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TDA/H comprendre et aider son enfant

 

Capture27juin    

Être confronté au TDA/H amène son lot d’interrogations, de remises en questions : « Que puis-je faire pour améliorer ma relation avec ce jeune dont le comportement me place si souvent face à mes limites ? », « Que puis-je mettre en place pour développer mieux encore les forces de cet élève si distrait ou si impulsif ? »

Les guides, édités par l’asbl TDA/H Belgique – http://www.tdah.be –  sont des outils qui partent des besoins particuliers des personnes atteintes de TDA/H et, sans jamais être « une recette à appliquer point par point » tracent quelques pistes que vous pourrez explorer dans votre quotidien.
Chacun, traite d’un sujet bien particulier, clairement évoqué dans son titre.

TDA/H, comprendre et aider son enfant accessible en cliquant sur le lien:

https://tdahbe.files.wordpress.com/2018/01/tdah_parents2018-public.pdf

EIP : J’ai pas besoin d’apprendre, j’ai compris

Dys moi, Valérie Duband

Mémoriser et comprendre, et surtout mémoriser sont deux gestes mentaux différents. « Je n’ai pas besoin d’apprendre, j’ai compris ». Combien de fois ai-je entendu cette phrase ?  Pourtant nombreux sont les hauts potentiels qui ne font pas la différence. Cette méconnaissance leur joue bien des tours.

 

Cas de coaching

 

Je rencontre Pauline ,13 ans, EIP[1], qui est en  3ème. Voici notre premier échange :

 

idee

 

Pourquoi viens-tu me voir ?

→ Parce que mes résultats chutent.

Tu penses savoir pourquoi tes résultats baissent ?

→ Non, quand je sors du cours, j’ai compris mais, je me plante à l’interro.

Tu as une idée de ce qui te fait rater ton interro ?

→ Je ne sais plus quoi répondre aux questions… alors que j’ai compris.

 

Que se passe-t-il pour Pauline ? 

 

comprendre1

 

« Comprendre » n’est pas « mémoriser ».

Les EIP sont rarement dans un geste de mémorisation.

Leur geste « phare » est la compréhension.

En gestion mentale, le geste de compréhension est réalisé par la  traduction rapide dans sa langue mentale. Dans cette compréhension, il y a une notion de tri… de ce qui est utile (ou non).

Pour les EIP, c’est bien sûr trier ce qui leur semble utile à eux. Avec ce tri, ils s’éloignent de la pensée « officielle » : ils n’ont pas les images ou les mots attendus. Ils ont leurs propres images et leurs propres mots. Ceux qui se sont traduits dans leur propre langue mentale.

Ils sont aussi dans cette notion « d’évidence ». Comme ils ont compris (et souvent rapidement), cela devient évident : évident pour qui ?

Leurs constructions mentales sont souvent rapides. Lorsqu’une construction se fait trop rapidement, souvent, elle n’est pas suffisamment solide et devient donc plus difficilement récupérable.

 

Pauline : Pourquoi ai-je besoin d’apprendre ça comme ça ?

 

L’une des premières choses est de mettre du sens sur cet apprentissage.

→ A quoi ça me sert de savoir Pythagore ou Thalès ? Tu t’en sers toi, dans ta vie ?

Ne jamais éluder la question, faute de renforcer leur impression d’inutilité de certains apprentissages scolaires.

… Non, depuis que je suis sortie du système scolaire, je ne me suis jamais resservie de Thalès.

 

Inutile de nier l’évidence. Thalès ne m’est d’aucune utilité dans ma vie quotidienne. Alors, pourquoi les apprendre ? Et quels intérêts peuvent y mettre nos jeunes ?

 

 

Mettre du sens.

Si mettre du sens sur les apprentissages apparaît comme une évidence encore plus importante pour ces jeunes EIP, elle peut être liée à leur notion de projet.

En effet, il est difficile de mettre un vrai sens concret dans certains apprentissages. Que ce soit Thalès, les dérivées des fonctions, le tableau périodique des éléments chimiques…

 

Mais quand je demande à Pauline :

Quel métier envisages-tu de faire ?

→ Je veux être magistrate… juge pour enfants pour pouvoir les aider.

 

Outre l’aspect « injustice » que l’on retrouve très souvent chez les EIP, Pauline a donc un vrai projet. Pour être magistrat (globalement), il faut passer un bac, valider des études de droit pour accéder à l’école de la magistrature.

