Archives pour la catégorie parentalité

LES CADEAUX DU JEU

19 novembre 2015

Pourquoi jouer ?

Comme Pascal DERU nous l’a joliment expliqué lors de son intervention, le jeu favorise :

–          le lien – ceux qui jouent beaucoup ensemble fortifient leurs liens et leur confiance  mutuelle,

–          des apprentissages – réalisés dans un cadre sans danger, propice aux expériences,

–          la transmission de valeurs qui nous sont chères,

–          l’ouverture au rêve, à l’imaginaire, à l’émerveillement !

C’est ce qu’il appelle les quatre cadeaux du jeu, et ces trésors n’attendent que d’être partagés !

Pour lire le document cliquez sur le lien suivant:
ou ouvrir le doc ici

Texte-Pascal-Deru-19-novembre-2015-Réseau-parentalité-62

 


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« Dans le cerveau de mon enfant » : ce que l’on a pensé du livre des docteurs Mazeau et Pouhet

8h03, le 20 juin 2018, modifié à 18h15, le 20 juin 2018

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"Dans le cerveau de mon enfant" : ce que l’on a pensé du livre des docteurs Mazeau et Pouhet

De zéro à six ans, le cheminement du cerveau de l’enfant est jalonné de nombreuses étapes.

Dans leur ouvrage, ces deux spécialistes en neurosciences cognitives nous aident à comprendre, et à accompagner, le développement du cerveau de l’enfant.

À quel âge comprend-il ses premiers mots ? À quel âge prend-il conscience de son image dans un miroir, ou reconnaît-il son nom ? À quel âge a-t-il des notions de grammaire ? Et surtout, pourquoi ? Comment les accompagner ? Avec leur ouvrage Dans le cerveau de mon enfant, les docteurs Michèle Mazeau et Alain Pouhet, deux spécialistes en neurosciences, proposent de nous aider à lever tous les mystères du développement cérébral de nos bambins. Et nous livrent de précieux conseils pour nous aider à accompagner ce développement. Nous vous résumons ce que nous en avons pensé.

CE QUE L’ON TROUVE DANS L’OUVRAGE

Des réponses aux questions fondamentales… De la première fois qu’il traite une « information extérieure » à la résolution d’une opération mathématique, le cerveau de l’enfant connaît un long cheminement. Dans leur ouvrage, Michèle Mazeau et Alain Pouhet nous font voyager en même temps que les 100 milliards de neurones que nous recevons, tous, à la naissance. Nourri des dernières avancées en neuroscience, le livre nous aide à répondre à des questions fondamentales sur le développement du cerveau, ses étapes, sur la part entre l’inné et l’acquis…

Tableau 1

On y apprend que le cerveau est le théâtre « d’interactions constantes » entre les « acquisitions », les capacités naturelles que nous avons tous à la naissance (celle de percevoir le monde, de tirer du général à partir des particuliers, de mêler des mots à des objets à partir de notre attention portée au monde extérieur et aux autres humains) et les « apprentissages » (ce que nous apprennent les autres êtres humains, tels que la lecture ou le calcul).

.. Et des conseils. Michèle Mazeau et Alain Pouhet nous proposent un ensemble de fiches pratiques pour accompagner le cerveau de notre enfant (de 0 à 6 ans) et ils accompagnent leurs conseils de « réponses aux questions des parents », basées sur la longue expérience des deux auteures. Le tout avec pour objectif d’aider notre enfant « à passer dans la cours des grands », à aborder « les défis de l’école primaire » dans les meilleures conditions possibles.

CE QUE L’ON A AIME

Une plongée dans notre quotidien. Riche en référence scientifique, le livre nous offre un manuel complet pour accompagner notre enfant dans toutes les étapes de son développement, en entrant dans le quotidien le plus concret. Il nous montre, par exemple

– Comment la diversité des promenades en extérieur peut l’aider, dès le plus jeune âge, à comprendre le monde qui l’entoure

– Comment le fait de mettre des mots sur les émotions, dans différents contextes (« tu as peur » ? « Tu es vexé » ?) favorise l’apparition du langage

– Ou encore comment les dominos peuvent aider à apprendre à compter au-delà de dix (pour plus de détails sur les conseils abordés dans l’ouvrage, cliquez par ici).

