Archives pour la catégorie TDAH

LE TDAH : petit guide pour les enseignants

Gérer le comportement d’un enfant TDAH est compliqué pour un parent , il l’est encore plus pour un enseignant avec une vingtaine d’ autres enfants à gérer en même temps.

Qu’est-ce que le TDAH ?

Comment reconnaît-on un TDAH en classe ?

Comment réagir avec un TDAH ?

Document accessible en cliquant sur le lien suivant:

Cliquer pour accéder à TDAH-petit%20guide%20pour%20les%20enseignants.pdf

La technologie au secours des familles

Une résidente de Québec veut développer une application pour venir en aide aux jeunes atteints de TDAH

Actualité Santé,

Annie Martineau, une femme de Québec, a développé une application mobile pour venir en aide aux jeunes atteints de TDAH.

Une mère de Québec souhaite lancer une application mobile pour venir en aide aux jeunes atteints trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH). Consacré aux enfants de 5 à 9 ans, ce sera le premier outil du type à être développé.

Son application, surnommée Héro, se veut un moyen de permettre aux enfants de développer une plus grande autonomie dans leur routine quotidienne.

Annie Martineau, qui est à la base de ce projet, est elle-même mère d’un enfant de 12 ans atteint d’un TDAH et d’un trouble du spectre de l’autisme. Elle connaît bien les défis quotidiens que doivent surmonter les parents comme les jeunes.

«Quand on a un enfant atteint de TDAH, on a souvent l’impression de toujours répéter. À un moment donné, mon garçon m’a dit que plus que je répétais, moins il m’entendait», raconte-t-elle.

C’est là que le déclic est arrivé.

«J’ai choisi d’avoir des enfants parce que j’adore ça, pas parce que je veux répéter. À un moment donné, à force de toujours répéter, c’est plate autant pour le jeune que pour soi-même.»

Partant de cette prémisse, elle s’est donné comme défi de développer un outil de travail interactif pour permettre au jeune de se responsabiliser.

«Il faut que l’enfant qui a un TDAH se sente motivé. Je veux qu’on lâche les tableaux où ce sont encore les parents qui contrôlent tout», s’exclame-t-elle.

Une application pour toute la famille

L’application doit être divisée en deux sections: l’une pour les parents et l’autre pour les enfants.

L’enfant va donc devoir créer son avatar et les parents devront choisir le type de routine qu’ils souhaitent établir. En accomplissant des tâches, le jeune accumulera des éclairs, qu’il pourra dépenser pour des récompenses préalablement établies avec les parents.

«Héro est une équipe parent-enfant. […] on veut que le jeune se responsabilise autant que le parent commence à choisir ses combats.»

«L’idée ultime derrière Héro est de ramener l’harmonie familiale».

Bientôt accessible

Bien que les maquettes fonctionnelles de l’application doivent encore être développées, Annie Martineau souhaite pouvoir lancer son produit le printemps prochain.

Cet été, la mère de famille s’est tournée vers le sociofinacement de la Ruche pour l’aider à lancer son projet. En quelques semaines, plus de 8000 $ ont été amassés, dépassant l’objectif fixé par Mme Martineau.

UN BESOIN PRÉSENT, SELON UNE EXPERTE

La Dre Annick Vincent, psychiatre, a été approchée par Annie Martineau pour qu’elle lui vienne en aide dans le développement de son application. Spécialisée dans les cas de TDAH, elle connaît bien la réalité de ces familles.

«Les jeunes qui ont un déficit d’attention ont de la difficulté à s’autogérer dans le temps.»

«Après ça, ce sont les parents qui doivent sans cesse revenir à la charge pour les encadrer. À la longue, ça peut devenir lourd autant pour le jeune que pour le parent.»

La spécialiste note que le but derrière une application mobile de la sorte est de permettre aux jeunes de s’approprier un système de renforcement positif.

«En même temps, on garde l’encadrement du parent, mais dans une forme ludique et efficace.»

«Avec les nouvelles technologies, on peut rendre ça plus convivial qu’une simple liste de tâches pour le jeune.»

Pour et par une mère

La Dre Annick Vincent ne doute pas qu’il y a un besoin pour une application mobile comme celle-ci. Ce qui renforce sa confiance, c’est que cet outil a été développé pour et par un parent qui vit avec un jeune atteint de TDAH.

Le projet a été présenté lors d’un congrès en mai dernier et de nombreux spécialistes se sont dits impatients de voir le résultat final.

Utile pour tous

La spécialiste en TDAH croit même que ce genre d’application pourrait être utilisé par d’autres familles qui, pour une quelconque raison, ont de la difficulté à organiser leur temps.

«Ce qui est intéressant dans ce projet-là, en plus du côté convivial et interactif, c’est que c’est autant adapté à la réalité des jeunes atteints de TDAH qu’à ceux qui ont de la difficulté à s’arranger pour une quelconque raison.»

À l’automne, le projet doit être testé dans des familles pour continuer d’améliorer le tout.

LE TDAH EN BREF

Le TDAH est un problème neurologique qui entraîne des difficultés à contrôler et à freiner les idées (inattention), les gestes (bougeotte physique) et les comportements (impulsivité).

5 à 8 % des enfants souffrent de TDAH et 4 % des adultes en sont atteints.

Les symptômes incluent les oublis, la désorganisation, l’éparpillement à la tâche et la difficulté à commencer et terminer à temps.

Selon des études, les symptômes du TDAH sont présents depuis l’enfance et persistent à l’âge adulte dans la majorité des cas.

Source: Dre Annick Vincent.

TDAH et école

Blog  » Savoir mieux être »

Comment reconnaître le TDAH à l’école et quelles sont les stratégies gagnantes?

