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TDA/H:Les mesures d’adaptation possibles à l’école

26 octobre 2016

Par Linda Doucet,   Aider son enfant

Partenariat école-maison

Compte tenu de sa condition, il est fort probable que l’étudiant présentant un TDA/H ait besoin de soutien supplémentaire pour développer son potentiel, augmenter sa capacité à faire les choses, et favoriser sa réussite. Pour ce faire, il est essentiel que le partenariat entre les parents et l’école soit au rendez-vous.

À la maison
Le parent se doit d’assurer le suivi scolaire et d’être les yeux et les oreilles de son enfant en l’aidant à s’organiser, en lui faisant des rappels (par le biais de mémos visuels, par exemple), et adaptant ses routines de vie pour faciliter son parcours scolaire.

À l’école
L’enseignant verra à mettre en place les adaptations possibles, à outiller son élève et à communiquer aux parents les informations susceptibles de les aider et de les soutenir.

Plan d’intervention
Il est important de mentionner que la mise en place d’un plan d’intervention favorisera cette concertation. Soulever les forces et les besoins de l’enfant permettra de mettre en place des adaptations et des mesures de soutien personnalisées et efficaces.

Trousse parent

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Quand les mesures adaptatives s’appliquent-elles?

Bien sûr, il faut garder en tête que chaque enfant présente un profil unique et que les mesures seront établies en fonction des besoins de chacun d’entre eux. On peut toutefois penser qu’un élève présentant un profil similaire à celui-ci pourrait avoir accès à des mesures adaptatives:

  • A de la difficulté à rester concentré en classe, mais peut être très concentré lorsqu’une tâche le stimule.
  • Fait tout rapidement et cela lui joue des tours autant en lecture qu’en écriture! Il lit bien mais se souvient peu de ce qu’il vient de lire et n’écrit pas très bien, tant au niveau de la calligraphie que de l’orthographe.
  • Fait beaucoup d’erreurs d’inattention, de copie et d’inversion de signes en mathématiques.
  • A un rendement en dents-de-scie.
  • Éprouve beaucoup de difficultés à s’organiser (bureau, casier) et à gérer son temps (finit souvent le premier, oublie souvent les échéanciers à long terme).
  • Interrompt fréquemment les autres et a de la difficulté à retenir sa réponse le temps que son interlocuteur finisse de parler.
  • A parfois de la difficulté à se trouver des coéquipiers de travail à cause des réactions excessives.
  • A de la difficulté à sélectionner l’information pertinente.
  • Encode difficilement les informations car sa mémoire de travail est affectée.
  • A du mal à se mettre à la tâche.
  • Accuse des retards ou remet des travaux non complétés.
  • Oublie son matériel ou ses travaux.

Quelles peuvent être ces mesures adaptatives?

Voici des exemples de mesures adaptatives pouvant être appliquées dans certains cas:

  • Placer l’élève à l’avant de la classe près d’élèves peu dérangeants, là où il y a moins de distractions possibles.
  • Lui donner des aide-mémoire visuels et des listes de vérification.
  • S’assurer de sa compréhension des consignes et des questions.
  • Lui enseigner la gestion de son agenda et le vérifier régulièrement avec lui.
  • Fragmenter les devoirs et les différentes tâches en lui indiquant les délais avant la remise et en prenant soin de lui donner une rétroaction.
  • Afficher du matériel de référence.
  • Favoriser le jumelage et le pairage.
  • Donner 1/3 de temps supplémentaire. *
  • Utiliser des technologies pour soutenir l’apprentissage: dictionnaire électronique, ordinateur portable et logiciels d’aide à la lecture et à l’écriture.
  • Utiliser des balles anti-stress, des animaux lourds, des ballons, etc.
  • Éviter de rajouter du travail à compléter à  la maison car la charge de travail est déjà importante pour lui et ses parents.
  • Permettre à l’élève de se lever et de bouger.
  • Prendre des pauses (entente avec l’élève).