Tableau 2

Les troubles, aussi, sont abordés. L’ouvrage accompagne ses conseils d’analyses précises, de tableaux, de graphiques, qui aident à en assimiler le contenu. Et il n’omet pas d’aborder les troubles que peuvent rencontrer certains cerveaux sur leur route. Tous les enfants ne marchent pas à 18 mois, tous ne parlent pas correctement à trois ans. Il s’agit, parfois, d’un simple retard, d’autre fois de problèmes plus sérieux que l’ouvrage aborde aussi.

UN LIVRE À COMPLÉTER PAR D’AUTRES APPROCHES

Clair, précis, solide dans ses références, l’ouvrage est à lire sans modération. Mais si l’on souhaite vraiment connaître le fonctionnement du développement d’un enfant, il est intéressant de s’ouvrir à d’autres approches. L’ouvrage ne se sert « que » des neurosciences pour expliquer ce développement. En d’autres termes, il s’adresse à des familles « standards », sans tenir compte des disparités sociales ou géographiques, qui peuvent avoir leur importance. Les conseils du livre, préviennent d’ailleurs leurs auteurs, ne fonctionnent que si « le bébé échange avec ses semblables et bénéficie de relations affectives de qualité ». Ils nécessitent « un environnement affectif qui le guide sans le contraindre, le stimule sans l’étourdir, l’accompagne et le rassure sans l’étouffer ».

En clair, ces conseils atteindront pleinement leurs effets au sein d’une famille bienveillante, dans un environnement propice au développement de l’enfant, et accompagnée par des maîtres d’écoles pleinement soucieux du développement de leurs élèves. Pour une vision plus complète de la manière dont un enfant peut évoluer, nous vous conseillons donc, en complément, l’approche « sociologique », à travers des ouvrages tels que Sociologie des enfants, de Martine Court, et L’enfance de l’ordre, de Wilfried Lignier et Julie Pagis, par exemple.

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Par Gaétan Supertino

 

La roue des émotions

Blog « je me libère du stress » https://jemeliberedustress.com/la-roue-de-votre-meteo-interieure/

A vos ciseaux !

Je vous ai préparé un bricolage sympa et très simple qui vous permettra de mettre à jour vos émotions et vos besoins. 🙂

Je l’ai appelé “la roue de votre météo intérieure” !

Icône téléchargerCliquez ici pour télécharger la roue de votre météo intérieure

Remède d’urgence                                                           Durée : 2 minutes                                                         Fréquence : quotidienne

Vous êtes nombreux à me faire remarquer qu’une grande variété d’émotions se cachent derrière le terme générique de “stress”.

Vous êtes peut-être particulièrement sujet(te) au stress quand vous avez une surcharge de travail ; quand vous vous sentez seul ; quand vos enfants crient ; quand votre maison est sale ou encore quand vos proches sont malades ? C’est déjà un grand pas de le remarquer.

Mais le stress peut aussi résulter d’évènements ou pensées positives, par exemple quand vous recevez des amis à manger, déménagez, changez de travail, tombez enceinte, rencontrez une personne qui vous plaît, etc…

La liste des situations qui peuvent créer ce sentiment désagréable de tension intérieure est longue !

  1. La première chose à faire pour se libérer du stress est d’être conscient que vous êtes stressé ! Nous vous proposons pour cela nos deux tests pour déterminer votre niveau de stress.
  2. Il s’agit ensuite d’identifier précisément votre émotion, sous-jacente.
  3. Et enfin, de déterminer ce dont vous avez besoin pour vous soulager.

Afin de vous aider dans cette démarche, je vous propose de télécharger cette roue de votre météo intérieure. Je l’ai créée spécialement pour vous, en m’inspirant de la Communication Non Violente 🙂  La roue de votre météo intérieure

Elle vous permettra d’identifier votre état intérieur et ce dont vous avez besoin pour aller mieux. Je l’aime beaucoup car elle est très ludique et facilite la communication.
Cet outil peut être utilisé pour vous-mêmes, au sein de votre couple, au travail ou encore pour communiquer avec des enfants.

