Archives pour la catégorie mémoire

La mémoire de travail à l’école

Pour Comprendre et Accompagner au quotidien
De Gérald BUSSY
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5 options pour augmenter la durée de rétention des informations dans la mémoire

Source: · ,Blog « apprendre, réviser, mémoriser »

 

5 options pour augmenter la durée de rétention des informations

Le cerveau est câblé pour oublier : dès que l’apprentissage intervient, intervient également l’oubli. D’après Murre et Dros (2015), il existe une courbe de l’oubli. En une heure, les élèves oublient plus de la moitié de ce qu’ils ont vu, lu ou entendu. Au bout d’un jour, il se souviendront seulement d’un tiers de ces informations.

courbe de l'oubli dans la mémoire

Cependant, il est possible d’augmenter la durée de rétention des informations. Voici 5 options pour faire augmenter la durée de mémorisation des informations  :

1.Les explications orales entre pairs

Quand les élèves expliquent ce qu’ils ont appris à d’autres, les concepts et connaissances vues sont évoqués à nouveau, et donc consolidés dans la mémoire.

2.Réviser. Faire une pause. Réviser à nouveau.

La consolidation des apprentissages à mémoriser passe par le fait d’espacer les révisions et de les réactiver régulièrement tout au long de l’année scolaire.

Une grosse session de révisions (en fin de trimestre) est moins efficace que plusieurs petites sessions tout au long du trimestre avec réaction des différentes notions à maîtriser régulièrement.

3.Des évaluations régulières

Là encore, des petites évaluations fréquentes sont plus efficaces pour la mémorisation à long terme qu’une grosse évaluation. Ces évaluations n’ont pas nécessairement besoin d’être notées. Elles peuvent prendre différentes formes :

  • observation (exemple : est-il nécessaire de faire une évaluation formelle sur la phrase quand on peut se contenter de lire des productions d’élèves et savoir s’ils maîtrisent la construction de la phrase et les règles de ponctuation ?)
  • transformation de la leçon (exemple : transformer une sous partie d’un chapitre en Mind Map ou en Sketchnote)
  • préparation et présentation d’exposés
  • manipulation de matériel…

4.Mélanger les concepts aussi souvent que possible

Il est utile de mélanger les concepts et les types de problème pour améliorer la mémorisation à long terme. Ainsi, il est efficace d’intégrer des opérations posées d’additions et de soustractions dans les exercices d’entraînement à la multiplication posée.

Plus les élèves ont besoin de réfléchir et de faire preuve d’agilité mentale, plus la mémorisation à long terme est efficace.

5.Diversifier les supports d’apprentissage

Plus les supports sont diversifiés (textes, images, schémas, parole, films…) et inter-mêlés (texte + image, texte + schémas…), plus la mémorisation à long terme est efficace.

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Source : Vidéo “Make Learning Stickier” par Edutopia

Le « Palais de la mémoire », une technique pour tout retenir

Sciences et Avenir, l'actualité de la science et la vie de la recherche dans le monde, 09/01/2017

Vous pensez avoir une mauvaise mémoire ? Vous oubliez les prénoms des personnes que l’on vient de vous présenter ? Rassurez-vous, il existe des techniques pour vous aider à remédier à cette lacune. Commencez l’année 2017 en ravivant le palais de votre mémoire.

Technique de mémorisation des chiffres

Une méthode pour mémoriser les chiffres est d’utiliser un alphabet qui traduit ces chiffres de 0 à 9 en lettres.

© Sidonie Mangin

 

Vous ne pensez pas être capable de réciter un chapitre entier de votre livre favori ? Et bien, c’est une erreur. Nous en aurions tous la capacité. Dans une vidéo qui circule sur la toile depuis le 28 décembre 2016, le journaliste de la revue Vox, Dean Peterson nous explique comment – en ayant pourtant une mauvaise mémoire- il a réussi à réciter toute une partie de l’ouvrage Moby Dick. Et nous fait ainsi redécouvrir le palais de notre mémoire.

Le Palais de la mémoire

Le principe ? Créer une « mémoire artificielle » en utilisant un lieu connu, dans lequel on aura disposé des informations. En d’autres termes, il s’agit de déposer mentalement des « mots » dans des endroits que l’on connaît pour les retrouver plus facilement. Pour Sébastien Martinez, champion de France de la mémoire et ingénieur des Mines, « ce qui est intéressant avec cette méthode c’est qu’elle permet de se souvenir dans n’importe quel sens. Nous ne sommes plus obligés de reconstruire tout un raisonnement pour se souvenir d’un item« .