 

 

Pauline a bien conscience qu’elle a encore un long chemin d’études à faire.

 

 

Une prise de conscience nécessaire.

Mettre du sens et notion de projet sont liés dans ce cas-là ai-je déjà dit. Il est important que Pauline en prenne conscience. Comment faire ?

 

« … on parlera de mettre l’élève « en situation de projet », en lui faisant anticiper mentalement la situation de réutilisation de ce qu’il apprend (qui est, malheureusement, le plus souvent, la situation d’évaluation scolaire) ou en l’amenant à se représenter un résultat à long terme que l’on estime éminemment désirable pour lui et qui va, pense-t-on, le mobiliser… »

Philippe MEIRIEU[2]

 

Dans son projet personnel, Pauline envisage des études et le passage de diplôme. Avoir son baccalauréat, par exemple, veut dire que l’on a acquis les apprentissages du niveau attendu d’un bachelier. Cela veut dire aussi que l’on a acquis la méthode attendue.

Par exemple, en mathématiques, être bachelier sous-entend que l’on a compris et sait montrer que l’on a acquis la méthode démonstrative pour arriver au résultat. Il n’y a donc pas que le résultat qui compte, mais la méthode pour y arriver. Vous devez donc justifier vos résultats. L’objectif est d’avoir atteint une formation mathématique.

Il en va de même pour le français. Dans l’introduction, on attend d’un bachelier de savoir la rédiger suivant une méthode : phrases d’introduction générale, phrases d’introduction du document, problématique, annonce du plan. On ne lui demande pas si lui, il préférerait s’y prendre autrement, mais bien de suivre ce qui est attendu par le correcteur.

Ces méthodes rapportent des points et si l’objectif est l’obtention d’un diplôme, il est donc hautement stratégique de les suivre !

 

Notion de projet

 

Pour arriver au bout de son projet, Pauline va donc devoir apprendre à communiquer son savoir à son correcteur.

Combien de fois avez-vous entendu dire un EIP : « j »sais pas comment j’y suis arrivé mais j’ai le bon résultat. » ?

Admettre que leur pensée va plus vite ou que certaines choses « s’imposent » à eux est une chose. Admettre qu’ils ont le droit de se dédouaner de montrer qu’ils ont compris ce qui était attendu n’est pas un service à leur rendre.

 

 

Je me souviens par exemple d’Antoine qui était en 4ème et qui n’avait pas la moyenne en histoire géographie. Pourtant, Antoine adorait l’histoire et était même intarissable sur certains sujets (dont certains traités en classe !). A la question : qu’est-ce que le commerce triangulaire ? Antoine répond : Commerce des noirs entre Europe, l’Afrique et l’Amérique. A la question : Pourquoi les conditions les conditions de voyage sont-elles difficiles pour les esclaves ? Antoine s’épanche sur le sujet et écrit une réponse de plus d’une dizaine de lignes.

Or, la question « Qu’est-ce que le commerce triangulaire ? » vaut 4 points et celle sur les conditions de voyage des esclaves 2 points. Le correcteur attend donc une réponse qui vaut 4 points et la réponse d’Antoine (même juste) ne les vaut pas. Il n’a même pas pris la peine d’écrire une phrase, il a juste posé quelques mots sur sa feuille. Il est attendu qu’il en mette pour 4 points !

Inversement pour l’autre question. Bien sûr, Antoine a obtenu les deux points sur cette question, mais sa réponse est beaucoup trop longue. Il a surement perdu du temps au détriment d’autres réponses qui demandaient d’être plus étayées.

 

Antoine n’a pas été suffisamment stratégique… et il perd donc sa moyenne d’histoire- géographie.

 

En lui expliquant très concrètement ce qui est attendu, Antoine remontera rapidement ses notes.

 

 

Une fois que Pauline a compris qu’elle était dans un geste de compréhension et que cela ne suffisait pas (plus), nous avons vu ensemble comment faire pour bien mémoriser. Alors comment faire ?

 

Comme les EIP ne sont pas dans la mémorisation des informations, mais dans leur compréhension, il arrive fréquemment qu’ils n’aient pas mis en place de technique pour savoir comment apprendre une leçon, un schéma, une carte… et qu’ils se retrouvent alors en difficulté pour cette raison.

 

Comment mémoriser efficacement ?

 

Mémoriser veut dire faire exister quelque chose mentalement (quelle que soit la représentation mentale réalisée) pour le faire exister en dehors de la perception, pour pouvoir après l’utiliser (quelle que soit son utilisation : reproduction, répétition, dessin, …).