*Il est important que l’enseignant encadre le temps supplémentaire permis à l’élève car pour lui, cela pourra ne sembler qu’être une charge supplémentaire de travail, et cela pourrait le démotiver. Par exemple, l’enseignant pourrait lui dire: «J’aimerais que tu vérifies la conjugaison des verbes de ta production écrite pendant le temps supplémentaire.»

Ne pas oublier que les stratégies sont à maintenir au quotidien et qu’un relâchement occasionnera  vite un retour à la case départ.

Plus difficile de détecter le TDAH chez les filles que chez les garçons

LA PRESSE.CA

Publié le 01 novembre 2016 à 10h20

Les garçons sont deux fois plus nombreux que... (PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, LA PRESSE)

 

Les garçons sont deux fois plus nombreux que les filles à recevoir un diagnostic de TDAH aux États-Unis, selon le Journal of the American Academy of Child and Adolescent Psychiatry.

PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, LA PRESSE

Mathieu PerreaultMATHIEU PERREAULTLa Presse

Parmi les enfants souffrant de TDAH, les filles ont une augmentation des problèmes de comportement, d’anxiété et de compulsions similaire aux garçons, selon une nouvelle étude américaine. Mais comme les filles en général ont moins de problèmes de comportement qui dérangent les classes et les familles, elles sont moins facilement détectées.

«Nous nous attendions à trouver un risque moins élevé que chez les garçons», explique Irene Tung, étudiante au doctorat en psychologie à l’Université de Californie à Los Angeles, qui est l’auteure principale de l’étude publiée dans la revue Pediatrics. «Nous avons été surpris de constater que non. La seule différence, c’est que les garçons qui ont un diagnostic de TDAH à la garderie ont plus d’hyperactivité que les filles. Ça peut expliquer en partie, mais pas en totalité, la différence des taux de diagnostic chez les filles et chez les garçons.»

En comparaison des filles n’ayant pas de TDAH, celles qui ont reçu un diagnostic ont 9,4 fois plus de risque de problèmes de comportement, 5,6 fois plus de troubles obsessifs compulsifs, 4,2 fois plus de dépression et 3,2 fois plus d’anxiété. En valeurs absolues, cela signifie que 37,7 % des filles ayant un TDAH ont de l’anxiété et 12,8 % des problèmes de comportement. En comparaison, de 20 à 25 % des garçons ayant un TDAH ont des problèmes de comportement, ce qui est 10 fois plus que chez les garçons sans TDAH. L’étude était une méta-analyse de 18 autres études portant sur 2000 filles.

«Si on compare des filles avec des filles, le TDAH n’est pas plus difficile à détecter à l’âge scolaire», note Mme Tung.

«On sait que chez les adultes, la prévalence des nouveaux diagnostics de TDAH est similaire chez les hommes et chez les femmes. Alors on peut vraiment se demander s’il y a un sous-diagnostic chez les femmes.»

D’autres études à venir

La psychologue californienne pourra répondre à cette question grâce à une cohorte de 230 garçons et filles avec et sans TDAH, qu’elle suit depuis la naissance. «S’il n’y a pas de biais contre les filles, il faudra alors étudier la causalité avec les comorbidités, les autres troubles liés au TDAH, dit Mme Tung. Est-ce que le TDAH cause des problèmes d’anxiété puis de comportement chez les filles, alors que ces trois problèmes surviennent en même temps, avec la même cause, chez les garçons? Tout est possible. Il est certain que les filles ayant un TDAH détonnent davantage du modèle qu’elles ont généralement. Ça pourrait en soi être une source d’anxiété.»

Les résultats de l’étude pourraient aussi améliorer le dépistage du TDAH chez les filles en mettant l’accent sur l’anxiété. «Il pourrait être utile pour le médecin de famille de faire un test de TDAH chez les filles anxieuses qui n’ont pas de problème de comportement», dit Mme Tung.