Mettre un nom sur ses émotions puis identifier ses besoins profonds permet de faire retomber la pression et de sortir de la confrontation beaucoup plus rapidement.

Son montage et son utilisation sont enfantins !

Préparation :
  • Imprimez et découpez la languette de sélection et les 3 disques. Evidez les 3 parties blanches dans la languette de sélection.
  • Assemblez ces 4 éléments au niveau des croix rouges à l’aide d’une punaise : commencez par punaiser la languette de sélection, puis le disque central (petit), puis le disque du milieu (moyen) et enfin le disque externe (grand). Repliez la pointe de la punaise à l’aide du plat d’un ciseau ou d’une règle par exemple.
Utilisation de votre roue de météo intérieure :
  • Commencez par faire bouger le disque le plus proche du centre pour déterminer votre “météo” du jour.
  • Puis faites tourner le 2e disque pour trouver l’émotion que vous ressentez le plus vivement à l’instant présent.
  • Enfin, faites pivoter le 3e disque à la recherche de la solution qui vous permettra d’aller mieux.
  • Il ne vous reste plus qu’à prendre quelques minutes pour la mettre en œuvre et prendre soin de vous 🙂

 

Mémoire et méthode de travail : les technique flash-cards et pomodoro

apprendreaapprendre.com

in Apprendre / Hélène WEBER / La mémoire / Méthodes et outils pédagogiques by 14 mai 2018

Comment faire concrètement en sorte que le temps joue en notre faveur concernant nos objectifs d’apprentissage? Comment tirer avantage de ces liens qui se nouent sans que nous y pensions, et du principe de réactivation qui permet à nos connaissances de s’inscrire dans notre mémoire à long terme ? Voici 2 techniques :

. Les flashcards (ou flashcards). C’est une technique pour apprendre toute sorte de mots de vocabulaire (notamment pour les langues étrangères), de formules ou de concepts.

. La technique Pomodoro, qui est une méthode de planification de l’apprentissage

 

1. Les flashcards

Le principe des flash-cards est ultra-simple: une information sur le verso d’une carte, une information sur le recto. Le principe est de réactiver facilement et régulièrement le lien associatif qui unit deux types d’information :

– une question et sa réponse;

– une image et le mot qui la désigne;

– un mot et sa traduction dans une autre langue;

– une définition mathématique et sa formule, son graphique ou son schéma;

– un écrivain et ses dates de naissance et de mort;

– un peintre et la reproduction de l’une de ses œuvres majeures, etc.


Comment faire des flashcards ?

Les meilleures flashcards sont celles que l’on s’est confectionnées soi-même

Il existe de nombreux jeux de flashcards payants dans le-commerce (notamment dans le domaine de l’apprentissage des langues étrangères). J’ai néanmoins tendance à considérer que les meilleures flashcards sont celles que l’on s’est confectionnées soi-même. Pour les personnes de profil pédagogique à tendance ou dominante kinesthésique, cela stimule en plus leurs compétences propres: manipuler, toucher, être actif et acteur du processus.

Vous prenez donc un contenu que vous souhaitez vous approprier, et vous réalisez toute une série de cartes: une information sur le recto et la ou les informations associées sur le verso.

Vous êtes plutôt «auditif»? Inscrivez des mots et des phrases sur vos cartes.
Vous êtes plutôt «visuel»? Privilégiez les images, les schémas, les photos ou les graphiques.

Exemple

Imaginons que vous vous attaquiez à un chapitre de votre cours de mathématiques. Vous pouvez choisir de réaliser des cartes question/ réponse: quelle est la définition de telle notion? Par quelles étapes successives faut-il passer pour résoudre tel type de problème? Quels sont les théorèmes utilisables pour démontrer telle chose ? Quelle est la formule de ceci ou de cela ? Etc.

En rédigeant vos cartes, vous stimulez votre mémoire kinesthésique, d’une part parce que vous «écrivez» vos réponses, mais également parce que vous vous mettez dans la position active de rechercher les questions les plus pertinentes à poser en fonction de votre contenu.

