Archives pour la catégorie parentalité

Thomas d’Ansembourg « Notre façon d’être adulte fait-elle sens et envie pour nos jeunes ? »

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Ma bulle de colère : une technique pour aider les enfants à canaliser leur colère

Apprendre à éduquer

par Caroline, 9 avril 2018

ma bulle de colère enfants

La bulle de colère est un outil qui permet aux enfants d’apprendre à canaliser leur colère. Cet outil est basé sur la respiration et la visualisation pour que les enfants comprennent que les émotions sont comme des visiteuses qui viennent et repartent, comme des vagues qui ont un pic puis qui finissent par redescendre et s’évanouir.

Comme tous les outils d’éducation émotionnelle, il est utile de le proposer en dehors de crises émotionnelles, pour entraîner les enfants à se recentrer et traverser leurs émotions. Ils pourront ainsi y avoir recours (en autonomie ou sur invitation de l’adulte) lors d’une montée de colère.

La bulle de colère peut être affichée et les enfants invités à y avoir recours (sans y être obligés). L’affiche est accompagnée d’indications à suivre pour que les enfants traversent leur émotion de colère sans céder à la violence :

  • Quand je ressens de la colère, je ferme les yeux.
  • Je prends 3 grandes respirations en gonflant bien mon ventre à l’inspiration et en le dégonflant à l’expiration.
  • J’imagine qu’une grande bulle vient m’entourer. j’imagine que cette bulle change doucement de couleur, comme un arc en ciel :
    -au départ, la bulle est toute rouge, à l’image de ma colère, comme de la lave de volcan bouillante;
    -puis la bulle devient orange parce que ma colère diminue, orange comme une clémentine rugueuse, comme un jus de fruits plein de vitamines;
    -puis la bulle devient jaune, comme les rayons du soleil qui réchauffent ma peau et mon coeur, qui apaisent
    ma colère;
    -puis la bulle devient verte, je peux sentir l’odeur de l’herbe fraîchement coupée, je peux sentir le contact de la mousse verte toute douce sous mes pieds;
    -puis la bulle devient bleue, comme quand le ciel et la mer se rencontrent dans un calme absolu;
    -puis la bulle devient marine, comme des bleuets odorants et beaux devant lesquels je m’émerveille;
    -enfin la bulle devient violette, à la manière des ailes d’un magnifique papillon qui finit par s’envoler, emportant les restes de la colère avec lui.

Télécharger l’affiche Ma bulle de colère au format PDF :  ma bulle de colère

La phrase de base dans la gestion émotionnelle (et ses effets expliqués par Catherine Gueguen)

Jef de « Papapositive! » 10 avril 2018

Une phrase, une seule. Le fait de la dire va littéralement changer positivement votre vie ainsi que celle de vos enfants.

Cette simple phrase est la suivante :

« Maintenant, je me sens …[à compléter avec votre émotion]. »

 

Comme nous l’explique Catherine Gueguen, « Nommer ce que nous ressentons nous fait du bien ».

Et ce bien-être est visible au niveau de notre cerveau. En effet, « quand nous sommes stressés, l’amygdale cérébrale, centre de la peur, provoque la sécrétion de cortisol, de l’adrénaline, molécules qui, en quantité importante peuvent être très toxiques pour notre santé physique et psychologique. Quand nous parvenons à poser des mots sur des émotions, nous diminuons l’activité de l’amygdale, la sécrétion d’adrénaline et de cortisol ralentit, notre stress diminue et nous nous apaisons. »

 

Extrait de « vivre heureux avec son enfant » de Catherine Gueguen

 

Thomas d’Ansembourg conseille de se demander deux ou trois fois par jour : « Comment je me sens, là, maintenant ?«

 

Il était important de consacrer un article à une astuce aussi bénéfique.

Retenons que lorsque nous disons :

« je suis en colère »

« je me sens triste »

« j’ai peur »

Cela nous soulage.