15,1 % des garçons américains reçoivent un diagnostic de TDAH

6,7 % des filles américaines reçoivent un diagnostic de TDAH

Source: Journal of the American Academy of Child and Adolescent Psychiatry

Mon fils n’est pas un sale gosse, il est atteint de TDA/H … (Récit de maman)

Blog « Allo Maman Dodo

Un blog de maman qui dit tout haut ce qu’on pense tout bas! »

Cette semaine, c’est la semaine des TDAH.

Qu’est ce que c’est?

Le Trouble Déficit de l’Attention Hyperactivité (TDAH) est l’un des troubles les plus fréquents en psychopathologie de l’enfant et de l’adolescent. Sa prévalence en population française a récemment été estimée entre 3% et 5% chez l’enfant d’âge scolaire. Il est établi que ce trouble retentit de façon significative sur le fonctionnement scolaire, relationnel et familial de l’enfant. Le TDAH persiste à l’adolescence et à l’âge adulte dans près de 65% des cas (source)

Ce sujet me tient extrêmement à coeur, car dans ma vie, mon quotidien, j’ai un petit TDAH dans mon coeur… Je connais les moments difficiles qu’on du vivre ses parents. Je connais le regard des autres sur lui. Je connais la façon négative qu’il a de se voir. Je connais les difficultés qu’il a pour se faire des amis. Pour être accepté. Pour ne pas être sans cesse critiqué. Au fond de lui, il est bon, il est gentil, mais ce n’est pas ce qui ressort en premier. Il a envie de tout contrôler, ne s’arrête jamais (jamais, c’est jamais, même la nuit), il se pass plein de choses dans sa tête et il ne peut pas tout gérer… Alors, il bouge, sans cesse, il n’écoute pas forcément, il peut avoir un comportement bizarre. Mais une fois que sa particularité est acceptée, tout se passe bien.

Je t’aime fort K ❤

 

Bref, parenthèse terminée…

Je vous livre le récit de Christelle, maman de Doux, lui aussi atteint de TDA/H.

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Doux est ne en septembre 2005, c’etait un bébé gentil, en grandissant il est devenu dur et colérique, nerveux.
En moyenne section de maternelle son institutrice nous indique que Doux a des difficultés d’apprentissage et nous conseille d’aller voir un orthophoniste

Il commence donc des seances d’orthophoniste, il a environ 4 ans.

Il rentre a 6 ans en CP, ne connait pas son alphabet et de très grandes difficultés pour les apprentissages, le langage et l’écriture, en fin de CP il ne sait pas lire et ne connait toujours pas son alphabet par contre il est à l’aise avec les chiffres.
Comportement différent entre l’école et la maison où il prend plaisir a créer des tensions, elle nous propose comme aide la DVIS ou le CMP ainsi qu’un bilan auprès du CLAP ( http://clap.chu-nancy.fr/ ).

Nous changeons d’orthophoniste en décembre 2014 car cela ne va plus, Doux pleure pour y aller et ne progresse plus ( il fait une séance de 30 min par semaine depuis la MS de maternelle ) .

Avec la nouvelle orthophoniste tout se passe bien, elle fait un bilan qui nous informe que Doux a un trouble du langage écrit et oral, dyslexie et dysorthographie.

Vu le retard de Doux nous demandons le redoublement du CP = refusé, il rentre au CE1.

En CE1 ( meme institutrice qu’en CP car nous habitons la campagne et il est dans une classe a plusieurs niveaux ) me dit que Doux a de grosses difficultés, manque d’attention, manque de concentration, bouge beaucoup, ect … elle me demande l’autorisation de faire venir la psychologue scolaire, elle vient, fait faire des tests à Doux en novembre 2014, la conclusion : Doux ne sait toujours pas lire, ne peut pas soutenir l’effort, il est égocentrique et très immature pour son age.

C’est une catastrophe, nous re demandons le redoublement = refusé, nous sommes complètement perdu avec son papa !

