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La préparation du geste d’écriture par Danièle Dumont (son importance et des exercices ludiques)

Article de Caroline, blog « apprendre, réviser, mémoriser »

Afin de travailler efficacement le geste d’écriture (et éviter de devoir passer par des exercices de remédiation en CP ou plus tard), Danièle Dumont, docteur en sciences du langage et auteure de Enseigner à l’école primaire – Le geste d’écriture, insiste sur l’importance d’une préparation au geste d’écriture à travers des activités sur le mouvement, l’espace et la forme. Les mauvaises tenues du crayon peuvent se prendre tôt et résister ensuite à la remédiation, ce qui pose problème quand “je n’aime pas écrire” devient “je n’aime pas apprendre”.

Danièle Dumont propose en maternelle de :

  • multiplier les jeux de doigts

Dans son livre, elle propose par exemple plusieurs comptines pour apprendre le nom des doigts. Elle propose également de travailler la motricité de l’index par la peinture à doigt.

  • travailler sur la mobilité, l’agilité de la main et des doigts

  • multiplier les activités motrices

Pour Danièle Dumont, les exercices de motricités sont primordiaux dès la petite section car l’activité motrice et les manipulations précèdent les apprentissages plus symboliques.

Ainsi, elle préconise des activités d’alignement, de rangement, de classement (avec des cubes en bois par exemple). Elle insiste également sur les activités de latéralisation.

  • préparer au lignage des cahiers

Quelques exemples d’activités ludiques de préparation à l’horizontalité de la ligne et la régularité des espaces à proposer aux enfants de 3/5 ans :

  • la disposition de cubes en ligne et régulièrement espacés pour faire slalomer une moto ou un bonhomme sur des rollers,
  • l’alignement des éléphants (en jouets ou en images) qui vont au lac à la queue leu leu,
  • l’alignement de voitures arrêtées au feu rouge (elles se suivent mais ne se touchent pas, elles ne doivent pas être trop espacées « sinon le conducteur suivant va klaxonner », elles doivent être bien alignées « sinon elles gênent les voitures qui viennent en sens inverse »…).

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Pour aller plus loin : Enseigner à l’école primaire – Le geste d’écriture éd. 2016 de Danièle Dumont (édition Hatier) est disponible en médiathèque, en librairie ou sur internet.

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Site pour l’orientation post-bac

Dans le cadre du Plan Etudiants, l’Onisep a développé un nouveau site dédié aux lycéens de terminale.

http://www.terminales2017-2018.fr

 

Ce site présente 5 étapes pour accompagner la démarche des lycéens vers l’enseignement supérieur.

Il propose une approche vivante avec des conseils pratiques et des retours d’expériences d’enseignants et d’étudiants, ainsi que des quiz pour tester ses connaissances sur les formations.

 

Nous vous invitons à faire la connaissance de ce nouvel outil au service de l’orientation des élèves !

 

Difficultés rencontrées en anglais

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Mallette pédagogique Troubles Dys

Pourquoi est-ce si difficile ?

L’anglais est une langue difficile à assimiler pour un élève Dys (en particulier les dyslexiques). Ils sont amenés à rencontrer de nombreuses difficultés.

Difficultés à l’oral dues

A la complexité de la prononciation

  • Accentuation des mots ;
  • Diphtongues fréquentes ;
  • Distinction entre différents types de voyelles (courte/longue ou relâchée/tendue).

Difficultés à l’écrit dues

Aux irrégularités dans les correspondances entre graphèmes et phonèmes

  • Certaines lettres n’ont plus le même son (qu’en français) :
    • « a » devient « é » ;
    • « e » devient « i » ;
    • « i » devient « aïe » ;
    • « u » devient « you ».
  • Des nouveaux sons doivent être transcrits à l’écrit :
Exemples
« out » loud, about, …
« ious » various, serious
« ing » going, writting, …
« ed » cooked, wanted, …
« ies » ladies, parties, …
  • Des consonnes muettes (à l’écoute) sont présentes à l’écrit :
Exemples
Silent « b » climb, thumb, doubt, …
Silent « c » muscle, black, scene, …
Silent « d » wednesday, sandwich, handsome, …
Silent « g » gnat, foreign, sign, …
Silent « h » heir, honest, ghost, …
Silent « k » knee, knife, know, …
Silent « l » salmon, could,chalk, …
Silent « n » autumn, column, hymn, …
Silent « s » island, aisle, debris, …
Silent « t » listen, wistle, christmas, …
Silent « w » wrap, who, sword, …

