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Trousse à outils pour accompagner les élèves en situation de handicap à l’école (pour les AVS)

Blog « Apprendre, réviser, mémoriser  Tout pour apprendre efficacement (à l’école et ailleurs) »

http://apprendre-reviser-memoriser.fr/trousse-a-outils-pour-accompagner-les-eleves-en-situation-de-handicap-a-lecole-pour-les-avs/

Par Caroline le 16 juin 2017

Ce document s’adresse aux personnes qui ont été recrutées pour exercer une mission d’accompagnement auprès d’élèves en situation de handicap. Ce livret leur propose quelques pistes de réflexion pouvant faciliter la prise de poste (en plus de la formation d’adaptation à l’emploi).  La lecture de ce document vise à permettre de mieux comprendre dans quelle mesure les élèves en situation de handicap peuvent bénéficier d’un projet personnalisé de scolarisation incluant l’aide humaine.  En voici le sommaire :

Il a été rédigé par  Nathalie BOURNAS & Emmanuelle EGLIN, de l’académie de Lyon. Ce document mentionne certaines ressources disponibles uniquement dans l’académie de Lyon mais les grandes lignes sont valables dans toutes les académies (seuls les noms des personnes changent d’une académie à l’autre mais pas les organismes référents, telle que la MDPH ou les différents dispositifs de scolarisation, tels que les classes ULIS, les IME ou les ITEP).

Ce livret a clairement pour objectif d’accompagner les auxiliaires de vie scolaire dans leur prise de fonction auprès d’un élève en situation de handicap. Il permet d’apporter des éléments de compréhension quant aux missions attendues, aux partenariats à mettre en place, aux différentes possibilités d’accompagnement d’un élève. Il propose également des outils qui aideront, notamment, à une meilleure coordination entre l’enseignant, responsable des apprentissages, et l’auxiliaire de vie scolaire qui met en œuvre les adaptations nécessaires à la réussite de l’élève.

Les autrices y rappellent les rôles et responsabilités hiérarchiques de chaque intervenant, dans le premier et le second degré. Elles proposent également une liste d’intervenants extérieurs et de personnes ressources avec lesquels les AVS seront peut-être amenées à interagir (psychomotriciens, éducateur, CMP…).

Les missions des AVS sont rappelées et détaillées :

  • les actes de la vie quotidienne
    • Assurer les conditions de sécurité et de confort
    • Aider aux actes essentiels de la vie
    • Favoriser la mobilité
  • les activités d’apprentissage
    • Stimuler les activités sensorielles, motrices et intellectuelles du jeune en fonction de son handicap, de ses possibilités et de ses compétences
    • Utiliser des supports adaptés et conçus par des professionnels, pour l’accès aux activités d’apprentissage, comme pour la structuration dans l’espace et dans le temps
    • Faciliter l’expression du jeune, l’aider à communiquer
    • Rappeler les règles d’activités dans les lieux de vie considérés
    • Contribuer à l’adaptation de la situation d’apprentissage en lien avec le professionnel par l’identification des compétences, des ressources, des difficultés du jeune
    • Soutenir le jeune dans la compréhension et dans l’application des consignes pour favoriser la réalisation de l’activité conduite par le professionnel
    • Assister le jeune dans l’activité d’écriture, la prise de notes
    • Appliquer les consignes prévues par la réglementation relative aux aménagements des conditions de passation des épreuves d’examens ou de concours et dans les situations d’évaluation, lorsque la présence d’une tierce personne est requise
  • les activités de la vie sociale et relationnelle
    • Participer à la mise en œuvre de l’accueil en favorisant la mise en confiance du jeune et de l’environnement
    • Favoriser la communication et les interactions entre le jeune et son environnement
    • Sensibiliser l’environnement du jeune au handicap et prévenir les situations de crise, d’isolement ou de conflit
    • Favoriser la participation du jeune aux activités prévues dans tous les lieux de vie considérés

Enfin, des outils d’organisation sont proposés aux AVS pour un accompagnement plus efficace.

