Ma bulle de colère : une technique pour aider les enfants à canaliser leur colère

Apprendre à éduquer

par Caroline, 9 avril 2018

ma bulle de colère enfants

La bulle de colère est un outil qui permet aux enfants d’apprendre à canaliser leur colère. Cet outil est basé sur la respiration et la visualisation pour que les enfants comprennent que les émotions sont comme des visiteuses qui viennent et repartent, comme des vagues qui ont un pic puis qui finissent par redescendre et s’évanouir.

Comme tous les outils d’éducation émotionnelle, il est utile de le proposer en dehors de crises émotionnelles, pour entraîner les enfants à se recentrer et traverser leurs émotions. Ils pourront ainsi y avoir recours (en autonomie ou sur invitation de l’adulte) lors d’une montée de colère.

La bulle de colère peut être affichée et les enfants invités à y avoir recours (sans y être obligés). L’affiche est accompagnée d’indications à suivre pour que les enfants traversent leur émotion de colère sans céder à la violence :

  • Quand je ressens de la colère, je ferme les yeux.
  • Je prends 3 grandes respirations en gonflant bien mon ventre à l’inspiration et en le dégonflant à l’expiration.
  • J’imagine qu’une grande bulle vient m’entourer. j’imagine que cette bulle change doucement de couleur, comme un arc en ciel :
    -au départ, la bulle est toute rouge, à l’image de ma colère, comme de la lave de volcan bouillante;
    -puis la bulle devient orange parce que ma colère diminue, orange comme une clémentine rugueuse, comme un jus de fruits plein de vitamines;
    -puis la bulle devient jaune, comme les rayons du soleil qui réchauffent ma peau et mon coeur, qui apaisent
    ma colère;
    -puis la bulle devient verte, je peux sentir l’odeur de l’herbe fraîchement coupée, je peux sentir le contact de la mousse verte toute douce sous mes pieds;
    -puis la bulle devient bleue, comme quand le ciel et la mer se rencontrent dans un calme absolu;
    -puis la bulle devient marine, comme des bleuets odorants et beaux devant lesquels je m’émerveille;
    -enfin la bulle devient violette, à la manière des ailes d’un magnifique papillon qui finit par s’envoler, emportant les restes de la colère avec lui.

Télécharger l’affiche Ma bulle de colère au format PDF :  ma bulle de colère

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Des outils contre la dyspraxie

Université Paris Saclay

Publié le 16 mars 2018

Recherche
Enfant qui dessine

A l’occasion de la semaine du cerveau, zoom sur une maladie peu connue, la dyspraxie, et les outils mis en place pour faciliter la scolarité des enfants touchés.

Connaissez-vous la dyspraxie ? Cette perturbation de la coordination des gestes chez les enfants est aussi fréquente que la dyslexie, mais bien moins connue. Les enfants touchés sont maladroits dans des tâches qui nous semblent simples, comme s’habiller, couper sa viande, ou se laver les dents. La dyspraxie est particulièrement gênante à l’école, car l’écriture manuscrite est un geste complexe, qui demande une bonne coordination.

Une maladie méconnue

Pourtant, on ne comprend pas encore bien la dyspraxie. « On sait qu’il existe un dysfonctionnement au niveau du cerveau, indique Caroline Huron, chercheuse au Laboratoire de neuro-imagerie cognitive, membre de l’université Paris-Saclay. La neuroimagerie montre des différences anatomiques et des différences d’activation dans le cerveau entre les enfants sains et les enfants dyspraxiques. Mais  on ne sait pas quelles régions sont concernées, la caractérisation des troubles manque de finesse, et on ne sait pas l’origine de ce trouble. On n’a même pas de données épidémiologiques (combien de personnes touchées…) en France. »

Les chercheurs progressent néanmoins sur le fonctionnement cognitif de ces enfants. Ainsi, Caroline Huron et son équipe viennent récemment de publier une étude sur le sens des nombres chez les enfants dyspraxiques. « Ils ont du mal à évaluer les quantités, par exemple à placer avec précision un nombre sur une échelle de 0 à 100, mais ils comprennent bien les concepts mathématiques sous-jacents, observe la chercheuse. Cela nous ouvre des pistes pour proposer des stratégies d’apprentissage en mathématiques adaptées à leur situation »

Faciliter la scolarité

La dyspraxie cause des souffrances majeures au quotidien, notamment à l’école. On ne peut pas attendre de tout comprendre de la maladie pour aider ces enfants ! C’est pourquoi, en parallèle des études scientifiques, Caroline Huron préside une association, Le Cartable Fantastique, destinée à faciliter la scolarité des enfants en situation de handicap, notamment dyspraxiques. Cette association est soutenue par des fondations et travaille en partenariat avec le ministère de l’Education nationale.  « Elle vise à croiser les regards de chercheurs et d’enseignants en partant du besoin des élèves », précise la chercheuse.

