Archives pour la catégorie parentalité

Conférence : Comment entretenir le désir d’apprendre chez les enfants ?

Les enfants sont des chercheurs nés, passionnément désireux de comprendre le monde qui les entoure. Et si notre principal défi était d’entretenir cet aiguillon du désir ?

Podcast enregistré le 18 mai 2016 à l’Institut Goethe de Lyon, lors d’une conférence en lien avec le hors-série 7 de Kaizen. Une soirée avec Philippe Meirieu, auteur, enseignant, professeur en sciences de l’éducation ; Dr Adrian Serban, pédiatre ; Hélène Lacoste, médiatrice en CNV, ancienne institutrice, mère de Lucie et Océane, scolarisées en Allemagne puis en France. Une soirée animée par Pascal Greboval, rédacteur en chef de Kaizen.

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Stress, anxiété ou peur : difficile d’apprendre

Neuro Gym Tonic

 

4 stratégies puissantes

L’équation est si simple, un enfant ne peut apprendre s’il est stressé, anxieux, craintif, apeuré ou se sent « pas intelligent ». Qu’est qu’en disent les neurosciences ? Comment aider un enfant à mieux apprendre et à avoir accès à son potentiel ? Découvrez quatre puissantes stratégies conçues pour réduire le stress relié à l’apprentissage, retrouver un état positif et renforcer l’estime de soi. 

Très sensible au changement, il réagit de façon démesurée

Le stress se déclenche lorsqu’il se sent bouleversé par une situation, que les attentes dépassent ses habiletés, qu’il se sent moins en sécurité, il devient très sensible à tout changement autour de lui et en vient à réagir de façon démesurée par rapport à la situation. Il se déprécie, se comparer aux autres, se critique, et se rabaisse. On entend les «  je ne serai jamais capable » «  c’est trop difficile » « je suis nul ». Au fond de lui-même, il se sent « pas intelligent » que ça ne sert à rien, il ne pourra pas réussir et que c’est pas juste.

« Vas-y, tu es capable ! »

Souvent, nous, parent ou enseignant connaissons leur potentiel et avec les meilleures intentions du monde, nous les « poussons » en leur disant : « allez, vas-y tu es capable », « remue-toi un peu et donne un dernier petit coup. »

Cependant, devant la lourdeur du labeur, soit-il abandonne (s’écrase à son pupitre, écrit à pas de fourmis, lunatiques, l’attention s’éparpille et il est distrait par tous les bruits autour de lui) ou il se défend pour reprendre un peu de pouvoir devant cette situation qu’il perçoit comme une injustice (il s’oppose, argumente, élève la voix, gigote, et cherche à gagner).

Les neurosciences nous parlent d’un état de survie.

Cet état produit les mêmes réactions que lorsque nous sommes en situation de danger réel. Notre organisme cherche à se protéger, à se défendre ou à s’enfuir. Devant un stress relié à l’apprentissage, nous nous retrouverons exactement dans le même état. Le système de survie est déclenché. Ce sont les parties les plus instinctives de notre cerveau qui sont aux commandes. Les connexions avec le cerveau émotionnel ou le cerveau logique deviennent très fines ou voire inexistantes. Ce qui rend impossible l’apprentissage.

Ce n’est pas le moment de lui parler de persévérance dans cet état où il n’a pas accès à sa mémoire, à sa logique, son jugement et son raisonnement.

Que faire ? 4 stratégies puissantes

La priorité est de l’aider à sortir de l’état de stress, de survie pour qu’il retrouve accès à son plein potentiel, à ses capacités d’apprentissage et d’attention.

Voici 4 stratégies puissantes conçues pour réduire le stress relié à l’apprentissage, retrouver un état positif et renforcer l’estime de soi.

Respirer. La respiration est un excellent moyen pour aider le corps/esprit à se détendre et sortir de l’état de stress. Proposez-lui de prendre de grandes respirations. À l’inspire soulever les bras vers le haut et à l’expire relâchez.

Bouger. La routine de Brain Gym a été conçue spécialement pour réduire le stress relié à l’apprentissage, retrouver l’attitude positive qui nourrit l’estime de soi.