On sait que les difficultés d’attention, la bougeotte et l’impulsivité peuvent nuire aux apprentissages. La Dre Marie-Claude Guay, neuropsychologue, explique quels sont les impacts du TDAH sur les apprentissages et comment distinguer le TDAH d’un trouble d’apprentissage chez un élève ou étudiant en difficulté. Mon enfant a un TDAH et peine à faire ses devoirs. Comment l’aider? Mme Julie Boisonneault, enseignante spécialisée, piste le parent vers des trucs et astuces pour les devoirs. Comment soutenir l’enfant avec TDAH comme enseignant? Mme Nathalie Arbour, orthopédagogue et conseillère en services adaptés, partage des stratégies pour les enseignants, discute des éléments pour qu’un plan d’intervention soit efficace, explique les services adaptés, distingue les rôles des différents intervenants en milieu scolaire et fait un survol des outils d’aide technologique pour l’école.

Objectifs

  1. Comprendre quels sont les impacts du TDAH sur les apprentissages.
  2. Reconnaitre des éléments permettant de distinguer le TDAH d’un trouble d’apprentissage chez un élève ou étudiant en difficulté.
  3. Trouver des trucs et astuces pour soutenir l’enfant avec TDAH lors des devoirs.
  4. Se familiariser avec des stratégies efficaces pour favoriser l’enseignement auprès de l’apprenant avec TDAH.
  5. Distinguer les points modulant l’efficacité d’un plan d’intervention pour favoriser le développement académique de l’apprenant avec TDAH.
  6. Connaitre la place des services adaptés en milieu scolaire : Pourquoi, pour qui, comment y avoir accès?
  7. Se démêler entre les rôles des différents intervenants du milieu scolaire.

Plan de la formation

1. TDAH : Les impacts sur les apprentissages (vidéo)| 3 min 31 s2.

TDAH versus Troubles d’apprentissages spécifiques (vidéo)|5 min 47 s3.

Trucs et astuces pour la période des devoirs (vidéo) | 3 min 27 s4.

TDAH : Stratégies pour l’enseignant (vidéo) | 4 min 54 s5.

Plan d’intervention (vidéo) | 2 min 27 s6.

Services adaptés en milieu scolaire : Pourquoi, pour qui et comment y avoir accès?| 3 min 36 s7.

Rôles des différents intervenants en milieu scolaire (vidéo) | 3 min 35 s8.

TDAH et outils d’aide technologique pour l’école (vidéo) |3 min 48 s

Piste d’aménagements à la maison et à l’école pour les enfants atteints de TDA/H

Blog « apprendre, réviser, mémoriser » 18 août 2016

enfants tdah à l'école

Une tentative de définition

Dans ce document, on peut lire que le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H) est un trouble neurobiologique pouvant causer des problèmes d’attention, d’hyperactivité ou d’impulsivité et s’accompagner d’un nombre de difficultés connexes, inappropriées compte tenu de l’âge (troubles du repérage dans le temps, troubles du sommeil, difficulté à organiser les données, troubles de l’humeur, troubles oppositionnels…).
Le TDA/H n’est pas une maladie en soi, c’est un trouble neurobiologique caractérisé par des différences de fonctionnement du cerveau qui influent sur le comportement et les émotions.
À l’heure actuelle, il semble que le TDA/H soit surdiagnostiqué dans certaines régions, mais sous-diagnostiqué dans bien d’autres. Il y aurait quelques régions où ce diagnostic est rendu chez un nombre anormalement élevé d’enfants, mais il en existe également un grand nombre où les médecins n’ont pas l’expertise requise pour diagnostiquer adéquatement ce trouble.
Le TDA/H n’est pas une opinion personnelle, mais un diagnostic médical défini par des symptômes clairs et les résultats solides de la recherche.

Les caractéristiques du TDA/H

De nombreuses caractéristiques peuvent révéler la présence du TDA/H. Elles varient d’une personne à l’autre et, chez une même personne, en fonction de l’âge et de la situation. En général, ces caractéristiques sont regroupées dans les catégories générales suivantes :
  • inattention,
  • hyperactivité,
  • impulsivité,
  • troubles socio-émotionnels (humeur changeante, grande susceptibilité, sensibilité, troubles sensoriels fréquents),
  • et fonctions exécutives.

Bon nombre des caractéristiques ou de symptômes du TDA/H sont présents chez chacun d’entre nous à certains moments et dans certaines circonstances. L’établissement du diagnostic consiste à recueillir des renseignements afin de déterminer l’intensité, la durée et le degré de sévérité des symptômes et leurs répercussions négatives sur la vie d’une personne.

Un diagnostic de TDA/H n’est posé qu’après un bilan approfondi pratiqué par un professionnel (neuropédiatre en général) et est considéré comme valide après l’âge de 5 ans.

Un enfant TDA/H est rarement un trouble isolé : dans près d’un cas sur deux, d’autres troubles sont associés au TDA/H dans plus de la moitié des cas (source : Jeanne Siaud Faccin, 2015).

Les troubles qui accompagnent le plus souvent le TDA/H chez les enfants et les adolescents sont :

  • les troubles d’apprentissage (dyspraxie, dyslexie…),
  • les troubles comportementaux (troubles oppositionnels,provocation, troubles de la conduite),
  • la dépression (chez environ un enfant sur trois atteint de TDA/H),
  • l’anxiété (dans 25% à 50% des cas selon Jeanne Siaud-Facchin).

 

Quels aménagements prioritaires prévoir à la maison et à l’école pour les enfants atteints de TDA/H ?

