Archives pour la catégorie psychologie

Le sentiment d’abandon

Comment le sentiment d’abandon influence-t-il notre vie ?

sentiment d'abandon

Suite à l’article de Cristina Marques publié récemment sur le blog, et à l’intérêt énorme que ce sujet a suscité parmi vous, “En quête de Bonheur” a demandé à quelques coachs de donner des pistes complémentaires pouvant aider les personnes souffrant de dépendance affective.

Dans ce cadre, basé sur son expérience et son vécu, An-Sofie Green, propose à travers cet article, de parler du sentiment d’abandon, ce besoin vital d’être aimé à tout prix, qui pourrait parler à certaines personnes, déclencher peut-être chez elles une prise de conscience sur les raisons de cette dépendance, ou tout simplement leur offrir un rayon de lumière qui leur indique qu’il y a bien une sortie au bout de ce long tunnel…

Le sentiment d’abandon, c’est quoi ?

C’est un sentiment qui naît le plus souvent pendant l’enfance. Le contexte ? Un père, une mère parti, décédé ou juste trop occupé pour s’occuper de nous. Un manque terrible d’attention, d’amour ou juste l’impression de ne compter pour personne, de ne pas avoir sa place, une charge trop lourde pour un enfant. Et voici qu’apparaît une blessure profonde au fond de nous, qui ne fera que se creuser, années après années, impossible à exprimer tant elle fait mal. Alors on s’habitue à vivre avec. On peut juste percevoir, si on prête l’oreille, une petite voix qui s’élève et qui dit au fond de nous : « Plus jamais ça, j’ai besoin d’amour, je ne veux plus être abandonné ». Adolescent puis adulte, nos choix amoureux vont être influencés par cette tendance qui ne nous quittera pas jusqu’à ce qu’on la déniche et qu’on la supprime. Cette tendance, c’est celle de se faire aimer, coûte que coûte, pour apaiser notre petit enfant qui souffre encore terriblement, qui n’a pas pu vraiment grandir et s’épanouir dans ces conditions, qui va nous faire adopter des comportements incompréhensibles et nous faire faire des choix parfois désastreux au cours de notre vie.

Quelles conséquences ? Comment le sentiment d’abandon peut-il nous amener à vivre également des relations toxiques ?

En grandissant, afin d’apaiser la douleur de l’abandon, notre petit enfant, encore blessé, apeuré peut nous amener à développer des attitudes diverses, mais qui répondent souvent à 2 schémas principaux.