Cependant, les parents et les enseignants pourront également trouver des informations utiles quant au fonctionnement et à l’articulation des différents éléments de l’accompagnement des enfants en situation de handicap à l’école. Ainsi, ce document reprend les étapes du dossier à remplir pour faire une demande de compensation auprès de la MDPH.

De même, les autrices de ce document explique en quoi consiste le PPS. Le PPS propose différentes modalités de scolarisation pour les élèves en situation de handicap en favorisant chaque fois que possible la scolarisation en milieu scolaire ordinaire. Il est établi par la MDPH et mis en œuvre au sein de chaque établissement scolaire. L’aide humaine est une des modalités de compensation possible dans le cadre du PPS.

>>> Document à télécharger gratuitement à ce lien : Trousse à outils de l’AVS pour la prise de poste des personnels en charge de l’accompagnement des élèves en situation de handicap

11 h du matin serait l’heure idéale pour commencer les cours

2mai
Publié le lundi 24 avril 2017 à 07:32.
Job Formation / Se former / États-Unis
A 8h ou 9h, les étudiants ne sont pas dans les meilleures conditions pour travailler.

A 8h ou 9h, les étudiants ne sont pas dans les meilleures conditions pour travailler. © Fotolia

Des chercheurs américains viennent de publier une étude selon laquelle les cours à l’université devraient commencer après 11 heures pour un meilleur apprentissage des étudiants.

Vous êtes de ceux qui ont du mal à émerger le matin ? Vous aimeriez que les cours commencent plus tard ? Cette étude (1) réalisée par des chercheurs de l’université de Reno au Nevada (États-Unis) pourrait vous donner raison.

L’heure idéale pour commencer les cours serait 11 heures du matin, voire plus tard. Un horaire favorable pour la majorité des étudiants qui verraient leurs performances scolaires et leur santé s’améliorer.

Les chercheurs ont interrogé 190 étudiants de première et de deuxième année pour connaître le moment de la journée où ils se sentaient le mieux pour travailler. Ces données ont été comparées aux analyses récentes de neuroscientifiques sur le sommeil, le rythme circadien (rythme biologique sur une journée) et les effets du manque de sommeil.

Deux heures trop tôt

Les conclusions sont les mêmes : les cours débutent trop tôt. Vers 8h ou 9h, les étudiants ne sont pas dans les meilleures conditions pour apprendre. En effet, selon l’étude, « naturellement, les journées des étudiants débuteraient deux heures plus tard que celle des adultes ». Les chercheurs fixent ainsi 11 heures comme le meilleur horaire pour commencer les cours même si les chercheurs reconnaissent que ce rythme ne conviendrait pas à tous les étudiants.

Certaines universités n’ont pas attendu cette étude pour changer le planning des cours. Depuis 2013, l’UCL Academy de Londres débute ses cours à 10 heures pour permettre à ses étudiants de « se réveiller pleinement ». Les universités françaises suivront-elle l’exemple ?

Murielle TRAVADON.

(1) Étude publiée le 19 avril 2017 dans la revue Frontiers in Humal Neurosciences

Le développement du sens spatial en mathématiques

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À première vue, l’apprentissage de la géométrie peut paraitre simple : faire observer des figures et des solides aux élèves leur permettrait de comprendre certains concepts géométriques. Toutefois, selon la recherche, l’acquisition de connaissances géométriques et spatiales ne se ferait pas aussi facilement.

Une partie des difficultés liées à l’apprentissage de la géométrie impliquent le développement du sens spatial.

Patricia Marchand est professeure agrégée à l’Université de Sherbrooke. Elle se spécialise en didactique des mathématiques. Dans un texte publié dans le Bulletin de l’Association mathématique du Québec (Bulletin AMQ), elle explique comment se développe le sens spatial chez les élèves du primaire selon le modèle théorique de Van Hiele. Cet article s’appuie sur le contenu du texte de Marchand.