4 grands axes d’accompagnement

L’accompagnement des troubles neuro-développementaux (TDA/H et « dys ») comprend 4 grands axes :

1. Avant tout, prendre en charge les facteurs aggravants : les troubles du sommeil, une mauvaise hygiène de vie (alimentation, sport) peuvent majorer un trouble neuro-developpemental. Concernant le TDA/H, les troubles du sommeil peuvent même être un diagnostic différentiel. Chacun sait que son attention baisse lorsqu’il manque de sommeil, et que ce manque peut également induire une irritabilité et une nervosité s’accompagnant d’une certaine agitation. Ainsi, dans un premier temps, il s’agit d’évaluer le sommeil et l’hygiène de vie de ces enfants.

2. Ensuite, il s’agit d’aider l’enfant à « compenser » ses difficultés. Dans le cas du TDA/H, il s’agit de mettre en place avec lui des routines et rituels afin de lui permettre d’éviter les oublis ; il s’agit de l’aider à prendre conscience de son « empan attentionnel » (temps pendant lequel il peut rester concentré) et de lui apprendre à faire de courtes pauses lorsqu’il fait ses devoirs; il s’agit de mettre en place avec lui un environnement favorable à la concentration, sans « distracteurs » (ne pas installer son bureau devant une fenêtre, éviter la collection de posters face au bureau…).

3. Le troisième axe est la prise en compte du fonctionnement de l’enfant dans son mode d’apprentissage. Pour nombre d’enfants avec TDA/H, l’hyperactivité permet de stimuler la veille cérébrale et de compenser le défaut de contrôle attentionnel. Ainsi, certains de ces enfants se concentrent mieux lorsqu’ils sont en mouvement (gigotent sur leur chaise, apprennent en marchant…). Il est important de respecter ce besoin à la maison (lui permettre d’apprendre debout ou en bougeant); bien évidemment, cela n’est pas (toujours) possible en classe car l’élève dérangerait le reste de ses camarades. Mais on peut proposer en classe des coussins (voir sur le site Hoptoys) qui permettent à l’élève de bouger tout en diminuant le bruit induit (les grincements de chaise).

4. Le quatrième axe est la prévention/prise en charge des complications du trouble : angoisses de performance, démotivation et décrochage scolaire secondaire aux difficultés d’apprentissages et aux échecs répétés dans la scolarité ; prise de risques et consommation de produits toxiques à l’adolescence. Pour cela, il est indispensable d’être à l’écoute de l’enfant et de l’amener à verbaliser ses déceptions et souffrances. Il est également crucial de valoriser ses efforts, ces enfants étant bien souvent critiqués, et taxés de « flemmards », de « mauvais élèves », alors qu’il s’agit d’enfants qui ONT fait des efforts mais qui se sont découragés avec le temps.

Ces 4 grands axes de prises en charge sont valables à l’école comme à la maison.

 

Les conséquences sur la vie de famille : comment aider l’enfant souffrant de TDA/H (et ses parents) ?

Au quotidien :

Expliquer le trouble et ses conséquences à l’enfant : certains de ses actes ne sont pas l’expression d’une mauvaise volonté mais les conséquences involontaires de son trouble, d’autres enfants sont atteints du même trouble que lui et cela s’atténuera avec l’âge.

– Parler du trouble en famille (frères et soeurs, entourage…)

Une consigne à la fois

-Entrainer l’enfant sous forme de stop-think-go : d’abord, je m’arrête, je fais un stop, ensuite je réfléchis et seulement après, j’agis. L’idée, selon Jeanne Siaud Facchin, est de mettre en place un nouvel automatisme sous forme de jeu.

-Retour sur l’expérience immédiate à l’aide d’un code (mot ou geste) : les adultes et l’enfant s’entendent sur un signe qui alertera l’enfant lors du comportement inadapté. l’objectif est d’aider l’enfant à prendre conscience de ce qui se passe, au moment où ça se passe, pour lui permettre de réajuster tout de suite.

Compenser les déficits : aménager l’environnement pour lui donner la possibilité de bouger sans gêner les autres (cela peut être un petit trampoline d’intérieur dans la chambre, des fidgets comme proposés par le site Hoptoys, un punching ball…), mettre en place des routines grâce à des pictos…)

– Encourager les comportements appropriés et les petites choses qui facilitent le quotidien par lerenforcement positif

– Un travail d’éducation émotionnelle (voir des idées ici ou ici, des livres qui peuvent servir de supports ici)

-La pleine conscience : de nombreuses études valident les bénéfices de la pleine conscience sur les capacités attentionnelles et l’agitation motrice. La pratique régulière de la méditation de pleine conscience peut redonner aux enfants TDA/H l’accès à toutes leurs ressources.

-La rééducation de l’attention (dans un cadre professionnel ou non) : cela peut passer par des jeux de différences à retrouver ou tout type de jeu qui nécessite de faire attention aux détails (retrouver un personnage semblable à un autre, trouver la bonne ombre d’un objet parmi plusieurs propositions…)

Concernant le travail scolaire :

– Apprendre à l’enfant à s’organiser et à se ritualiser : préparer son cartable le soir avec une check-liste.

-Organiser un environnement de travail propice à la concentration sans « distracteurs »: le bureau ne doit pas être face à une fenêtre ou à une myriade de photos/posters, la porte de la chambre plutôt fermée lorsqu’il travaille.

-Permettre à l’enfant d’apprendre ses leçons debout ou en marchant si cela l’aide (l’agitation stimule « l’éveil cérébral » et favorise la concentration).

-Surveiller son hygiène de vie :

  • plusieurs études montrent l’impact positif d’une activité physique régulière sur la mémoire et la concentration.
  • encourager l’enfant à manger des omégas 3, reconnus comme ayant un impact positif sur la gestion de l’impulsivité (on les trouve notamment dans les poissons gras).
  • éviter les écrans le soir car ils perturbent l’endormissement (la lumière bleue des écrans est perçue par le cerveau comme la lumière du jour, et empêche la sécrétion de mélatonine qui permet l’endormissement).

