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Difficultés rencontrées en anglais

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Mallette pédagogique Troubles Dys

Pourquoi est-ce si difficile ?

L’anglais est une langue difficile à assimiler pour un élève Dys (en particulier les dyslexiques). Ils sont amenés à rencontrer de nombreuses difficultés.

Difficultés à l’oral dues

A la complexité de la prononciation

  • Accentuation des mots ;
  • Diphtongues fréquentes ;
  • Distinction entre différents types de voyelles (courte/longue ou relâchée/tendue).

Difficultés à l’écrit dues

Aux irrégularités dans les correspondances entre graphèmes et phonèmes

  • Certaines lettres n’ont plus le même son (qu’en français) :
    • « a » devient « é » ;
    • « e » devient « i » ;
    • « i » devient « aïe » ;
    • « u » devient « you ».
  • Des nouveaux sons doivent être transcrits à l’écrit :
Exemples
« out » loud, about, …
« ious » various, serious
« ing » going, writting, …
« ed » cooked, wanted, …
« ies » ladies, parties, …
  • Des consonnes muettes (à l’écoute) sont présentes à l’écrit :
Exemples
Silent « b » climb, thumb, doubt, …
Silent « c » muscle, black, scene, …
Silent « d » wednesday, sandwich, handsome, …
Silent « g » gnat, foreign, sign, …
Silent « h » heir, honest, ghost, …
Silent « k » knee, knife, know, …
Silent « l » salmon, could,chalk, …
Silent « n » autumn, column, hymn, …
Silent « s » island, aisle, debris, …
Silent « t » listen, wistle, christmas, …
Silent « w » wrap, who, sword, …

Au manque de correspondance entre anglais et français dans

  • La formation des temps :
    • 2 formes de présent (simple et progressif) ;
    • 4 formes de passé (passé simple, passé de situation/habitude terminée, present perfect et past perfect).
  • La construction de certaines phrases :
    • Auxiliaire « do » pour la forme interrogative (sauf certains cas) ;
    • Auxiliaire « do » + « not » pour la forme négative ;
    • Utilisation des modaux « can », « must », « may » et « have to » pour exprimer la possibilité, l’obligation, la probabilité, l’absence de nécessité.
  • La différenciation des genres :
    • Genre neutre ;
    • Adjectifs et participes invariables.

   Aux complexités grammaticales

Exemples les plus connus
Homophones :(même prononciation mais signification différente) air – heir, be – bee, buy –  by – byecereal – serial, close  – clothes

days – daze, dear – deer

eight – ate, eye – I

flower – flour, for – four

gnu –  knew – new, grate – great

hart – heart, hi – hight

idle – idol, in – inn, jeans – genes,

knight – night, know – no

marry – merry – Mary, muscle – mussel

not – knot, one – won, or – oar – ore

pair – pare – pear, peace – piece

rap – wrap, right – write

sea – see, son – sun

their – there, to – too – two

weak – week, whine – wine

Homographes :(même orthographe mais signification différente) bat : une chauve-souris ou une batte (de baseball)bear : un ours ou supporter

cut : arrêter un enregistrement, de filmer ou couper/découper ou couper un paquet de carte

go : le départ (d’une course) ou quitter un endroit

puzzle : un puzzle ou intriguer (laisser perplexe quelqu’un)

set : plus de 450 sens différents

stand : un stand ou se lever

Difficultés de différenciations auditives dues 

A la proximité de certains sons, à des prononciations différentes ou à la découverte de nouveaux sons :

  • « wh » et « th » : confusions fréquente entre when/then ou where/there ;
  • en anglais, le « w » n’est pas équivalent du « v » ;
  • en français, le son « th » n’existe pas.

A la confusion de sons voisins

  • les « sifflantes » : « ch » – « j » – « sh » ;
  • les voyelles courtes : [i] – [e] – [ae] ;
  • les consonnes sonores ou sourdes : bag – back, thing – think, spend – spent ;
  • la longueur des mots : eat – it, feel – fill, pool – pull, cheap – chip.

Difficultés de différenciation visuelle

Confusion et inversion de certaines lettres

  • « d »/ »q », « b »/ »p », « m »/ »n », « u »/ »n » ;
  • « W »/ »M », « Q »/ »O ».

Fautes d’orthographe fréquentes

  • écrire « feef » au lieu de feet ;
  • confusion entre while et white ;
  • confusion entre might et night ;
  • confusion entre foot et food ou écriture de « foob »

Comment aider un élève Dys à apprendre l’anglais ?

Adopter une approche méthodique

Adapter le contenu des cours

  • Passer par la langue maternelle pour permettre l’assimilation des règles (grammaire, tournure des phrases) ;
  • Traduire systématiquement les expressions anglaises en français pour permettre l’accès au sens ;
  • Retravailler la gestion du temps pour permettre au Dys d’accéder pleinement à l’apprentissage.

Vérifier que la perception de départ de l’élève soit correcte

  • Prononcer lentement et distinctement les mots ;
  • Écrire au tableau les mots complexes (phonèmes différents des graphèmes, consonnes muettes, …) ;
  • Approche des mots dans le silence, puis redire individuellement les mots à l’élève.

Utiliser un enseignement multidimensionnel     

  • Privilégier l’apprentissage par l’oral : insister sur l’apprentissage d’une bonne prononciation dès le départ ;
  • Faire écouter : chansons, logiciels parlants, DVD en VO (avec sous-titres en français, puis avec sous-titres en anglais et enfin sans sous-titres) ;
  • Faire lire ;
  • Faire écrire : être vigilant sur la graphie et la copie si celle-ci se fait manuellement.

Adapter les évaluations

  • Privilégier les évaluations à l’oral

 

Ressources supplémentaires

Ressources pédagogiques

  • Natacha GOUSSEREY-BENARD : enseignante d’anglais en collège et formatrice pour les enseignants d’anglais (du second degré) mais aussi en transversal, pour les accompagner dans la prise en compte des dyslexiques et autres élèves à besoins particuliers dans leurs pratiques de classe. Académie de Poitiers (2014). Dyslexie et apprentissage de l’anglais [format PDF]. Repéré à http://ww2.ac-poitiers.fr/anglais/spip.php?article176.

