatigué de réviser ou de travailler

La pause s’impose ! Vous pouvez boire de l’eau, mais voici aussi deux mouvements qui peuvent soulager les tensions dues à la station assise :

– les Balancements : Asseyez-vous au sol (sur un tapis de préférence pour ne pas massacrer votre sacrum). Repliez les genoux, décollez les pieds du sol et mettez-vous en équilibre sur les fesses, main posées à plat derrière vous. Commencez à masser une hanche, puis l’autre, en faisant de petits cercles.

– Le Planeur : Restez assis, étendez les jambes devant vous et croisez les pieds au niveau des chevilles. Puis penchez-vous vers l’avant en tendant les bras. Laissez la tête pendre librement, respirez doucement, puis refaites le même geste en descendant légèrement vers la gauche, puis légèrement vers la droite.

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Les Balancements
Copyright : reussirmavie.net

Je suis fatigué de travailler sur ordinateur

Le travail prolongé sur écran occasionne un stress spécifique dû au fait que vous vous concentrez visuellement de façon rapprochée.

Pour détendre vos yeux (et votre cerveau), il est donc conseillé de regarder au loin toutes les 10 minutes, et cela en faisant par exemple une des activités vues plus haut : les Huit couchés, les Contacts croisés, Boire de l’eau…

Mais vous pouvez aussi faire la « Chouette » (!). L’exercice évoque l’étonnante capacité de cet oiseau nocturne à tourner la tête à plus de 180°, ce qui lui donne un champ de vision et d’audition très large. Saisissez le sommet de l’épaule avec la main opposée, pressez les muscles et tournez la tête lentement pour regarder derrière cette épaule, puis tournez la tête de l’autre côté et enfin, laissez-la pendre devant ainsi que vos épaules. Puis faites de même de l’autre côté.

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La Chouette 3
Copyright : reussirmavie.net

Je dois prendre la parole en public

Brain Gym : des mouvements pour muscler vos capacités à étudier
Pour évacuer le stress, vous concentrer sur votre voix, vous pouvez pratiquer les Balancements (vus plus haut) mais aussi :

– la Respiration ventrale : posez les mains sur votre ventre. Emplissez lentement les poumons en inspirant et faites descendre l’air jusqu’à votre ventre. Puis expirez lentement en partant du ventre. Reprenez plusieurs fois puis recommencez à respirer normalement.

– Les Baillements énergétiques : Faites comme si vous bailliez. Placez le bout des doigts à l’articulation de chaque mâchoire. Laissez sortir un son profond en ouvrant l’arrière de la gorge. Massez les tensions des mâchoires sous vos doigts. Recommencez trois fois jusqu’à ce que vos yeux commencent à pleurer.


Tout cela est-il bien sérieux ?

La Brain Gym repose sur le constat trop souvent oublié que notre cerveau coordonne à la fois nos mouvements et nos pensées, tout ceci pouvant être perturbé par les émotions.

Le corps peut gêner le travail de la pensée par la fatigue, la tension musculaire, le mauvais fonctionnement des cinq sens, une mauvaise alimentation, un manque d’hydratation et aussi de sommeil. Alors pourquoi ne pourrait-il être utilisé pour faciliter le travail mental ?

Pour autant, les mouvements de la Brain Gym ne peuvent, bien sûr, résoudre tous les problèmes rencontrés par l’étudiant : celui-ci devra tout de même produire un travail intellectuel pour mémoriser, apprendre et organiser ses connaissances.
Pour tout cela, vous pouvez relire nos articles par exemple sur la concentration, lamémorisation, la prise de notes ou la révision d’examens.

 

Pour en savoir plus :
L’association Brain Gym France enseigne les principes de ces mouvements et forme des animateurs : www.braingym.fr
Michèle Longour

La mémoire de travail et les fonctions exécutives dans le contexte scolaire : Comment aider les élèves qui ont des difficultés?

Enregistrement de weebinaire  cliquant sur le lien suivant:

https://vimeo.com/168359123

Lors du webinaire, Jessica Rivest a défini les concepts liés à la mémoire de travail et les fonctions exécutives, telles que les habiletés de planification et d’organisation, le contrôle de l’inhibition et la flexibilité cognitive. Les définitions ont été accompagnées d’exemples concrets retrouvés en milieu scolaire.

Jessica Rivest a également discuté des liens qui existent entre, d’une part, la mémoire de travail et les fonctions exécutives et, d’autre part, les performances académiques, le niveau socio-économique, les habitudes de vie et la santé. Elle a expliqué la trajectoire développementale de ces fonctions cognitives chez les enfants/adolescents avec et sans trouble d’apprentissage.

Vers la fin du webinaire, la conférencière a fait une revue de la littérature scientifique au sujet des interventions disponibles pour améliorer les habiletés de mémoire de travail et les fonctions exécutives et avait abordé des stratégies pédagogiques qui aident les élèves aux prises avec des faiblesses de mémoire de travail et des difficultés exécutives.
Au sujet de la conférencière : 

Photo de Jessica Rivest  Dr Jess
ica B.Rivest détient une maîtrise et un doctorat en neuropsychologie clinique de l’Université de Montréal. Elle est membre de l’Ordre des psychologues de l’Ontario depuis 2014.  Sur le plan clinique, Dr Jessica B.Rivest a effectué ses internats et a œuvré dans différents services de pédopsychiatrie et de réadaptation en neurotrauma, l’amenant à travailler avec diverses clientèles, notamment les troubles spécifiques d’apprentissage, le trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité (TDAH), la déficience intellectuelle, les troubles du spectre de l’autisme, les traumatismes crânio-cérébraux et les troubles d’anxiété. Depuis septembre 2015, elle est employée comme psychologue au Conseil scolaire Viamonde. Ses tâches incluent principalement la réalisation d’évaluations et de consultations psychoéducationnelles, en plus d’offrir diverses formations au personnel enseignant. Avec l’équipe multidisciplinaire pour l’enfance en difficulté, elle développe aussi des programmes de prévention et d’intervention pour l’ensemble des écoles du conseil scolaire. En parallèle, Dr Jessica B.Rivest offre également des services d’évaluation neuropsychologique et psychoéducationnelle en pratique privée.