Nous avons sa soeur Mimi qui est au collège, dans un établissement privé, lors d’un rendez-vous pour elle avec le proviseur nous discutons de son frère et des différents soucis et notre sauveur est en face de nous, il nous dit d’inscrire Doux dans son établissement et lui accepte de redoublement, mais, , malheureusement pour nous mais surtout pour lui avec la maitresse cela ne colle pas!

Doux a du caractère, peut etre un peu trop pour elle + les difficultés = année scolaire catastrophique…

C’est terrible, mon coeur de maman saigne, je pleure beaucoup. La maitresse refuse de faire le dossier MDPH, donc je me tourne de nouveau vers le proviseur de ma grande, qui prend sur son temps pour s’ en occuper. Donc premier dossier MDPH fait en 2015 pour une demande d’aide humaine.

(MDPH: maison départementale des personnes handicapées)

Fin de CE2,Doux ré-integre l’école publique qu village pour le CM1, la réponse au dossier MDPH est positive et il a une aide humaine, elle l’aide, l’institutrice aussi et les progrès arrivent mais c’est pas encore ça.

De nouveau rencontre avec la psy scolaire, bilan : résultats au bilan cognitif des defaillances attentionnelles et impulsivité qui pénalisent ses résultats et relations avec les autres, refus de lire. Une orientation en ULIS est conseillée (ULIS : unités localisées pour l’inclusion scolaire)

En Mars 2016 nouveau bilan orthophoniste, bilan : dyslexie, dysorthographie, trouble phonologique et retard de langage…

Nouveau dossier MDPH debut 2016, bilan : refus de l’ULIS, nous faisons appel de la decision, nouveau refus de l’ULIS mais acceptation d’une aide humaine et d’un SSEFS, ( SSEFS: service de soutien à l’education familiale et à la scolarisation) nous re faisons appel de la décision ( en attente de la réponse à ce jour ) je ne connais pas le SSEFS, je téléphone à la MDPH pour avoir de renseignements, la gentille secrétaire me donne un numéro de téléphone pour tout renseignement, je téléphone, c’est dans le 54 et c’est une association, c’est l’institut des sourds de la malgrange. Doux n’est pas sourd mais il faut passer par cette assoc pour certaines aides, pour nous c’est une aide à domicile, mais la dame , très, très gentille au téléphone me répond de lui envoyer tout les comptes rendus en ma possession mais que malheureusement pour cette année c’est mort, trop de demandes et pas asse de moyens.

Je reste comme une conne assise sur ma chaise et me dit que mon fils n’est pas assez different, pas assez handicapé pour avoir de l’aide, l’aide qui lui permettrait d’être mieux en classe,plus serein.

Entre temps l’orthophoniste me parle des troubles TDA/H et me conseille de consulter pour des examens et là cela va assez vite, premier rendez vous en juillet 2016, deuxième rendez vous en septembre 2016 pour des examens: biologie, orl, bila éducatif, EEG, ECG, IRM cérébrale…

Piou… c’est beaucoup, ça me fait peur…

C’est l’inconnu, l’angoisse, je pleure, beaucoup.

Doux est stressé, il pose beaucoup de questions , troisième rendez vous pour les résultats, tout est normal sauf le bilan éducatif, par rapport aux questionnaires de « conners » (je ne suis pas certaine de l’orthographe! ) que les instituteurs, mon mari et moi même avons complété: Notre Doux est atteint de TDA/H !
Des questions, mais pourquoi ? Comment ? En fait il est né comme ça?

C’est plus fréquent chez les garçons et très rare chez les filles.

J’ai peur, il a peur son papa moins que nous et ce que je redoutais d’entendre a été prononcé, « Nous allons mettre votre filssous traitement « …

Je ne voulais pas et je n’ai pas su refuser le traitement. La prise a commencé deux jours avant les vacances, il le prend uniquement les jours d’école, pas le week end, pas pendant les vacances.