Stimulation de la mémoire

La technique des flashcards favorise donc la mémoire en ce sens qu’elle aide à renforcer le lien associatif entre deux informations. Mais elle possède un autre atout : elle facilite le processus de réactivation des informations, car une fois que vos cartes sont confectionnées, vous pouvez les réutiliser de diverses manières:

– vous pouvez les réviser quand bon vous semble et en de multiples endroits (dans les transports en commun, pendant dix minutes entre deux cours, le soir avant de vous endormir…) ;

-vous pouvez envisager de réviser à plusieurs (vous mélangez les cartes réalisées par les uns et les autres e chacun pioche à son tour pour tenter de répondre aux questions…);

-vous pouvez également vous tester régulièrement (prendre cinq cartes au hasard et vérifier si vous avez bien mémorisé les réponses avant de consulter la réponse au verso…), etc.

Mémoriser un grand nombre d’informations, notamment par cœur

Cette technique reste donc excellente quand il s’agit de mémoriser un grand nombre d’informations, notamment par cœur (en chimie, dans le cadre du concours de médecine, en langues…).

Elle trouve cependant des usages multiples dans toutes les disciplines, car il est rare qu’un cours ne consacre pas une partie de son contenu à l’assimilation d’un certain nombre de connaissances de base sur un sujet, une période ou une problématique.

Par contre, il ne s’agit pas d’une démarche qui vous conduit à améliorer votre compréhension d’un contenu. Pour ce faire, d’autres types de fiches de révision sont préférables à réaliser.

Voici un résumé de la technique des flashcards par Jean-François MICHEL

Flashcards applications / logiciels

Voici une liste d’applications, de logiciels de flashcards qui peuvent vous aider :

vous avez tout ici : http://cursus.edu

http://worklifestudy.net/

http://orangeorapple.com/Flashcards/ (application en anglais)

https://apps.ankiweb.net/ (logiciel gratuit)

https://mnemosyne-proj.org/ (application gratuite)

http://www.clubic.com/telecharger-fic…

2. La technique Pomodoro

La technique Pomodoro est une méthode de planification de l’apprentissage qui a été inventée par Francesco Cirillo à la fin des années 1980. Il s’agit d’une stratégie en quatre étapes qui permet, outre d’exploiter cette propension qu’a le cerveau de continuer à faire des liens entre les informations pendant les pauses, de favoriser la motivation à travailler en planifiant ses objectifs :

Phase n° 1 : planifier sa séquence de travail

II s’agit d’une étape essentielle qui vous oblige à vous poser la question suivante : quels sont mes objectifs ? Quels cours voulez-vous travailler? Quels exercices avez-vous pour projet d’être capable de refaire? Quel devoir allez-vous finaliser? Quel examen allez-vous réviser? Etc.

Vous pouvez effectuer ce travail de planification sur l’année, sur le semestre, sur la semaine, sur une période de révision et/ou simplement sur un temps de travail spécifique (par exemple, une soirée ou une séquence de travail prévue pendant le week-end). Cette étape de planification peut s’avérer très bénéfique pour certains étudiants : si vous aimez anticiper et vous organiser, cela vous demandera de mettre cette compétence que vous possédez déjà au service de votre travail scolaire.

Certains étudiants sont cependant très réfractaires à ce travail d’organisation, qui a plutôt pour effet de les stresser. Pour ceux-là, il convient de prendre les choses comme elles viennent, afin de ne pas se focaliser sur un objectif que l’on doute de pouvoir atteindre, ou de s’enfermer dans un cadre qui n’aura pour seul effet que de les amener à vouloir en sortir.

Si vous vous reconnaissez, vous pouvez passer directement à la phase n° 2, voire envisager d’autres méthodes de mise au travail qui n’ont pas pour particularité d’induire un sentiment d’urgence ou la recherche d’une performance particulière.

Phase n° 2 : décliner ses objectifs en tâches intermédiaires réalisables en 25 minutes

Vous avez maintenant décidé de vous mettre au travail. Et vous avez au moins une heure devant vous. Il s’agit alors de déterminer plusieurs tâches à réaliser dont vous projetez qu’elles vont vous prendre approximativement 25 minutes : refaire un exercice, élaborer une fiche de révision à partir d’un contenu de cours spécifique, rédiger un paragraphe de dissertation, relire et corriger un écrit, échafauder la première ébauche du plan d’un mémoire, etc.