  1. Le schéma du distant, froid, parfois manipulateur, celui qui se protège de tout pour ne pas souffrir.
    Dans ce cas, nous évitons absolument d’aimer ceux ou celles susceptibles de nous quitter, nous faire revivre cet abandon, raviver la blessure profonde qu’on tente d’oublier. Nous devenons alors froids, distants, manipulateurs pour juste éviter de tomber amoureux. Nous nous marions avec un homme ou une femme qui nous admire, nous encense, dont nous sommes sûrs(es) qu’il ou elle ne nous quittera jamais. Nous devenons des séducteurs, multipliant les conquêtes, transformant nos partenaires en objet pour ne pas se mettre en danger. Nous pouvons même développer une certaine perversion, pour lier l’autre à nous et ainsi s’assurer de son attachement… Cela nous rassure ! Nous ne sommes pas heureux, bien-sûr mais nous avons l’impression de maîtriser tout, d’échapper à la souffrance de notre petit enfant, souffrance que nous tentons de dissimuler tant bien que mal. Cependant, ce qu’on ne réalise pas, c’est que nous souffrons quand même, d’une autre manière, en faisant du mal à ceux et celles qui nous entourent et nous aiment ; en s’empêchant de vivre en harmonie avec notre entourage, en s’empêchant d’aimer vraiment. Et un jour ou l’autre, c’est sûr, nous serons confrontés à nos démons, car nous ne pouvons pas nous mentir indéfiniment et fuir tout une vie sans se faire rattraper.  Un jour ou l’autre, c’est sûr, cette douleur va réapparaître, travestie et violente et nous fera chanceler.
  2. Le schéma du dépendant affectif, qui va tout faire pour se faire aimer et tout accepter pour ne jamais se faire quitter.
    Dans ce cas, nous devenons alors la proie de ces manipulateurs qui nous font croire, un jour qu’on est l’amour de leur vie, pour ensuite nous jeter, nous maltraiter. Tant qu’ils ne partent pas définitivement, l’espoir alors demeure. « Il , elle nous aime, si ! » nous crie notre enfant apeuré, qui accepte alors 90% de maltraitance pour 10% d’amour fou, de passion, de démonstration d’intérêt… Car il appelle amour tout ce qui ressemble à de l’affection. Tout ce qui lui donne l’illusion que, même pour 15 secondes, il est aimé éperdument. Ces quinze secondes, cependant, se transforment bien vite en enfer, car bien sûr, ces relations là ne font que rejouer l’abandon indéfiniment et détériorer encore plus l’estime de soi. Dans une relation de couple, nous sommes toujours celui qui  accepte tout, même l’inacceptable pour ne surtout pas se faire quitter. Les femmes sont souvent dans ce schéma-là car elles veulent maintenir le nid familial qui symbolise plus que tout l’amour que leur petit enfant n’a pas eu en assez grande quantité.

relation toxiqueAlors oui, c’est incroyable et cela peut paraître paradoxal mais dans une relation toxique, le manipulateur et le manipulé peuvent souffrir du même mal : ce sentiment d’abandon qui leur font jouer des rôles toute leur vie, dont ils sont esclaves.
Ils tentent tous les 2 , chacun à leur manière mais de façon complémentaire (c’est pour cela qu’ils s’attirent autant !), de régler et de faire taire leur souffrance. Ils n’y arriveront pas, bien sûr, en répétant leurs comportements compulsifs , téléguidés, qui ne font que répondre à leur peur incontrôlée de se faire quitter et leur désir absolu de se faire aimer, à n’importe quelle condition. Ces comportement se retrouvent aussi, de la même façon, dans le domaine professionnel, familial ou amical. Ce sont les même règles, les mêmes schémas, les mêmes enjeux.

Comment guérir et reprendre sa vie en main ?

La première étape, obligatoire, bien entendu, est de se rendre compte de qui se joue dans nos relations, de mettre à jour ce sentiment d’abandon qui nous fait faire de mauvais choix et dont nous sommes prisonniers. Il faut ensuite développer beaucoup de bienveillance et d’amour pour notre petit enfant qui souffre terriblement. Il faut le câliner, le prendre dans ses bras, le rassurer. Le couvrir d’amour. Il n’a besoin que de cela.

J’ai ressenti, jusqu’à seulement quelques années en arrière, ce sentiment d’abandon. L’impression, enfant, de ne pas avoir été aimée par un père qui avait fait sa vie ailleurs et qui avait accepté l’interdiction de sa nouvelle femme de me revoir. Une maman, qui j’en suis sûre aujourd’hui, m’a toujours aimée, mais qui ne savait pas l’exprimer. Cela a généré chez moi, adulte, dans mes relations amoureuses, une certaine froideur, une peur de m’abandonner à l’autre et des choix amoureux, pour la plupart, qui ne me correspondaient pas mais qui me rassuraient. J’ai réussi, après un travail thérapeutique, à exprimer à mes deux parents le manque d’amour de mon petit enfant blessé. Ils m’ont dit, chacun à leur manière, qu’ils m’avaient aimé pourtant, mais que cela avait été compliqué pour eux aussi. Leur réponse m’a fait un bien fou, en me libérant de mes croyances d’enfants qui avaient jusque-là énormément influencé ma vie. J’ai réussi, petit à petit, grâce à un énorme travail sur moi, à m’aimer, à me respecter, à prendre soin de moi. Cela a changé ma vie, mes comportements et je suis aujourd’hui avec un homme que j’aime profondément et qui me correspond sur tous les plans. Je ne suis plus à la recherche permanente dereconnaissance, ou de relations amicales et mondaines superficielles qui me donnaient l’impression que j’existais pour les autres, que j’étais importante pour eux/elles, alors que ce n’était pas le cas !