Le palais de la mémoire serait le lien entre la mémoire à court terme (qui aurait une durée de 18 secondes) et celle à long terme qui impliquent des réseaux neuronaux distincts bien qu’interconnectés. Le chiffre 7 serait le « nombre magique » de la mémoire à court terme, c’est à dire le nombre d’éléments pouvant être mémorisés simultanément, explique le Pr Francis Eustache dans un rapport rédigé avec l’Inserm. En moyenne, nous sommes donc tous capables de retenir pendant quelques secondes entre 5 et 9 items. La mémoire à long terme, quant à elle, est subdivisée et celle que l’on cherche à activer par ces méthodes est dite déclarative. Elle désigne elle-même deux types d’expériences : la mémoire épisodique qui concerne les souvenirs que l’on peut reconstituer, et la mémoire sémantique, c’est à dire la mémoire du savoir et de la connaissance, qui englobe tout contenu dont on peut dire « Je sais, mais je ne sais pas pourquoi je le sais. ».

D’autres techniques de mémorisation

Cette vidéo est l’occasion de se replonger dans le livre de ce champion de France de la mémoire « Une mémoire infaillible, briller en société sans sortir son smartphone » que Sciences et Avenir vous avait déjà présenté. Sébastien Martinez avertit au préalable : « L’art de l’apprentissage est circulaire. Il faut d’abord, comprendre les enjeux, la façon dont les informations sont organisées, où elles mènent. Puis, en maîtriser le détail. La mémorisation fixe et renforce la compréhension. C’est dans ce double mouvement que réside le secret de l’apprentissage ». Puis nous livre quelques techniques des plus simples aux plus sophistiquées.

Pour des listes d’objets concrets, la méthode SEL (sens, enfance, lien). Il existe trois grands types de stratégies pour mémoriser des choses concrètes : classer, répéter et donner du sens à une suite qui, a priori, n’en a pas. Et c’est la troisième, permise grâce au SEL (Sens, enfance, lien), qui serait la plus intéressante selon Sébastien Martinez.

  • Sens : faire appel à nos cinq sens pour donner vie à ce souvenir. Nous « encodons » des expériences dans notre mémoire (synesthésie).
  • Enfance : inventer une histoire autour de ce souvenir
  • Créer des liens car, pour donner du sens aux choses, encore faut-il qu’elles se tiennent. Chaque item doit en appeler un autre sur le fil de la narration.

Mais le plus souvent, nos trous de mémoire concernent des associations sur des éléments abstraits, conceptuels. Pour y pallier : la stratégie SAC (sélection, association, connexion). Tout d’abord, il faut choisir les deux informations que l’on souhaite associer. Ensuite, rendre familière une information qui vous est étrangère. Et enfin créer une histoire entre les personnages inventés. Ainsi pour retenir Minsk comme capitale de la Biélorussie (sélection) et les rendre familiers (association) : « Une belle russe » pour Biélorussie ? et Minnie ou une tranche de mie pour Minsk, en train de skier ? Pour les connecter, Minnie qui tombe de ski sur cette belle russe qui était tranquillement en train de bronzer. Et surtout utiliser les cinq sens dans cette construction narrative : la caresse de la poudreuse, la douleur de la chute, l’odeur de monoï de la belle femme… Cela fonctionne aussi si vous souhaitez retenir des secrétaires généraux de l’ONU tels que Trygve Lie, Dag Hammarskjöld, U Thant, Kurt Waldheim, ou Javier Pérez de Cuéllar, etc. Cette méthode du SAC peut s’associer à celle des lieux (palais de la mémoire) : ainsi, à chaque endroit se produit une scène qui rappelle elle-même une information.

Illustration de la méthode SAC © Illustrations Sidonie Mangin

Il existe également des recettes qui réutilisent ces méthodes de principe de manière plus sophistiquée pour des applications très concrètes. Le major système pour mémoriser les chiffres par exemple qui consiste à transformer les chiffres en consonnes avec lesquelles on crée des mots. Et avec ces mots, on réutilise les méthodes précédentes. Le PAO et le Ben systèmes pour les cartes : pour la première, au lieu de stocker une seule image par emplacement de lieu, il y en aurait 3 mettant en scène un personnage, une action et un objet (PAO) pour générer une histoire plus complexe. La seconde, mise en place par Ben Pridmore, triple champion du monde (mémorisation en une heure de 28 paquets soit 1.456 cartes) consiste à associer une image pour un couple de cartes.

Le record de mémorisation a été atteint par Dominic O’Brien, huit fois champion du monde de la mémoire, qui a retenu 54 paquets de 52 cartes en les regardant une seule fois, soit une suite de 2 808 cartes. Avant d’en arriver là, vous pouvez déjà vous inscrire au championnat de France. Le prochain est prévu le 11 mars 2017.

« Une mémoire infaillible, briller en société sans sortir son smartphone« , éditions Premier Parrallèle, 160 pages.

Site de Sébastien Martinez : http://www.sebastien-martinez.com/

Iris Joussen

Comprendre la mémoire de travail

« Nous remercions les laboratoires qui nous ont permis de concrétiser ce projet.
Neuropsychologues à la rédaction :
Degiorgio C., Van den Berge D., Watelet A.
Les auteurs remercient vivement  J.C. Bier,neurologue,P. Fery, docteur en neuropsychologie, et Thierry Claes, neuropsychologue, pour leurs conseils lors de la lecture de cette brochure….. »
Pour accéder à cette brochure cliquez sur le lien suivant:

Comment apprendre efficacement ?