Blogs et sites

  • Dominique LE RAY (professeur d’anglais) : propose diverses ressources pour aider à l’apprentissages de l’anglais et en particulier pour les élèves dyslexisques. Le Ray, Dominique. Dyslexie et anglais : une fatalité ?. Repéré à http://domisweb.free.fr/dyslexie/.
  • Emilie PENEVEYRE (étudiante en orthophonie), Loïc GAMOT (orthophoniste) et l’Institut d’orthophonie de Lille : site créé en vue de mettre en place un partenariat efficace entre les enseignants et les orthophonistes pour rendre la scolarité de l’élève dyslexique plus adaptée à son trouble. Peneveyre, Emilie. Dyslexie et anglais : Comprendre et aider l’élève dyslexique dans l’apprentissage de la langue. Repéré à http://perso.numericable.fr/anglaisetdyslexie/index.html.

Les aménagements scolaires

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Mallette pédagogique Troubles Dys

Un partenariat entre enfant, parent, enseignants et professionnels

Pour les enfants Dys, il est nécessaire de constituer un Projet Professionnel de Scolarisation (PPS) ou un Plan d’Accompagnement Personnalisé pour qu’il puisse bénéficier de différents droits. Attention, ils n’ouvrent pas aux mêmes droits. Nous vous conseillons de consulter notre plateforme Accessi Scol pour plus d’informations.

Si l’enfant est suivi par un orthophoniste, il est recommandé de demander aux parents s’il est possible de rentrer en contact avec le professionnel. En effet, il est nécessaire que l’enseignant puisse positionner son travail c’est-à-dire savoir ce qu’il fait bien, ce qu’il ne faut pas faire, ce qu’il faudrait modifier.

Enfin, si l’enseignant a déjà mis en place une adaptation des devoirs, il est nécessaire qu’il transmette (sur la copie) aux parents, les modalités mises en place. Cela leurs permettra de comprendre ce qui a été fait pour leur enfant.

Des aménagements pour faciliter les apprentissages

En ce qui concerne la prise de note, l’enfant Dys a du mal avec l’écriture et la copie. Il est donc recommandé de lui fournir plusieurs photocopies, à causes des ratures que sera amenées à faire l’élève. En effet, prendre en compte le droit à l’erreur permettra à l’enfant d’être en confiance.

Ensuite, il est primordial de faire attention à la police utilisée dans les différents documents. Nous vous conseillons de favoriser Arial, Verdana, Comic Sans MS, Tahoma, …

Il faut également éviter les polices fantaisies ou celles ayant des empattements (Times New Roman, Courier New, Cambria,…).

En ce qui concerne la mise en page du texte, celle-ci doit être :

  • largement justifiée à droite et à gauche (pour réduire la longueur de chaque ligne) ;
  • aérée en privilégiant des interlignes assez grandes ;
  • avec des caractères suffisamment grands.

Enfin, il est essentiel de passer le plus possible par l’oral. Ainsi, l’enseignant devra énoncés les consignes à l’oral, pour toute la classe, puis de les ré-énoncer individuellement à l’élève.

En ce qui concerne l’apprentissage à la maison, l’enseignant peut mettre en place un système de podcast avec les parents (si ceux-ci sont technophiles). L’enfant peut également amener un magnétophone à l’école qui sera réutilisé le soir pour l’apprentissage des leçons.

Si ces procédés ne sont pas mis en place, ce sera aux parents de lire la leçon à l’enfant, pour lui éviter de passer par la lecture.

Des adaptations pour les évaluations

L’enfant Dys, sous condition d’avoir fait un dossier PPS ou PAP, peut bénéficier d’un tiers temps pour les examens.

L’enseignant peut également adapter les modalités d’évaluations en faisant passer des évaluations individuelles à l’oral. Grâce à celles-ci, il pourra se rendre compte de la réalité des compétences et des compétences scolaires déjà acquises par l’élève Dys. Si l’évaluation se fait à l’écrit, il est préférable de ne pas pénaliser l’élève pour les fautes d’orthographe et de privilégier l’évaluation du fond plutôt que de la forme.

D’un point de vu plus général, il ne faut pas oublier que pour les Dys, l’apprentissage nécessite un coût cognitif plus important. Toutes les difficultés (de décodage, de repérage, de mise en relation, d’acquisition et de traitement) que les troubles Dys impliquent impactent la motivation et la disponibilité de l’élève. Ainsi, il faut être vigilent sur les commentaires faits à l’élève qui pourraient être perçus comme décourageants.

De même, le redoublement n’est pas nécessaire avant un certain niveau. Il est recommandé de prendre en compte l’aspect psychologique de l’enfant et lui permettre de faire les pauses nécessaires pour lui permettre de souffler.

 

 

Aménagement des conditions de passation des examens et concours de l’enseignement scolaire, BTS et examens comptables supérieurs, pour les candidats en situation de handicap.

Afin de garantir l’égalité des chances avec les autres candidats, un certain nombre de dispositions législatives et réglementaires (citées en référence) permettent aux candidats présentant un handicap, de bénéficier des aménagements rendus nécessaires par leur situation.

Ces aménagements peuvent concerner notamment, et selon le cas :

  • une majoration du temps de composition ou de préparation
  • l’accès aux locaux et l’installation matérielle
  • l’utilisation de machine ou de matériel technique ou informatique
  • le secrétariat ou l’assistance par une tierce personne
  • l’accompagnement par un AVS (limité à certains handicaps spécifiques)
  • la lecture et l’écriture en braille
  • l’adaptation de la présentation des sujets
  • la dispense d’une épreuve ou d’une partie d’épreuve
  • l’étalement de la passation des épreuves sur plusieurs sessions
  • le bénéfice de la conservation des notes sur plusieurs sessions

Télécharger la note d’information à destination des candidats potentiellement intéressés par ces mesures et de leurs familles

Procédure

Les aménagements demandés doivent être en cohérence avec les dispositions mises en place au cours de la scolarité, et plus particulièrement durant les 2 dernières années scolaires qui auront précédé la session d’examen – dispositions stipulées le plus souvent dans le cadre de son PPS (Projet Personnalisé de Scolarisation), du PAI (Projet d’Accueil Individualisé), ou du PAP (Plan d’Accompagnement Personnalisé).