La route fut longue, difficile. J’ai souffert mais ce travail sur moi a amené des changements positifs dans ma vie. Mes relations aujourd’hui sont plus restreintes mais plus vraies. Cela m’a permis je crois aussi, de ne plus transférer ce poids de l’abandon à mes enfants, et casser ainsi la « chaîne » héréditaire ! Car ce sentiment d’abandon, non pris en charge, peut passer d’une génération à l’autre et affecter nos enfants de la même manière si on ne le traite pas. Car nos enfants se construisent à travers ce qu’ils perçoivent de nous et nos comportements les influencent bien plus que nos propos.

Je pense aujourd’hui à toutes ces femmes, ces hommes qui souffrent dans des relations toxiques, en tant que victime ou même manipulateur parce qu’elles/ils sont incapables d’aimer, de s’aimer.

femme blessee

Regardez au fond de vous vos blessures, celles de l’enfance, celles plus récentes peut-être.
Faites-vous aider, mais apprenez à vous aimer. Apprendre à vous aimer, c’est l’étape la plus importante. Ne perdez pas de temps à trouver chez l’autre les causes de votre mal, à essayer de comprendre pourquoi il se comporte de la sorte, pire, à essayer de le changer, de le « soigner ». Si vous souffrez, c’est au fond de vous qu’il faut agir.

Lisez cet extrait d’un texte de NYOSHUL KHEN RINPOCHE (1932-1999) « Il faut d’abord réaliser que la vraie cause de la souffrance ne se trouve pas à l’extérieur de soi, mais à l’intérieur. […] C’est pourquoi la véritable pratique spirituelle consiste à s’occuper de son propre esprit. L’esprit est très puissant, il peut créer le bonheur comme le malheur, le paradis comme l’enfer ».

Ça ne sert à rien d’essayer de régler le problème de l’autre. Le jour où vous serez guéri(e), l’autre, même avec les pires intentions, n’aura plus aucun pouvoir sur vous. C’est cela que vous devez atteindre. Ne jouez pas non plus les victimes, cela n’a jamais aidé personne à aller mieux. Bien au contraire. Vous ne ferez qu’encore plus attirer les « bourreaux » ou les « sauveurs » et vous conforter dans ce rôle là. Prenez votre vie en main et apprenez à vous aimer, comme la première des priorités.

Si vous vous aimez, personne ne pourra vous abandonner. Vous êtes adultes. Votre conjoint a le droit de vous quitter, de ne plus vous aimer, ce n’est pas de l’abandon. Vous n’êtes plus un bébé, un enfant qui a besoin de se construire avec l’amour des autres. Une rupture, c’est juste une page qui se tourne pour vivre quelque chose qui vous correspond mieux. Vous ne resterez plus avec ceux qui vous font souffrir, vous n’accepterez plus l’inacceptable, sous prétexte de recevoir à certains moments, des cadeaux, de l’affection ou des paroles qui ne sont là que vous vous manipuler et vous lier plus à eux.

Si vous vous aimez, vous n’aurez plus envie de fuir les personnes que vous pourriez aimer passionnément. Vous n’aurez plus besoin de manipuler les autres pour les rendre dépendants, et essayer de croire que vous êtes irrésistible ! Vous n’essaierez plus de multiplier les conquêtes pour fuir votre manque d’amour.

couple amoureuxSi vous vous aimez, vous attirerez ensuite ceux et celles qui vous aimeront, vous respecteront.
Et vous vivrez en totale cohérence avec ce que vous êtes.

