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Comment bien surveiller ce que font mes enfants sur Internet ?

Psychologies - Psycho

« Comment limiter et contrôler l’utilisation d’Internet par les enfants « de manière intelligente » sans leur donner l’impression de trop les surveiller et/ou de les priver ? » Anne Anaïs, 36 ans.

Comment bien surveiller ce que font mes enfants sur Internet ?

Christophe Butstraen, Auteur, Conférencier, Médiateur scolaire vous répond

Aujourd’hui, grâce à la 4G (et bientôt la 5G), grâce aux connexions partagées, aux tablettes et aux smartphones, Internet c’est pour tous, tout le temps et partout (ou presque). Il est loin le temps où, pour limiter l’accès à Internet, il suffisait de « couper » le modem ou le Wifi.

Limiter et contrôler l’accès à Internet d’une manière intelligente, c’est agir sur plusieurs leviers. Hélas, aucun ne présente la garantie d’une efficacité absolue, mais leur complémentarité devrait permettre à nos enfants de tirer le meilleur de cet incontournable et extraordinaire outil de connaissance, de communication et de divertissement. Il y a existe différents types de repères.

Les balises théoriques 

Serge Tisseron, psychiatre et docteur en psychologie a imaginé en 2007 les repères  3-6-9-12, pour mieux apprivoiser les écrans et permettre leur juste utilisation au sein des familles.

Pas d’écran avant 3 ans, en tous cas le moins possible.

Pas de console de jeu portable avant 6 ans.

Pas d’Internet avant 9 ans… et Internet accompagné jusqu’à 12 ans.

Pas d’Internet seul et pas de réseaux sociaux avant 12 ans.

Si ces repères sont essentiels à la mise en place d’un cadre d’utilisation,  ils ne sont pas suffisants et doivent être accompagnés d’autres mesures.

Les balises techniques 

Quand on parle délimiter ou de contrôler l’accès à Internet, on ne peut pas faire l’économie d’aborder les logiciels de contrôle parental.  Ils permettent de filtrer les contenus auxquels les jeunes ont accès, le contrôle du temps de connexion, le blocage de certaines applications ou de certains jeux en ligne, ainsi que le paramétrage des plages horaires pendant lesquelles l’accès est autorisé.Si beaucoup de ces logiciels sont proposés sous forme d’abonnements payants, on en trouve également en téléchargement gratuit sur Internet. Ce site liste les principaux logiciels existants.

En outre, tous les moteurs de recherches (Google, Yahoo, Mozilla, Qwant, Bing…) peuvent être paramétrés afin de diminuer les risques d’abus ou d’accès à des sites inadaptés aux plus jeunes.

Ces paramétrages sont évolutifs en fonction de l’âge de celles et de ceux que l’on veut accompagner : Il faut donc penser à les mettre à jour régulièrement. Un adolescent de 16 ans n’a pas besoin de la même protection qu’un enfant de 12 ans.

Quelques remarques s’imposent malgré tout

-Dans tous les cas, il est préférable de présenter aux enfants (ou aux jeunes adolescents) ces logiciels de contrôle comme des aides permettant de respecter un cadre d’utilisation négocié et non pas comme des contraintes qui visent à empêcher ou à punir.

-Si la technologie de ces logiciels de contrôle parental est de plus en plus pointue, ils ne sont pas infaillibles et il peut leur arriver de laisser passer certains contenus que l’on aurait aimé bloquer. De la même manière, il n’est pas rare qu’ils bloquent l’accès à certains sites auxquels on aurait aimé accéder.

Le système n’est pas parfait. Autant s’en souvenir avant de lui faire une confiance absolue.

-Si des logiciels de contrôle parental efficaces sont installés sur les machines de votre domicile, il n’en est peut-être rien sur le smartphone de votre enfant, celui des copains, sur les machines des voisins, des amis ou du reste de la famille. Sachant cela, pensez à dialoguer avec eux afin de les préparer aux « mauvaises expériences » qu’ils feront peut-être. L’important est de les rassurer en leur faisant comprendre qu’ils trouveront toujours auprès de vous accueil, écoute et volonté de les protéger.

-Les cours de récréation sont des lieux où l’information circule vite et de manière efficace. Si votre enfant semble indifférent à la présence d’un logiciel de contrôle parental sur son ordinateur, s’il ne vous demande jamais d’alléger le dispositif contraignant que vous avez mis en place c’est que, peut-être, sur les conseils avisés de ses condisciples, il a trouvé le moyen de le détourner ou de le désactiver et vous pouvez avoir la garantie qu’il ne se vantera pas auprès de vous de cette nouvelle compétence. Pensez à vérifier régulièrement le paramétrage des logiciels installés ou d’en changer les codes d’accès… Rien n’est jamais acquis définitivement.