Deux cas de figure sont à distinguer :

Elèves ayant sollicité et obtenu le bénéfice d’une décision d’aménagement des conditions de passation d’un examen au titre de la session 2016-2017

Ce peut être le cas, par exemple, et sans que cette énumération soit exhaustive, des élèves en situation de handicap redoublant leur terminale ou toute autre classe d’examen en 2017-2018, ou des élèves ayant présenté les épreuves anticipées du baccalauréat en 2016-2017 (donc candidats aux épreuves terminales en 2017-2018).

Sauf exceptions, la décision d’aménagement prise pour la session 2017 sera réputée valable également pour la session 2018.

Aucun nouveau dossier ne devra donc être constitué pour ces élèves.

Les services rectoraux notifieront directement aux familles la prorogation des dispositions qui leur ont d’ores et déjà été accordées au titre de la session précédente.

Dans tous les autres cas.

Chaque élève qui souhaite bénéficier d’une ou plusieurs de ces dispositions devra constituer un dossier individuel composé :

L’ensemble du dossier est à transmettre à la Direction des services départementaux de l’Éducation nationale (DSDEN) de votre département, dont vous trouverez les adresses ci-après, soit par l’intermédiaire du médecin de l’éducation nationale, soit par la famille.

La réglementation prévoit que les dossiers doivent remonter au plus tard le dernier jour prévu pour l’inscription à l’examen concerné (réglementation introduite par le décret susvisé du 25 août 2015).

Les dossiers sont à envoyer aux adresses suivantes :

Monsieur le Directeur académique des services de l’Éducation nationale du Nord
Service médical en faveur des élèves – Aménagement d’examens pour candidats handicapés
1, rue Claude Bernard 59033 Lille cedex

Monsieur le Directeur académique des services de l’Éducation nationale du Pas-de-Calais
Service médical en faveur des élèves – Aménagement d’examens pour candidats handicapés
20, Bd de la Liberté BP 90016 62021 Arras cedex

http://www1.ac-lille.fr/cid82903/candidats-handicapes.html

Comment se comporter avec un enfant plus sensible que les autres ?

rtbf.be

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RTBF TENDANCE


Nous n’avons pas tous la même sensibilité. Tout le monde n’est pas envahi par les mêmes sensations et c’est sans doute une chance dans de nombreuses situations. Si votre enfant se vexe pour un rien, a la larme facile ou somatise au moindre tracas, il pourrait être hypersensible.

Un fait probablement difficile à vivre pour lui et pour vous, si vous ne prenez pas conscience de ce trait particulier. Rassurez-vous, sa trop grande sensibilité n’est pas une maladie, c’est même bon signe ! Et si vous appreniez à l’aider à apaiser ses émotions si intenses ?

 

De quoi s’agit-il ?

L’hypersensibilité n’est pas véritablement un trouble psychologique, mais c’est davantage qu’un trait de caractère. C’est une manière d’être, de percevoir le monde, de réagir, de réfléchir, d’aimer. Elle est de fait une notion transversale qui touche tous les aspects de la personne de votre enfant, sa physiologie comme la perception du bruit ou de la douleur par exemple, ses émotions, ses relations avec les autres et même son intelligence.

 

Ce que cela implique au quotidien

La grande erreur, est de penser que l’hypersensibilité a toujours le même visage : celui d’une petite fille qui fond en larmes devant un fait anodin. D’abord, les garçons sont aussi sujets à l’hypersensibilité que les filles même si, pour se conformer à ce que la société attend d’eux, ils le manifesteront différemment. Ensuite, il y a cinq typologies dominantes d’hypersensibles et non pas une.

  • L’hypersensible anxieux, qui a tellement le trac qu’il ne peut pas réciter une poésie sans bégayer, le feu aux joues.
  • L’hypersensible en retrait, solitaire, timide et qui va avoir tout le temps mal au ventre faute d’exprimer ce qu’il ressent.
  • L’hypersensible expressif, le roi du drame aux émotions envahissantes et aux réactions disproportionnées.
  • L’hypersensible réactif, dont l’impulsivité physique va le conduire à se blesser ou à brutaliser les autres.
  • Et le susceptible, celui qui prend systématiquement la mouche et se voit très douloureusement comme un éternel incompris.

Certains enfants combinent de surcroît plusieurs dominantes.

 

Respectez sa peur et donnez-lui de l’affection

Rassurez-le brièvement avec calme. Il faut respecter ses sentiments en évitant de trop le consoler ou de trop le surprotéger car cela pourrait lui donner le message qu’il a raison d’avoir peur. Encouragez l’enfant à prendre des risques. Félicitez-le s’il le fait. Essayez aussi de ne jamais montrer vos propres peurs à votre enfant. Par ailleurs, un enfant trop sensible a souvent peur de ne plus être aimé par ses parents, d’être abandonné. Peut-être que votre enfant essaye d’attirer votre attention de manière inconsciente ? Il a donc besoin plus que les autres enfants d’être sécurisé et aimé.

 

Apaisez sa susceptibilité

Il s’agit de lui donner confiance en lui, de façon à ce que les paroles d’autrui ne l’atteignent pas autant. Pour ce faire, discuter avec lui après coup de remarques qu’il a perçues comme blessantes, et lui montrer qu’il n’y avait pas de quoi réagir violemment. Éviter les sujets sensibles, s’avère aussi payant.

 

Faites de son hypersensibilité un atout !

Certaines activités, notamment artistiques ou manuelles, peuvent ainsi être très épanouissantes pour ces enfants.  Source de créativité et de capacités relationnelles précieuses, une hypersensibilité apprivoisée peut devenir un véritable atout dans la vie. A condition de la reconnaître et de la prendre en compte.

 

Ainsi, bien accompagné, l’enfant hypersensible peut cesser d’être envahi par ses émotions. Cela lui évite ainsi de devenir un adulte écorché vif qui souffre sans arrêt. Il peut alors utiliser sa sensibilité hors du commun pour développer des relations riches et profondes.

« Le Monde » lance la seconde saison d’O21 / s’orienter au 21e siècle »

Nancy, Lille, Nantes, Bordeaux et Paris seront, entre décembre et mars, hôtes de ces deux jours de conférences interactives et d’ateliers participatifs pour aider lycéens et étudiants à trouver leur voie.