Apprenez à vous aimer pour vous libérer de ce sentiment d’abandon qui peut faire de votre vie un enfer.

Vous seul avez la clef !

Echangez avec ceux qui ont vécu des expériences similaires, exprimez vous, entre-aidons nous ! Et ensemble, modifions notre trajectoire, transformons notre vie, transformons le monde et celui de nos enfants.

An-Sofie Green

l'histoire de Laurence

Nous vous proposons d’aller voir le documentaire/interview vidéo que nous avons réalisé et dont les propos ont été recueillis par An-Sofie Green : “Dépendance affective et relation toxique, l’histoire de Laurence”

 

 

L’espace privé d’An-Sofie Green (nouveauté)

Cliquez sur l’image pour vous rendre sur la page membre de l’espace privé d’An-Sofie Green

où elle vous offre un bonus complémentaire au dernier article que nous venons de publier sur le sentiment de culpabilité !

Inscription rapide et gratuite

An-sofie Green - pub

Cliquez sur l’image pour me rejoindre dans mon espace privé dans lequel vous pourrez me poser des questions, me laisser vos remarques, réactions ou témoignages.

Je vous y attends avec impatience.

An-Sofie Green

Téléchargez GRATUITEMENT le cadeau d’An-Sofie Green
Les 4 clés essentielles pour plus d’harmonie dans votre vie

les-4-cles

An-Sofie Green

An-Sofie Green

Quels sont nos besoins fondamentaux ?

Eric Berne, fondateur de l’analyse transactionnelle, dénombre trois besoins fondamentaux qui se manifestent dès la naissance :

 

  • le besoin de stimulations
  • le besoin de signes de reconnaissance
  • le besoin de structure

Parent-3

Le besoin de stimulations :

Ce domaine concerne essentiellement le domaine sensoriel. Un bébé a besoin non seulement de nourriture, mais aussi delumière, de couleurs, de sons, d’odeurs qui activent les fonctions sensorielles.

Eric Berne a identifié ce besoin à partir des expériences de Spitz.

René Spits a suivi pendant plusieurs années deux groupes de nouveaux-nés :

– l’un d’un orphelinat où les bébés étaient coupés du monde et une seule infirmière s’occupait de sept enfants.

– l’autre dans un établissement semblable situé dans une prison où la mère prisonnière pouvait prodiguer chaque jour à son enfant soins et affection et où les enfants pouvaient observer les autres enfants et le personnel durant la journée.

A l’âge de 4 mois, le développement des enfants étaient quasiment identiques (avec même une légère avance pour le premier groupe). Mais dès la première année écoulée, les performances motrices et intellectuelles des enfants de l’orphelinat avaient pris un grand retard comparativement à celles des enfants de la prison, se montrant également moins curieux, moins enjoués et plus sujets aux infections. Durant leur deuxième et troisième année, les enfants élevées par leur mère dans la prison avaient un développement comparable à ceux élevés dans une famille normale à la maison, parlant et marchant avec assurance. Par contre, dans l’orphelinat, seulement deux enfants sur vingt six étaient capables de marcher et de bredouiller quelques mots. Depuis cette étude pionnière, de nombreuses autres expériences ont montré à quel point des privations sensorielles et sociales survenant lors de certaines périodes critiques au début de l’enfance pouvaient avoir des conséquences catastrophiques sur le développement ultérieur de l’individu. (source)

Pire que cela, un enfant qu’on ne touche pas et à qui on ne s’adresse pas dépérit et risque de mourir.

La privation affective, c’est ainsi que la nomme René Spitz, a des effets dramatiques.

Le besoin de stimulations est vital. Il s’illustre par des échanges sociaux (attention, dialogue, écoute,…) et une intimité physique.