Choisissez et listez vos différentes tâches en fonction du temps dont vous disposez.

Phase n° 3 : alterner Pomodori et pauses de 5 minutes

C’est maintenant qu’il faut vous munir d’un minuteur. Pour la petite histoire, sachez que pomodoro signifie «tomate» en italien. À l’origine, le minuteur utilisé par Cirillo quand il a mis au point sa technique avait la forme d’une tomate.

Vous réglez donc votre minuteur sur 25 minutes et vous le positionnez face à vous. Et c’est parti pour votre première séquence de travail. Un simple coup d’œil au minuteur vous permet de faire le point sur votre temps restant.

De deux choses l’une, soit cette technique booste votre productivité (vous vous devez de rester focalisé sur votre tâche pendant les 25 minutes de votre séquence), soit elle génère un sentiment d’angoisse qui vient plutôt perturber votre concentration.

Quoi qu’il en soit, vous pouvez aussi vous servir de cette structuration très cadrée de votre temps de travail personnel pour «vous en remettre» aux objectifs fixés en début de séance et à ce temps qui défile et qui s’impose à vous.

Une fois la séquence de 25 minutes arrivée à son terme, que vous ayez fini ou pas la tâche prévue, vous faites une pause. Celle-ci doit vous permettre de passer véritablement à autre chose (pendant ce temps, votre cerveau poursuit ses associations sans intention consciente de votre part), mais elle ne doit pas vous amener à interrompre définitivement votre séquence de travail.

Quels types d’activité conviennent bien à ce type de pause ? Faites quelques étirements, préparez-vous un thé ou un café, mangez un fruit, consultez vos mails ou votre page Facebook… Ces différentes choses, vous les ferez sans culpabilité puisque vous êtes en pause et qu’elles font donc partie intégrante de votre stratégie d’apprentissage.

Quoi que vous fassiez, jetez préalablement un coup d’œil à votre tâche suivante. Si vous savez ce qui vous attend ensuite, vous vous remettrez plus facilement au travail.
Les 5 minutes sont passées?

Vous pouvez passer à la tâche et à vos 25 minutes suivantes. Peu importe si vous avez mené à bien la tâche précédente (ce qui peut s’avérer frustrant), puisque votre cerveau, en poursuivant son travail de mise en lien spontané, vous amènera à avoir les idées beaucoup plus claires quand vous y reviendrez plus tard.

Phase n° 4 : prendre le temps de faire un vrai bilan

Vous avez maintenant réalisé trois, quatre, voire cinq pomodori successifs. Il est temps de faire un bilan. Quelles tâches avez-vous menées à bien ? Quels objectifs avez-vous atteints? Quel travail vous reste-t-il à accomplir? Quelles incompréhensions sont encore d’actualité?

Ce temps est très important. Vous faites le point sur ce qui est fait et sur ce qui vous reste à faire. Vous pouvez ainsi commencer à envisager la planification de votre prochaine séquence de travail. Et vous pouvez compter sur votre cerveau qui va continuer à «travailler pour vous» dans l’intervalle. Vous avez identifié vos lacunes, ce qu’il vous reste à faire et les questions encore en suspens. Votre esprit reste donc en éveil, prêt à faire un lien inédit avec tout ce qui pourra vous apporter des réponses, des solutions ou des idées nouvelles sur le sujet

Source et texte : Hélène Weber

Hélène Weber est Psychologue clinicienne et docteur en Sociologie. Actuellement Hélène Weber travaille pour une école d’ingénieur afin de mettre en place un dispositif d’accompagnement des étudiants de première année en vue de les aider à s’adapter aux exigences des études supérieures..

 

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La colère des parents, toujours une deuxième émotion ?

Apprendre à éduquer

colère parents

Dans son livre Parents efficaces, Thomas Gordon explore le rôle de la colère dans la relation parents-enfants. Il explique que la colère du parent dirigée contre l’enfant conduit l’enfant à éprouver un sentiment de culpabilité et/ou de dévalorisation. Or Thomas Gordon écrit que les parents produisent eux-mêmes la colère après avoir éprouvé un premier sentiment avant que la colère ne prenne sa place. La colère n’est donc qu’une deuxième réaction.