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Emmanuel Davidenkoff et Laure Belot

 

Première édition d’O21 à Cenon, près de Bordeaux, en février 2017.

Une lycéenne qui culminait à 4/20 en maths devenue programmeuse chez Microsoft. Une élève de l’éducation prioritaire dont les parents pensaient que « Sciences Po, ce n’est pas pour des gens comme nous », aujourd’hui diplômée de Sciences Po. Une ingénieure de Centrale Lille ayant finalement réalisé son rêve d’ado : devenir pâtissière. Un trader spécialisé en optimisation fiscale reconverti en professeur d’économie. De tels parcours, qui prouvent que l’orientation n’est pas une science exacte, vous en découvrirez comme l’an passé des dizaines en assistant aux conférences O21/s’orienter au 21e siècle, que Le Monde organise à Nancy (1er et 2 décembre 2017), Lille (19 et 20 janvier 2018), Nantes (16 et 17 février 2018), Bordeaux (2 et 3 mars 2018) et Paris (17 et 18 mars 2018).

Ils illustrent les nouvelles dynamiques à l’œuvre en matière d’orientation et la nécessité de prendre en compte, en plus des critères scolaires, des évolutions propres au XXIsiècle. L’impact de la mutation numérique, qui bouleverse tous les métiers et appelle l’acquisition de méthodes et vocabulaires communs entre disciplines jusqu’alors étanches. L’urgence du défi environnemental, qui invite à lier destins individuels et collectifs. L’émergence d’enjeux éthiques inédits, qui traversent tous les secteurs, du Droit à la médecine, de l’informatique au journalisme.

Pour aider les 16-25 ans, leurs familles et les enseignants à se formuler les bonnes questions, O21 a interrogé plus de quarante acteurs et experts du monde qui vient : chefs d’entreprises innovantes (James Dyson, Frédéric Mazzella, Xavier Niel [actionnaire à titre personnel du Monde]…), startuppers (Ben Rattray, de change.org ; Pierre Dubuc, d’Openclassrooms…), enseignants-chercheurs innovants (Ken Robinson, François Taddei, Pierre Dillenbourg…) et spécialistes en sciences humaines (Boris Cyrulnik, Cécile Van de Velde, Pascal Picq…). Leurs analyses et conseils seront diffusés, en vidéo, au cours de six conférences au cours desquelles dialogueront avec le public des responsables d’établissements d’universités et de grandes écoles, des entrepreneurs, des chefs d’entreprises, des jeunes diplômés, etc.

Choisir : alors que la mutation numérique bouleverse des dizaines de métiers, quelle voie choisir ? A qui me fier pour trouver une orientation qui me corresponde ?

Anticiper : dans un monde qui se transforme à toute vitesse, quels métiers vont recruter demain ? Quelles nouvelles compétences faut-il acquérir ?

Se former : quelles formations préparent au monde qui vient ? Faut-il plutôt apprendre à apprendre ou devenir spécialiste ? Quelles initiatives sont-elles à suivre dans le monde ?

Créer : face à l’automatisation annoncée de nombreux métiers, la créativité devient une compétence cardinale. Peut-on apprendre à être créatif ? Et doit-on tous le devenir ?

Oser : à l’époque actuelle, reste-t-il des orientations « sûres » ? D’entrepreneur à freelance, jusqu’où prendre des risques ?

Se réaliser : privilégier les métiers qui donnent du sens, est-ce une utopie ? Comment se réaliser dans le monde du travail tout en gagnant sa vie ?

Entre les conférences, des ateliers de découverte et d’aide à la connaissance de soi sont proposés. Les inscriptions sont ouvertes !

Placé sous le haut patronage du ministère de l’éducation nationale, O21 est soutenu, au niveau national, par l’Epitech, l’ESCP Europe et l’ICN Business School, et par un sponsor principal : Orange.

Onze associations partenaires accompagnent O21 et contribuent à la richesse des débats : APM, Article 1, Ashoka, Enactus, Femmes ingénieures, France Digitale, Initiative France, l’Institut de l’engagement, Les entretiens de l’excellence, Pépite France et Ticket for Change.

Pour venir en groupe (classes, associations, municipalités…), il est possible d’effectuer des inscriptions collectives en envoyant un mail à education-O21@lemonde.fr. L’Education nationale étant partenaire de l’événement, les lycées peuvent organiser la venue de leurs élèves sur le temps scolaire.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/o21/article/2017/10/25/le-monde-lance-la-seconde-saison-d-o21-s-orienter-au-21e-siecle_5205969_5014018.html#hz5xdxutWkoYhytA.99

Admission post-bac : sept choses à savoir sur la procédure 2018

Fin du tirage au sort, du classement des vœux, du nom APB… voici les principaux changements annoncés par le gouvernement pour l’accès aux études supérieures.

Le Monde

• Mis à jour le | Par Séverin Graveleau

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L’ancien site Internet d’Admission post-bac.

Fin du tirage au sort, création d’« attendus » à l’entrée des licences à l’université, mise en place en janvier d’une plate-forme d’admission postbac complètement rénovée et rebaptisée, etc. Les lycéens qui rentrent des vacances de la Toussaint vont pouvoir se pencher sur les nouveautés de l’accès aux études supérieures, annoncées par la ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, lundi 30 octobre, avant un projet de loi qui doit être présenté en conseil des ministres le 22 novembre. La ministre a apporté quelques précisions dans une interview au Parisien jeudi 9 novembre. À quoi ressemblera la procédure en 2018 ? Voici les principaux éléments connus pour l’instant.

  • Fin du tirage au sort et nouveaux « attendus »

C’était l’un des principaux engagements de Frédérique Vidal : en finir avec l’utilisation du tirage au sort à l’entrée des licences les plus demandées à l’université : Paces (première année commune aux études de santé), Staps (sciences et techniques des activités ­physiques et sportives), droit, etc. Dorénavant, précise le projet de loi, « lorsque l’effectif des candidatures excède les capacités d’accueil d’une formation, les inscriptions sont prononcées (…) après vérification de la cohérence entre, d’une part, le projet de formation du candidat, les acquis de sa formation initiale ou ses compétences et, d’autre part, les caractéristiques de la formation ».