Ce besoin demeure omniprésent y compris chez l’adulte. Le stimuli de contacts sont nécessaires à la survie physique et les stimuli sans contact jouent un rôle prépondérant dans la survie psychologique. Ce constat est valable à la fois dans le domaine personnel et professionnel.

 

Le besoin de signes de reconnaissance :

Ce besoin s’inscrit dans la suite logique du précédent. La quantité des signes de reconnaissance attendus dépend des individus, de leur histoire, de leur situation ou de leur âge.

Agnès Le Guernica explique que les signes de reconnaissance sont :

Verbaux ou non-verbaux.

– j’ai remarqué que tu avais aidé ton ami. J’apprécie quand tu agis ainsi.

 

Inconditionnels : ils sont donnés sans condition et concernent l’être.

– je t’aime tel que tu es.

 

Conditionnels : ils sont donnés pour ce que la personne a fait ou ce qu’elle a.

 

 

Positifs ou négatifs : selon que l’émetteur exprime l’intention d’être agréable ou désagréable.

 

Une chose est sûre, les signes de reconnaissance sont gratuits et il est toujours possible d’apprendre à les donner, les demander, les refuser, les accepter ou s’en donner soi-même.

Leur impact dépend de la sincérité avec laquelle ils sont émis et de leur tonalité (négative ou positive).

 

Le besoin de structure :

Nous sommes normalement habitués à être structurés dès notre naissance.Eric Berne a surtout développé la structure du temps et la structure du groupe. Nous allons nous concentrer sur la première et je vous invite à découvrir la seconde dans le livre d’Agnès le Guernic.

 

Il y a six manière s de structurer le temps :

– le retrait : nous nous isolons et nous nous privons des signes de reconnaissance de notre environnement.

– le rituel : il s’agit par exemple de saluer selon un rituel pratiqué par tous. « Salut, ça va ? ». On accorde à l’autre un moment d’attention stéréotypé. Les rituels ne procurent que peu de signes de reconnaissance.

– le passe-temps : on parle de tout et de rien. On s’adonne parfois à la critique. Le passe-temps permet de localiser les futures relations plus épanouissantes. C’est alors une sorte de « stade préliminaire d’observation ».

– l’activité : elle concerne la vie professionnelle, les activités de loisirs et la gestion de la vie quotidienne. L’activité est propice  aux échanges de signes de reconnaissance du fait du nombre de contacts possibles. C’est dans ce temps d’activité que les attentes sont importantes et que des salariés peuvent souffrir justement de ne pas recevoir suffisamment de signes de reconnaissance pour leur travail.

– le jeu psychologique : ce sont des séquences comportementales répétitives et non conscientes mises en place lors des apprentissages relationnels de l’enfance, dont l’aboutissement confirme chacun dans l’idée qu’il se fait de sa valeur et de son rôle. Ils produisent surtout des signes de reconnaissance négatifs. Les disputes de couple en font partie. D’ailleurs, ces jeux psychologiques parasitent le dernier point : l’intimité et la proximité.

– l’intimité ou la proximité : elle implique confiance et bienveillance réciproques. Paradoxalement, l’intimité est redoutée car la confiance a souvent été écornée par une mauvaise expérience passée. Cette intimité donne cependant du sens et de l’intérêt à notre vie.

site « Cultivons l’optimisme »

Et si on essayait l’empathie

De plus en plus de psychologues et pédagogues considèrent l’empathie comme une précieuse alliée pour favoriser le développement de l’enfant.