Il donne cette exemple :

Je conduis mon auto sur la grande route : tout à coup, un autre conducteur me coupe la route en voulant me doubler et il me frôle dangereusement. Ma première réaction est la PEUR : son comportement m’a fait PEUR. En conséquence de la frousse qu’il m’a causée, quelques secondes plus tard, je klaxonne et « j’agis comme une personne en colère »; je vais même jusqu’à lui crier : « Imbécile, va donc apprendre à conduire ! » […]. La raison de mon comportement colérique est de punir l’autre conducteur ou de l’amener à se sentir coupable de m’avoir fait peur, afin qu’il ne recommence plus.

Cet exemple amène à réfléchir aux notions de premier message et de deuxième message : la première émotion ressentie est la peur mais elle est vite remplacée par la colère. Il s’agit de comprendre que la colère arrive toujours en deuxième et masque la première émotion. Toute la difficulté consiste à :

  • identifier cette première émotion,
  • l’exprimer sans chercher à culpabiliser l’enfant ou à lui faire la morale.

 

Le Message-je, efficace pour libérer la colère sans violence

Gordon insiste sur le fait que l’expression du sentiment premier sera toujours plus efficace avec un « message-je ».

Un message-je consiste à dire à l’enfant de quelle façon son comportement nous a affecté, sans jugement mais de manière objective. Ainsi formulée, l’enfant ne pourra pas remettre en cause l’information. Il s’agit de dire à l’enfant ce que nous ressentons à l’intérieur (« Je n’aime pas qu’on me donne des coups de pied ! » au lieu de « Arrête de me taper » ou « C’est interdit de taper », « J’ai eu peur qu’il te soit arrivé quelque chose ! » au lieu de « Je t’ai dit de rentrer à l’heure » ou « Je suis en colère contre toi car tu es rentré trop tard! »). Les « messages-je » indiquent à l’enfant :

  • qu’on lui fait confiance afin de trouver un moyen de faire quelque chose à ce sujet,
  • qu’on le considère capable de respecter nos besoins.

Les messages-je sont des occasions d’être sincères avec les enfants et de leur révéler nos sentiments positifs d’affection. Passer en messages-je authentiques et exprimant la réaction première (l’inquiétude, la déception, l’embarras…) est un moyen de dire à nos enfants que nous les aimons plus que tout. Les messages-je favorisent la coopération familiale.

Thomas Gordon conseille donc de ne pas exprimer de colère envers l’enfant, même en message-je (« Je suis en colère car… », « Je suis fâché(e)… ») :

« Comme réaction secondaire, la colère devient presque toujours un « message-tu » qui communique un jugement ou un blâme à l’enfant.[…] Chaque fois qu’on se fâche contre quelqu’un, on monte un bateau, on joue un rôle pour affecter l’autre, pour lui montrer qu’il nous a choqué; on essaie ainsi de lui faire la leçon et de le convaincre qu’il ferait mieux de ne pas recommencer. »

L’auteur en déduit que nous nous mettons nous-mêmes en colère et qu’il est inutile de chercher à en rendre responsables les enfants.

 

L’importance d’identifier nos émotions premières

Pour éviter autant que possible les messages-tu de colère, nous pourrions tenter d’identifier le sentiment premier préalable à cette colère. Cela nous permettra d’exprimer nos sentiments authentiques plutôt que de décharger des réactions de colère sur nos enfants. Cela peut passer par des questions comme :

  • Qu’est-ce qui ne va pas chez moi en ce moment précis ?
  • Quel est mon sentiment premier caché derrière la colère, l’irritation ou la frustration ?
  • Comment je me sens ? Qu’est-ce que je ressens à l’intérieur ?
  • Est-ce que j’ai peur ? Est-ce que je suis déçu(e)/ embarrassé(e)/ inquiet(e)/ nerveux(se)/ découragé(e)/ inutile/ fatigué(e)/ préoccupé(e)/… ?

favoriser coopération

Quand le message-je est inefficace : toujours possible ne pas céder à la colère !

Quand le message-je est ignoré

Un message-je plus intense pourra être exprimé pour signifier à l’enfant que cette situation nous touche vraiment, que nous sommes sérieux.