Au manque de correspondance entre anglais et français dans

  • La formation des temps :
    • 2 formes de présent (simple et progressif) ;
    • 4 formes de passé (passé simple, passé de situation/habitude terminée, present perfect et past perfect).
  • La construction de certaines phrases :
    • Auxiliaire « do » pour la forme interrogative (sauf certains cas) ;
    • Auxiliaire « do » + « not » pour la forme négative ;
    • Utilisation des modaux « can », « must », « may » et « have to » pour exprimer la possibilité, l’obligation, la probabilité, l’absence de nécessité.
  • La différenciation des genres :
    • Genre neutre ;
    • Adjectifs et participes invariables.

   Aux complexités grammaticales

Exemples les plus connus
Homophones :(même prononciation mais signification différente) air – heir, be – bee, buy –  by – byecereal – serial, close  – clothes

days – daze, dear – deer

eight – ate, eye – I

flower – flour, for – four

gnu –  knew – new, grate – great

hart – heart, hi – hight

idle – idol, in – inn, jeans – genes,

knight – night, know – no

marry – merry – Mary, muscle – mussel

not – knot, one – won, or – oar – ore

pair – pare – pear, peace – piece

rap – wrap, right – write

sea – see, son – sun

their – there, to – too – two

weak – week, whine – wine

Homographes :(même orthographe mais signification différente) bat : une chauve-souris ou une batte (de baseball)bear : un ours ou supporter

cut : arrêter un enregistrement, de filmer ou couper/découper ou couper un paquet de carte

go : le départ (d’une course) ou quitter un endroit

puzzle : un puzzle ou intriguer (laisser perplexe quelqu’un)

set : plus de 450 sens différents

stand : un stand ou se lever

Difficultés de différenciations auditives dues 

A la proximité de certains sons, à des prononciations différentes ou à la découverte de nouveaux sons :

  • « wh » et « th » : confusions fréquente entre when/then ou where/there ;
  • en anglais, le « w » n’est pas équivalent du « v » ;
  • en français, le son « th » n’existe pas.

A la confusion de sons voisins

  • les « sifflantes » : « ch » – « j » – « sh » ;
  • les voyelles courtes : [i] – [e] – [ae] ;
  • les consonnes sonores ou sourdes : bag – back, thing – think, spend – spent ;
  • la longueur des mots : eat – it, feel – fill, pool – pull, cheap – chip.

Difficultés de différenciation visuelle

Confusion et inversion de certaines lettres

  • « d »/ »q », « b »/ »p », « m »/ »n », « u »/ »n » ;
  • « W »/ »M », « Q »/ »O ».

Fautes d’orthographe fréquentes

  • écrire « feef » au lieu de feet ;
  • confusion entre while et white ;
  • confusion entre might et night ;
  • confusion entre foot et food ou écriture de « foob »

Comment aider un élève Dys à apprendre l’anglais ?

Adopter une approche méthodique

Adapter le contenu des cours

  • Passer par la langue maternelle pour permettre l’assimilation des règles (grammaire, tournure des phrases) ;
  • Traduire systématiquement les expressions anglaises en français pour permettre l’accès au sens ;
  • Retravailler la gestion du temps pour permettre au Dys d’accéder pleinement à l’apprentissage.

Vérifier que la perception de départ de l’élève soit correcte

  • Prononcer lentement et distinctement les mots ;
  • Écrire au tableau les mots complexes (phonèmes différents des graphèmes, consonnes muettes, …) ;
  • Approche des mots dans le silence, puis redire individuellement les mots à l’élève.

Utiliser un enseignement multidimensionnel     

  • Privilégier l’apprentissage par l’oral : insister sur l’apprentissage d’une bonne prononciation dès le départ ;
  • Faire écouter : chansons, logiciels parlants, DVD en VO (avec sous-titres en français, puis avec sous-titres en anglais et enfin sans sous-titres) ;
  • Faire lire ;
  • Faire écrire : être vigilant sur la graphie et la copie si celle-ci se fait manuellement.