[Si vous utilisez un appareil mobile, cliquez ici]

https://magic.piktochart.com/embed/20834356-qn-144-sensspatial

[Consultez l’article]

Référence principale

Marchand, P. (2009). Le développement du sens spatial au primaire. Bulletin AMQ, Vol. XLIX, no 3, p. 63-79.

Pour d’autres articles, consultez notre
Dossier thématique sur l’enseignement des mathématiques.

Image : © Shutterstock / Indypendenz

Dernière modification : 31 mars 2017.

Aménagements pour les élèves dyspraxiques au DNB : explications

Redonner de la confiance et de la motivation aux enfants en mathématiques grâce au jeu d’échecs

Blog « éduquer différemment »

Nous vous proposons aujourd’hui un article écrit par Pierre de apprendrelesechecs24h.com.
Des études ont démontrées que jouer aux échecs augmente les capacités de concentration, mémorisation et résolution de problèmes des enfants.
L’équipe de 24h pour apprendre les échecs a mis au point une pédagogie pour apprendre les échecs aux enfants à partir de 4 ans.


Les résultats des études sur le jeu d’échecs sont spectaculaires. En particulier, Michel Noir dans sa thèse (Lyon, 2002) a montré que les enfants ayant suivi des cours d’échecs augmentent leur capacité de concentration de 50%, leur capacité de mémorisation de 22% et leur capacité de résolution de problèmes de 32% (voir l’étude Jeu d’échec et réussite scolaire). À l’heure où les résultats des études Timss et Pisa sont décevants, voilà un outil qui pourrait nous être très utile !

Les études Timss et Pisa

Concernant l’étude Timss, elle est considérée par sa longévité et son ampleur comme l’une des plus significatives. Après vingt ans d’absences, la France y a de nouveau participé cette année et les résultats sont catastrophiques. Des élèves de 18 ans sortant de filières scientifiques ont été testés en mathématiques et répartis en 4 groupes : Très bons, bons, moyens et faibles. En vingt ans, la part des très bons est passé de 15% à 1% et la part des bons de 64% à 11%. L’étude Pisa de 2016, plus célèbre, a elle confirmé la baisse importante qu’elle avait constaté en mathématiques en 2013. Mais surtout, cette étude a montré que la France est malheureusement la championne des inégalités scolaires.

Pourquoi le jeu d’échecs ?

Pourquoi le jeu d’échecs ? Parce qu’un problème d’échecs s’aborde comme un problème de mathématiques : il faut analyser les données et structurer sa pensée pour élaborer un plan d’action. Comme dit Michel Noir :

« Observation – analyse – hypothèses – vérification – planification – probabilité et calcul des variantes – analyse des conséquences – toute la chaine méthodologique est présente dans ce jeu. »

De plus, par son aspect ludique, le jeu d’échecs met tous les élèves sur un même plan d’égalité. Qu’un enfant soit en situation de handicap, en difficultés scolaires ou simplement pense ne pas être capable de réussir en mathématiques, il va développer beaucoup de compétences sans même y penser. Voilà un bel outil pour atténuer les inégalités scolaires !

Comment apprendre à jouer aux échecs ?

Pour obtenir ces résultats, M. Noir précise bien que la pédagogie employée doit être pensée en terme de résolution de problèmes et ne pas se résumer qu’à des apprentissages échiquéens. C’est exactement la pédagogie employée par l’équipe d’apprendre les échecs en 24h qui alterne vidéos courtes et fiches d’exercices corrigées très soigneusement. Inscrivez-vous sur www.apprendrelesechecs24h.com pour découvrir gratuitement leur premier programme d’entraînement.

Reserrer les liens entre les générations

Les échecs sont un des rares sports où les enfants peuvent rivaliser très vite avec les adultes. Ainsi, il n’est pas du tout rare de voir des enfants très jeunes jouer contre des grands-parents lors des tournois. Chaque parent peut très facilement apprendre aux enfants à jouer aux échecs à partir de quatre ans et très vite proposer à leurs enfants de résoudre des exercices. Les enfants adorent chercher des échecs et mats !