 

Et si nous avons en face une personne qui sait nous écouter sans juger et qui aide à l’expression de nos émotions, c’est encore plus salvateur. C’est le pouvoir de l’empathie. 🙂

 

Si vous avez besoin de vocabulaire ou d’outils pour exprimer les émotions, je vous invite à lire cet article.

 

Source : « Vivre heureux avec son  enfant » de Catherine Gueguen.

8 fiches de gestion émotionnelle pour les enfants à télécharger (colère, tristesse, peur, honte, stress, jalousie, timidité, découragement)

par · Publication

25sep

« Je vous propose des petites fiches type marque page avec des stratégies de gestion émotionnelle pour les enfants. Chaque fiche correspond à un état émotionnel difficile à gérer et quelques stratégies pour y faire face (colère, tristesse, peur, stress, jalousie, découragement, timidité, honte).

L’idée est de les imprimer, de les découper et de les plastifier puis de les regrouper (avec un fil ou avec un porte clé) afin que les enfants puissent avoir facilement à disposition des outils de gestion émotionnelle en cas de besoin. Les stratégies proposées ne sont pas exhaustives et on peut inviter les enfants à les compléter (et pourquoi pas prévoir une feuille blanche à remplir au dos de chaque fiche pour que l’enfant y note ses propres ressources).

Vous pouvez télécharger ces fiches de gestion émotionnelle au format PDF à ce lien :  quand je ressens je peux

Le temps d’échange en famille : un outil de discipline positive

Article de 

Blog      25sep

Dans son livre La discipline positive, Jane Nelsen propose l’instauration d’un temps d’échange en famille (TEF) pour

  • chercher des solutions ensemble face aux problèmes du quotidien,
  • planifier du temps en famille,
  • anticiper les difficultés à venir.

 Qu’est-ce qu’un temps d’échange en famille ?

Jane Nelsen le définit comme

« une opportunité régulière et planifiée d’environ 15 à 30 minutes par semaine pour apprendre à s’apprécier de façon positive, à se concentrer ensemble sur les solutions qui faciliteront le plaisir de vivre ensemble et à développer les compétences sociales nécessaires au plein épanouissement de chacun. »

Pour qu’un temps d’échange en famille soit efficace et facilite effectivement la vie de famille, plusieurs conditions sont nécessaires dans la recherche et l’imagination de solutions :

  • Noter les problèmes dans l’ordre du jour afin que les enfants soient porteurs de solutions,
  • Les parents ne reprennent pas la main quand l’application des règles posent problème : les enfants appliqueront plus facilement les règles quand les parents ne s’en mêlent pas,
  • La règle est appliquée à tout le monde, adultes y compris.

Quels sont les objectifs d’un temps d’échange en famille ?

Jane Nelsen cite 4 objectifs principaux :

1. S’apprécier, se remercier, se faire des compliments (entre frères et soeurs, entre parents, entre parents et enfants).

2. S’aider les uns les autres.

3. Résoudre les problèmes de la vie quotidienne et trouver des solutions en famille qui conviennent à tout le monde, enfants et parents.

4. Se faire plaisir ensemble et planifier des activités ou sorties en famille (par exemple, le père passe 1  samedi après midi sur 2 avec sa fille quand la mère le passe avec le fils puis inversement le samedi suivant : le père passe l’après-midi avec son fils et la mère avec la fille).

temps d'échange en famille discipline positive

Quels en sont les bénéfices ?

Les bénéfices sont nombreux aussi bien sur le plan des relations familiales, de l’organisation du quotidien que du développement des enfants (gain en autonomie, en coopération, en auto-discipline). Adultes et enfants y trouvent tous leur compte !

Parmi les bénéfices des temps d’échange en famille, on peut citer entre autres :

  • Apprendre à exprimer sa gratitude et à remercier les autres, apprendre à trouver des points positifs chez autrui.
  • Utiliser les erreurs comme des opportunités d’apprendre, de réparer et de faire mieux.
  • Instaurer un respect mutuel dans la famille : chacun est consulté, l’avis de tous importe et toute la famille coopère.
  • Enrichir les échanges familiaux avec les propositions des enfants, faire travailler leur créativité , les prendre au sérieux, les écouter, les valoriser et les impliquer.