En dehors de la perception veut dire en dehors de la vue, de l’ouïe, du toucher, de l’odeur et du goût. Lorsqu’un élève est en cours, il est en perception : il écoute (ouïe) et voit (vue) son enseignant. Dans certaines matières comme en sciences ou en technologie, il peut manipuler. Il va donc faire appel, dans ces cas-là, à son sens du toucher et peut-être de son odorat.

 

Tant qu’il est dans cette perception (qui utilise nos 5 sens), « l’objet » qu’il doit mémoriser est présent. Donc, tant que l’élève est dans cette perception, il ne fait pas exister mentalement cet objet, car il le voit, l’entend, le touche… Il n’est dans pas dans la mémorisation.

 

Pour mémoriser, il va falloir quitter cette perception et faire exister cet « objet » en dehors de cette perception, autrement dit dans sa tête. Si je vous invite à regarder ce dessin (voir dessin plus bas). Tant que vous le regardez, vous êtes en perception, vous ne le mémorisez pas. Pour le mémoriser, il va falloir arrêter de le regarder (en fermant les yeux par exemple ou en regardant ailleurs) et vous demandez ce qu’il représente, autrement dit aller voir ce que vous avez construit dans votre tête.

Il va donc aussi falloir vous projeter dans le futur pour envisager d’utiliser la construction mentale que vous venez de réaliser.

 

« MEMORISER

C’est mettre quelque chose dans sa tête

à sa façon,

pour pouvoir le redire, le récrire, le redessiner, le refaire, le réutiliser

plus tard ,

dans certaines conditions. »

 

Antoine de La Garanderie

 

Faites le test suivant :

 

  1. Avant de démarrer lisez bien tout le protocole en entier et jusqu’au bout.
  2. Regardez le dessin pendant 2 minutes. Regardez dans l’objectif de pouvoir le reproduire par la suite.
  3. Essayez pendant ce temps d’analyser de quoi vous avez besoin pour pouvoir plus tard le reproduire à l’identique (je ne parle pas d’un papier et d’un stylo mais bien de ce qui se passe dans votre tête).
  4. Cachez l’image et essayez de la reproduire. Prenez votre temps, laissez le temps à vos constructions de revenir, éviter d’être impatient et faites-vous confiance.

 

Figure méthodo

 

Alors ?

 

Qu’avez-vous dans votre tête ? Avez-vous une image ? si oui, est-elle précise ? Si elle n’est pas précise, avez-vous regardé pendant les 2 minutes ce point précis qui vous manque ? Avez-vous des mots ? Si oui, vous permettent-ils d’avoir des détails ?

 

Généralement, nous nous  me rendons compte, nous n’avons pas  pu tout retenir du premier coup. Voici quelques hypothèses :

  • J’ai fait trop rapidement sur des détails qui me semblaient « évidents ».
  • Je n’ai pas eu le temps en deux minutes de prendre tous les détails pour réaliser une reproduction fidèle.
  • Je me suis arrêté avant les deux minutes parce que je pensais avoir tout « pris » dans ma tête mais certains points ne sont finalement pas précis.

→ On ne retient pas tout du premier coup.

Il faut souvent plusieurs passages pour mémoriser correctement et avec fidélité.

C’est l’une des impressions que les EIP ont très souvent : l’impression qu’une seule lecture suffit, qu’en moins de deux minutes, ils auront tous les détails… Avec ce genre de test, ils comprennent alors que c’est une fausse impression.

 

« On ne retient pas tout du premier coup. »

 

Alors comment faire pour mémoriser ?

 

On nous parle souvent de la mémoire, de son fonctionnement, des zones cérébrales qui pourraient l’abriter, ou encore de ses capacités, mais finalement on ne nous dit rarement comment faire pour la rendre plus efficace. La rendre plus efficace, cela voudrait dire quoi en fait ? Si je mémorise plus ou mieux dans le concret, cela voudrait dire quoi ? (dans le concret autrement dit dans la vraie vie… pas seulement en théorie)

 

Un jour, j’irai vivre en Théorie parce qu’en Théorie tout va bien.

 

Si je mémorise plus efficacement, c’est que j’ai retenu plus d’informations… donc que j’ai moins oublié d’éléments !

Dans l’article « Mémorisation et oubli : comment retenir efficacement une leçon ? », je vous ai expliqué ce qu’était la courbe de l’oubli et surtout comment y remédier.