8 septembre 2016, improfpsy

https://improfpsy.wordpress.com/2016/09/08/comment-apprendre-efficacement/

Le cerveau droit et le cerveau gauche, les styles d’apprentissage, la mémoire photographique…que de mythes sur l’apprentissage que nous entendons régulièrement chez les étudiants, et malheureusement chez certains enseignants. Le récent
succès médiatique de Céline Alvarez, qui cherche dans les neurosciences et la psychologie des guides pour mieux apprendre montre un certain intérêt pour le sujet.

Mais cet intérêt n’est pas franco-français, et certaines chercheuses et enseignants américaines ont développé un site qui explique aux principaux acteurs (enseignants, parents, apprenants de tous âges) comment apprendre efficacement. L’équipe de Learning Scientists a un formidable blog en anglais, et a récemment sorti 6 posters, à diffuser largement dans toutes les écoles, tous les collèges, lycées et dans les universités de France et de Navarre. J’ai participé à la traduction parce que c’est présenté simplement, qu’il s’agit stratégies vraiment efficace et que cette efficacité est accompagnée d’une source scientifique fiable à chaque fois. Tout ce qu’il faut pour une bonne vulgarisation.

Seule contrainte, ne pas utiliser le matériel dans un but commercial.

Pour télécharger tous les posters en un seul clic, c’est par ici. Et pour partager, c’est autant que vous voulez !

Quand vous l’afficherez dans l’établissement, n’oubliez pas d’envoyer la photo🙂

 

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TROUBLES DYS, TDA/H ET MEMOIRE DE TRAVAIL (MT)

Il est difficile d’illustrer cette notion, car cette mémoire n’est pas dédiée à stocker une information mais bien à la véhiculer en 1 à 2 secondes pour la traiter correctement. Son rôle est primordial pour réaliser « vite et bien » une tâche. Elle peut être soit « débordée » du fait d’un trouble dys, soit dysfonctionner. Il existerait une MT verbale, une MT visuelle ou visuospatiale, une MT kinesthésique.
Le mieux est de vous proposer une illustration pratique de la MT ! L’exemple choisit illustre une MT à la fois visuelle, visuo spatiale et…verbale (même en lecture silencieuse).

« Exemple : langage écrit

Lorsque l’enfant lit par assemblage (soit parce qu’il est en début d’apprentissage, soit parce que, plus âgé, il n’accède pas à une stratégie de lecture), il doit garder en mémoire de travail, jusqu’à la fin du mot, chaque élément déchiffré, afin de pouvoir en « assembler » les différents constituants, reconstituer l’ensemble et accéder au sens :
« /pi/…/ra/…/teu/ » (= 3 éléments en MT) va former « /pirate/ »

Si l’accès aux correspondances graphophonologique est lent ou incertain, certains éléments peuvent être perdus (le jongleur laisse tomber tout ou partie des balles) : chaque consonne et son est d’abord lue puis assemblée à la voyelle :
« /pe/…/pi/…/re/…/ra/…/te : » (3 à 4 secondes ). Ce type de séquence déborde largement les capacités (normales) de la mémoire de travail du jeune qui, soit ne comprend rien, soit extrait les derniers éléments en y cherchant du sens ( /ra/te/ ? raté ? »), soit en « inventant » du sens à partir du début ( /pi ?…pire ? »).
De même la lenteur de lecture d’un texte peut ralentir le traitement successif des « unités-mots » et gêner ainsi considérablement la compréhension : lire suffisamment vite est une bonne condition de compréhension.(bien qu’évidemment, la vitesse ne soit pas à elle seule un gage de compréhension !) »

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Extrait « Le syndrome dys-exécutif chez l’enfant et l’adolescent », Alain Moret, Michèle Mazeau (Elsevier Masson).

La mémoire de travail à l’école, pour Comprendre et Accompagner au quotidien Gérald BUSSY

Editions Remédiacog. Solutions pour Stimuler et Rééduquer les Troubles Cognitifs.

I/ La Mémoire de Travail : c’est quoi ?                                                                    page  10

II/ Comment se développe la Mémoire de Travail ?                                            page  18

III/ A quoi sert la Mémoire de Travail ?                                                                   page 22

IV/ Comment se manifeste les troubles de la Mémoire de Travail ?              page 30

V/ Comment aider un enfant qui a des difficultés de Mémoire de Travail ?  page 38

VI/ La rééducation de la Mémoire de Travail est-elle possible ?                       page 48

VII/ Références Bibliographiques                                                                                page 56

Pour accéder au document cliquez sur le lien suivant:

http://www.dysphasie.org/images/La%20m%C3%A9moire%20de%20travail%20%C3%A0%20l’%C3%A9cole(1).pdf