-Valoriser ses efforts et ses progrès, encourager souvent (remarquer ce qui est fait correctement)

 

A l’école : des aménagements possibles

-Éviter les distractions : installer l’élève au premier rang, seul ou à côté d’un élève calme.

-Surmonter la difficulté pour rester attentif et écouter : demander à l’élève de répéter l’information importante dictée; utiliser des supports visuels.

-Gérer les oublis : tolérer les oublis, l’aider à s’organiser (instaurer des rituels : à chaque fin de cours, vérifie le contenu de son cartable, élément par élément), lui proposer une « check list ».

-Assouvir le besoin de bouger : lui permettre de ramasser les copies, d’effacer les tableaux …. (double intérêt, valorisant l’élève au passage).

-Lui apprendre à ne garder que le minimum sur son bureau (la trousse reste dans son sac par exemple) pour éviter qu’il ne se disperse ou joue avec ses affaires.

Fractionner le travail et le découper en périodes courtes

-Donner plus de temps pour les exercices et les contrôles

-Se mettre d’accord sur un système de code : l’enseignant fait un signe pour ramener l’enfant sur ce qu’il doit faire.

-Accepter les outils/objets qui permettent à l’enfant de se gérer en autonomie (fidgets par exemple)

fidget enfant TDAH

Ces mesures peuvent faire l’objet d’un PAP (projet d’accueil personnalisé), mis en place par le médecin scolaire et l’équipe pédagogique. Un(e) AVS (Auxiliaire de Vie Scolaire) peut accompagner les enfants atteints de TDA/H suite au dépôt d’un dossier à la MDPH (maison départementale pour le handicap).

 

Et bien d’autres mesures mais voici quelques exemples (par exemple, le tiers temps lors des examens officiels) .

 

Avec ou sans médicament ? Avec ou sans thérapie ?

La question des médicaments est sujette à controverse. Je ne suis pas professionnelle et ne m’improviserais pas donneuse de conseils. En France, les prescriptions sont prudentes et seuls les professionnels (neuropsychologues, neuropédiatres, services hospitaliers) peuvent donner des avis éclairés et scientifiques sur la question. Ils pourront également entendre les craintes des parents et expliquer le principe du méthylphénidate, au plus près de l’aide à apporter aux enfants concernés.

Par ailleurs, l’accompagnement psychologique peut s’avérer nécessaire. Le TDA/H entraîne souvent une souffrance de l’enfant et une atteinte de son estime de soi. Les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) s’avèrent efficaces pour réfléchir avec l’enfant sur les émotions et les pensées qui accompagnent son trouble.

La rééducation cognitive avec un(e) neuropsychologue peut également aider les enfants TDA/H à repérer leurs dysfonctionnements et à mettre en place des stratégies opérationnelles.

 

Pour bien des gens, le TDA/H n’est pas un trouble, mais un trait, une façon d’être dans le monde. S’il perturbe leur vie, c’est alors qu’il devient un trouble. Mais une fois qu’elles apprennent à gérer ses aspects désordonnés, les personnes atteintes parviennent souvent à tirer plein parti des nombreux talents et dons que recèle leur esprit brillant. – Hallowell et Ratey

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Pour aller plus loin, les éditions Tom Pousse proposent des ouvrages spécialisés dont un dédié aux enfants TDA/H. D’autres pistes y sont évoquées pour l’école et la maison.
100 idées pour mieux gérer les troubles de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H)

élève TDA/H et outil informatique

DYS’SOLUTIONS FRANCE 47 – DSF47 – UNE SOLUTION POUR CHAQUE HANDICAP·VENDREDI 26 AOÛT 2016

Pourquoi un élève présentant un Trouble Déficitaire de l’Attention (TDA/H) réussit plus facilement à l’aide de l’outil informatique ?

Il n’est pas facile de répondre à cette question de manière simple, mais schématiquement nous pouvons mettre en avant les points suivants : – L’élève TDA sera en général plus à l’aise avec l’ordinateur car celui-ci reste prévisible, plus « stable » dans son comportement que ne sauraient l’être un humain, avec lequel la personne TDA peut avoir certaines difficultés à interagir. L’ordinateur sera donc plus rassurant et moins stressant. C’est une machine, qui pourra être utiliser ou régler selon ses besoins, c’est un répétiteur inlassable, on peut l’arrêter sans se préoccuper de ses réactions. De plus, il est régulier, précis et exact. Par ailleurs, l’ordinateur avec son écran fournira un cadre qui soutient la concentration de l’élève TDA. Celui-ci étant très facilement distractible, a du mal à filtrer différents stimuli (bruits, mouvements que nous pouvons plus facilement ignorer), or l’écran focalisera son attention, il l’aidera à se soustraire aux éléments parasites perturbants. De plus, l’ordinateur fournit principalement des informations visuelles (quand l’enseignant est d’abord un être parlant).
L’ordinateur n’est pas le seul élément nécessaire à une bonne scolarisation, tout est affaire d’objectifs, de moyens et de stratégies bien mesurés et de volonté de la part de l’Équipe Pédagogique à vouloir s’investir.

SOMMEIL de l’ENFANT: L’apnée associée à un risque multiplié par 5 d’hyperactivité (TDAH)

Actualité publiée le 30-03-2013

Les enfants souffrant d’apnée du sommeil ont un risque plus élevé de troubles du comportement, d’hyperactivité et d’apprentissage, révèle cette étude de l’Université de l’Arizona. Ces conclusions, publiées dans l’édition d’avril de la revue Sleep, de l’American Academy of Sleep Medicine, incitent les professionnels et les parents à repérer ces troubles respiratoires du sommeil chez l’Enfant et le cas échéant à les faire traiter.