Autrement dit, exit aussi les critères de « domicile » et d’« ordre des vœux » utilisés jusqu’alors par l’algorithme APB pour départager automatiquement les candidats – avant d’utiliser en dernier recours le tirage au sort ; les formations elles-mêmes pourront maintenant demander, en plus des bulletins scolaires de terminale, une lettre de motivation, la présentation d’un projet personnel ou associatif, etc. Chaque licence déterminera des « attendus », c’est-à-dire des compétences jugées nécessaires pour y réussir – selon un cadrage national à venir. Mais « les universités pourront les adapter pour chaque formation », précisait la ministre dans un entretien au Monde le 30 octobre.

Lire l’entretien avec Frédérique Vidal et Edouard Philippe :   Entrée à l’université : « L’idée de notre réforme est de réparer un dispositif qui ne fonctionne plus »

  • Des filières qui acceptent les candidats sous conditions

Le projet de loi ne touche pas à l’alinéa de l’article L 612-3 du code de l’éducation qui prévoit que « le premier cycle est ouvert à tous les titulaires du baccalauréat ». Autrement dit : les formations non sélectives de l’université n’auront pas la possibilité de refuser un candidat si des places restent vacantes mais, précise le texte, elles pourront dorénavant conditionner son inscription au suivi de « parcours d’accompagnement pédagogique et de parcours de formation personnalisés » (stage de remise à niveau, cursus adapté, etc.). Sur la plate-forme permettant aux lycéens de faire leurs vœux d’orientation, les formations pourront donc répondre « oui, si » (accepté, mais sous conditions), ou bien « oui » (accepté) ou « en attente ».

Une nouvelle « commission d’accès au supérieur » sera chargée, dans chaque académie, de proposer des formations (proches de leurs vœux initiaux) aux candidats n’ayant pas reçu de proposition à l’issue de la procédure d’admission. Si la filière proposée est éloignée du domicile du candidat, des chambres en résidence universitaire pourront être réservées.

Lire aussi :   Les pistes de rénovation du logiciel décrié APB se dessinent

  • L’avis du conseil de classe

Pour chacune des formations demandées, un avis sera maintenant donné par le conseil de classe du deuxième trimestre de terminale. Si Frédérique Vidal affirme que cet avis sera « purement consultatif », il sera néanmoins transmis aux universités, qui pourront donc le prendre en compte. Sur le même principe, des « recommandations » sur son projet de suite d’études seront faites au candidat par le conseil de classe du premier trimestre. Pour aider les lycéens à faire leurs vœux, deux semaines de l’orientation seront par ailleurs organisées, dans chaque lycée, en décembre et en février.

  • 10 vœux maximaux, non hiérarchisés

Les candidats n’auront plus la possibilité de faire 24 vœux au maximum, comme c’était le cas jusqu’à APB 2017, mais seulement 10. Mais, surtout, ils n’auront plus à classer ces vœux par ordre de préférence. Comme déjà dit, ce classement servait jusqu’alors, entre autres, à départager automatiquement les candidats dans les formations en tension, avec l’algorithme d’APB. La plate-forme ne servirait donc demain qu’à transmettre la « décision » prise par les formations. Les candidats seront donc susceptibles de recevoir plusieurs réponses positives, et feront alors leur choix, alors que l’ancien système ne leur faisait qu’une proposition à chaque phase d’admission.

Le système des « vœux groupés », permettant de postuler avec un seul vœu à l’ensemble des formations proposées dans un domaine sur un territoire (une « Paces en Ile-de-France » par exemple) sera par ailleurs élargi.

Lire aussi :   Accès à l’université : les propositions issues de la concertation

  • Des réponses plus progressives

Avec une ouverture de la future plate-forme prévue le 15 janvier 2018, une clôture des vœux en mars, et une fin de la procédure en septembre, le calendrier des admissions postbac rappelle celui des années précédentes. À cela près que les candidats recevront une réponse dès le mois de mai pour l’ensemble de leurs vœux. Ils auront un temps limité pour répondre aux propositions qui seront faites, libérant ainsi immédiatement des places pour d’autres candidats. « Pour ne pas engorger le système, à chaque fois qu’un élève recevra deux « oui » à des propositions différentes, il devra choisir entre l’une des deux, sans pour autant renoncer aux vœux en attente », précise Frédérique Vidal au Parisien.

Les trois phases d’admission disparaissent donc au profit de réponses en continu (avec toutefois une pause à la mi-juin au moment du baccalauréat).

Lire aussi :   Comment le nouveau système APB risque d’augmenter considérablement les listes d’attente

  • Possibilité encadrée de postuler hors de son académie

La suppression du critère du domicile (l’académie d’origine) pour les filières en tension signifie aussi que chaque lycéen pourra postuler où il le souhaite. Mais « l’autorité académique peut fixer des pourcentages maximaux de bacheliers » provenant d’une autre académie, précise le projet de loi. Et ce, afin « d’éviter une fuite des talents vers certaines métropoles ou bien des mobilités subies », précise la ministre. Sur le même principe, des quotas seront fixés pour les lycéens boursiers.

  • Un nouveau nom pour la plate-forme

Après les polémiques qui ont marqué la session 2017 d’Admission post-bac, la ministre avait déjà annoncé vouloir renommer la plate-forme. Elle a précisé à la fin d’octobre que le futur nom serait décidé dans les prochaines semaines de manière participative lors d’une consultation en ligne à laquelle lycéens, étudiants et parents seraient invités à participer. Cette plate-forme, à laquelle le projet de loi donne une existence légale – contrairement à feu APB – sera « plus simple et plus transparente », promet le ministère.

Les candidats pourront y trouver des informations sur chaque établissement, avec les dates des journées portes ouvertes, des contacts pour pouvoir échanger avec des responsables pédagogiques, les fameux attendus de chaque filière, le nombre de places disponibles, les taux de réussite des étudiants selon le type de bac passé.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/campus/article/2017/11/07/admission-post-bac-sept-choses-a-savoir-sur-la-procedure-2018_5211437_4401467.html#lY6usDdtWqQkxV8B.99

«Il n’est plus possible de nier l’effet de l’environnement sur le cerveau»

Pour la biologiste Barbara Demeneix, les effets négatifs des perturbateurs endocriniens sur les capacités cognitives et les comportements ne font plus de doute

Demain, tous crétins? La chaîne Arte diffusera, samedi 11 novembre un documentaire au titre en apparence potache, mais dont le sujet est d’une singulière gravité. Le film expose les travaux de chercheurs français et américains montrant que l’érosion récente des capacités cognitives des populations occidentales est, en partie au moins, liée à l’exposition à certains perturbateurs endocriniens.