Le Cartable Fantastique développe notamment des outils pour que les enfants dyspraxiques apprennent à l’école sans être empêchés par leurs troubles du geste. Par exemple, ils ont du mal à pointer du doigt ou à entourer des objets dessinés, mais sont bien plus à l’aise pour cliquer dessus sur ordinateur car ce geste est plus simple. L’association conçoit donc des exercices numériques dans lesquels les élèves peuvent répondre en cliquant. Avec l’espoir que le handicap n’exclue plus scolairement.

 

Troubles de l’attention : un trouble de la communication entre deux régions cérébrales

Une nouvelle étude révèle que les troubles du déficit de l’attention pourraient provenir d’une déficience de coordination cérébrale.

Troubles de l'attention : un trouble de la communication entre deux régions cérébrales

  • Publié 06.04.2018 à 21h44

Un trouble de la communication entre deux régions cérébrales, l’hippocampe et le cortex préfrontal, c’est ce qui serait impliqué dans plusieurs troubles neurologiques comme la dépression sévère, la schizophrénie, le trouble bipolaire et les troubles du déficit de l’attention.

Des chercheurs américains ont découvert qu’une discordance entre deux régions cérébrales pourraient être à l’origine des troubles du déficit de l’attention, de la schizophrénie, du trouble bipolaire et de la dépression sévère. Leurs résultats ont été publiés dans la revue Neuron le 5 avril 2017.

Le gène ErbB4

Les personnes ayant un déficit d’attention éprouvent de grandes difficultés à se concentrer et agissent souvent de manière compulsive. Une nouvelle étude suggère que ces symptômes pourraient être dus à un dysfonctionnement cérébral, imputable au gène ErbB4 dont l’expression est impliquée dans la communication de différentes régions du cerveau.

Ce gène est d’ores et déjà connu pour être un facteur de risque de troubles psychiatriques et de dérégulation des niveaux de neurotransmetteurs dans le cerveau. A l’aide d’un modèle murin, les chercheurs ont montré que le mécanisme d’attention descendante (type d’attention axée sur les objectifs et liée à la concentration) est altéré chez les personnes ayant un trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité.

Déficit d’attention

Selon les chercheurs, l’attention descendante n’est pas seulement contrôlée par le cortex préfrontal (associé à la prise de décision) mais également par l’hippocampe (région responsable de notre mémoire). La synchronisation de ces deux structures cérébrales permet d’atteindre un niveau d’attention élevée. En revanche, lorsque la coordination de ces deux structures est altérée, on observe des phénomènes de perte d’attention importants.

Les chercheurs ont pu établir que la synchronisation entre l’hippocampe et le cortex préfrontal est positivement corrélée avec le niveau d’attention descendant et est régulée par le gène ErbB4. Cette découverte pourrait permettre de mieux comprendre les maladies comme la schizophrénie et la dépression sévère, toutes deux liées, entre autres, à une altération du gène ErbB4.

La phrase de base dans la gestion émotionnelle (et ses effets expliqués par Catherine Gueguen)

Jef de « Papapositive! » 10 avril 2018

Une phrase, une seule. Le fait de la dire va littéralement changer positivement votre vie ainsi que celle de vos enfants.

Cette simple phrase est la suivante :

« Maintenant, je me sens …[à compléter avec votre émotion]. »

 

Comme nous l’explique Catherine Gueguen, « Nommer ce que nous ressentons nous fait du bien ».

Et ce bien-être est visible au niveau de notre cerveau. En effet, « quand nous sommes stressés, l’amygdale cérébrale, centre de la peur, provoque la sécrétion de cortisol, de l’adrénaline, molécules qui, en quantité importante peuvent être très toxiques pour notre santé physique et psychologique. Quand nous parvenons à poser des mots sur des émotions, nous diminuons l’activité de l’amygdale, la sécrétion d’adrénaline et de cortisol ralentit, notre stress diminue et nous nous apaisons. »

 

Extrait de « vivre heureux avec son enfant » de Catherine Gueguen

 

Thomas d’Ansembourg conseille de se demander deux ou trois fois par jour : « Comment je me sens, là, maintenant ?«

 

Il était important de consacrer un article à une astuce aussi bénéfique.