Doux et son papa prennent bien la chose mais pas moi, je m’en veux, je pleure, beaucoup…

Toutes ses démarches, toutes ses consultations, tout ses dossiers, tout ses rendez vous, tout ceci est compliqué et lourd, moralement et physiquement. Pour cette année c’est fini, il ni aura pas d’autres démarches car l’année prochaine c’est le collège et qu’il faudra tout recommencer…

Nous avons eu des livrets et fiches lors de la consultation qui nous ont aidé

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Le plus gros problème concernant ce trouble à l’école est la faculté des enseignants à comprendre ce trouble. Et a accepter les élèves différents.

La maitresse de l’ecole privée avait dit à mon mari lors d’un entretien que notre Doux ne faisait rien en classe et qu’il était fainéant, elle l’avait mis au fond de la classe, à la même époque il a aussi consulté une orthoptiste car il avait des soucis, quand il lisait ses yeux n’allaient pas au bout de la ligne, ils revenaient tout seul au début de la ligne mais pas forcément au bon endroit, donc il a fait de la rééducation… (C’est aussi un signe du TDAH, vouloir tout faire trop vite…).

 

Pour cette nouvelle année scolaire qui commence, l’enseignante référente de notre secteur à changé, la maitresse doit lui refaire les dossiers des enfants en difficulté.

Cette année Doux a donc repris l’école avec une aide humaine mutualisée, une AVS pour deux enfants ! Doux a eu beaucoup, beaucoup de mal de partager son AVS avec un autre enfant…

Aujourd’hui, du haut de ses 11 ans a une vie très bien réglée, tout est organisé, nous ne pouvons rien faire à l’improviste, si jamais cela arrive (c’est extrêmement rare car c’est beaucoup de stress pour lui ) nous devons lui expliquer plusieurs fois pourquoi , par exemple une invitation de dernière minute, nous devons lui expliquer plusieurs fois pourquoi c’est au dernier moment , où et chez qui nous allons.

Pour son papa, sa soeur et moi cela fait parti de notre vie, pour le reste de la famile ou pour les ami (e) s c’est plus difficile à comprendre , cela peut créer tes tensions car nous avons souvent des réflexions sur son comportement, mais ceci fait parti des TDA/H..

Ce ne sont pas des monstres, ni des sales gosses!

Toutes les réflexions faites à propos de mon Doux nous font énormément de mal, les gens ne comprennent pas …

Doux est un enfant qui parle beaucoup, il coupe sans arrêt la parole, il est très difficile d’avoir une discussion sans qu’il intervienne même si cela ne le regarde pas. Si nous parlons de ou avec sa soeur il intervient, nous avons dû lui expliquer que nous devons accorder autant de temps à sa soeur qu’a lui, qu’il ne devait pas être jaloux. !

Pour finir mon récit, je vais vous relater une discussion qui sera une belle conclusion:

Lors de la journée d’examens, pour le TDA/H, l’éducatrice spécialisée, m’a expliqué que nous, nous avons un cerveau bien rangé avec des cases et chaque infos étaient dans une case, alors que dans le cerveau de Doux c’etait un tourbillon, rien n’etait rangé en ordre, que quand nous lui posions une question si l’info n’était pas au bon endroit au bon moment il ne pouvait pas répondre mais qu’à partir du moment ou la réponse lui arrivait il la disait peu importe le moment…

 

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REPLAY DE L’EMISSION DES MATERNELLES SUR LE TDAH

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J’aimerai vraiment faire changer le regard des gens sur ce trouble.

Surtout celui des INSTITUTEURS.

Leur présent et leur avenir dépend vraiment de la façon dont le problème va être géré à l’école. Si l’instit comprends, et s’adapte, pas de soucis. L’enfant TDA/H va être considéré autrement. Il pourra aller nettoyer le tableau, ranger les livres, distribuer les feuilles, car l’adulte aura compris qu’être vissé sur une chaise ne fait que le frustrer. Il utilisera sa particularité comme un atout! Un enfant TDA/H est vif, actif, curieux…

Bref, j’espère de tout coeur que cet article pourra faire un peu avancer l’opinion qu’on a des enfants atteint d’un trouble du comportement…

Un enfant diagnostiqué hyperactif n’est PAS un. Ce n’est PAS sa faute…

 

Je finirai sur cette phrase, et avec un énorme câlin pour tous les enfants atteints de troubles de comportement et d’hyperactivité!