 

 

Sur cette courbe, nous avons pu voir que nous perdons rapidement les informations que nous n’avons pas ré-évoquées. En effet, au bout de 24 heures, nous avons oublié environ la moitié des informations que nous avions initialement retenues.

Lorsque nous ne réalisons aucune action pour essayer de mémoriser ces informations, dans le cas de nos écoliers, collégiens, lycéens ou encore étudiants, une leçon, nous en avons oublié la moitié en 24 heures.

Pour y pallier, je vous avais expliqué qu’il fallait alors ré-évoquer régulièrement.

 

Ré-évoquer, ça veut dire quoi ?

Évoquer, c’est construire quelque chose dans sa tête à sa manière. Ré-évoquer veut donc dire faire revenir (dans sa tête) les constructions qui ont été réalisées.

Pour nos jeunes, ré-évoquer, veut dire « réviser ». Souvent ils se posent la question suivante : « Réviser… oui, j’ai relu ma leçon mais ça ne suffit pas alors comment réviser vraiment ?  »

Ré-évoquer, ça veut dire quoi ?

 

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Évoquer, c’est construire quelque chose dans sa tête à sa manière. Ré-évoquer veut donc dire faire revenir (dans sa tête) les constructions qui ont été réalisées.

Pour nos jeunes, ré-évoquer, veut dire « réviser ». Souvent, ils se posent la question suivante : « Réviser… oui, j’ai relu ma leçon mais ça ne suffit pas alors, comment réviser vraiment ?  »

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Lorsque je suis en classe, je suis en perception. En effet, j’écoute et je vois mon enseignant (le tableau, mon cahier…). Comme généralement au bout d’un certain temps de cours, mon enseignant donne un exercice ou pose une question, je suis obligé(e) d’évoquer (de regarder ce que j’ai dans ma tête) pour pouvoir lui répondre.

 

 

Lorsque je rentre à la maison pour faire mes devoirs, je dois chercher à savoir ce que j’ai construit en classe. Je peux me poser des questions :

De quoi le cours parlait ?

Quel était son titre ?

Y avait-il des mots importants ?

A-t-on fait un schéma ? une carte ? un dessin ?

 

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Lorsque je rentre, la première chose que je fais… n’est pas d’ouvrir mon cahier ! La première chose que je fais, c’est d’aller voir dans ma tête ce que j’ai retenu.

Donc pour commencer à réviser, je n’ouvre pas mon cahier.

Pour commencer à réviser, je prends mon temps pour laisser les informations revenir.

En effet, en classe, j’ai déjà retenu des informations. Si je commence par ouvrir mon cahier, c’est comme si je ne tenais pas compte du travail que j’avais déjà fait (« Quelle arnaque » ! me dira Lucas ).

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De plus, je gagne du temps parce que je ne pars pas de 0. J’ai déjà des « choses » dans ma tête.

Une fois que j’ai laissé toutes les informations que j’avais, revenir, j’ouvre mon cahier pour compléter.

Lorsque je pense savoir ma leçon, je peux réaliser une fiche de synthèse ou une carte mentale.

 

 

 

Donc pour apprendre ma leçon :

1°) Je commence « cahier fermé » en allant voir ce que j’ai dans ma tête

2°) J’ouvre mon cahier pour compléter les informations manquantes.

3°) Je ferme mon cahier et je me demande ce que je vais de retenir.

4°) Je peux recommencer l’étape 2 et 4 jusqu’à ce que je sache ma leçon.

5°) Lorsque, je pense savoir ma leçon, je peux réaliser une fiche de synthèse ou une carte mentale.

Bac S 2018, révisions de physique-chimie : les vidéos de cours incontournables

Relativité du temps, calcul d’un pH ou cinétique : en vue de l’épreuve écrite de physique-chimie du bac S, jeudi 21 juin, Les Bons Profs ont sélectionné des rappels de cours sur des thèmes à maîtriser.

Le Monde |

Extrait de la vidéo Les Bons Profs « Dosage par titrage direct »

L’épreuve écrite de physique-chimie du bac 2018 aura lieu jeudi 21 juin. Pour réviser cette épreuve du bac S, le site de soutien scolaire Les Bons Profs a sélectionné à l’intention des candidats les rappels de cours incontournables, portant notamment sur l’effet Doppler, le travail d’une force constante ou les grands types de réactions en chimie organique.