Et ailleurs dans le monde ?

En septembre 2017, les jeunes polonais apprendront à jouer aux échecs à l’école. Le but affiché : améliorer les résultats en maths ! Sachant qu’ils ont déjà de bien meilleurs résultats que les français dans la dernière étude Timss, ça promet ! Par ailleurs, les échecs sont déjà enseignés à l’école dans de nombreux pays et sont un sport national en Russie, en Inde, en Chine.
Et il n’y a pas qu’à l’école qu’on parle des échecs dans les autres pays du monde. Les journaux allemands, anglais et américains ont fait leur une sur le jeu d’échecs au mois de novembre pendant le championnat du monde. Le match a été retransmis à la télévision en Norvège et deux tiers des Norvégiens ont suivi le match en direct ! Pendant que les joueurs réfléchissent de nombreux intervenants (acteurs, sportifs, éducateurs) parlent jeux, enfants, éducation à l’antenne… La foule a été tellement importante à New-York pour voir les champions qu’il y avait des files d’attente pour entrer dans la salle…

Alors pourquoi pas nous ?

 

Révisez pour réussir, il faut y penser, La Maïf

Révisez pour réussir, il faut y penser

À l’approche des beaux jours, c’est aussi la saison des examens qui se dessine. Bac, brevet, concours, dans les dernières semaines, il n’est pas toujours facile de se concentrer sans trop céder au stress pour organiser ses révisions.

Afin de guider et d’accompagner les lycéens et les collégiens jusqu’au jour des épreuves, la MAIF et son partenaire rue des écoles mettent à leur disposition un large choix de solutions.
La plupart des solutions éducatives proposées ici sont disponibles gratuitement pour tous et sans conditions, y compris pour ceux qui ne sont pas assurés à la MAIF.

 

Préparez le brevet

 

Préparez le bac

Préparer les concours

Et aussi…

La MAIF s’engage à favoriser l’éducation pour tous. Elle développe des solutions éducatives adaptées et accessibles à tous. Apprentissage, prévention, handicap, développement durable, découvrez toutes nos solutions éducatives.

Comment aider les enfants à parler de leurs problèmes d’apprentissage?

Comment aider les enfants à parler de leurs problèmes d’apprentissage?

Se confier à propos de sa manière différente d’apprendre est parfois difficile. Pourtant, avec de l’exercice, on peut y arriver et en être vraiment récompensé.

Rae Jacobson

 

« J’apprends différemment. »

Ces trois petits mots peuvent faire un monde de différence pour des enfants qui, comme ce fut mon cas, grandissent en luttant contre des problèmes d’apprentissages.

 

Cela semble plutôt simple, non ? 

Non.

Si votre enfant présente un trouble de l’apprentissage, lui trouver de l’aide – en travaillant avec l’école pour obtenir un accompagnement efficace – constitue votre première préoccupation. Cependant, il est aussi important de l’aider à se sentir à l’aise pour en parler. Pour de nombreux enfants, se confier n’est pas aussi simple qu’on pourrait le croire.

 

Pourquoi votre enfant a-t-il besoin d’en parler ?

En dehors de tout contexte, les symptômes du trouble d’apprentissage peuvent ressembler à de la paresse ou à de la désobéissance, et il arrive souvent que l’on essaie de discipliner les enfants au lieu de les aider.

Je souffre de TDAH et de dyscalculie. Lorsque j’étais enfant, j’étais rêveuse, désordonnée et très (très !) mauvaise en mathématiques. Je griffonnais pendant les leçons et j’oubliais régulièrement mes devoirs. J’étais néanmoins intelligente, je participais et j’écrivais bien. Ce paradoxe laissait croire que mes faiblesses étaient volontaires.