La biologiste Barbara Demeneix (CNRS-Muséum national d’histoire naturelle), l’une des protagonistes du film, détaille les traits saillants de son travail sur le sujet, également développés dans un livre paru le 25 octobre (Cocktail toxique. Comment les perturbateurs endocriniens empoisonnent notre cerveau, Odile Jacob).

Le Temps: Avant de parler des causes d’un déclin des capacités cognitives de la population, ce déclin est-il bien réel?

Barbara Demeneix: S’agissant de l’évolution du quotient intellectuel (QI) dans la population générale, nous ne disposons pas de beaucoup de données très solides – c’est-à-dire obtenues sur de grands échantillons de population, sur de longues périodes et en utilisant les mêmes méthodes. Mais à peu près toutes les informations qui sont à notre disposition suggèrent que le QI, après avoir augmenté pendant des décennies, est désormais en baisse. Et ce, depuis la dernière décennie du XXe ou le début du XXIe siècle.

Les informations les plus solides viennent de la Finlande, où des générations de conscrits sont testées, chaque année au même âge, depuis 1988. Une analyse de ces données publiée en 2013 montre une baisse des capacités cognitives de 2 à 5 points entre 1996 et 2009, selon le type de test. En France, une étude conduite sur une petite cohorte d’adultes suggère une baisse de 3,8 points de QI au cours de la dernière décennie, assez cohérente avec ces chiffres… D’autres travaux, dans d’autres pays, vont dans le même sens. C’est une situation très inquiétante.

– Comment l’exposition à de faibles doses de substances chimiques de synthèse peut-elle éroder nos capacités cognitives et intellectuelles?

– Nombre de molécules issues de la chimie industrielle sont appelées «perturbateurs endocriniens» pour leur capacité à interférer avec le système hormonal, et certaines peuvent perturber le fonctionnement des hormones thyroïdiennes. Ce peut être des pesticides présents dans la chaîne alimentaire et l’environnement, des plastifiants comme les phtalates ou le bisphénol A, des retardateurs de flamme à base de brome, utilisés comme ignifuge dans les meubles rembourrés, des imperméabilisants ou des perchlorates, etc.

Or en interférant avec les hormones thyroïdiennes de la femme enceinte, ces substances sont susceptibles d’altérer la construction du cerveau de l’enfant à naître. C’est une certitude, issue de l’étude de 450 millions d’années d’évolution des vertébrés: les hormones thyroïdiennes sont impliquées dans l’activation des gènes qui participent à la construction de structures cérébrales critiques comme le cortex ou l’hippocampe. Ces hormones sont si essentielles que si vous n’avez pas de glande thyroïde, vous n’avez simplement pas d’encéphale… C’est donc en altérant le fonctionnement de la thyroïde maternelle que ces substances peuvent produire leurs effets sur le fœtus, en particulier au début de son développement, lorsque celui-ci n’a pas encore sa propre thyroïde.

Lire aussi: Ces emballages qui nuisent à votre santé

– De légers troubles thyroïdiens de la mère ont-ils véritablement un effet sur l’enfant à naître?

– Il existe des études épidémiologiques associant sans ambiguïté un mauvais fonctionnement thyroïdien de la mère à une réduction des capacités cognitives de son enfant, mesurées plus tard dans la vie. Dans les années 1970, en Sicile, il a été montré que les enfants des mères ayant souffert d’une baisse de production d’hormones thyroïdiennes (due à une carence alimentaire en iode) avaient des QI inférieurs, en moyenne, de plus de 15 points à ceux dont les mères n’avaient pas souffert de telles carences. En Chine, une étude publiée en 2010 sur 1268 femmes enceintes a montré que celles qui souffraient d’un dysfonctionnement thyroïdien, même léger, ont eu des enfants dont le QI moyen était diminué de près de 10 points par rapport aux autres.

– Les niveaux d’exposition ne sont-ils pas trop faibles pour perturber la thyroïde des femmes enceintes?

– D’abord, il faut avoir à l’esprit que les perturbateurs endocriniens – et ceux qui ciblent la thyroïde n’y échappent pas – agissent même à très faible dose. Ensuite, depuis les années 1970, le nombre de substances de synthèse présentes dans les écosystèmes, dans la chaîne alimentaire ou dans l’environnement domestique, a été multiplié par 300, ce qui augmente considérablement les possibilités d’effets dus à des cocktails de molécules. En 2011, une étude de biosurveillance menée aux Etats-Unis a recherché chez des femmes enceintes la présence de 163 molécules de synthèse. Au moins 62 d’entre elles ont été retrouvées sur plus de 90% des femmes enrôlées dans l’étude. Or jusqu’à deux tiers de ces substances interfèrent avec le système thyroïdien…

On dispose aussi de données épidémiologiques associant l’exposition de la femme enceinte à certaines substances perturbant la thyroïde − en particulier des phtalates, des retardateurs de flamme à base de brome et des pesticides organophosphorés − à un QI diminué pour leur enfant. En 2015, j’ai participé, avec des économistes, des épidémiologistes et des statisticiens, à une étude utilisant ces données, pour estimer l’impact économique de l’exposition des populations européennes à trois perturbateurs endocriniens − les mieux étudiés. Au total, nous concluons que cet impact est d’environ 150 milliards d’euros par an en Europe, dont environ 130 sont le résultat de dégâts sur le développement cérébral, notamment la perte de QI.

– Ces substances provoquent-elles d’autres effets neurocomportementaux?

– Un grand nombre de données nouvelles apportent des indices forts en faveur d’un lien entre l’exposition de la femme enceinte à ces substances et un risque accru, pour leur enfant, d’être sujet à des troubles du spectre autistique (autisme, syndrome d’Asperger, etc.), à de l’hyperactivité ou à des troubles de l’attention. Les statistiques américaines sur l’évolution des différentes formes d’autisme, les plus solides, montrent une augmentation absolument vertigineuse de la prévalence de ces troubles.