Adapter les évaluations

  • Privilégier les évaluations à l’oral

 

Ressources supplémentaires

Ressources pédagogiques

  • Natacha GOUSSEREY-BENARD : enseignante d’anglais en collège et formatrice pour les enseignants d’anglais (du second degré) mais aussi en transversal, pour les accompagner dans la prise en compte des dyslexiques et autres élèves à besoins particuliers dans leurs pratiques de classe. Académie de Poitiers (2014). Dyslexie et apprentissage de l’anglais [format PDF]. Repéré à http://ww2.ac-poitiers.fr/anglais/spip.php?article176.

Blogs et sites

  • Dominique LE RAY (professeur d’anglais) : propose diverses ressources pour aider à l’apprentissages de l’anglais et en particulier pour les élèves dyslexisques. Le Ray, Dominique. Dyslexie et anglais : une fatalité ?. Repéré à http://domisweb.free.fr/dyslexie/.
  • Emilie PENEVEYRE (étudiante en orthophonie), Loïc GAMOT (orthophoniste) et l’Institut d’orthophonie de Lille : site créé en vue de mettre en place un partenariat efficace entre les enseignants et les orthophonistes pour rendre la scolarité de l’élève dyslexique plus adaptée à son trouble. Peneveyre, Emilie. Dyslexie et anglais : Comprendre et aider l’élève dyslexique dans l’apprentissage de la langue. Repéré à http://perso.numericable.fr/anglaisetdyslexie/index.html.

Les aménagements scolaires

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Mallette pédagogique Troubles Dys

Un partenariat entre enfant, parent, enseignants et professionnels

Pour les enfants Dys, il est nécessaire de constituer un Projet Professionnel de Scolarisation (PPS) ou un Plan d’Accompagnement Personnalisé pour qu’il puisse bénéficier de différents droits. Attention, ils n’ouvrent pas aux mêmes droits. Nous vous conseillons de consulter notre plateforme Accessi Scol pour plus d’informations.

Si l’enfant est suivi par un orthophoniste, il est recommandé de demander aux parents s’il est possible de rentrer en contact avec le professionnel. En effet, il est nécessaire que l’enseignant puisse positionner son travail c’est-à-dire savoir ce qu’il fait bien, ce qu’il ne faut pas faire, ce qu’il faudrait modifier.

Enfin, si l’enseignant a déjà mis en place une adaptation des devoirs, il est nécessaire qu’il transmette (sur la copie) aux parents, les modalités mises en place. Cela leurs permettra de comprendre ce qui a été fait pour leur enfant.

Des aménagements pour faciliter les apprentissages

En ce qui concerne la prise de note, l’enfant Dys a du mal avec l’écriture et la copie. Il est donc recommandé de lui fournir plusieurs photocopies, à causes des ratures que sera amenées à faire l’élève. En effet, prendre en compte le droit à l’erreur permettra à l’enfant d’être en confiance.

Ensuite, il est primordial de faire attention à la police utilisée dans les différents documents. Nous vous conseillons de favoriser Arial, Verdana, Comic Sans MS, Tahoma, …

Il faut également éviter les polices fantaisies ou celles ayant des empattements (Times New Roman, Courier New, Cambria,…).

En ce qui concerne la mise en page du texte, celle-ci doit être :

  • largement justifiée à droite et à gauche (pour réduire la longueur de chaque ligne) ;
  • aérée en privilégiant des interlignes assez grandes ;
  • avec des caractères suffisamment grands.

Enfin, il est essentiel de passer le plus possible par l’oral. Ainsi, l’enseignant devra énoncés les consignes à l’oral, pour toute la classe, puis de les ré-énoncer individuellement à l’élève.

En ce qui concerne l’apprentissage à la maison, l’enseignant peut mettre en place un système de podcast avec les parents (si ceux-ci sont technophiles). L’enfant peut également amener un magnétophone à l’école qui sera réutilisé le soir pour l’apprentissage des leçons.

Si ces procédés ne sont pas mis en place, ce sera aux parents de lire la leçon à l’enfant, pour lui éviter de passer par la lecture.

Des adaptations pour les évaluations

L’enfant Dys, sous condition d’avoir fait un dossier PPS ou PAP, peut bénéficier d’un tiers temps pour les examens.

L’enseignant peut également adapter les modalités d’évaluations en faisant passer des évaluations individuelles à l’oral. Grâce à celles-ci, il pourra se rendre compte de la réalité des compétences et des compétences scolaires déjà acquises par l’élève Dys. Si l’évaluation se fait à l’écrit, il est préférable de ne pas pénaliser l’élève pour les fautes d’orthographe et de privilégier l’évaluation du fond plutôt que de la forme.