« J’avais tout le temps des difficultés », approuve Kaitlin, 16 ans, atteinte de TDAH et de problèmes de traitement auditif. « J’avais peur de leur parler de mon problème, du coup ils pensaient que j’étais simplement une mauvaise élève. Je donnais l’impression de ne pas m’inquiéter de mes résultats, ce qui n’était pas vrai. »

La mère de Kaitlin travaillait avec l’école pour que sa fille bénéficie des adaptations nécessaires, mais Kaitlin ne se sentait toujours pas à l’aise lorsqu’elle devait parler de ses difficultés d’apprentissage.

« Il m’a fallu du temps pour exprimer mes problèmes, mais lors du deuxième semestre de ma neuvième année, j’ai commencé à parler à mes professeurs du fait que j’avais des difficultés d’apprentissage et, directement, les choses ont commencé à s’améliorer », dit-elle. « Pour la première fois, ils ont compris que je faisais vraiment des efforts, même si je n’en donnais pas toujours l’impression, et j’ai obtenu l’aide dont j’avais besoin. »

 

Comment aider les enfants à faire part de leurs problèmes ?

Lorsqu’on est enfant et que l’on éprouve de véritables difficultés à se maintenir à niveau, attirer l’attention sur soi peut sembler effrayant. Si votre enfant semble réticent à se confier à propos de ses besoins dans le domaine de l’apprentissage, un peu de travail de fond à la maison pourra l’aider à entamer la conversation.

Évaluez si l’enfant est prêt. Certains enfants, surtout les plus jeunes, peuvent ne pas se sentir prêts à parler de leur problème. Ce n’est pas grave ! Vous pouvez montrer l’exemple en discutant avec votre enfant des différences d’apprentissage (et en lui laissant voir que vous en parlez avec d’autres personnes) de manière franche et détendue.

Posez des questions et écoutez. Si votre enfant ne se sent pas à l’aise pour parler aux autres de ses difficultés d’apprentissage, discutez avec lui de ce qui le dérange. Il se peut qu’il se sente gêné ou honteux d’être « différent ». Considérez cela comme une occasion de le rassurer et parlez de ses craintes ou de ses doutes. Il se sentira mieux et vous obtiendrez les informations dont vous avez besoin pour l’aider aux niveaux psychologique et scolaire.

 

Que dire aux enseignants ?

Lorsque votre enfant se sentira plus confiant et que vous serez sûr qu’il comprend bien son problème d’apprentissage, aidez-le à informer ses enseignants de manière claire. Les quelques conseils qui suivent pourront vous aider.

Nommer le trouble d’apprentissage. Même si les enseignants connaissent normalement le problème, il est bon que l’enfant prenne l’habitude de nommer sa différence d’apprentissage – par exemple : « J’ai un trouble du traitement auditif » –, de manière éviter toute confusion.

Être précis. Les enfants qui souffrent de troubles d’apprentissage ne sont pas tous les mêmes. Dès lors, encouragez votre enfant à préciser les façons dont son trouble l’affecte personnellement : « C’est difficile pour moi d’entendre lorsqu’il y a beaucoup de bruit et donc, parfois, je manque certaines parties du cours. » Savoir ce qui a ou ce qui n’a pas fonctionné précédemment pour votre enfant, aidera les enseignants à lui procurer le meilleur soutien possible.

Parler aussi de ses points forts. Ne dites pas seulement à votre enfant de réciter une liste des domaines dans lesquels il est « mauvais », mais encouragez-le aussi à parler de ceux dans lesquels il est bon, ainsi que de ses intérêts. Cela améliorera son estime de lui, et aidera par ailleurs l’enseignant à le faire participer à des activités qui valoriseront ses qualités.

Exprimer de l’enthousiasme.Les difficultés d’apprentissage des enfants rendent parfois difficile de voir à quel point ils se préoccupent de leur réussite scolaire. Exprimer de l’enthousiasme et montrer son souci de bien travailler aidera votre enfant à faire de ses enseignants des alliés.

