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9 outils pour faciliter le quotidien d’un enfant dyspraxique

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La dyspraxie est un trouble du geste qui affecte le développement des habiletés motrices. Les personnes dyspraxiques ont des difficultés à planifier et réaliser des gestes du quotidien. Cela peut varier en fonction des tâches a priori simples à réaliser comme « dire au revoir » à des tâches plus complexes comme le brossage de dents. Cependant une personne atteinte de dyspraxie peut apprendre à fonctionner de façon indépendante grâce à la mise en place de méthodes d’apprentissage adaptées et à la pratique répétée de tâches de base. Il se peut également qu’il soit nécessaire de mettre en place une thérapie occupationnelle, physique ou de la parole. La dyspraxie est un trouble permanent, sa gravité et les symptômes peuvent varier d’une personne à l’autre et peut affecter les personnes différemment à différents stades de la vie.

Ci-dessous, découvrez les outils pour faciliter le quotidien des enfants dyspraxiques.

1 -Les repérages visuels de la vie quotidienne

Afin de l’accompagner quotidiennement dans les tâches les plus simples de la vie courante, le Time Timer plus est un outil idéal pour la prise de conscience du temps. Il permet à l’enfant de « matérialiser » le temps grâce à son système unique de représentation visuelle. Nouveautés 2015/2016, découvrez le Time Timer Mod avec des coques colorées de protection !

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2- Les aides à l’écriture

Pour l’aider dans la préhension des outils d’écriture, il existe des outils adaptés pour aider votre enfant dyspraxique dans son apprentissage de l’écriture. Le combi-pack de manchons permet, avec la diversité de manchons proposés, de trouver le manchon le mieux adapté à votre enfant et ainsi lui permettre une meilleure prise en main des stylos et crayons. On adore aussi, les manchons Bumpy Grip et les manchons lestés.

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3 – Les aides au découpage

Pour les personnes dyspraxiques, le découpage peut vite devenir très compliqué… Heureusement des outils adaptés tels que les ciseaux easy-grip (droitiers ou gauchers) sont parfaits pour palier au défaut de motricité fine. Pour accéder à la gamme complète de ciseaux adaptés Hop’Toys, cliquez ici.

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4 – Les aides au graphisme

Pour aider votre enfant dans le processus du dessin ou de l’écriture, découvrez toute une gamme de stylos et crayons ergonomiques adaptés pour les droitiers ou les gauchers. En photo, les crayons de couleurs easy, version droitier.

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5 – Les aides pour la posture

Le coussin Dynair rond ou premium offrent une surface d’assise stabilisée et plus droite grâce à sa surface ergonomique.

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6 -Les aides pour s’habiller

Les lacets Xtenex, sont particulièrement utiles aux personnes ayant des troubles de la motricité fine comme les enfants dyspraxiques, ne pouvant nouer leurs lacets quotidiennement.

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7- Les aides pour le protéger du bruit

Léger et très résistant, les casques anti-bruit permettent une réduction sonore de 22 dB. Idéal pour favoriser la concentration.

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8- Le protéger des distractions

La barrière pop-up  permet de créer instantanément un espace de travail délimité, facilitant ainsi la capacité de concentration en éliminant du champ de vision les stimuli « parasites ».

La barrière pop-up

9 – L’aider dans l’apprentissage de la parole

Les cartes Vocabular constitue un excellent support pour le développement du champ lexical, la narration et l’évocation de votre enfant.

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Ma bulle de colère : une technique pour aider les enfants à canaliser leur colère

Apprendre à éduquer

par Caroline, 9 avril 2018

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La bulle de colère est un outil qui permet aux enfants d’apprendre à canaliser leur colère. Cet outil est basé sur la respiration et la visualisation pour que les enfants comprennent que les émotions sont comme des visiteuses qui viennent et repartent, comme des vagues qui ont un pic puis qui finissent par redescendre et s’évanouir.

Comme tous les outils d’éducation émotionnelle, il est utile de le proposer en dehors de crises émotionnelles, pour entraîner les enfants à se recentrer et traverser leurs émotions. Ils pourront ainsi y avoir recours (en autonomie ou sur invitation de l’adulte) lors d’une montée de colère.