Le souci de l’autre

podcats de France Inter

L’empathie, cette extraordinaire capacité de vivre ce que vit l’autre. Anticiper ce que va vivre l’autre, ses intention, ses attentes, et nous les approprier, nous projeter dans son futur. « Nous pouvons habiter le corps des autres« , dit le primatologue Frans de Waal.
L’empathie naît d’une synchronisation des mouvements des corps et d’une contagion des émotions. Quand et comment a émergé cette capacité d’anticipation et de partage des intentions et des besoins des autres ?

http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=1206577

La pyramide des besoins d’un point de vue pédagogique

Le psychologue Abraham Maslow a établi une hiérarchie des besoins en faisant des recherches sur la motivation. Il a ainsi réalisé, dans les années 1940, la pyramide des besoins. Le fonctionnement doit être perçu tel un escalier. L’individu doit satisfaire les besoins qui sont à la base afin de pouvoir réaliser ceux qui sont au niveau supérieur. Le plus haut niveau étant le besoin de s’épanouir.

Voici l’explication de chacun des niveaux. (J’ai récemment découvert l’outil de présentation Prezi, je vous invite donc à aller voir l’explication ici)

Besoins physiologiques: Ils sont liés à la survie. Ce sont des besoins concrets tels que manger, boire, dormir, respirer, faire ses besoins, se protéger contre les intempéries (froid, orage…). Si les besoins physiologiques ne sont pas satisfaits, ils peuvent l’emporter sur la conscience.

Besoin de sécurité : Ce besoin se réfère au fait que tout individu doit se protéger des dangers. On fait ici référence, par exemple, à la sécurité physique (agressions), de l’emploi, de la santé, de la propriété. de la stabilité de la famille. Il est autant question de la sécurité physique que morale.

Besoin d’appartenance et affectif : Ce besoin a une dimension sociale. Il s’agit de se sentir accepté dans les groupes dans lesquels on vit comme la famille, les amis, les diverses associations… À l’intérieur d’un groupe, l’individu recherche de la reconnaissance (se réfère donc au besoin d’aimer et d’être aimé)

Besoin d’estime : Il est le prolongement du besoin précédent. Le sujet désire être reconnu dans les groupes dont il appartient. Il recherche donc de la confiance, le respect des autres et par les autres, afin d’avoir une bonne estime personnelle. C’est le souhait d’une reconnaissance, d’un statut, d’une réputation auprès de la société en général.

Besoin de s’épanouir : Ce besoin se retrouve au sommet des aspirations humaines. Il vise à sortir d’une vision matérielle pour atteindre l’épanouissement. Il peut autant s’agir de morale, de créativité, ou de résolution des problèmes. Il s’agit de maîtriser  et de mettre en valeur son potentiel personnel dans tous les domaines de la vie. C’est en fait le besoin d’être toujours plus compétent dans ce qu’on entreprend.

Nous devons tenir compte, en tant qu’enseignant, de ces besoins. En sachant lequel doit être comblé en premier, nous pourrons ainsi veiller à ce que l’enfant soit, le plus possible, apte à apprendre. Voici quelques pistes afin de combler les besoins ciblés par Maslow.

Voilà donc la pyramide vue sous un regard ayant une vision pédagogique:

Besoins physiologiques : L’enseignant doit toujours s’assurer que l’enfant est prédéterminé à écouter. Il doit avoir déjeuné le matin et avoir bien dormi. À ce stade, l’enseignant n’a pas beaucoup de pouvoir sur les heures de sommeil, mais si l’enfant est toujours fatigué, il pourra convoquer une réunion avec les parents. Il pourra ainsi demander au parent, d’une façon polie, s’il y aurait un moyen pour que le jeune soit moins fatigué. Il arrivera peut-être à faire dire au parent que l’écolier pourrait se coucher plus tôt. Aussi, pour le besoin de se nourrir, il existe le club des petits déjeuners afin d’aider à combler ce besoin. Si ce n’est pas disponible dans votre école, il serait bien de voir s’il serait possible d’implanter ce service auprès de votre communauté. Tout le groupe-école en sera ravi, et les enfants qui en ont besoin aussi!