-Enfin, il serait mensonger d’affirmer que tout cela se fait sans peine. La mise en place et le paramétrage de ces moyens de contrôle nécessitent du temps et de la rigueur. C’est le prix à payer pour que la technique soit un réel soutien aux mesures de prévention et d’accompagnement que vous désirez mettre en place. Dans un souci d’efficacité, prenez donc le temps de vous y atteler sérieusement.

Les balises familiales

Ce sont les plus importantes. Même s’il est négocié, les enfants doivent pouvoir compter sur un cadre d’utilisation clair et précis qui tient compte à la fois de leur âge, des impératifs familiaux et des impératifs imposés par leur pratique d’Internet. Inutile par exemple d’imposer un temps de jeu de 30 minutes si la durée moyenne d’une partie est de 45 minutes. L’enfant n’aura qu’un seul objectif : contourner la règle. Pour fixer ce cadre, une seule solution, le dialogue.

Intéressez-vous à ce qu’ils font sur la Toile, parlez-leur de vos craintes, de vos impératifs et des leurs.

Construisez avec eux des règles d’utilisation qui tiennent compte de tous ces paramètres.

Evitez les ordinateurs et autres terminaux mobiles (tablettes, smartphones, montres connectées…) dans les chambres. Veillez à ce qu’ils soient inaccessibles durant la nuit et que leur utilisation s’arrête 30 minutes avant l’heure du coucher afin de faciliter l’endormissement et d’améliorer la qualité de leur sommeil.

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Comment être parent aujourd’hui ? (Catherine Gueguen, Isabelle Peloux, Gaëlle Baldassari)

Kaisen,

Les relations affectives nouées entre 0 et 6 ans laissent une empreinte essentielle chez l’enfant et influencent grandement sa vie d’adulte.

Ce podcast, enregistré le 10 juin 2015 lors d’une conférence Kaizen au journal Le Monde, aborde un nouvel horizon de la parentalité avec trois spécialistes de l’éducation alternative : Catherine Gueguen, Isabelle Peloux et Gaëlle Baldassari.

Les relations affectives nouées entre 0 et 6 ans laissent une empreinte essentielle chez l’enfant et influencent grandement sa vie d’adulte.

Ce podcast, enregistré le 10 juin 2015 lors d’une conférence Kaizen au journal Le Monde, aborde un nouvel horizon de la parentalité avec trois spécialistes de l’éducation alternative : Catherine Gueguen, Isabelle Peloux et Gaëlle Baldassari.

Assis-toi comme il faut !

Article du blog Neuro GymTonic

Assis-toi comme il faut !

Assis-toi comme il faut ! RTSCIl est constamment « écrasé » sur sa chaise, manque de tonus et ses jambes sont en forme de w ? Il n’arrive pas à recopier ce qui est écrit au tableau ?

Et pourtant il ne fait pas exprès…

 

 

La suite de l’article en cliquant sur le lien:

https://neurogymtonik.com/assis-toi-comme-il-faut-tu-fais-expres/?utm_source=wysija&utm_medium=email&utm_campaign=2017-10-07-assis-toi

Nos enfants sont-ils trop exposés aux écrans ?

France Inter le 6 juin 2017

Pour écouter le podcast : https://www.franceinter.fr/emissions/le-telephone-sonne/le-telephone-sonne-06-juin-2017#xtor=EPR-5-%5BMeilleur07062017%5D

Dans une tribune au « Monde », des médecins alertent sur les graves troubles du comportement et de l’attention qu’ils observent de plus en plus chez les tous petits.

Omniprésence des écrans, quelles conséquences sur le développement de l'enfant ?
Omniprésence des écrans, quelles conséquences sur le développement de l’enfant ? © Getty / Rebecca Nelson

Si vs êtes fumeur vous avez forcément vu cette image au dos de votre paquet de cigarettes : un bébé « clope aux lèvres ». À quand la même image mais avec un smartphone ou une tablette ?

La question a lieu d’être car les dangers de la surexposition des jeunes enfants aux écrans sont bien réels et de mieux en mieux connus. Des enfants qui à trois ans ne recherchent plus les autres, passant de l’apathie à la surexcitation. Retard de langage et de développement, troubles de l’attention, du sommeil… La liste est longue.