La bulle de colère peut être affichée et les enfants invités à y avoir recours (sans y être obligés). L’affiche est accompagnée d’indications à suivre pour que les enfants traversent leur émotion de colère sans céder à la violence :

  • Quand je ressens de la colère, je ferme les yeux.
  • Je prends 3 grandes respirations en gonflant bien mon ventre à l’inspiration et en le dégonflant à l’expiration.
  • J’imagine qu’une grande bulle vient m’entourer. j’imagine que cette bulle change doucement de couleur, comme un arc en ciel :
    -au départ, la bulle est toute rouge, à l’image de ma colère, comme de la lave de volcan bouillante;
    -puis la bulle devient orange parce que ma colère diminue, orange comme une clémentine rugueuse, comme un jus de fruits plein de vitamines;
    -puis la bulle devient jaune, comme les rayons du soleil qui réchauffent ma peau et mon coeur, qui apaisent
    ma colère;
    -puis la bulle devient verte, je peux sentir l’odeur de l’herbe fraîchement coupée, je peux sentir le contact de la mousse verte toute douce sous mes pieds;
    -puis la bulle devient bleue, comme quand le ciel et la mer se rencontrent dans un calme absolu;
    -puis la bulle devient marine, comme des bleuets odorants et beaux devant lesquels je m’émerveille;
    -enfin la bulle devient violette, à la manière des ailes d’un magnifique papillon qui finit par s’envoler, emportant les restes de la colère avec lui.

Télécharger l’affiche Ma bulle de colère au format PDF :  ma bulle de colère

Des outils contre la dyspraxie

Université Paris Saclay

Publié le 16 mars 2018

Recherche
Enfant qui dessine

A l’occasion de la semaine du cerveau, zoom sur une maladie peu connue, la dyspraxie, et les outils mis en place pour faciliter la scolarité des enfants touchés.

Connaissez-vous la dyspraxie ? Cette perturbation de la coordination des gestes chez les enfants est aussi fréquente que la dyslexie, mais bien moins connue. Les enfants touchés sont maladroits dans des tâches qui nous semblent simples, comme s’habiller, couper sa viande, ou se laver les dents. La dyspraxie est particulièrement gênante à l’école, car l’écriture manuscrite est un geste complexe, qui demande une bonne coordination.

Une maladie méconnue

Pourtant, on ne comprend pas encore bien la dyspraxie. « On sait qu’il existe un dysfonctionnement au niveau du cerveau, indique Caroline Huron, chercheuse au Laboratoire de neuro-imagerie cognitive, membre de l’université Paris-Saclay. La neuroimagerie montre des différences anatomiques et des différences d’activation dans le cerveau entre les enfants sains et les enfants dyspraxiques. Mais  on ne sait pas quelles régions sont concernées, la caractérisation des troubles manque de finesse, et on ne sait pas l’origine de ce trouble. On n’a même pas de données épidémiologiques (combien de personnes touchées…) en France. »

Les chercheurs progressent néanmoins sur le fonctionnement cognitif de ces enfants. Ainsi, Caroline Huron et son équipe viennent récemment de publier une étude sur le sens des nombres chez les enfants dyspraxiques. « Ils ont du mal à évaluer les quantités, par exemple à placer avec précision un nombre sur une échelle de 0 à 100, mais ils comprennent bien les concepts mathématiques sous-jacents, observe la chercheuse. Cela nous ouvre des pistes pour proposer des stratégies d’apprentissage en mathématiques adaptées à leur situation »

Faciliter la scolarité

La dyspraxie cause des souffrances majeures au quotidien, notamment à l’école. On ne peut pas attendre de tout comprendre de la maladie pour aider ces enfants ! C’est pourquoi, en parallèle des études scientifiques, Caroline Huron préside une association, Le Cartable Fantastique, destinée à faciliter la scolarité des enfants en situation de handicap, notamment dyspraxiques. Cette association est soutenue par des fondations et travaille en partenariat avec le ministère de l’Education nationale.  « Elle vise à croiser les regards de chercheurs et d’enseignants en partant du besoin des élèves », précise la chercheuse.