D’un point de vu plus général, il ne faut pas oublier que pour les Dys, l’apprentissage nécessite un coût cognitif plus important. Toutes les difficultés (de décodage, de repérage, de mise en relation, d’acquisition et de traitement) que les troubles Dys impliquent impactent la motivation et la disponibilité de l’élève. Ainsi, il faut être vigilent sur les commentaires faits à l’élève qui pourraient être perçus comme décourageants.

De même, le redoublement n’est pas nécessaire avant un certain niveau. Il est recommandé de prendre en compte l’aspect psychologique de l’enfant et lui permettre de faire les pauses nécessaires pour lui permettre de souffler.

 

 

Aménagement des conditions de passation des examens et concours de l’enseignement scolaire, BTS et examens comptables supérieurs, pour les candidats en situation de handicap.

Afin de garantir l’égalité des chances avec les autres candidats, un certain nombre de dispositions législatives et réglementaires (citées en référence) permettent aux candidats présentant un handicap, de bénéficier des aménagements rendus nécessaires par leur situation.

Ces aménagements peuvent concerner notamment, et selon le cas :

  • une majoration du temps de composition ou de préparation
  • l’accès aux locaux et l’installation matérielle
  • l’utilisation de machine ou de matériel technique ou informatique
  • le secrétariat ou l’assistance par une tierce personne
  • l’accompagnement par un AVS (limité à certains handicaps spécifiques)
  • la lecture et l’écriture en braille
  • l’adaptation de la présentation des sujets
  • la dispense d’une épreuve ou d’une partie d’épreuve
  • l’étalement de la passation des épreuves sur plusieurs sessions
  • le bénéfice de la conservation des notes sur plusieurs sessions

Télécharger la note d’information à destination des candidats potentiellement intéressés par ces mesures et de leurs familles

Procédure

Les aménagements demandés doivent être en cohérence avec les dispositions mises en place au cours de la scolarité, et plus particulièrement durant les 2 dernières années scolaires qui auront précédé la session d’examen – dispositions stipulées le plus souvent dans le cadre de son PPS (Projet Personnalisé de Scolarisation), du PAI (Projet d’Accueil Individualisé), ou du PAP (Plan d’Accompagnement Personnalisé).

Deux cas de figure sont à distinguer :

Elèves ayant sollicité et obtenu le bénéfice d’une décision d’aménagement des conditions de passation d’un examen au titre de la session 2016-2017

Ce peut être le cas, par exemple, et sans que cette énumération soit exhaustive, des élèves en situation de handicap redoublant leur terminale ou toute autre classe d’examen en 2017-2018, ou des élèves ayant présenté les épreuves anticipées du baccalauréat en 2016-2017 (donc candidats aux épreuves terminales en 2017-2018).

Sauf exceptions, la décision d’aménagement prise pour la session 2017 sera réputée valable également pour la session 2018.

Aucun nouveau dossier ne devra donc être constitué pour ces élèves.

Les services rectoraux notifieront directement aux familles la prorogation des dispositions qui leur ont d’ores et déjà été accordées au titre de la session précédente.

Dans tous les autres cas.

Chaque élève qui souhaite bénéficier d’une ou plusieurs de ces dispositions devra constituer un dossier individuel composé :

L’ensemble du dossier est à transmettre à la Direction des services départementaux de l’Éducation nationale (DSDEN) de votre département, dont vous trouverez les adresses ci-après, soit par l’intermédiaire du médecin de l’éducation nationale, soit par la famille.

La réglementation prévoit que les dossiers doivent remonter au plus tard le dernier jour prévu pour l’inscription à l’examen concerné (réglementation introduite par le décret susvisé du 25 août 2015).

Les dossiers sont à envoyer aux adresses suivantes :

Monsieur le Directeur académique des services de l’Éducation nationale du Nord
Service médical en faveur des élèves – Aménagement d’examens pour candidats handicapés
1, rue Claude Bernard 59033 Lille cedex

Monsieur le Directeur académique des services de l’Éducation nationale du Pas-de-Calais
Service médical en faveur des élèves – Aménagement d’examens pour candidats handicapés
20, Bd de la Liberté BP 90016 62021 Arras cedex

http://www1.ac-lille.fr/cid82903/candidats-handicapes.html

Comment se comporter avec un enfant plus sensible que les autres ?

rtbf.be

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RTBF TENDANCE


Nous n’avons pas tous la même sensibilité. Tout le monde n’est pas envahi par les mêmes sensations et c’est sans doute une chance dans de nombreuses situations. Si votre enfant se vexe pour un rien, a la larme facile ou somatise au moindre tracas, il pourrait être hypersensible.