Besoin de sécurité Pour que les enfants se sentent à l’abri de tous dangers, nous devons faire de la sensibilisation dans les classes. L’enseignante peut faire de la philosophie pour enfants, en se basant sur la maïeutique afin de leur faire faire un exercice métacognitif sur leur comportement. Le pédagogue peut se baser sur une lecture d’un livre pour commencer la discussion. Aussi, le groupe-école peut avoir décidé de suivre le programme « vers le pacifique ». Celui-ci donne de bonnes pistes, telles que comment régler un conflit. En ce sens, la violence dans l’école se verra diminuée, car les élèves auront été conscientisés à bien se conduire.

Aussi, les enseignants doivent s’assurer qu’il y a une surveillance constante des jeunes. Cela augmentera les chances que les élèves se conduisent correctement.

Le fait que les écoles soient maintenant barrées donne aussi un sentiment de sécurité aux enfants. Ils savent que personne ne peut entrer à n’importe quel moment, et que la sécurité dans les écoles est pratiquement inébranlable.

Besoin d’appartenance et affectif : Pour cette dimension, l’enseignant doit créer des groupes de travail. Avec la pédagogie par projet, il est plus facile d’aménager la classe en ilots de quatre voire même six pupitres. Cependant, il ne suffit pas d’être dans un groupe pour avoir le sentiment d’y appartenir.

Pour cela, l’enseignant peut demander aux élèves avec qui ils veulent travailler en équipe durant l’année. Le pédagogue doit par contre mentionner qu’il a le dernier mot sur la formation des groupes. Cela évitera, par exemple, que tous les élèves forts soient ensemble ou que toutes les têtes fortes, voire même les leaders négatifs, se retrouvent tous assis au même endroit. Les jeunes, ayant choisis de travailler avec leurs amis, auront davantage le sentiment de faire partie de leur groupe.

Aussi, en début d’année, il serait bien de demander à ces équipes de se choisir un thème et une affiche. Cela augmentera le sentiment que le groupe est soudé en plus de pouvoir faire un projet d’arts plastiques.

Les enfants doivent sentir que le dialogue est possible à l’intérieur du groupe. Alors pour que cet élément de la pyramide soit satisfait, l’enseignant doit montrer une grande ouverture d’esprit face aux interventions de l’élève.

Pour cette partie, il serait bien, en tant qu’enseignant, de se baser sur la théorie socioconstructiviste. Ainsi, il serait bien de baser nos situations-apprentissage de façon inductive, c’est-à-dire, débuter en faisant vivre les expériences à l’intérieur des ilots de travail. Cela favorisera le travail de groupe, et les écoliers pourront s’adonner à partager leurs expériences antérieures et à réfléchir comment puiser dans leurs connaissances afin de résoudre le problème demandé.

Besoin d’estime : Pour favoriser ce besoin, il serait bien de placer une boîte à l’avant de la classe où les élèves pourraient mettre des qualités de leurs camarades. L’enseignant, qui les aura préalablement lus, pourra par la suite les lire devant le reste de la classe. Aussi, sur les billets, il pourrait être écrit des actions gentilles que la personne a faites. Par exemple : « Annie a partagé sa collation avec moi aujourd’hui, car j’avais oublié la mienne. » L’enseignant pourrait lui aussi écrire des mots gentils aux élèves qui se retrouvent rarement  dans la boîte.

De plus, l’enseignant pourrait aussi prévoir des récompenses pour les élèves qui se sont bien comportés (mais il faut faire attention de ne pas démotiver ceux qui ont l’habitude d’avoir un peu plus de difficulté sur ce plan).

Besoin de s’épanouir : Pour l’élément qui se trouve au sommet de la pyramide, il serait bien de déléguer des tâches. En ce sens, l’enseignant pourrait faire un tableau qui désigne qui fait quoi dans la classe. Par exemple, un élève qui passe les feuilles, un autre qui va porter les fiches d’absences à la secrétaire, un qui fait les photocopies, etc.

De plus, lorsque les élèves réalisent qu’ils sont aptes à résoudre un problème seul, qu’ils en ont les capacités, ils s’épanouissent dans leur travail.