Comment les mettre en place ?

  • Des rencontre régulières (une fois par semaine) et non interrompues (téléphones et télé éteints)
  • Un temps dédié et noté dans les agendas de tous ( 15 à 30 minutes)
  • Un ordre du jour pré-établi par l’ensemble des membres de la famille (par exemple, chacun écrit ce qu’il souhaite aborder sur une feuille de papier collée sur le frigo ou glisse un post it dans une boîte prévue à cet effet)
  • Un lieu propice (sans distraction à portée de main)
  • Un processus de décision mutuel et coopératif (le vote est à éviter)

Comment se déroule un temps d’échange en famille ?

Il s’agit d’abord de définir les rôles de chacun (président, secrétaire) : le enfants peuvent et doivent assumer tous les rôles, chacun son tour.

Le TEF commence toujours par un tour de compliments : chaque participant adresse à chacun des autres participants un compliment ou un remerciement sur une situation, un acte, un mot de la semaine écoulée.

L’ordre du jour est abordé selon les doléances et souhaits exprimés par chaque membre de la famille au cours de la semaine écoulée.

La recherche de solutions se fait en suivant les 4 étapes pour gagner la coopération des enfants.

Un TEF comprend toujours un temps de planification de temps dédiés à passer en famille. Jane Nelsen affirme que ces moments à part n’ont pas lieu s’ils ne sont pas anticipés et planifiés du fait des emplois du temps surchargés des uns et des autres.

L’anticipation des difficultés à venir est aussi un point essentiel d’un TEF : anticiper les difficultés possibles et imaginer les moyens de les éviter favorisent la coopération et les joies partagées. Cela peut concerner par exemple les prochaines vacances (qu’est-ce qui peut gâcher le plaisir des enfants ? qu’est-ce qui peut gâcher le plaisir des parents ?).

Pour aller plus loin dans l’organisation et le déroulement d’un temps d’échange en famille (notamment dans les familles mono parentales ou avec des adolescents), je vous conseille vivement la lecture de La Discipline Positive et La Discipline Positive pour les adolescents de Jane Nelsen

Conférence : Comment entretenir le désir d’apprendre chez les enfants ?

Les enfants sont des chercheurs nés, passionnément désireux de comprendre le monde qui les entoure. Et si notre principal défi était d’entretenir cet aiguillon du désir ?

Podcast enregistré le 18 mai 2016 à l’Institut Goethe de Lyon, lors d’une conférence en lien avec le hors-série 7 de Kaizen. Une soirée avec Philippe Meirieu, auteur, enseignant, professeur en sciences de l’éducation ; Dr Adrian Serban, pédiatre ; Hélène Lacoste, médiatrice en CNV, ancienne institutrice, mère de Lucie et Océane, scolarisées en Allemagne puis en France. Une soirée animée par Pascal Greboval, rédacteur en chef de Kaizen.

Stress, anxiété ou peur : difficile d’apprendre

Neuro Gym Tonic

 

4 stratégies puissantes

L’équation est si simple, un enfant ne peut apprendre s’il est stressé, anxieux, craintif, apeuré ou se sent « pas intelligent ». Qu’est qu’en disent les neurosciences ? Comment aider un enfant à mieux apprendre et à avoir accès à son potentiel ? Découvrez quatre puissantes stratégies conçues pour réduire le stress relié à l’apprentissage, retrouver un état positif et renforcer l’estime de soi. 

Très sensible au changement, il réagit de façon démesurée

Le stress se déclenche lorsqu’il se sent bouleversé par une situation, que les attentes dépassent ses habiletés, qu’il se sent moins en sécurité, il devient très sensible à tout changement autour de lui et en vient à réagir de façon démesurée par rapport à la situation. Il se déprécie, se comparer aux autres, se critique, et se rabaisse. On entend les «  je ne serai jamais capable » «  c’est trop difficile » « je suis nul ». Au fond de lui-même, il se sent « pas intelligent » que ça ne sert à rien, il ne pourra pas réussir et que c’est pas juste.