C’est une augmentation du risque de Trouble de déficit de l’attention / hyperactivité (TDAH) ainsi que d’autres troubles d’adaptation et d’apprentissage qui est constatée par cette étude de cohorte qui a suivi durant 5 années 263 enfants âgés de 6 à 11 ans, pour déterminer la prévalence et l’incidence des troubles de l’apnée et leurs effets possibles sur le fonctionnement neurologique. Le sommeil de ces enfants a été suivi et ils ont « subi » toute une série de test d’évaluation.

Les résultats montrent que,

  • l’apnée chez l’enfant n’est pas rare : 23 enfants donc près d’un enfant sur 10 a développé un syndrome d’apnée au cours de la période de suivi et que 21 enfants ont présenté une apnée du sommeil persistante tout au long de l’étude. 41 autres enfants qui présentaient ce SAOS au départ de l’étude ne souffrent plus de ce trouble au bout des 5 ans de suivi. N.B., selon les statistiques de l’American Academy of Sleep Medicine, l’apnée obstructive du sommeil est diagnostiquée chez environ 2% des enfants en bonne santé.
  • Le risque de troubles du comportement est 4 à 5 fois plus élevé chez les enfants souffrant d’apnée du sommeil et jusqu’à 6 fois plus élevé chez les enfants qui ont une apnée du sommeil persistante.
  • Comparativement aux enfants qui n’en ont jamais souffert, les enfants atteints d’apnée sont également plus susceptibles d’avoir des parents qui ont signalé des problèmes d’hyperactivité, d’attention, de comportements « perturbateurs » et de troubles de la communication sociale. Enfin, les enfants souffrant d’apnée du sommeil persistante sont 7 fois plus susceptibles d’avoir des parents à troubles de l’apprentissage.

 

L’étude fournit ainsi des informations utiles aux professionnels de santé et de la petite enfance ainsi qu’aux parents, en particulier à eux qui ont également connu des troubles de l’apprentissage, du comportement ou de la communication. Des résultats précieux également pour les professionnels en santé scolaire, en première ligne pour repérer chez le petit enfant,  l’hyperactivité, les difficultés d’apprentissage et les troubles comportementaux et émotionnels dans la salle de classe.

Source: Sleep (à paraître) via Eurekalert (AAAS) Children with sleep apnea have higher risk of behavioral, adaptive and learning problems (Visuel © S.Kobold – Fotolia.com)

Lire sur l’Apnée, le TDAH

 

50 trucs de gestion du déficit d’attention de l’adulte

Blog « Super hyper TDAH France »

par Edward M. Hallowell, M.D. et John J. Ratey, M.D. Droits Réservés, 1992

Publié le 5 décembre 2005, mis a jour le 4 mars 2016

Le traitement du déficit d’attention doit débuter dans une mise en confiance. Car la plupart des gens qui se découvrent un TDAH [1], qu’ils soient adultes ou enfants, ont déjà beaucoup souffert. Ils ont vécu la honte, l’humiliation, et l’auto-accusation. Ils ont perdu toute confiance en eux-mêmes, au moment de prendre connaissance du diagnostic.

Plusieurs ont consulté différent(te)s spécialistes, sans recevoir d’aide véritable. Finalement, plusieurs d’entre eux perdent goût en leur avenir. En premier lieu, dès le début du traitement, il faudra, refaire cette confiance. Ces individus qui présentent un TDAH auront oublié le meilleur d’eux-mêmes. Ils ont perdu, depuis longtemps, le goût de s’en sortir. Ils se croient coincer dans un solide étau, et s’inventent diverses croyances ou moyens de survie, seulement pour se garder la tête hors de l’eau. Abandonner le combat de la vie, aussi rapidement, pourrait constituer une perte tragique. Mais ces personnes n’auront connu que des échecs répétés. Espérer, pour eux, c’est risquer de se faire démolir encore une fois.
Et cependant, leur capacité d’espérer et rêver reste immense. Plus que la plupart des gens, ils ont une imagination fertile. Ils s’imaginent de grands idéaux et rêvent à de grands projets. Ils peuvent utiliser la plus petite occasion et la transformer en une grande opportunité. Ils peuvent faire d’une rencontre fortuite une grande tournée de nuit. Ils peuvent profiter de leurs rêves, mais auront besoin d’inventer des méthodes d’organisation pour donner un sens à leurs affaires et les conserver sur la bonne voie. Mais comme la plupart des rêveurs, ils vivent avec peine quand leur rêve s’écroule. D’habitude, avant que le diagnostic du TDAH ne soit fait, cette perte d’illusion s’est produite assez souvent pour les rendre circonspects avant de reprendre confiance. Le petit enfant va préférer le silence plutôt que risquer la moquerie une fois de plus. Les adultes choisiront plutôt le retrait que le risque d’une autre gaffe. Alors le traitement doit vraiment commencer dans un sentiment de confiance en soi.

Nous allons diviser le traitement du déficit d’attention en cinq sections de base : [2]

1. Diagnostic

2. Éducation

3. Structure, soutien, et guidance

4. Diverses variantes de psychothérapie

5. Médication

Dans cet exposé, nous allons faire l’esquisse de quelques principes généraux qui s’appliquent autant aux enfants qu’aux adultes, à propos des aspects non-médicamenteux du traitement du TDAH. L’une des façons d’organiser ce traitement du déficit d’attention se trouve dans ces suggestions pratiques ou  » trucs  » sur la gestion du problème.

Voici cinquante (50) de ces trucs que je présente ci-dessous :

1- Autocritique et Éducation

1. Soyez certain du diagnostic. Assurez-vous que vous travaillez avec un(e) professionnel(le) qui comprend vraiment le TDAH et a éliminé des conditions similaires telles les états anxieux, la dépression agitée, l’hyperthyroïdie, la maladie maniaco-dépressive ou le trouble obsessif-compulsif.