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Les troubles de déficit de l’attention touchent aussi les adultes

20 astuces pour gérer le TDAH

Blog 01-children-788781_640 TDAH 2016

fairy-tale-1182696_640Russel Barkley partage régulièrement des diapos pour aider les familles à mieux comprendre et gérer les troubles de leurs enfants avec TDAH. Il vient de proposer 20 idées essentielles pour garder à l’esprit les méthodes qui permettent une meilleure gestion du trouble. Focus sur ces 20 clefs indispensables :

1- Les parents sont des bergers, pas des ingénieurs : vous ne pouvez pas refaire votre enfant. Acceptez-le et aimez-le tel qu’il est.
2- Réduire les délais, matérialiser le temps. Utiliser des dispositifs de mesure du temps, de chronométrage pour montrer les périodes de travail.
3- Matérialiser les informations importantes : utiliser des notes, des indices, des signes, des listes …
4- Matérialiser la motivation (penser gagnant / gagnant) : offrir de l’incitation pour encourager la conformité
5- Matérialiser les problèmes à résoudre : les rendre physiques et manuels, permettre la manipulation
6- Utiliser une rétroaction immédiate
7- Augmenter la fréquence des conséquences
8- Accroître les responsabilités envers les autres
9- Utiliser des récompenses plus saillantes et artificielles
10- Changer les récompenses souvent
11- Toucher, manipuler plus, parler moins
12- Agir plutôt que parler
13- Garder votre sens de l’humour
14- Privilégier les récompenses pour renforcer le bon comportement plutôt que les punitions pour éliminer son contraire
15- Anticiper les problèmes, planifier
16- Garder le sens des priorités
17- Maintenir une perspective d’invalidité, garder à l’esprit que tout ne fonctionne pas toujours comme on le souhaiterait.
18- Devenir un parent « scientifique » : lisez largement, devenez un expert du trouble, expérimentez, et ne craignez pas l’échec…
19- Devenir un parent axé sur les principes : suivre les 7 habitudes des familles efficaces de Stephen Covey (livre non traduit en français, qui reprend Les 7 habitudes de ceux qui réalisent tout ce qu’ils entreprennent, appliquées  à la famille : être proactif, garder le but final, prioriser, gagnant/gagnant, compréhension, synergie, facultés)
20- Pratiquer le pardon (de votre enfant, de vous-même, des autres …)


 

 

On se concentre sur l’attention

Aider son enfant

Il arrive à tous les enfants d’être parfois lunatiques ou surexcités. Mais qu’en est-il quand ces caractéristiques sont présentes au quotidien et compliquent la vie de l’enfant? Votre famille est-elle confrontée au TDA/H?

Le TDA/H démystifié 

Nous vous suggérons des pistes pour mieux comprendre ce qu’est le TDA/H et ce qui le caractérise.

Les solutions au TDA/H 

Comment, quand, et pourquoi traiter le TDA/H?

Le TDA/H au quotidien 

Bien que les enfants TDA/H présentent de grandes forces, il faut aussi veiller à les outiller efficacement.

L’importance du lien école-maison 

Les enfants présentant un TDA/H côtoieront à l’école différents intervenants et auront peut-être accès à certaines adaptations.

 

Selon les plus récentes études, il est estimé qu’entre 5% et 7% des enfants présentent un trouble déficitaire de l’attention, avec ou sans hyperactivité (TDA/H). Selon toute vraisemblance, le TDA/H serait expliqué à 75% par transmission génétique. Votre famille est-elle touchée par cette condition?

Apprenez-en plus sur le TDA/H, découvrez comment aider votre enfant à bien évoluer avec cette caractéristique et surtout, voyez comment miser sur ses forces!