Thomas Gordon propose une réponse qui pourrait servir d’inspiration à base de messages-je et de description sans jugement :

Je t’explique ce que je ressens. C’est important pour moi et je n’aime pas qu’on m’ignore. Je déteste que tu t’éloignes de moi et que tu ne m’écoutes mêmes pas exprimer mes sentiments. Je n’aime pas ça du tout. C’est insupportable car j’ai vraiment un problème.

 

Quand le message-je du parent entraîne un message-je de l’enfant

Parfois, les enfants ne modifieront pas leur comportement mais se défendront à grands renforts de messages-je. Ils se mettent alors à exprimer leurs propres sentiments. Par exemple, dans le cas d’une rentrée tardive après l’heure du couvre-feu, le parent peut exprimer son inquiétude par un message-je auquel l’enfant pourra répliquer qu’il trouve les contraintes trop exigeantes.

Or c’est maintenant l’enfant qui a un problème : il estime ici que les règles sont trop strictes. Le parent peut alors passer en mode « écoute active ».

Dans son livre, Thomas Gordon propose deux manières d’envisager les problème de communication entre parents et enfants :

  • le problème appartient au parent

Les besoins de l’enfant sont satisfaits, l’enfant n’a pas de problème. Mais le comportement de l’enfant pose problème au parent car ce dernier ne peut pas satisfaire ses propres besoins. Dans ce cas, le message-je permet de communiquer à l’enfant les sentiments parentaux pour l’inciter à modifier de lui-même son comportement.

  • le problème appartient à l’enfant

L’enfant a un problème car il ne peut pas satisfaire un besoin personnel (voir l’article sur les 8 besoins fondamentaux des enfants). Le parent n’a pas de problème puisque le comportement de l’enfant ne l’empêche pas pour sa part de satisfaire ses propres besoins. Thomas Gordon conseille de montrer de la compréhension et de l’acceptation à l’enfant dans ce cas par de l’écoute active.

 

Quand l’enfant refuse de modifier sa façon d’agir même quand il a compris l’importance de ce comportement sur le parent

Il s’agit là d’un problème dans la relation : parents et enfants rencontrent tous les deux un problème. Thomas Gordon propose d’appliquer la méthode sans perdant (ou Troisième voie). Il s’agit de reconnaître qu’il existe un problème, de l’identifier et de collaborer en famille pour le résoudre.

« Nous avons vraiment un conflit ici. Nous devrions chercher une solution acceptable pour tous. Comment pourrions-nous résoudre ce problème pour que nous soyons tous les deux satisfait(e)s ?

Cette méthode sans perdant passe par 6 étapes :

1. Identifier et définir le problème

2. Énumérer les solutions possibles ensemble sans les juger ou les minimiser et toutes les noter (celles des parents et celles des enfants)

3. Évaluer les solutions énumérées : « essayons de voir quelles solutions nous conviennent », « que pensons-nous des solutions devant nous ? », « y a-t-il de meilleures solutions que d’autres ? », « pensez-vous que cette solution pourrait résoudre notre problème ? »

4. Choisir la solution la plus acceptable : « Voilà, c’est ce que nous avons accepté de faire, d’accord ? », « Tout le monde a bien compris, c’est notre entente et nous nous engageons tous à faire notre part. »

5. Établir les moyens d’appliquer la décision : « qui fera quoi et à quel moment ? », « que nous reste-t-il à faire pour appliquer cette décision ? », « quand commençons-nous ? »

6. Réviser et réévaluer la décision

 

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Source : PARENTS EFFICACES de Thomas Gordon (Marabout Poche). Un classique pour celles et ceux qui veulent s’engager dans l’éducation bienveillante.

Les conseils de Haim Ginott pour aider les enfants en difficulté scolaire

| mai 13, 2018, blog « Papa positive! »

Dans le livre « Entre parent et enfant », le célèbre psychologue Haim Ginott prodigue des conseils pour aider les enfants en difficulté scolaire ou ceux qui bloquent pour faire leurs devoirs. Notons qu’il n’est pas question ici de critiquer le fait d’avoir des devoirs ou pas même si des recherches et des exemples d’écoles dans lesquelles il n’y a pas de devoirs démontrent qu’ils ne sont pas un facteur décisif dans le développement intellectuel des enfants. L’avantage principal des devoirs est qu’ils constituent un terrain d’expérience pour favoriser l’autonomie d’apprentissage des enfants. Encore faut-il qu’ils se déroulent dans le calme. Si ce n’est pas le cas, un ancrage négatif face à l’école et à l’apprentissage en général se cristallisera et la confiance en leurs capacités sera dégradée.