2. Instruisez-vous vous-même. Peut-être qu’à un niveau individuel, le plus puissant traitement du TDAH, c’est l’élaboration de votre propre traitement qui tient compte de votre propre TDAH. Lisez des livres. Parlez aux professionnel(le)s. Parlez aux autres adultes qui ont le TDAH. Vous serez capable de concevoir le traitement qui tient parfaitement compte de votre type de TDAH.

3. L’entraînement. Il est utile que vous ayez un(e) entraîneur(e), l’un(e) de vos proches pour prendre soin de vous, mais toujours dans l’humour. Votre entraîneur(e) peut vous aider à vous organiser, à vous fixer sur une tâche, à vous donner des encouragements ou vous rappeler le retour au travail. Un(e) ami(e), un(e) collègue ou un(e) thérapeute —c’est possible, mais risqué de prendre le(la) conjoint(e) comme votre entraîneur(e), —un(e) entraîneur(e), c’est quelqu’un(e) qui reste près de vous pour vous amener à faire des choses, vous exhorte comme peut le faire un(e) entraîneur(e), garde un œil sur vous, et en général demeure dans le coin de l’arène. Un(e) entraîneur(e) peut devenir une aide indispensable, dans le traitement du TDAH.

4. L’encouragement. Les adultes soufrant du TDAH ont besoin de beaucoup d’encouragement. C’est en partie dû à leurs doutes personnels et multiples qu’ils ont accumulé au fil des années. Mais ça va bien au-delà. Davantage que la personne moyenne, le TDAH adulte se démoralise sans encouragement et reprend vie et brille comme un Arbre de Noël quand on lui en donne. Ils travailleront souvent pour un(e) étranger(e) comme jamais pour eux-mêmes. Ce n’est pas « mauvais, » c’est seulement comme ça. On doit le reconnaître et en tirer avantage.

5. Réalisez que le déficit d’attention n’est PAS un conflit avec la mère, etc.

6. Instruisez et impliquez les autres. Comme c’est capital pour vous de comprendre le TDAH, ça l’est également sinon davantage pour ceux autour de vous de le comprendre- la famille, le travail, l’école, les ami(e)s. Une fois qu’ils assimilent cette compréhension, ils pourront vous comprendre beaucoup mieux et vous aider en même temps.

7. Cessez de vous culpabiliser sur le comportement à forte stimulation. Comprenez bien que les stimuli intenses vous entraînent. Essayez de les choisir sagement, plutôt que de ruminer le « mauvais » côté du problème.

8. Écoutez la réflexion de gens de confiance. Les adultes (et enfants aussi) en TDAH sont notoirement de pauvres observateurs d’eux-mêmes. Ils utilisent beaucoup de ce qu’on peut nommer la dénégation.

9. Pensez joindre ou organiser un groupe de support. Une bonne partie de la meilleure information sur le TDAH ne se retrouve pas toujours dans les livres mais demeure emmagasiner dans l’esprit de gens qui ont le TDAH. Dans le groupe, cette information peut ressortir. De plus, les groupes servent vraiment en donnant le genre de support qui est tant nécessaire.

10. Essayez de vous débarrasser du négativisme qui a pu infester votre système si vous avez vécu des années sans savoir que vous aviez le TDAH. Un bon psychothérapeute peut vous aider à cet égard.

11. Ne vous sentez pas enchaîné à des carrières ou façons conventionnelles de vous adapter. Donnez-vous l’autorisation d’être vous-même. N’essayez plus de devenir la personne qui vous avez pensé toujours devoir être—l’étudiant modèle ou le cadre supérieur bien organisé, par exemple—et laissez-vous devenir vous-même.

12. Souvenez-vous que ce que vous avez, c’est une condition neuropsychiatrique. Elle se transmet par la génétique. La biologie demeure la cause de cette condition, car c’est elle qui câble votre cerveau, à sa manière. Ce n’est PAS une maladie de la volonté, ni une défaillance morale. Il ne s’agit PAS d’une faiblesse du caractère, ni d’un manque de maturité. On ne pourra trouver le traitement dans le pouvoir de la volonté, ni dans la punition, ni dans le sacrifice, ni dans la douleur. SOUVENEZ-VOUS TOUJOURS DE CELA. Même s’ils le veulent, beaucoup de gens en TDAH auront peine à croire que ce syndrome s’enracine dans la biologie et non la faiblesse de leur caractère.

13. Essayez d’aider les autres souffrant de TDAH. Vous apprendrez beaucoup sur cette condition à travers cette activité, et aurez le plaisir de soutenir quelqu’un.

II. La gestion de la performance

14. La structure externe. La structure, c’est le pilier du traitement non-pharmacologique de l’enfant en TDAH. Il peut être également utile pour les adultes. Ennuyeux à installer, une fois en place il fonctionne comme les murs d’un corridor de bobsleigh, gardant le traîneau-bolide à l’intérieur de la piste. Surtout, faites un usage fréquent d’aide-mémoire, en code-couleur, dans des fichiers faciles d’accès.

15. Le codage-couleur. Tel que mentionné ci-dessus, le codage-couleur favorise l’accentuation. Beaucoup de personnes en TDAH s’orientent bien au plan visuel. Tirez avantage de cela, en rendant vos affaires inoubliables par l’usage de la couleur : dossiers, aide-mémoire, textes, programmes, etc. Virtuellement n’importe quoi, en noir et blanc, peut devenir plus facile à mémoriser, et finalement retenir l’attention par le moyen de la couleur.

16. Utilisez votre énergie. Dans la suite du #15, essayez de rendre votre entourage aussi enthousiaste que vous le souhaitez sans qu’il devienne trop effervescent.