Cette sélection constitue ce que les enseignants de ce site de soutien scolaire en ligne estiment devoir être maîtrisé absolument. Elle permet de s’assurer de précieux points, mais ne représente pas pour autant une liste exhaustive. Le conseil reste le même qu’en classe : pas d’impasse !

Lire aussi :   Bac S 2018 : les meilleures ressources pour réviser la physique-chimie sur le Web

Dans le cadre d’un partenariat Le Monde Campus – Les Bons Profs, nous publierons jusqu’au bac des sélections de vidéos incontournables dans les différentes matières, des conseils de profs pour réussir le jour J, et durant l’examen, ainsi des corrigés vidéo dès la fin de chaque l’épreuve, sur la page lemonde.fr/bac

Mémoire et méthode de travail : les technique flash-cards et pomodoro

apprendreaapprendre.com

in Apprendre / Hélène WEBER / La mémoire / Méthodes et outils pédagogiques by 14 mai 2018

Comment faire concrètement en sorte que le temps joue en notre faveur concernant nos objectifs d’apprentissage? Comment tirer avantage de ces liens qui se nouent sans que nous y pensions, et du principe de réactivation qui permet à nos connaissances de s’inscrire dans notre mémoire à long terme ? Voici 2 techniques :

. Les flashcards (ou flashcards). C’est une technique pour apprendre toute sorte de mots de vocabulaire (notamment pour les langues étrangères), de formules ou de concepts.

. La technique Pomodoro, qui est une méthode de planification de l’apprentissage

 

1. Les flashcards

Le principe des flash-cards est ultra-simple: une information sur le verso d’une carte, une information sur le recto. Le principe est de réactiver facilement et régulièrement le lien associatif qui unit deux types d’information :

– une question et sa réponse;

– une image et le mot qui la désigne;

– un mot et sa traduction dans une autre langue;

– une définition mathématique et sa formule, son graphique ou son schéma;

– un écrivain et ses dates de naissance et de mort;

– un peintre et la reproduction de l’une de ses œuvres majeures, etc.


Comment faire des flashcards ?

Les meilleures flashcards sont celles que l’on s’est confectionnées soi-même

Il existe de nombreux jeux de flashcards payants dans le-commerce (notamment dans le domaine de l’apprentissage des langues étrangères). J’ai néanmoins tendance à considérer que les meilleures flashcards sont celles que l’on s’est confectionnées soi-même. Pour les personnes de profil pédagogique à tendance ou dominante kinesthésique, cela stimule en plus leurs compétences propres: manipuler, toucher, être actif et acteur du processus.

Vous prenez donc un contenu que vous souhaitez vous approprier, et vous réalisez toute une série de cartes: une information sur le recto et la ou les informations associées sur le verso.

Vous êtes plutôt «auditif»? Inscrivez des mots et des phrases sur vos cartes.
Vous êtes plutôt «visuel»? Privilégiez les images, les schémas, les photos ou les graphiques.

Exemple

Imaginons que vous vous attaquiez à un chapitre de votre cours de mathématiques. Vous pouvez choisir de réaliser des cartes question/ réponse: quelle est la définition de telle notion? Par quelles étapes successives faut-il passer pour résoudre tel type de problème? Quels sont les théorèmes utilisables pour démontrer telle chose ? Quelle est la formule de ceci ou de cela ? Etc.

En rédigeant vos cartes, vous stimulez votre mémoire kinesthésique, d’une part parce que vous «écrivez» vos réponses, mais également parce que vous vous mettez dans la position active de rechercher les questions les plus pertinentes à poser en fonction de votre contenu.

Stimulation de la mémoire

La technique des flashcards favorise donc la mémoire en ce sens qu’elle aide à renforcer le lien associatif entre deux informations. Mais elle possède un autre atout : elle facilite le processus de réactivation des informations, car une fois que vos cartes sont confectionnées, vous pouvez les réutiliser de diverses manières:

– vous pouvez les réviser quand bon vous semble et en de multiples endroits (dans les transports en commun, pendant dix minutes entre deux cours, le soir avant de vous endormir…) ;

-vous pouvez envisager de réviser à plusieurs (vous mélangez les cartes réalisées par les uns et les autres e chacun pioche à son tour pour tenter de répondre aux questions…);

-vous pouvez également vous tester régulièrement (prendre cinq cartes au hasard et vérifier si vous avez bien mémorisé les réponses avant de consulter la réponse au verso…), etc.