Le TDA/H… c’est quoi?

Bien sûr, nous sommes tous familiers avec cette appellation: TDA/H. Mais dans les faits, savons-nous réellement de quoi il en retourne?

Qu’est-ce que le TDA/H?

13 manifestations du TDA/H

Concrètement, quels sont les comportements associés au TDA/H?

  • Parler sans cesse et interrompre les gens.
  • Être très souvent dans la lune.
  • Difficultés à gérer ses émotions.
  • Toucher et jouer avec tout ce qui est dans l’environnement.

9 autres symptômes

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Les forces de l’enfant ayant un TDA/H

On parle beaucoup des difficultés rencontrées par les enfants TDA/H, mais qu’en est-il de leurs forces?

  • Motricité globale
  • Pensée par images
  • Créativité
  • Humour

Toutes les forces

Le diagnostic du TDA/H

Vous soupçonnez que votre enfant pourrait présenter un TDA/H et vous souhaitez en avoir le coeur net? Quel professionnel possède les compétences pour établir un diagnostic? À quoi pouvez-vous vous attendre?

Établir un diagnostic

 

« DOUBLE PEINE OU DOUBLE CHANCE ? »

ISABELLE AUDET, LA PRESSE, La Presse+

En classe, ils s’ennuient. Et parce qu’ils ont du mal à contrôler leurs émotions, ils dérangent, et parfois, ils échouent. Les enfants à la fois doués et atteints d’un TDAH ont un profil unique auquel s’intéressent de plus en plus de médecins et de spécialistes.

Cette situation est suffisamment fréquente pour que plus de 500 parents et spécialistes de l’apprentissage se déplacent à Montréal pour en savoir plus, à la mi-octobre. Le pédopsychiatre français Olivier Revol était de passage au Québec pour aborder le quotidien de ces jeunes « TDAHP », un terme de son cru qui contracte TDAH et haut potentiel.

Ces enfants hyper sensibles argumentent et, bien souvent, n’aiment pas trop l’école. « Comme spécialistes, on rate souvent le diagnostic, car le haut potentiel fait que le gamin, il s’en sort », explique d’entrée de jeu le spécialiste.

Au Québec, le dépistage du trouble de l’attention est « en avance sur la France », constate le Dr Revol, qui a fait une partie de ses études à Montréal. Les enfants y reçoivent souvent un diagnostic unique de TDAH, alors qu’en France, on ne s’intéressera qu’au potentiel intellectuel du jeune.

On estime que de 4 à 7 % des jeunes ont un trouble déficitaire de l’attention. Combien d’entre eux sont aussi à haut potentiel ? « On ne le sait pas, affirme le Dr Revol. Il faudrait faire une enquête, et faire des tests de QI à tout le monde dans une école et ça, ça coûte cher. »

« Il y a plein de hauts potentiels qu’on ne connaît pas, mais on le voit : il y a plus de TDAH, et plus de dyslexiques aussi, chez les enfants à haut potentiel que dans la population en général. »

— Le Dr Olivier Revol

DIFFICILE PORTRAIT

Pour les jeunes en difficulté qui présentent les deux caractéristiques, il est primordial de s’attarder au portrait complet pour leur venir en aide, insiste le Dr Revol. Par contre, le tableau n’est pas simple à dresser.

« Même un bon professionnel peut passer à côté en faisant bien ses devoirs », confirme Ariane Hébert, psychologue et auteure de livres sur le TDAH. Elle voit chaque année en moyenne quatre ou cinq cas d’enfants qui cumulent douance et trouble de l’attention. Prudente, elle explique que le TDAH peut tromper les spécialistes sur le potentiel intellectuel de ces jeunes.