Un fait probablement difficile à vivre pour lui et pour vous, si vous ne prenez pas conscience de ce trait particulier. Rassurez-vous, sa trop grande sensibilité n’est pas une maladie, c’est même bon signe ! Et si vous appreniez à l’aider à apaiser ses émotions si intenses ?

 

De quoi s’agit-il ?

L’hypersensibilité n’est pas véritablement un trouble psychologique, mais c’est davantage qu’un trait de caractère. C’est une manière d’être, de percevoir le monde, de réagir, de réfléchir, d’aimer. Elle est de fait une notion transversale qui touche tous les aspects de la personne de votre enfant, sa physiologie comme la perception du bruit ou de la douleur par exemple, ses émotions, ses relations avec les autres et même son intelligence.

 

Ce que cela implique au quotidien

La grande erreur, est de penser que l’hypersensibilité a toujours le même visage : celui d’une petite fille qui fond en larmes devant un fait anodin. D’abord, les garçons sont aussi sujets à l’hypersensibilité que les filles même si, pour se conformer à ce que la société attend d’eux, ils le manifesteront différemment. Ensuite, il y a cinq typologies dominantes d’hypersensibles et non pas une.

  • L’hypersensible anxieux, qui a tellement le trac qu’il ne peut pas réciter une poésie sans bégayer, le feu aux joues.
  • L’hypersensible en retrait, solitaire, timide et qui va avoir tout le temps mal au ventre faute d’exprimer ce qu’il ressent.
  • L’hypersensible expressif, le roi du drame aux émotions envahissantes et aux réactions disproportionnées.
  • L’hypersensible réactif, dont l’impulsivité physique va le conduire à se blesser ou à brutaliser les autres.
  • Et le susceptible, celui qui prend systématiquement la mouche et se voit très douloureusement comme un éternel incompris.

Certains enfants combinent de surcroît plusieurs dominantes.

 

Respectez sa peur et donnez-lui de l’affection

Rassurez-le brièvement avec calme. Il faut respecter ses sentiments en évitant de trop le consoler ou de trop le surprotéger car cela pourrait lui donner le message qu’il a raison d’avoir peur. Encouragez l’enfant à prendre des risques. Félicitez-le s’il le fait. Essayez aussi de ne jamais montrer vos propres peurs à votre enfant. Par ailleurs, un enfant trop sensible a souvent peur de ne plus être aimé par ses parents, d’être abandonné. Peut-être que votre enfant essaye d’attirer votre attention de manière inconsciente ? Il a donc besoin plus que les autres enfants d’être sécurisé et aimé.

 

Apaisez sa susceptibilité

Il s’agit de lui donner confiance en lui, de façon à ce que les paroles d’autrui ne l’atteignent pas autant. Pour ce faire, discuter avec lui après coup de remarques qu’il a perçues comme blessantes, et lui montrer qu’il n’y avait pas de quoi réagir violemment. Éviter les sujets sensibles, s’avère aussi payant.

 

Faites de son hypersensibilité un atout !

Certaines activités, notamment artistiques ou manuelles, peuvent ainsi être très épanouissantes pour ces enfants.  Source de créativité et de capacités relationnelles précieuses, une hypersensibilité apprivoisée peut devenir un véritable atout dans la vie. A condition de la reconnaître et de la prendre en compte.

 

Ainsi, bien accompagné, l’enfant hypersensible peut cesser d’être envahi par ses émotions. Cela lui évite ainsi de devenir un adulte écorché vif qui souffre sans arrêt. Il peut alors utiliser sa sensibilité hors du commun pour développer des relations riches et profondes.

« Le Monde » lance la seconde saison d’O21 / s’orienter au 21e siècle »

Nancy, Lille, Nantes, Bordeaux et Paris seront, entre décembre et mars, hôtes de ces deux jours de conférences interactives et d’ateliers participatifs pour aider lycéens et étudiants à trouver leur voie.

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Emmanuel Davidenkoff et Laure Belot

 

Première édition d’O21 à Cenon, près de Bordeaux, en février 2017.