« Vas-y, tu es capable ! »

Souvent, nous, parent ou enseignant connaissons leur potentiel et avec les meilleures intentions du monde, nous les « poussons » en leur disant : « allez, vas-y tu es capable », « remue-toi un peu et donne un dernier petit coup. »

Cependant, devant la lourdeur du labeur, soit-il abandonne (s’écrase à son pupitre, écrit à pas de fourmis, lunatiques, l’attention s’éparpille et il est distrait par tous les bruits autour de lui) ou il se défend pour reprendre un peu de pouvoir devant cette situation qu’il perçoit comme une injustice (il s’oppose, argumente, élève la voix, gigote, et cherche à gagner).

Les neurosciences nous parlent d’un état de survie.

Cet état produit les mêmes réactions que lorsque nous sommes en situation de danger réel. Notre organisme cherche à se protéger, à se défendre ou à s’enfuir. Devant un stress relié à l’apprentissage, nous nous retrouverons exactement dans le même état. Le système de survie est déclenché. Ce sont les parties les plus instinctives de notre cerveau qui sont aux commandes. Les connexions avec le cerveau émotionnel ou le cerveau logique deviennent très fines ou voire inexistantes. Ce qui rend impossible l’apprentissage.

Ce n’est pas le moment de lui parler de persévérance dans cet état où il n’a pas accès à sa mémoire, à sa logique, son jugement et son raisonnement.

Que faire ? 4 stratégies puissantes

La priorité est de l’aider à sortir de l’état de stress, de survie pour qu’il retrouve accès à son plein potentiel, à ses capacités d’apprentissage et d’attention.

Voici 4 stratégies puissantes conçues pour réduire le stress relié à l’apprentissage, retrouver un état positif et renforcer l’estime de soi.

Respirer. La respiration est un excellent moyen pour aider le corps/esprit à se détendre et sortir de l’état de stress. Proposez-lui de prendre de grandes respirations. À l’inspire soulever les bras vers le haut et à l’expire relâchez.

Bouger. La routine de Brain Gym a été conçue spécialement pour réduire le stress relié à l’apprentissage, retrouver l’attitude positive qui nourrit l’estime de soi.

Observer. Observer avec bienveillance et nommer ce que l’enfant fait de positif en nommant la valeur que vous y attribuez avec une voix douce et sécurisante.

Câliner. Faites-lui un long câlin avec des pressions profondes sur les bras et le dos. Vous stimuler la sécrétion d’ocytocine (hormone du lien qui sécurise) tout en l’aidant à sentir son corps et ses frontières.

Voici ce que vous pouvez faire pour développer et maintenir de saines habitudes pour la santé globale et visuelle de votre famille :

  • Définissez ensemble des périodes précises pour l’utilisation des écrans et respectez-les!
  • Respectez-vous aussi les mêmes règles que celle que vous donnez à vos enfants.
  • Éteignez la télévision et tous les écrans en dehors des plages allouées. Profitez-en pour discuter et vivre de vrais contacts en famille.
  • Initiez des jeux de société en famille, des jeux dans des cahiers d’activités.
  • Privilégiez des jeux où l’on doit bouger, se dépasser, entrer en contact avec les autres.
  • Optez pour des livres en version papier plutôt que numériques.
  • Éteignez les écrans au moins une à deux heures avant l’heure du coucher.
  • Lorsque vous êtes en voiture ou dans une salle d’attente, faites des jeux de devinettes, entamez des discussions, apportez des livres, des revues, le journal, etc.
  • Consultez un optométriste dès que votre enfant a trois ans pour s’assurer de sa santé visuelle. En plus, c’est couvert par la RAMQ jusqu’à l’âge de 10 ans!

Bref, réduisez la consommation des écrans au minimum. Soyez vous-même un exemple pour votre famille. Utilisez votre bon sens et votre jugement pour déterminer des règles à l’intérieur de votre maison. Initiez des petits bonheurs avec vos proches, créez des souvenirs impérissables remplis de chaleur et de relations humaines et non virtuelles. Amusez-vous!