Observer. Observer avec bienveillance et nommer ce que l’enfant fait de positif en nommant la valeur que vous y attribuez avec une voix douce et sécurisante.

Câliner. Faites-lui un long câlin avec des pressions profondes sur les bras et le dos. Vous stimuler la sécrétion d’ocytocine (hormone du lien qui sécurise) tout en l’aidant à sentir son corps et ses frontières.

Voici ce que vous pouvez faire pour développer et maintenir de saines habitudes pour la santé globale et visuelle de votre famille :

  • Définissez ensemble des périodes précises pour l’utilisation des écrans et respectez-les!
  • Respectez-vous aussi les mêmes règles que celle que vous donnez à vos enfants.
  • Éteignez la télévision et tous les écrans en dehors des plages allouées. Profitez-en pour discuter et vivre de vrais contacts en famille.
  • Initiez des jeux de société en famille, des jeux dans des cahiers d’activités.
  • Privilégiez des jeux où l’on doit bouger, se dépasser, entrer en contact avec les autres.
  • Optez pour des livres en version papier plutôt que numériques.
  • Éteignez les écrans au moins une à deux heures avant l’heure du coucher.
  • Lorsque vous êtes en voiture ou dans une salle d’attente, faites des jeux de devinettes, entamez des discussions, apportez des livres, des revues, le journal, etc.
  • Consultez un optométriste dès que votre enfant a trois ans pour s’assurer de sa santé visuelle. En plus, c’est couvert par la RAMQ jusqu’à l’âge de 10 ans!

Bref, réduisez la consommation des écrans au minimum. Soyez vous-même un exemple pour votre famille. Utilisez votre bon sens et votre jugement pour déterminer des règles à l’intérieur de votre maison. Initiez des petits bonheurs avec vos proches, créez des souvenirs impérissables remplis de chaleur et de relations humaines et non virtuelles. Amusez-vous!

« Il est important de conserver l’estime de soi et la curiosité chez l’enfant »

Après un parcours classique en entreprise et dans l’administration culturelle, Blandine Swyngedauw décide de s’engager dans une nouvelle voie porteuse de sens. En 2012, elle cofonde le mouvement citoyen le Printemps de l’éducation, un réseau qui participe à la diffusion plus large d’une éducation plus respectueuse de l’être au service du vivant.

 

 

« Ce qui est très important c’est de conserver l’estime de soi et la curiosité chez l’enfant. Aujourd’hui, on met encore trop en avant le mot « erreur » plutôt que de se concentrer sur la « marge de progression. »

« La coopération, l’empathie, le lien avec la nature et  l’esprit critique sont des qualités primordiales à transmettre à l’enfant. »

« Être parent c’est un laboratoire de recherche au quotidien, avec tout ce que cela implique, de doutes, de questionnements avec son enfant, de déconditionnement par rapport à ses propres croyances. »

Envoyé spécial Émission du jeudi 18 janvier 2018 : Accros aux écrans

Rayan a 3 ans. Pendant de longs mois, sa maman s’inquiète : toujours dans sa bulle, il ne parle plus et multiplie les crises de nerf. Un jour, un médecin conseille à cette maman de ne plus jamais laisser son enfant regarder les comptines sur son smartphone. Rayan pouvait y passer des heures ! Au bout de quelques jours, sevré d’écran, Rayan redit « maman » pour la première fois depuis un an. Peu à peu, il redevient un petit garçon ouvert et joyeux.

Aujourd’hui, les scientifiques en sont persuadés : les écrans sont dangereux pour nos enfants. Ils agissent sur leur cerveau, leur concentration.

En France, des médecins lancent l’alerte. Aux Etats-Unis, d’anciens salariés racontent comment les industriels entretiennent l’addiction des jeux sur smartphone, des scientifiques dénoncent leur impact sur le développement de l’enfant.

Que se passe-t-il réellement face aux écrans?

Enquête d’Adèle Flaux et Paul Moreira

Pour écouter le replay :

https://www.france.tv/france-2/envoye-special/379947-emission-du-jeudi-18-janvier-2018.html