Expliquer son mode de fonctionnement. Si votre enfant a des habitudes ou des stratégies qui l’aident à gérer son trouble d’apprentissage, mais qui peuvent être mal interprétées, encouragez-le à en informer son enseignant. Par exemple, je suis plus attentive lorsque j’ai les mains occupées ; aussi avais-je l’habitude de dessiner pendant les cours. J’entendais tout, mais mes enseignants pensaient que je ne m’intéressais pas à ce qu’ils disaient et que je m’ennuyais. Lorsque j’ai appris à leur dire pourquoi je griffonnais, ils ont compris que j’étais attentive, même si je n’en donnais pas toujours l’impression.

S’entraîner. Lorsque votre enfant se sentira prêt à parler de son problème, entraînez-vous avec lui à la maison avant qu’il n’en informe effectivement ses enseignants. De cette manière, vous vous assurerez qu’il transmettra toutes les informations utiles, et vous lui donnerez une occasion de s’entraîner d’abord dans un contexte rassurant, où il ne se sentira pas jugé.

Opter pour la sécurité. Discutez avec votre enfant de la façon dont il va gérer des situations potentiellement difficiles. Convenez, s’il n’obtient pas les adaptations nécessaires, qu’il vous en parle tout de suite. Vous pourrez ainsi le réconforter, le soutenir, et prévoir une discussion avec l’enseignant et l’administration, le cas échéant.

Commencer doucement. Si votre enfant se sent nerveux, encouragez-le à choisir une personne en qui il a confiance – son enseignant préféré, un moniteur, ou encore un ami de la famille – à qui il parlera en premier lieu, comme « test ».

 

Aidez votre enfant à parler aussi avec ses condisciples

« Je n’ai pas vraiment appris à parler de mon TDAH avant l’enseignement supérieur », explique Lauren, qui a éprouvé des problèmes liés à son apprentissage durant toutes ses années de collège et de lycée. Lorsqu’elle repense à son parcours, elle se rend compte que ce qui l’a aidée à se confier est d’avoir finalement trouvé un groupe d’amis qui éprouvaient le même type de difficultés.

« J’ai abouti dans une école où les autres élèves avaient des problèmes d’apprentissage et en parlaient ! », dit-elle. « Pour la première fois, j’avais des amis qui parlaient ouvertement du fait d’avoir des troubles d’apprentissage. Découvrir que je n’étais pas seule m’a donné confiance pour parler de mon TDAH. Maintenant, je suis plus franche. C’est presque comme un avertissement :“Tu vas devoir accepter cette partie de moi si tu veux être mon ami.”  »

Pour beaucoup d’enfants qui se sentent stigmatisés à cause de leur apprentissage « différent » et qui en souffrent, découvrir que d’autres jeunes qu’ils apprécient et qu’ils respectent ont le même genre de problèmes améliore leur estime d’eux-mêmes et les aide à vaincre le sentiment de différence. Cela a vraiment été important pour moi.

Nous avons tous une série de choses que nous voudrions pouvoir nous dire à nous-mêmes lorsque nous étions jeunes. Ça va aller. Tu n’as pas besoin de changer pour t’intégrer. Tes cheveux sont superbes. Je t’assure !

Mais si je ne devais choisir qu’une seule chose à dire à la version plus jeune de moi-même, ce serait celle-ci :

Parle de tes problèmes d’apprentissage. Fais-le à voix haute et souvent. N’aie pas peur. Tu ne le regretteras pas.

Toutefois, en tant que parent, il ne vous est pas nécessaire de voyager dans le temps pour aider vos enfants à développer la confiance dont ils ont besoin pour plaider leur cause. Il vous suffit de leur transmettre le message. Vous leur donnerez ainsi des outils précieux pour un avenir meilleur et plus radieux.

Source : 

Jacobson Rae, « How to Help Kids Talk About Learning Disabilities », sur Child Mind Institute : http://childmind.org (dernière consultation le 9 novembre 2016).