Pour justement profiter de l’expérience offerte par les devoirs, Haim Ginott insiste notamment sur l’importance de l‘attitude et de l’intention des parents.

Par exemple, il s’agit de commencer par prendre conscience que la responsabilité des devoirs incombe à l’enfant et à l’enseignant. Ainsi, il est donc contre-productif et néfaste de harceler, menacer ou d’humilier l’enfant à propos de ses devoirs et de finir par faire à sa place, ou pire, de le laisser face à son échec, affublé d’une impression de n’être bon à rien.

À sa demande, et à sa demande seulement, les parents interviendront pour vérifier ou guider.

Si ce rôle n’est pas clair, la responsabilité des devoirs sera sur les épaules des parents (qui seront alors « pris en otage ») et l’enfant ne pourra pas prendre confiance et progresser sereinement en nourrissant une motivation interne.

« Les devoirs sont ta responsabilité et je suis là en cas de besoin«  est le type de phrase qui pose cette règle et le cadre. L’enfant est responsable mais n’est pas ignoré.

Afin que les devoirs s’effectuent dans de bonnes conditions et soient bénéfiques à l’enfant, il sera nécessaire de :

  • s’assurer que le cadre de travail est propice (calme, espace suffisant, éclairé, vue sur la nature serait un plus, …)
  • fournir des livres (ou un ordinateur et une connexion internet sécurisée) pour trouver des ressources
  • veiller à ce que les besoins de base soient remplis : bouger, besoins affectifs, alimentation,…

En ce qui concerne « bouger », il est important d’autoriser les enfants à être en mouvement pour mieux se concentrer pendant les devoirs (avec un ballon de gym par exemple).

Si l’enfant se décourage, nous pouvons l’écouter avec empathie et poser des mots sur ce qu’il ressent et l’encourager. Puis lui rappeler ce qu’il a déjà réalisé dans le passé.

« Je vois que c’est difficile. »

« Tu n’y es pas arrivé pour le moment. Ce n’est qu’une question de temps. »

 

Si l’exaspération et la fatigue se font sentir, ne pas hésiter à ménager des pauses en sortant, respirant, pratiquant un sport,…pendant 10 à 15 minutes. S’obstiner alimente le stress.

« Je vois que tu es fatigué(e). Tu as déjà fait beaucoup d’efforts. Prends quelques minutes pour te détendre si tu veux. »

 

Par rapport à l’école en général, le discours parental est là-aussi primordial.

On évitera de juger négativement les enseignants ou l’école. Cela n’améliorera pas la situation. Au contraire puisque cela ne fournit aucune solution ou méthode.

L’approche constructive consiste à rencontrer les enseignants, à expliquer les difficultés et à émettre des suggestions pour aider l’enfant. Peut-être l’enfant souffre-t-il de troubles d’apprentissage ou de difficultés psychologiques ? Peut-être est-il harcelé sans que vous le sachiez ? Peut-être que ses passions et ses facilités n’ont pas encore été décelées ? Peut-être que des méthodes de travail différentes lui conviendraient mieux (comme les cartes mentales) ? Peut-être qu’un enseignement alternatif sera plus adapté ?

 

Les notes ne sont pas l’enfant

Le dernier point essentiel est de ne pas résumer l’enfant à ses notes. Les notes sont les conséquences d’un enchainement d’actions et de conditions sur lesquelles il est possible de travailler. Rien n’est figé. D’ailleurs, quels que soient les notes, ce sont les forces de l’enfant qui le mèneront vers son « élément ». Identifions ces forces et aidons-le à les développer.

La valeur d’un enfant n’est donc pas une note ou un classement. Il en est de même pour sa vie.

Et la réussite à l’école n’est pas un gage de réussite dans la vie ou une garantie de vie accomplie.