Mémoriser un grand nombre d’informations, notamment par cœur

Cette technique reste donc excellente quand il s’agit de mémoriser un grand nombre d’informations, notamment par cœur (en chimie, dans le cadre du concours de médecine, en langues…).

Elle trouve cependant des usages multiples dans toutes les disciplines, car il est rare qu’un cours ne consacre pas une partie de son contenu à l’assimilation d’un certain nombre de connaissances de base sur un sujet, une période ou une problématique.

Par contre, il ne s’agit pas d’une démarche qui vous conduit à améliorer votre compréhension d’un contenu. Pour ce faire, d’autres types de fiches de révision sont préférables à réaliser.

Voici un résumé de la technique des flashcards par Jean-François MICHEL

Flashcards applications / logiciels

Voici une liste d’applications, de logiciels de flashcards qui peuvent vous aider :

vous avez tout ici : http://cursus.edu

http://worklifestudy.net/

http://orangeorapple.com/Flashcards/ (application en anglais)

https://apps.ankiweb.net/ (logiciel gratuit)

https://mnemosyne-proj.org/ (application gratuite)

http://www.clubic.com/telecharger-fic…

2. La technique Pomodoro

La technique Pomodoro est une méthode de planification de l’apprentissage qui a été inventée par Francesco Cirillo à la fin des années 1980. Il s’agit d’une stratégie en quatre étapes qui permet, outre d’exploiter cette propension qu’a le cerveau de continuer à faire des liens entre les informations pendant les pauses, de favoriser la motivation à travailler en planifiant ses objectifs :

Phase n° 1 : planifier sa séquence de travail

II s’agit d’une étape essentielle qui vous oblige à vous poser la question suivante : quels sont mes objectifs ? Quels cours voulez-vous travailler? Quels exercices avez-vous pour projet d’être capable de refaire? Quel devoir allez-vous finaliser? Quel examen allez-vous réviser? Etc.

Vous pouvez effectuer ce travail de planification sur l’année, sur le semestre, sur la semaine, sur une période de révision et/ou simplement sur un temps de travail spécifique (par exemple, une soirée ou une séquence de travail prévue pendant le week-end). Cette étape de planification peut s’avérer très bénéfique pour certains étudiants : si vous aimez anticiper et vous organiser, cela vous demandera de mettre cette compétence que vous possédez déjà au service de votre travail scolaire.

Certains étudiants sont cependant très réfractaires à ce travail d’organisation, qui a plutôt pour effet de les stresser. Pour ceux-là, il convient de prendre les choses comme elles viennent, afin de ne pas se focaliser sur un objectif que l’on doute de pouvoir atteindre, ou de s’enfermer dans un cadre qui n’aura pour seul effet que de les amener à vouloir en sortir.

Si vous vous reconnaissez, vous pouvez passer directement à la phase n° 2, voire envisager d’autres méthodes de mise au travail qui n’ont pas pour particularité d’induire un sentiment d’urgence ou la recherche d’une performance particulière.

Phase n° 2 : décliner ses objectifs en tâches intermédiaires réalisables en 25 minutes

Vous avez maintenant décidé de vous mettre au travail. Et vous avez au moins une heure devant vous. Il s’agit alors de déterminer plusieurs tâches à réaliser dont vous projetez qu’elles vont vous prendre approximativement 25 minutes : refaire un exercice, élaborer une fiche de révision à partir d’un contenu de cours spécifique, rédiger un paragraphe de dissertation, relire et corriger un écrit, échafauder la première ébauche du plan d’un mémoire, etc.

Choisissez et listez vos différentes tâches en fonction du temps dont vous disposez.

Phase n° 3 : alterner Pomodori et pauses de 5 minutes

C’est maintenant qu’il faut vous munir d’un minuteur. Pour la petite histoire, sachez que pomodoro signifie «tomate» en italien. À l’origine, le minuteur utilisé par Cirillo quand il a mis au point sa technique avait la forme d’une tomate.

Vous réglez donc votre minuteur sur 25 minutes et vous le positionnez face à vous. Et c’est parti pour votre première séquence de travail. Un simple coup d’œil au minuteur vous permet de faire le point sur votre temps restant.

De deux choses l’une, soit cette technique booste votre productivité (vous vous devez de rester focalisé sur votre tâche pendant les 25 minutes de votre séquence), soit elle génère un sentiment d’angoisse qui vient plutôt perturber votre concentration.