Le Cartable Fantastique développe notamment des outils pour que les enfants dyspraxiques apprennent à l’école sans être empêchés par leurs troubles du geste. Par exemple, ils ont du mal à pointer du doigt ou à entourer des objets dessinés, mais sont bien plus à l’aise pour cliquer dessus sur ordinateur car ce geste est plus simple. L’association conçoit donc des exercices numériques dans lesquels les élèves peuvent répondre en cliquant. Avec l’espoir que le handicap n’exclue plus scolairement.

 

PIM : une méthode pour faciliter la concentration des enfants, des ados et même des adultes !

Jeff de « papapositive! » le 5 avril 2018

Le neuroscientifique Jean-Philippe Lachaux est l’auteur de trois ouvrages essentiels sur l’attention dont un que nous avions évoqué ensemble puisqu’il s’adresse directement aux enfants et ados (« Les petites bulles de l’attention »).

On y trouve une méthode et un moyen mnémotechnique pour comprendre et s’entraîner à mieux se concentrer : PIM

P I M signifie à la fois Pouce Index Majeur ET Perception, Intention, Manière de réagir.

Voici la vidéo d’explication complète :

Un livre de Michele Mazeau: « mieux comprendre les dys – de leur émergence aux neurosciences »

Mieux comprendre les DYS- de leur émergence aux neurosciences

Le docteur Michèle Mazeau le prouve dans ses mémoires : les DYS- relèvent de la NEUROLOGIE et pas de la psychologie, ni de la pédagogie, ni même de la pédiatrie, et encore moins des opinions « éducatives » des uns ou des autres.

Les DYS- ne sont pas nés de rien, mais des progrès des neurosciences dans les années 1980-2000…

Aussi a-t-il fallu réviser de véritables dogmes établis depuis plus d’un siècle, et les remettre en question à la lumière des nouvelles connaissances et contredire nombre d’affirmations péremptoires comme « rien de ce que nous savons du cerveau adulte ne peut nous être utile pour comprendre l’enfant », « surdité et dysphasies s’excluent mutuellement », « déficience mentale ou haut potentiel intellectuel excluent un dys- », etc.

Les DYS-, ce n’est pas une façon de renommer l’échec scolaire ! C’est la mise à jour de particularités, d’atypies du développement cérébral de l’enfant qui lui sont défavorables pour telle ou telle sorte d’apprentissages. Donc les dys-, c’est une pathologie neurologique et il y a forcément une interaction, un lien fort entre ces nouvelles connaissances du développement du cerveau de l’enfant et les apprentissages à l’école.

Mais ne sombrons pas dans la paranoïa : il ne s’agit pas de savoir si « le médical veut prendre le pouvoir à l’école », si « on veut médicaliser l’échec scolaire » ! Il s’agit de prendre en compte des pathologies neuro-développementales qui se manifestent essentiellement lors des apprentissages scolaires : soignants et éducateurs, nous allons être o-b-l-i-g-é-s de travailler ensemble et de collaborer pour le bien de l’enfant… et de leurs parents.

Bref, arrêtons de comprendre les dys-, de les diagnostiquer et de les rééduquer comme il y a trente ans. Depuis, les neurosciences sont passées par là. Cette discipline, encore récente, demande de nouveaux spécialistes en nombre terriblement insuffisant encore aujourd’hui.

Écrites sans concessions, mais non sans humour, ces mémoires sont le récit de l’évolution d’une science par un médecin qui en a vécu ses avancées, ses combats et ses espoirs, de sa préhistoire à nos jours.

Parution le 10 novembre 2017

“Concentre toi”, “fais attention”, “sois moins distrait” : un guide du cerveau sous forme de BD destiné aux enfants (et ados)

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livre concentration enfants

Aider nos enfants à mieux se concentrer à l’école (et au-dehors) et leurs parents à mieux résister à l’éparpillement de leur propre attention,

C’est la mission que s’est fixée Jean-Philippe Lachaux, neuroscientifique, spécialiste de l’attention, avec ce livre vivant et coloré qui est bien plus qu’une simple bande dessinée (les dessins aussi sont de l’auteur !).

On trouve dans cet ouvrage non seulement un guide illustré du cerveau (pour les plus jeunes), mais aussi des fiches pour approfondir les notions essentielles (pour les lecteurs un peu plus âgés) et des exercices à faire chez soi (pour tous, y compris les parents et les grands-parents !).