N’est ce pas l’objectif premier d’un enseignant?

Finalement, je crois que la pyramide de Maslow est très intéressante à connaitre en tant que pédagogue. Les exemples fournis dans ce texte démontrent bien que cette dernière a des répercussions dans notre enseignement. La pédagogie par projet aide aussi à réaliser les besoins hiérarchisés de la pyramide, car il donne un sentiment d’appartenance, il comble souvent le besoin d’estime, et lorsque l’élève est appelé à refaire le même type de problème seul, il se sent en confiance. À ce point, il est normalement capable de résoudre le problème individuellement, donc il s’épanouit.

Voici un schéma qui résume bien le texte:

RÉFÉRENCES:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pyramide_des_besoins_de_Maslow
http://semioscope.free.fr/article.php3?id_article=8
http://www.maslow.com/
http://www.businesspme.com/articles/marketing/134/la-pyramide-de-maslow.html
http://www.teteamodeler.com/scolarite/motivation/dictiofiche34.asp
http://www.aufeminin.com/job/pyramide-maslow-f27201.html
http://www.bloc.com/article/travail/pratique/pyramide-de-maslow-2009-03-23.html

 

 

 

 

 

L’empathie de l’enseignant, source de réussite scolaire

L’empathie est  la « compréhension » des sentiments et des émotions d’un autre individu, voire, dans un sens plus général, de ses états non-émotionnels….

Voici un article de Diane Galbaud, mis à jour le 06/01/2016, dans Sciences Humaines

« Pour renforcer la motivation et les compétences des élèves, la clé du succès tient en un mot : empathie ! C’est ce que tend à démontrer une étude de grande ampleur menée par trois universités finlandaises (1). Depuis 2006 et jusqu’en 2016, les chercheurs suivent les parcours de plusieurs milliers d’enfants, en se focalisant sur les interactions avec leurs professeurs, ainsi que les coopérations entre parents et enseignants. Ces relations peuvent-elles expliquer les bons résultats du système scolaire finlandais dans le cadre du programme Pisa de l’OCDE ?

Selon les premiers résultats de l’enquête, l’attitude empathique et chaleureuse de l’enseignant agit favorablement sur la motivation et les compétences des enfants, aussi bien en lecture, écriture ou arithmétique. À l’inverse, un faible soutien émotionnel provoque des comportements passifs et d’évitement. Au final, l’interaction entre l’enseignant et l’élève influe davantage sur les résultats scolaires que les outils pédagogiques ou la taille des classes. Pourquoi ? Parce qu’elle joue un rôle décisif dans les mécanismes qui conduisent un enfant à avoir confiance en ses capacités et à se fixer des objectifs. Et cette relation compte autant lors des premières années d’école que par la suite, lorsque les compétences attendues se complexifient. Étonnamment, remarquent les chercheurs, ce phénomène demeure peu étudié par les sciences de l’éducation »

Olivier Revol soutient cette idée très fermement!

 

Comment apaiser son esprit quand on est hypersensible ?

Un exercice simple en 7 points proposé par Sylvie Barrain, coach et hypnothérapeute, auteure du blog Un cerveau pour RÉUSSIR. L’hypnose agit sur les différents symptômes liés à l’hypersensibilité : la timidité, le stress, le manque de confiance en soi… Elle reprogramme des circuits neuronaux.

Vous pouvez l’écouter 1 fois/jour, cela ne vous prendra que quelques minutes. Vous pouvez aussi le faire plusieurs fois/jour dans les moments de stress intense afin de vous connecter à des énergies positives et ainsi rester dans des vibrations « hautes » qui vous protègent des mauvaises ondes que vous recevez chaque jour.

Cliquez sur le lien suivant:

http://ame-et-conscience.com/comment-apaiser-son-esprit-quand-on-est-hypersensible/