Quoi qu’il en soit, vous pouvez aussi vous servir de cette structuration très cadrée de votre temps de travail personnel pour «vous en remettre» aux objectifs fixés en début de séance et à ce temps qui défile et qui s’impose à vous.

Une fois la séquence de 25 minutes arrivée à son terme, que vous ayez fini ou pas la tâche prévue, vous faites une pause. Celle-ci doit vous permettre de passer véritablement à autre chose (pendant ce temps, votre cerveau poursuit ses associations sans intention consciente de votre part), mais elle ne doit pas vous amener à interrompre définitivement votre séquence de travail.

Quels types d’activité conviennent bien à ce type de pause ? Faites quelques étirements, préparez-vous un thé ou un café, mangez un fruit, consultez vos mails ou votre page Facebook… Ces différentes choses, vous les ferez sans culpabilité puisque vous êtes en pause et qu’elles font donc partie intégrante de votre stratégie d’apprentissage.

Quoi que vous fassiez, jetez préalablement un coup d’œil à votre tâche suivante. Si vous savez ce qui vous attend ensuite, vous vous remettrez plus facilement au travail.
Les 5 minutes sont passées?

Vous pouvez passer à la tâche et à vos 25 minutes suivantes. Peu importe si vous avez mené à bien la tâche précédente (ce qui peut s’avérer frustrant), puisque votre cerveau, en poursuivant son travail de mise en lien spontané, vous amènera à avoir les idées beaucoup plus claires quand vous y reviendrez plus tard.

Phase n° 4 : prendre le temps de faire un vrai bilan

Vous avez maintenant réalisé trois, quatre, voire cinq pomodori successifs. Il est temps de faire un bilan. Quelles tâches avez-vous menées à bien ? Quels objectifs avez-vous atteints? Quel travail vous reste-t-il à accomplir? Quelles incompréhensions sont encore d’actualité?

Ce temps est très important. Vous faites le point sur ce qui est fait et sur ce qui vous reste à faire. Vous pouvez ainsi commencer à envisager la planification de votre prochaine séquence de travail. Et vous pouvez compter sur votre cerveau qui va continuer à «travailler pour vous» dans l’intervalle. Vous avez identifié vos lacunes, ce qu’il vous reste à faire et les questions encore en suspens. Votre esprit reste donc en éveil, prêt à faire un lien inédit avec tout ce qui pourra vous apporter des réponses, des solutions ou des idées nouvelles sur le sujet

Source et texte : Hélène Weber

Hélène Weber est Psychologue clinicienne et docteur en Sociologie. Actuellement Hélène Weber travaille pour une école d’ingénieur afin de mettre en place un dispositif d’accompagnement des étudiants de première année en vue de les aider à s’adapter aux exigences des études supérieures..

 

Pour voir le livre: Cliquez ici

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MobiBrevet, MAÏF

mobiBrevet

Engagée en faveur du partage de la connaissance, la MAIF offre à tous les candidats au brevet le téléchargement gratuit et sans conditions de l’appli mobiBrevet pour réviser et préparer l’examen.

    L’application mobiBrevet est habituellement téléchargeable au tarif de 1,99 € sur téléphone Androïd et sur iPhone.

  • Avec la MAIF télécharger gratuitement mobiBrevet

 

Comment ça marche ?

    MobiBrevet propose différents modules de révision et d’entraînement pour les épreuves du brevet (français, mathématique, histoire-géographie-éducation civique, physique – chimie, technologie ) :

 

  • des fiches de révision,
  • des résumés audio des cours ou des dictées en français,
  • les concepts clés à connaître,
  • des tests pour vérifier ses connaissances,
  • des conseils méthodologiques pour organiser ses révisions et réussir l’examen,
  • des révisions en temps limité permettant d’adapter son programme de révision en fonction de son temps disponible,
  • coaching pour être prêt le jour J (conseils, mémoire, santé, gérer son stress, etc.).

Dans ces matières : Français, Mathématiques, Histoire, Géographie, Enseignement moral et civique, Sciences de la vie et de la terre, Physique-Chimie et Technologie.

Une méditation dansée (et amusante) pour soulager les enfants qui souffrent de Trouble du Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité

, blog « Papapositive! » mai 20, 2018

Lidia Zylowska, psychiatre diplômée de la Wayne State Medical School et de l’Université de Californie à Los Angeles, est à l’initiative d’un programme de pleine conscience pour soulager les symptômes du Trouble de Déficit de l’Attention avec ou sans hyperactivité.