Qui a dit qu’on ne pouvait pas apprendre à se concentrer tout en s’amusant ?

Les points forts

Cet ouvrage se partage en 3 parties :

1.un guide illustré du cerveau attentif et distrait

Ce guide se présente sous forme d’une bande dessinée qui parlera autant aux enfants qu’aux adolescents (et même aux adultes !). L’accent est mis sur le fonctionnement mental et son explication sous forme d’image et de métaphores.

comprendre cerveau enfants

En tant que parent, on peut lire la BD aux jeunes enfants. Les enfants peuvent également lire la BD en autonomie mais certains points nécessiteront probablement une explication de la part d’adultes.

Dans la BD, des thèmes aussi divers que le fonctionnement des neurones, la spécialisation des aires cérébrales, la différence entre perception mentale et perception sensorielle, la force des habitudes (du fait que les neurones qui s’agitent souvent ensemble se lient), le stress, le fait que le cerveau ne sait pas faire deux choses conscientes à la fois…

bande dessinée concentration enfant

Les métaphores sont nombreuses et efficaces pour expliquer les mécanismes mentaux : l’abeille pour les yeux qui passent d’un objet à l’autre,  le sac plastique au vent pour illustrer les divagations de l’esprit, les neurones chefs sont les responsables de la direction de l’attention, la poutre pour comprendre les degrés des besoins en concentration, Minimoi et Maximoi, la cacahuète de l’éléphant comme un aimant qui magnétise l’attention…

Des acronymes permettent également de retenir des stratégies pour rester concentré :

  • PIM pour Perception/ Intention/ Manière d’agir
  • AAA tricolores pour A vert = la poutre est large, pas de problème/ A orange = plus étroite, attention/ A rouge = difficile, besoin de concentration intense
  • PAM pour je Passe à Autre chose qui a l’air Mieux (ex : envie de regarder le téléphone en plein milieu d’une discussion)

2.des explications neuroscientifiques sur le fonctionnement du cerveau des enfants, notamment en situation d’apprentissage

La deuxième partie propose des précisions, des clarifications et des situations d’expérimentation pour apprendre aux enfants et adolescents à s’exercer à maîtriser leur attention.

Dans cette partie, des définitions y sont données mais toujours de manière illustrée (aussi bien avec des images que des mots faisant appel à des métaphores ou comparaison). Ces définitions permettent d’enrichir les notions abordées dans la BD de la première partie.

comprendre concentration enfant

Jean Philippe Lachaux y introduit la notion de “neurones aimants” pour expliquer la distraction et même l’addiction. Il insiste sur le fait qu’on peut décider de se laisser distraire mais que cette distraction doit émaner de la volonté (ex : je peux décider de regarder mon téléphone pendant les révisions mais je ne dois me laisser guider par une habitude inconsciente qui me fait prendre mon téléphone sans même m’en rendre compte). Tout l’enjeu est bien là : retrouver du libre arbitre en prenant conscience des mécanismes cérébraux !

livre sur la concentration des enfants

Ainsi, Jean Philippe Lachaux propose des petits exercices pour reprendre le contrôle sur les divagations de l’esprit et les habitudes incontrôlées (par exemple, en gardant une image mentale en tête le plus longtemps possible ou en apprivoisant l’abeille mentionnée dans la BD).

3.des solutions

Dans cette troisième partie, Jean Philippe Lachaux part des remarques ou questions des élèves pour apporter des éléments de réponse à des problèmes souvent rencontrés dans les classes.

  • Je n’arrive pas à rester concentré longtemps
  • Je n’arrive pas à me motiver
  • Je me laisse facilement distraire et je passe des heures à faire des choses simples : je me mets à dessiner, à lire…
  • J’ai plein de pensées dans la tête et je n’arrive pas à me concentrer
  • Je me fiche totalement d’apprendre à mieux me concentrer : quand ce que je fais m’intéresse, je suis concentré

 

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Les petites bulles de l’attention: Se concentrer dans un monde de distractions de Jean Philippe Lachaux (éditions Odile Jacob) est disponible en médiathèque, en librairie ou sur internet (DECITRE).