Une semaine sans écran

Un auditrice, Véronique, témoigne au téléphone. Elle est institutrice avec des enfants en maternelle :

À la moindre occasion, quand il faut attendre, les enfants ont soit le téléphone soit la tablette. […] Les écrans hypnotisent. Du coup les enfants parlent moins ; ça leur boycotte en quelque sorte la parole qu’ils pourraient avoir avec leurs parents.

Anne-Lise Ducanda, médecin de PMI, n’est pas surprise : « L’écran, c’est l’outil que les parents ont trouvé pour calmer l’enfant, l’occuper. C’est important d’apprendre aux enfants à attendre, s’ennuyer. »

Or l’enfant a besoin, pour apprendre à parler, que si quelqu’un le regarde et s’adresse à lui, de quelque chose qui le concerne. Par exemple, quand on lui met ses chaussures, lui dire « Je mets tes chaussures »

Ecrans et troubles de l’attention

Anne-Lise Ducanda : « On a des enfants qui en 5 minutes retournent un bureau. Ils touchent à tout, prennent tout, jettent tout. Ils sont très agités ».

Carole Vanhoutte est également médecin en PMI ; elle évoque même les cas, rencontrés en cabinets d’orthophonie, d’enfants devant les écrans de 6 à 7 heures d’exposition par jour, dès la naissance – enfants dont les écrans sont l’ultime stimulation. Pourtant, même si les estimations varient selon les pays, les académies américaine et canadiennes estiment par exemple que le temps d’exposition passive (la télé allumée dans le salon par exemple) est d’une heure par jour, au maximum deux heures.

De l’importance du jeu pour le développement de l’enfant

Carole Vanhoutte : « Quand on demande aux parents, soit de diminuer, soit de supprimer complètement les écrans, on s’aperçoit que l’enfant redémarre. Le simple fait d’arrêter les écrans permet aux familles de repartir en interaction ; c’est un argument de poids qu’il faut faire passer aux familles. »

L’ensemble des connexions des neurones se fait entre 0 et 3 ans. Carole Vanhoutte explique que « plus l’enfant va être en interaction – avec les parents, les autres, mais aussi les objets ». Le jeu est fondamental parce qu’il permet à toutes ces interactions-là de se faire. Les écrans détournent le regard de l’enfant. Pour être vraiment dans le langage, il faut un parent attentionné.

Il y a une augmentation exponentielle d’enfants qui sont diagnostiqués appartenant au trouble du spectre autistique (difficulté d’échanges, regard fixe…). Ils sont envoyés dans des centres, mais une fois qu’on diminue ces accès aux écrans, les enfants ne présentent plus ces troubles.

Les « mains-papillons »

Anne-Lise Ducanda rapporte à l’antenne le témoignage d’une enseignante, qui a constaté depuis quelques années ce qu’elle appelle des « mains papillons » : une grande partie de ses élèves n’arrivent pas à fermer leurs doigts, ni à se servir d’un crayon, ni à laisser une trace sur le papier parce que leurs mains sont comme des petits papillons sans force. Car pour utiliser la tablette, il est nécessaire d’ouvrir la main et de frôler l’écran…

Une absence de campagnes de préventions ?

Marie a deux enfants, elle témoigne au téléphone : « On ne voit pas d’affiche de prévention, comme sur d’autres risques ».

Les professionnels de la santé petite enfance tentent de se faire entendre auprès des experts mais pour l’instant sans succès. Il y a très peu en effet d’affiches alertant les parents sur les méfaits des écrans sur les jeunes enfants.

Néanmoins, il existe des campagnes,

celle de Serge Tisseron : celle des « 3-6-9-12 »

  • 3 : Pas d’écran avant 3 ans, ou tout au moins les éviter le plus possible
  • 6 : Pas de console de jeu portable avant 6 ans
  • 9 : Pas d’Internet avant 9 ans, et Internet accompagné jusqu’à l’entrée en collège
  • 12 : Internet seul à partir de 12 ans, avec prudence

La stricte application de celle-ci semble insuffisante aujourd’hui pour les deux médecins invités dans l’émission ; elles estiment que la gestion des écrans font doit être familiale. Elles lui préfèrent « les 4 « pas » de la psychologue Sabine Duflot, qui a repris les recommandations de l’académie américaine de pédiatrie : les quatre « pas »

  • pas d’écrans le matin
  • pas d’écrans durant les repas
  • pas d’écrans avant de s’endormir
  • pas d’écrans dans la chambre de l’enfant

Les écrans : une drogue

« On constate tous les jours l’effet addictif des écrans » souligne Anne-Lise Ducanda « Si l’enfant en fait une demi-heure puis va jouer aux petits soldats il n’y a pas de problème… Mais l’enfant délaisse ses jouets, même s’il a des jouets super-adapté pour son âge : ce qu’il veut c’est les écrans. Il pleure, il hurle, il casse tout. »

ça a l’effet d’une drogue, c’est impressionnant.