En 1975, selon les chiffres officiels, un enfant sur 5000 était touché par un trouble du spectre autistique. Ce chiffre est passé à un enfant sur 2500 dix ans plus tard et en 2001 il était d’un enfant sur 250. Il n’a cessé d’augmenter et nous sommes aujourd’hui à un enfant sur 68 touchés. Les critères de diagnostic n’ayant pas évolué depuis 2000 et le pool génétique humain n’ayant pas changé dans ce laps de temps, il est certain que des causes environnementales sont impliquées, et notamment l’exposition à des perturbateurs endocriniens.

Une étude prospective menée en Californie entre 1997 et 2008 a par exemple montré que la probabilité d’avoir un enfant autiste augmentait à mesure que le lieu de résidence des femmes enceintes était proche des champs traités au chlorpyriphos, un insecticide organophosphoré qui interfère avec le système thyroïdien. Aujourd’hui, il n’est plus possible de nier les effets de l’environnement sur ces troubles.

– Pourquoi les agences réglementaires ne prennent-elles pas des mesures?

– Certaines agences sont en effet toujours rétives à tenir compte de ces données, mais d’autres, comme l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA), commencent à comprendre qu’il y a là un très gros problème.

Un dispositif pour mieux accompagner les enfants précoces au collège à Bourg-de-Péage

Par Nathalie Rodrigues, France Bleu Drôme-Ardèche et France Bleu lundi 23 octobre 2017 à 6:42

Le collège de l'Europe à Bourg-de-Péage (Drôme)
Le collège de l’Europe à Bourg-de-Péage (Drôme) © Radio France – Nathalie Rodrigues

Un dispositif a été mis en place à la rentrée au collège de l’Europe à Bourg-de-Péage (Drôme) pour mieux accompagner les enfants à haut potentiel, faire en sorte qu’ils ne s’ennuient pas et donc ne décrochent pas en classe. « Une première dans la Drôme » explique l’établissement.

L’Education Nationale n’a pas généralisé les dispositifs pour mieux accompagner les élèves intellectuellement précoces. C’est au bon vouloir des établissements.

Au collège de l’Europe à Bourg-de-Péage, une enseignante d’anglais, Florence Gonguet-Rey, était sensible à la question. Elle même a un enfant précoce. Elle a suivi des conférences, une formation, et elle a suggéré l’idée d’un accompagnement spécifique à l’établissement. L’équipe s’est inspirée de ce qui se faisait au collège des Battières à Lyon et espère inspirer à son tour d’autres établissements.

Des aménagements au cas par cas

Les enfants précoces ont été listés. Ils seraient potentiellement une cinquantaine sur 767 élèves. Mais pour l’instant, six adolescents sont vraiment inscrits dans le dispositif. Ils peuvent choisir un tuteur avec qui ils parlent une fois par semaine de leurs difficultés; le tuteur fera le lien avec les professeurs.

Florence Gonguet-Rey, professeur référente du dispositif élèves précoces

Les enseignants du collège ont tous été sensibilisés à la rentrée. Ils ont accès à une fiche où sont indiqués les besoins particuliers de tel ou tel enfant précoce : l’un sera autorisé à aller au CDI ou à ouvrir un livre s’il finit son exercice plus tôt que les autres ; un autre sera invité à aider ses camarades ; un autre encore ira suivre une partie des cours dans le niveau supérieur, dans une classe de 4ème si il est en 5ème par exemple. Il n’y a pas de schéma type, les aménagements se font au cas par cas, selon le profil de chaque élève.

Eviter que les enfants ne s’ennuient et décrochent

On pourrait se dire que l’école est facile pour ces élèves intellectuellement précoces. Mais il faut cultiver chez eux le goût de l’effort et faire en sorte qu’ils ne décrochent pas en cours.

Françoise Rasser, principale adjointe au collège de l’Europe de Bourg-de-Péage

Et faire sauter des classes n’est pas toujours la solution. Le fils de Karine, aujourd’hui en 4ème, a déjà zappé le CM1 pour passer au CM2. Aujourd’hui, elle ne souhaiterait pas qu’il saute un niveau à nouveau.

Karine, maman d’un adolescent intellectuellement précoce

Le dispositif d’accompagnement mis en place au collège de l’Europe ne coûte pas cher, simplement une reconnaissance pour les professeurs impliqués explique la principale adjointe.

Bac 2017 : les meilleurs sites pour réviser l’épreuve anticipée de sciences

Pour aider les élèves de 1res ES et L à réviser l’épreuve de sciences du baccalauréat, voici une sélection de ressources sur Internet proposée par les cinq professeures à l’origine du MOOC Bac2sciences (cours en ligne gratuit).

Le Monde |

 

L’épreuve de sciences des bac ES et L aura lieu lundi 19 juin. Ici, des élèves de CE1 travaillant en classe avec un manequin d'anatomie. AFP PHOTO PHILIPPE HUGUEN

L’épreuve anticipée de sciences des bacs ES et L que passent les élèves en classe de première aura lieu lundi 19 juin. Pour la préparer, cinq professeures de sciences de la vie et de la terre et de physique-chimie ont mis en place le MOOC Bac2sciences, un cours en ligne gratuit, en partenariat avec l’association Education & Numérique. Géraldine Bridon, du lycée Sainte-Louise à Paris, Claire Lambert, du lycée Jeanne-d’Arc de Nancy, Mélanie Fenaert et Geneviève Ponsonnet, du lycée Blaise-Pascal d’Orsay, et Virginie Marquet, du lycée français de Vienne (Autriche), vous proposent maintenant des arguments pour vous y inscrire, ainsi qu’une sélection de vidéos, d’annales, exercices et de jeux librement accessibles sur Internet.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/bac-lycee/article/2017/06/06/bac-les-meilleurs-sites-pour-reviser-l-epreuve-anticipee-de-sciences_5139575_4401499.html#E27hp4ZGSO6YxLFZ.99

Epreuve anticipée, kezako ?