Une lycéenne qui culminait à 4/20 en maths devenue programmeuse chez Microsoft. Une élève de l’éducation prioritaire dont les parents pensaient que « Sciences Po, ce n’est pas pour des gens comme nous », aujourd’hui diplômée de Sciences Po. Une ingénieure de Centrale Lille ayant finalement réalisé son rêve d’ado : devenir pâtissière. Un trader spécialisé en optimisation fiscale reconverti en professeur d’économie. De tels parcours, qui prouvent que l’orientation n’est pas une science exacte, vous en découvrirez comme l’an passé des dizaines en assistant aux conférences O21/s’orienter au 21e siècle, que Le Monde organise à Nancy (1er et 2 décembre 2017), Lille (19 et 20 janvier 2018), Nantes (16 et 17 février 2018), Bordeaux (2 et 3 mars 2018) et Paris (17 et 18 mars 2018).

Ils illustrent les nouvelles dynamiques à l’œuvre en matière d’orientation et la nécessité de prendre en compte, en plus des critères scolaires, des évolutions propres au XXIsiècle. L’impact de la mutation numérique, qui bouleverse tous les métiers et appelle l’acquisition de méthodes et vocabulaires communs entre disciplines jusqu’alors étanches. L’urgence du défi environnemental, qui invite à lier destins individuels et collectifs. L’émergence d’enjeux éthiques inédits, qui traversent tous les secteurs, du Droit à la médecine, de l’informatique au journalisme.

Pour aider les 16-25 ans, leurs familles et les enseignants à se formuler les bonnes questions, O21 a interrogé plus de quarante acteurs et experts du monde qui vient : chefs d’entreprises innovantes (James Dyson, Frédéric Mazzella, Xavier Niel [actionnaire à titre personnel du Monde]…), startuppers (Ben Rattray, de change.org ; Pierre Dubuc, d’Openclassrooms…), enseignants-chercheurs innovants (Ken Robinson, François Taddei, Pierre Dillenbourg…) et spécialistes en sciences humaines (Boris Cyrulnik, Cécile Van de Velde, Pascal Picq…). Leurs analyses et conseils seront diffusés, en vidéo, au cours de six conférences au cours desquelles dialogueront avec le public des responsables d’établissements d’universités et de grandes écoles, des entrepreneurs, des chefs d’entreprises, des jeunes diplômés, etc.

Choisir : alors que la mutation numérique bouleverse des dizaines de métiers, quelle voie choisir ? A qui me fier pour trouver une orientation qui me corresponde ?

Anticiper : dans un monde qui se transforme à toute vitesse, quels métiers vont recruter demain ? Quelles nouvelles compétences faut-il acquérir ?

Se former : quelles formations préparent au monde qui vient ? Faut-il plutôt apprendre à apprendre ou devenir spécialiste ? Quelles initiatives sont-elles à suivre dans le monde ?

Créer : face à l’automatisation annoncée de nombreux métiers, la créativité devient une compétence cardinale. Peut-on apprendre à être créatif ? Et doit-on tous le devenir ?

Oser : à l’époque actuelle, reste-t-il des orientations « sûres » ? D’entrepreneur à freelance, jusqu’où prendre des risques ?

Se réaliser : privilégier les métiers qui donnent du sens, est-ce une utopie ? Comment se réaliser dans le monde du travail tout en gagnant sa vie ?

Entre les conférences, des ateliers de découverte et d’aide à la connaissance de soi sont proposés. Les inscriptions sont ouvertes !

Placé sous le haut patronage du ministère de l’éducation nationale, O21 est soutenu, au niveau national, par l’Epitech, l’ESCP Europe et l’ICN Business School, et par un sponsor principal : Orange.

Onze associations partenaires accompagnent O21 et contribuent à la richesse des débats : APM, Article 1, Ashoka, Enactus, Femmes ingénieures, France Digitale, Initiative France, l’Institut de l’engagement, Les entretiens de l’excellence, Pépite France et Ticket for Change.

Pour venir en groupe (classes, associations, municipalités…), il est possible d’effectuer des inscriptions collectives en envoyant un mail à education-O21@lemonde.fr. L’Education nationale étant partenaire de l’événement, les lycées peuvent organiser la venue de leurs élèves sur le temps scolaire.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/o21/article/2017/10/25/le-monde-lance-la-seconde-saison-d-o21-s-orienter-au-21e-siecle_5205969_5014018.html#hz5xdxutWkoYhytA.99