Carole Vanhoutte rappelle que les parents ont du bon sens. Mais les arguments marketing sont souvent pédagogiques. Elle interroge : « est-ce qu’un enfant qui regarde une application qui lui apprend les couleurs en anglais, en a besoin ? »

Nous sommes dans une société de la performance, où on doit apprendre les choses plus vite, mais attention, arrêtons-nous sur ce qu’est un enfant et ce dont il a besoin

Sanctuariser l’école maternelle sans écrans ?

Anne-Lise Ducanda rappelle, un article du New York Times de 2014 :

Tous les cadres des sociétés high-tech de la silion Valley (Google, Youtube, Apple, Facebook, HP…) payent des fortunes (jusq’à 18000€/an) pour mettre leurs enfants dans des écoles complètement dépourvues d’écrans et d’ordinateur !

En France, pourtant, en France, le gouvernement demande que le numérique rentre dans les programmes dès 3 ans. Et dans les programmes, il est écrit que l’enfant doit savoir utiliser l’ordinateur, la tablette et la souris.

L’enfant a besoin de l’être humain et d’un autre que soit pour se construire

Les technologies de l’information ont transformées nos sociétés. Un vrai déluge d’infos qui provoque un stress voire du burn-out

France Inter,

L’hyperconnexion

Homme pris dans la toile de l'hyperconnexion

Homme pris dans la toile de l’hyperconnexion © Getty / Dan Sipple

L’hyperconnexion rend possible la multiplication d’activités simultanées, gomment les distances avec les proches, nous donnent accès à une infinité d’informations, changent nos repères et le rapport au temps, à l’espace à la connaissance. Mais attention à la fatigue…On parle désormais de fatigue chronique, d’addiction digitale, perte de concentration, d’épuisement mental et de burn -out… Comment notre cerveau réagit face à ce flux d’informations quotidien? Que se passe-t-il dans notre cerveau quand on traite plusieurs choses en même temps ? Quel est l’impact du multitâche sur notre attention ?Comment survivre au stress numérique ?

Laurence Serfaty est réalisatrice de documentaire « Hyper connectés, le cerveau en surcharge » qui sort en DVD au ZEDTIIONS Sciences. Dans son documentaire, petit tour d’horizon des risques de l’hyper connexion et des remèdes possibles.

Une autre utilisation des outils numériques est possible, cela dans une logique de mieux être. Un plan d’action pour se déconnecter durablement ? c’est la détox digitale proposée par Catherine Lejealle, ingénieur télécom et Docteur en sociologie. Spécialiste du digital, elle analyse nos usages des nouvelles technologies. Elle est l’auteur de  » J’arrête d’être hyper connecté !, Réussissez votre détox digitale ! » Ed Eyrolles

Nous pouvons résister à l’appel des sirènes numériques et apprendre à maîtriser notre attention avec Jean-Philippe Lachaux, neuroscientifique, Directeur de recherche Inserm en neurosciences cognitives à Lyon, auteur de l’ouvrage « Les Petites bulles de l’attention » Ed Odile Jacob

Bien grandir avec l’éducation bienveillante

1304.PNGRéalisation : Cnaf / Cinéquanon

Comment gérer une crise de l’un de vos enfants ? Est-il possible de se faire obéir sans crier ? Dans ce numéro de l’émission du magazine des Caf, découvrez des solutions pour aborder les situations de conflits autrement, grâce aux méthodes de l’éducation bienveillante.

Au sommaire : focus sur les progrès des neurosciences qui permettent aujourd’hui de mieux comprendre comment fonctionne le cerveau de nos enfants ; rencontre avec des parents qui se forment à des solutions alternatives ; reportage dans une crèche engagée dans cette démarche ; les questions posées par les Internautes à nos deux invitées en plateau.

Pour accéder à la vidéo cliquez sur le lien suivant:

http://viesdefamille.streamlike.com/media.php?p=bien-grandir-avec-l-education-bienveillante