L’épreuve anticipée de sciences en fin de premières ES et L, de coefficient 2, est une épreuve écrite d’une heure et demie portant sur un programme commun aux SVT et à la physique-chimie (PC).

Quatre thèmes sont au programme :

  • Représentation visuelle et Nourrir l’humanité sont communs aux SVT et PC ;
  • Défi énergétique est un thème de physique-chimie ;
  • Féminin masculin est un thème de SVT.

Le but de l’épreuve écrite est d’évaluer les connaissances des candidats, mais aussi et surtout leur capacité à utiliser ces connaissances en situation par rapport à une problématique. L’épreuve vise également à vérifier leur capacité à exploiter des documents et à argumenter.

Le sujet comporte 3 parties à traiter.

La première partie porte sur un des deux thèmes communs SVT/PC (Représentation visuelle ou Nourrir l’humanité). C’est un commentaire rédigé qui s’appuie sur un à quatre documents portant sur des données scientifiques et/ou relatives à des faits d’actualité. Une argumentation scientifique faisant preuve d’esprit critique est attendue. Les connaissances sont mobilisées mais comptent assez peu dans la note finale, priorité étant donnée à la qualité de l’argumentation en lien avec les documents. Il est donc essentiel d’en connaître la méthode et de s’y être entraîné sur des sujets d’annales ! Cette vidéo de Mélanie Fenaert vous en présente les points importants et vous donne des conseils : version courte / version longue (plus détaillée, avec exemples).

Point méthode : on vous parle, dans la vidéo précédente, de carte mentale. Si vous ne savez pas ce que c’est, voici une vidéo de François Magnan, documentaliste et formateur, qui vous explique la méthode et son intérêt. Dessiner une carte mentale par chapitre à réviser vous sera d’une grande aide ; elle peut aussi être une rapide et efficace méthode pour construire le brouillon de votre commentaire rédigé lors de l’épreuve.

La partie 2 est un exercice portant sur le thème spécifique PC (Le défi énergétique) ou le thème commun qui n’a pas fait l’objet de la première partie.

De même, l’exercice 3 porte sur le thème spécifique SVT (Féminin mMasculin) ou sur le thème commun qui n’a pas fait l’objet de la première partie. Ces exercices sont assez variables dans leur forme : appuyée sur des documents ou non, réponse rédigée ou QCM ou schéma à compléter…

Voici différentes associations possibles des thèmes dans le sujet :

Concrètement, l’épreuve balaie trois thèmes sur les quatre étudiés au cours de l’année, il est donc très déconseillé de faire une impasse sur l’un des thèmes !

Comment réviser activement ?

Même si le MOOC Bac2sciences a débuté à la mi-mai, il est possible d’intégrer ce dispositif pour vous permettre de travailler collaborativement avec les autres élèves inscrits.

Vous serez acteur de vos révisions : à vous de choisir votre parcours et de sélectionner parmi les ressources proposées ce dont vous avez besoin. Vous y trouverez des vidéos bilans, des exercices autocorrectifs avec Education & Numérique, des QCM pour vérifier vos connaissances. C’est le point fort de ce dispositif : l’élève est au centre et actif !

A la fin de chaque semaine, une évaluation par les pairs est possible : un exercice type bac vous permet de vous entraîner. Et c’est vous qui corrigez vos camarades : devenir correcteur est très formateur !

Même si le bac est dans moins de deux semaines, il n’est pas trop tard !

Comment améliorer sa méthode ?

Venir à l’épreuve du bac avec des connaissances n’est pas suffisant. Il faut également maîtriser la méthodologie. L’équipe vous propose tout au long des différents modules du MOOC Bac2sciences de travailler l’analyse des documents scientifiques ou la méthodologie du commentaire argumenté. Des vidéos explicatives et des exercices autocorrectifs vous aident à mieux comprendre cette méthodologie. A la fin de chaque module, c’est à vous de mettre en pratique ce que vous avez appris !

Comment planifier mes révisions ?

Si près du bac, il va falloir être efficace ! Sur le MOOC Bac2sciences, un carnet de bord permet de sélectionner ce dont vous avez besoin. Etre autonome et s’autoévaluer vous permettra de progresser à votre rythme. Cela va être bon pour votre confiance en vous !

trouver des annales ?

Nous utilisons plusieurs sites pour trouver des sujets tombés au bac les années précédentes : biogeol, mis en place par A. Daniel, professeur de SVT retraité ; le site d’annales de l’académie de Besançon ; et labolycée, mis en place par un collectif de professeurs de physique/chimie, qui propose annales et corrigés.

Pour réviser en s’amusant…

Le site biologie en flash est une mine d’or avec son grand choix de schémas interactifs. En voici une sélection pour vous ! Vous trouverez des animations pour visualiser certaines notions importantes du programme sous forme de croquis légendés.

Et voici également d’autres animations, pour visualiser l’effet des drogues, pour découvrir le sol ou encore cette modélisation pour comprendre les choix de pratiques culturales, proposée par l’académie de Versailles.

Et si on jouait…

Pour appliquer les notions du programme, Simagri, un jeu de simulation agricole en ligne, vous propose de devenir éleveur de vaches laitières, grand cultivateur de céréales ou vendeur de matériel agricole, et d’apprendre à développer votre exploitation virtuelle, en gérant le mieux possible vos différentes cultures et élevages.

Cap odyssey va vous permettre de comprendre les enjeux de la PAC (politique agricole commune) ! Vous incarnerez un conseiller agricole qui doit aider le maire d’Abondance à nourrir ses habitants. Le jeu démarre en 1950, avant la mise en place de la PAC, afin de vous familiariser avec les fondements du métier d’agriculteur : production, vente, variations du marché, intempéries… Pas évident de tout maîtriser pour atteindre les objectifs ! Le teaser du jeu vous donnera peut-être envie !

… et on s’exerçait

Nous avons sélectionné pour vous cinq exercices autocorrectifs créés par le site Biologie en flash sur le thème féminin/masculin, pour vérifier vos connaissances en anatomie humaine.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/bac-lycee/article/2017/06/06/bac-les-meilleurs-sites-pour-reviser-l-epreuve-anticipee-de-sciences_5139575_4401499.html#E27hp4ZGSO6YxLFZ.99