17. Arrangez votre environnement en fonction de la récompense davantage que de l’humiliation. Pour comprendre ce qu’un environnement humiliant veut dire, tout ce que la plupart des gens en TDAH-adulte auront besoin en fait, c’est de repenser à école. Maintenant que vous avez la liberté de l’âge adulte, essayez d’organiser vos affaires pour ne pas vous rappeler constamment vos limitations.

18. Reconnaissez et anticipez la chute inévitable de X% des relations ou projets entrepris, des obligations encourues.

19. Soulevez des défis. Les gens en TDAH peuvent prospérer face à de nombreux défis. En autant que vous fassiez qu’ils n’échouent pas tous, que vous ne deveniez pas trop perfectionniste et méticuleux(se), vous allez obtenir pas mal de succès et rester en dehors des difficultés.

20. Donnez-vous des date-limite.

21. Divisez les grandes tâches en petites parties. Mettez des date-limite à ces parcelles d’activité. Alors, comme par magie, la grande tâche va se faire. C’est l’un des plus simples et plus puissants moyens de structuration. Souvent une grande tâche apparaît insurmontable à la personne en TDAH. La simple pensée d’essayer une tâche vous en fait détourner. D’un autre côté, si la grande tâche se divise en petites parties, chaque composante peut sembler tout à fait faisable.

22. Créez des priorités. Évitez les remises à plus tard. Quand ça devient trop occupé, l’adulte en TDAH perd la perspective : payer un billet de parking impayé peut devenir aussi urgent que d’éteindre le feu qui vient de prendre dans la corbeille à papier. Créez des priorités. Prenez une grande respiration. Mettez les premières choses en premier. Les remises à plus tard, c’est la grande marque de commerce des adultes en TDAH. Vous devez vraiment vous discipliner, vous surveiller et éviter cela.

23. Apprenez à craindre les choses qui vont bien. Restez sur vos gardes quand c’est trop facile. N’amalgamer pas les situations pour les rendre plus stimulantes.

24. Prenez notes du comment et du lieu où vous travaillez le mieux : dans une pièce bruyante, dans un train, enveloppé dans trois couvertures, en écoutant la musique, n’importe quoi. Les enfants et les adultes en TDAH peuvent fonctionner le mieux dans des conditions plutôt bizarres. Permettez-vous de travailler dans n’importe laquelle condition qui paraîtra la meilleure.

25. Sachez que c’est correct de faire deux choses à la fois : faire la conversation et tricoter, prendre une douche et réfléchir sérieusement ou jogger et planifier une réunion d’affaires. Souvent les gens du TDAH ont besoin de faire plusieurs activités en même temps pour en terminer au moins l’une ou l’autre.

26. Travaillez dans ce que vous excellez. De nouveau, si ça paraît facile, c’est bien, car il n’y a pas de règles pour vous dire où les choses iront bien ou mal.

27. Laissez-vous du temps entre vos engagements pour réfléchir. Les transitions sont difficiles pour les gens en TDAH, et les minidétentes peuvent adoucir cette transition.

28. Conserver un bloc-notes dans votre voiture, près de votre lit, et dans la poche de votre veste. Vous ne savez jamais quand une bonne idée vous arrive, car sinon vous aurez vite oublié.

29. Lisez un stylo à la main, non seulement pour des notes de marge ou pour souligner, mais pour le flot inévitable des « autres » pensées qui vont survenir.

III. La Gestion de l’Humeur

30. Structurez vos moments de défoulement. Réservez un peu de temps, chaque semaine, pour seulement vous laisser aller. Tout ce que vous aimez faire—vous étourdir avec une musique bruyante, faire une virée à la piste de course, organiser une fête ; choisissez un genre d’activités de temps à autre qui vous permettent de libérer vos énergies, de façon sécuritaire.

31. Rechargez vos batteries. En relation de #30, la plupart des adultes en TDAH auront besoin, sur une base journalière, de gaspiller du temps, sans devoir se sentir coupable à ce propos. Une façon non culpabilisante de le conceptualiser, c’est de nommer cela : « Temps de recharge de mes batteries ». Prenez une petit somme, regardez la télé, méditez. Quelque chose de calme, de paisible, tout à votre aise.

32. Choisissez de « bonnes, » et utiles habitudes, en fonction de l’exercice. Beaucoup d’adultes en TDAH auront le tempérament qui favorise le phénomène de dépendance ou de compulsion : quelque chose les accroche toujours. Essayez de choisir au moins une activité positive.

33. Comprenez vos changements d’humeur et les façons de les diriger. Sachez que vos humeurs changeront n’importe quand, indépendamment de ce que vous faites dans la réalité. Ne gaspillez pas votre temps à rechercher les pourquoi ou quelqu’un à blâmer. Focaliser davantage sur l’apprentissage pour tolérer une mauvaise humeur, sachant qu’elle passera ; apprenez des stratégies pour la faire passer rapidement.

34. En relation avec #33, reconnaître le prochain épisode qui est très commun, parmi les adultes en TDAH : quelque chose « surprend » votre système psychologique, un changement, une transition, une déception ou même un succès. Ce facteur précipitant peut être tout à fait insignifiant. Une mini-panique suivra cette  » surprise  » avec une perte soudaine de la perspective ; le monde se renverse sens dessus dessous. Vous essayez de gérer cette panique en tombant dans les obsessions et les ruminations de l’un ou l’autre aspect de la situation. Ça peut durer des heures, des jours, même des mois.