Avant même de demander une évaluation, les parents des enfants « TDAHP » ont d’ailleurs souvent exploré plusieurs avenues. « Quand ils arrivent dans mon bureau, il y a déjà beaucoup d’hypothèses qui ont été émises, constate la psychologue. On s’est creusé les méninges longtemps, parce que c’est comme si on n’arrivait à les mettre dans aucune case, ces enfants-là. Ils ont des traits de l’un, des traits de l’autre, en classe ils sont en opposition, ils peuvent être paresseux… et ils n’ont pas nécessairement de bonnes notes non plus ! Alors avant qu’on fasse le test d’intelligence, ce n’est pas évident. »

Le hasard a fait en sorte que l’an dernier, la psychologue a vu trois enfants présentant la douance et le TDAH en très peu de temps. « Ils étaient référés par des écoles qui les croyaient autistes Asperger. »

Une situation fréquente, soutient le Dr Revol. « Les parents sont perdus surtout parce qu’on les met sur de fausses routes. On a tendance à attribuer les comportements de l’enfant uniquement au TDAH, ou encore à une dépression, à un autisme Asperger, mais les parents sentent qu’on passe à côté d’un truc ! Il faut les écouter. »

VISION OPTIMISTE

Le Dr Revol soulevait cette question à l’occasion de la première de ses conférences, en s’adressant aux parents : « Le TDAH et la douance, c’est une double peine ou une double chance ? » Optimiste, le spécialiste croit que si le chemin des enfants TDAH ou doués est tortueux, celui des « TDAHP » peut au contraire être plus facile, si tout est mis en place pour les soutenir.

« Je suis optimiste parce qu’en 30 ans, j’ai vu que ces jeunes s’en sortent plutôt bien, dit-il. Par exemple, ils s’en sortent mieux que les enfants uniquement TDAH parce que l’intelligence les protège et leur donne les capacités pour comprendre ce dont ils ont besoin. Ils finissent par trouver leur place. »

Il ajoute que l’impulsivité qui accompagne souvent le TDAH permet à ces jeunes d’être plus audacieux que la plupart des enfants doués. « Le jeune “TDAHP” sera aussi plus humble, moins arrogant que la plupart des enfants à haut potentiel », expose-t-il.

Et pour tirer profit de toutes ces forces, ils doivent être soutenus, soulignent le Dr Revol et la psychologue Ariane Hébert. « Après la petite fierté de dire “mon enfant est intelligent”, je vois une grosse boule d’anxiété chez les parents. Ils se disent “now what ?”, raconte la spécialiste. C’est une frustration intense pour moi parce que je n’ai pas de réponse. On a très peu de ressources adaptées pour ces élèves-là. Les parents sont pris avec le fardeau de faire accepter ça, et ce n’est pas pris avec le même sérieux que d’autres troubles. »

À ce sujet, le Dr Revlo constate toutefois une ouverture grandissante, au Québec. « On en parle encore très peu, mais je sens que l’intérêt est là. Et il va se passer des choses à l’américaine, c’est-à-dire que des études sérieuses vont faire en sorte qu’il y aura plus de ressources. Oui, je suis optimiste ! »

Trois notions distinctes

HAUT POTENTIEL

Ces enfants parlent tôt, avec un bon vocabulaire, ils lisent seuls très vite, ils font des liens complexes, ils préfèrent les questions à développement à celles qui n’ont qu’une seule réponse, ils ont un grand sens de l’humour, ils aiment se débrouiller seuls et possèdent une grande empathie.

Trois notions distinctes

TDAH

La plupart des enfants qui présentent un trouble de l’attention sont facilement déconcentrés, perdent des objets fréquemment, font plus d’erreurs lorsque les tâches scolaires sont longues, « procrastinent » et ne terminent souvent pas ce qu’ils commencent. Certains sont impulsifs, hyperactifs et intolérants aux frustrations.

Trois notions distinctes

« TDAHP »

Les jeunes « TDAHP » sont plus sensibles que les autres et souvent plus anxieux. Ils réagissent fortement à l’injustice, ont parfois une piètre calligraphie, détestent ce qui est répétitif, dorment mal, argumentent souvent, et fonctionnent mieux auprès des enseignants très empathiques.