Dans ce programme qu’elle expose dans son livre « The Mindfulness Prescription for Adult ADHD », nous trouvons notamment une méditation dansée intitulée « Méditation Secouée et Dansée ». Comme son nom l’indique, il s’agira de bouger son corps pour mieux focaliser son attention ensuite.

C’est une pratique qui vient du Yoga Kundalini. Les enfants vont particulièrement adorer !

PRÉPARATION

Créez une playlist avec :

  • 5 minutes de musique rythmée pour vous secouer
  • 3 minutes de musique qui vous donne envie de danser

La séance sera précédée de une à 2 minute(s) de silence pour se recentrer.

Posez vos pieds bien à plat au sol parallèlement avec un écart qui correspond à votre largeur d’épaule.

Pliez légèrement les genoux.

Détendez vos épaules et votre cou en respirant profondément 3 fois. Gardez les yeux clos ou mi-clos.

SECOUEZ

Quand la musique débute, secouez tout votre corps. Sentez l’énergie monter de vos pieds jusqu’à vos épaules et votre tête.

Laissez-vous aller totalement. Continuez même si vous êtes fatigués.

Quand la première musique se termine, remarquez votre respiration et vos sensations physiques.

DANSEZ

Quand vous entendez les premières notes de la deuxième musique, laissez votre corps bouger comme il veut. Déplacez-vous librement et spontanément.

Si vous vous sentez un peu ridicule, acceptez ce jugement et laissez-le partir en continuant à bouger.

RESTEZ DEBOUT, ASSEYEZ-VOUS OU COUCHEZ-VOUS

Quand la musique stoppe, restez debout, asseyez-vous ou couchez-vous. Portez attention à votre corps et à votre respiration pendant que vous vous détendez.

 

Source 1 : The Mindfulness Prescription for Adult ADHD de Lidia Zylowska

Source 2 : Sens & Santé N°8

A la télé – Méditation une révolution pour le cerveau

Blog « infirmiers.com »

le 16 mai 2018

Le 16 mai, sur France 5, l’émission « Enquête de santé » s’intéresse à la méditation. Comment fonctionne cette gymnastique du cerveau ? Quels sont ses effets sur la santé ? Et peut-on espérer vivre mieux et plus longtemps en méditant ? Un documentaire intitulé « Méditation : une révolution pour le cerveau » sera suivi d’un débat en plateau avec des experts du domaine.

 Les effets de la méditation sur notre santé

S’asseoir confortablement, fermer les yeux et focaliser son attention sur la respiration. C’est le principe de la méditation de pleine conscience qui fait de plus en plus d’adeptes en France. Une pratique ancestrale remise au goût du jour et à l’origine d’une révolution médicale. Capable de modifier le fonctionnement de notre cerveau, la méditation est une thérapie à part entière. A l’hôpital, elle est utilisée dans l’accompagnement des douleurs chroniques, pour lutter contre la dépression ou pour mieux tolérer les traitements contre le cancer.

La méditation est devenue aujourd’hui une thérapie pour soigner

Encore inconnue du public il y a 15 ans, la méditation est devenue un véritable phénomène de société. Conférences, livres, applications pour mobiles, elle a conquis des millions de Français. Car elle serait une protection très efficace contre le stress et ses effets toxiques sur la santé. Plus étonnant encore, la méditation pourrait agir comme une véritable cure de jouvence. Les chercheurs ont prouvé que sa pratique régulière pouvait retarder les effets du vieillissement cérébral. Un espoir pour prévenir certaines pathologies neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer.

Peut-on espérer vivre vieux et plus longtemps en méditant ? La question est posée…

Regarder le teaser du documentaire

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• Mercredi 16 mai 2018, 20h45, sur France 5, « Méditation une révolution pour le cerveau », le documentaire réalisé par Alexandra Combe sera suivi d’un débat en direct animé par Michel Cymes, Marina Carrère-d’Encausse et Benoît Thevenet . Les invités seront : le Dr Christophe André, psychiatre, le Dr Gaël Chételat, Directrice de recherche, Inserm, coordonnatrice du projet Silver Santé Study, Jeanne Siaud-Facchin, psychologue clinicienne, psychothérapeute et le Dr Grégory Baptista, médecin interniste et gériatre, Centre de mindfulness de Montpellier.

Article publié sur www.francetvpro.fr/france-5