35. Planifiez des scénarios pour faire face aux inévitables baratins de la vie. Ayez une liste d’ami(e)s que vous pouvez appeler. Ayez quelques vidéo qui vous captivent toujours et vous libèrent l’esprit. Soyez prêt à faire des exercices. Ayez, disponible, un sac ou un oreiller de boxe, en cas d’excès d’énergie colérique. Faites-vous des discours, comme  » Je connais bien ces émotions. Ce sont les  » bleue  » du TDAH. Ils passeront bientôt. Je suis OK « .

36. Attendez-vous à la « déprime » après le succès. Les personnes en TDAH se plaignent communément de sentiments dépressifs, paradoxalement, après un grand succès. C’est parce que la stimulation intense de la poursuite, du défi ou de la préparation n’existe plus. Fini l’action. Après le gain ou la perte, l’adulte en TDAH manque de conflits, de stimulations intenses, et se sent déprimé(e).

37. Apprenez des citations, des slogans, des proverbes comme une façon de sténographier des étiquettes et mettre rapidement en perspective les glissades, les erreurs ou les changements d’humeur. Quand vous tournez à gauche plutôt qu’à droite, et emmenez votre famille dans un détour de 20 minutes, c’est mieux de se dire, « voilà encore mon déficit d’attention » que d’analyser, pendant 6 heures, ses pulsions inconscientes et saboter le voyage au complet. Il ne s’agit pas d’excuses. Vous devez toujours prendre la responsabilité de vos actions. C’est seulement bon de savoir d’où vos actions proviennent et d’où ils ne proviennent pas.

38. Utilisez des « pauses » comme chez les enfants. Quand vous êtes renversé(e)s ou surstimulé(e)s, prenez une pause. Partez. Apaisez-vous.

39. Apprenez à plaider en votre faveur. Les adultes en TDAH ont l’habitude de se faire critiquer, ils deviennent souvent inutilement défensifs en se mettant trop à nu. Apprenez à vous sortir de la défensive.

40. Évitez la fermeture prématurée d’un projet, d’un conflit, d’une affaire ou d’une conversation. Ne coupez pas court à la « poursuite » trop tôt, même si vous en avez très envie.

41. Laissez durer le plaisir de la réussite et souvenez-vous en : devenez votre propre souteneur, avec le temps. Vous devez vous entraîner, consciencieusement et délibérément, à le faire car vous aurez trop tôt oublié votre chance.

42. Souvenez-vous que le TDAH présente habituellement une tendance à surfocaliser ou hyperfocaliser à l’occasion. Cette hyperfocalisation peut s’utiliser de manière constructive ou destructive. Soyez conscient de son effet destructeur : une tendance à s’obséder ou ruminer quelque problème imaginaire, sans pouvoir s’en libérer.

43. Exercez-vous vigoureusement et régulièrement. Vous devez établir un programme dans votre vie et y tenir fermement. L’exercice demeure, c’est certain, l’un des meilleurs traitements du TDAH. Il permet de libérer un excès d’énergie et d’agressivité dans la bonne voie, il permet une réduction du bruit mental, il stimule le système hormonal et neurochimique dans un sens des plus thérapeutique, et il apaise et calme le corps. Quand vous ajoutez cela à tous les bénéfices bien connus de l’exercice sur la santé, vous pouvez voir comment l’exercice devient important. Faites en quelque chose d’amusant afin de pouvoir l’utiliser à long terme, i.e. le reste de votre vie.

44. Faites le bon choix de conjoint(e), qui vous fait sens. Évidemment c’est un bon conseil pour quiconque. Mais c’est frappant de voir comment l’adulte en TDAH peut bien ou mal fonctionner selon le choix du compagnon/compagne.

45. Apprenez à plaisanter sur vous-même et les autres au sujet de plusieurs de vos symptômes, du manque de mémoire aux fréquentes pertes d’orientation, au manque de tact à l’impulsivité, n’importe lequel. Si vous pouvez vous détendre et en rire avec humour, les autres vous pardonneront beaucoup plus.

46. Programmez des activités avec des ami(e)s. Adhérez à ces programmes fidèlement. C’est crucial de garder contact avec d’autres personnes.

47. Trouvez et joignez des groupes où l’on vous aime, apprécie, comprend, où vous prenez plaisir.

48. Revenir au #47. Ne restez pas trop longtemps là où l’on ne vous comprend ou n’apprécie pas.

49. Sachez faire des compliments. Donnez de la place aux autres. En général, recherchez une meilleure compréhension des relations sociales, avec l’aide de votre entraîneur(e).

50. Mettez-vous des limites dans vos rapports avec les autres.

FIN

Conférences TDAH, Art & Estime de soi

Le Samedi 1er octobre 2016 de 15h30 à 17h30, le Festival Chambery BD accueille une conférence : « TDAH & Estime de soi » avec l’intervention du Pr Pierre Castelnau et du Dr Sara Bahadori.

A l’issue de la conférence il sera procédé à la vente aux enchères des dessins originaux réalisés lors des ateliers « Opération BD à l’Hôpital » ayant eu lieu tout au long de l’année.

Programme des conférences

TDAH, Art & Estime de soi
15:30 Hyperactif, distrait, impulsif, TDAH êtes-vous concerné ? Dr Sara Bahadori
16:10 Comment l’Art intervient sur l’Estime de soi Pr Pierre Castelnau
16:50 Echanges avec la salle

Accès

Les Adhérents d’HyperSupers TDAH France bénéficient d’un tarif familial de 7€ pour 1 jour de festival
(2 parents accompagnés ou pas de leurs enfants de moins de 18 ans), le tarif individuel est de 3€ au lieu de 5€ sur présentation de la contre marque à demander en s’inscrivant à l’aide du formulaire ci-dessous.

L’entrée du festival Chambéry BD est payante : 5€ par personne par jour

Lieu

Centre de Congrès « Le Manège » 331, rue de la République 73000 CHAMBERY

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