Retenons que lorsque nous disons :

« je suis en colère »

« je me sens triste »

« j’ai peur »

Cela nous soulage.

 

Et si nous avons en face une personne qui sait nous écouter sans juger et qui aide à l’expression de nos émotions, c’est encore plus salvateur. C’est le pouvoir de l’empathie. 🙂

 

Si vous avez besoin de vocabulaire ou d’outils pour exprimer les émotions, je vous invite à lire cet article.

 

Source : « Vivre heureux avec son  enfant » de Catherine Gueguen.

Parcoursup : ces universitaires qui refusent de trier les candidats à l’entrée en fac

A l’université Paris-I Panthéon-Sorbonne, en janvier.

Dans plusieurs facultés, les équipes chargées de classer les dossiers de candidature s’y opposent, soit par refus de la sélection, soit parce qu’ils estiment ce tri créé par la loi ORE impossible ou inutile.

LE MONDE | • Mis à jour le , par Séverin Graveleau

La mobilisation contre la réforme de l’accès à l’enseignement supérieur ne se fait pas que dans les assemblées générales étudiantes et les blocages d’une dizaine d’universités, qui ont fait la « une » ces derniers jours. En coulisses, certains enseignants-chercheurs, minoritaires, espèrent bien être les grains de sable qui enrayeront la machine Parcoursup : ils refusent de classer les milliers de lycéens qui postulent à l’université via la nouvelle plate-forme d’admission post-bac.

Ce tri, instauré par la nouvelle loi orientation et réussite des étudiants (ORE), repose sur l’examen des dossiers des élèves de terminale ou étudiants en réorientation. Il doit servir à départager les candidats dans le cas où ils sont plus nombreux que les places disponibles. Il détermine aussi l’ordre dans lequel les réponses seront données, à partir du 22 mai. Ce classement doit enfin permettre de repérer les candidats auxquels proposer un parcours personnalisé (remise à niveau, licence en quatre ans…).

Lille, Bordeaux, Paris-I, Paris-X, Aix-Marseille ou encore Lyon… En tout, les équipes enseignantes d’une soixantaine de formations, principalement en sciences humaines et sociales, ont voté des motions indiquant qu’ils ne participeront pas à ce classement, selon un décompte de l’association Sauvons l’université. Une position défendue par le Snesup-FSU, syndicat de personnels de l’enseignement supérieur opposé à la réforme.

Les raisons de leur mécontentement, 200 de ces enseignants-chercheurs les expliquent dans une tribune publiée sur Lemonde.fr. « L’université française n’a pas besoin de trier les candidats, elle a besoin de moyens pour garantir une place à tous les bacheliers dans la formation de leur choix », peut-on lire dans ce document.

« Nous ne sommes pas des chasseurs de tête. Que ceux qui ont porté cette réforme l’assument »

L’intégralité de l’article n’est pas accessible sans être abonné mais l’information est intéressante à connaître!

 

PIM : une méthode pour faciliter la concentration des enfants, des ados et même des adultes !

Jeff de « papapositive! » le 5 avril 2018

Le neuroscientifique Jean-Philippe Lachaux est l’auteur de trois ouvrages essentiels sur l’attention dont un que nous avions évoqué ensemble puisqu’il s’adresse directement aux enfants et ados (« Les petites bulles de l’attention »).

On y trouve une méthode et un moyen mnémotechnique pour comprendre et s’entraîner à mieux se concentrer : PIM

P I M signifie à la fois Pouce Index Majeur ET Perception, Intention, Manière de réagir.

Voici la vidéo d’explication complète :

Infrarouge Infrarouge – Le courage de grandir (Thème les enfants précoces)

diffusé le mar. 03.04.18 à 22h40, de : Marie Drucker

On estime à plus de 500 000 le nombre d’enfants surdoués en France. Des enfants qui rencontrent des difficultés à s’adapter au système scolaire classique et à « vivre comme les autres ».

C’est à Paris, à l’école Georges Gusdorf, que se raconte l’histoire de quelques-uns d’entre eux, âgés de 8 à 16 ans. Une école spécialisée qui leur permet de renouer avec eux-mêmes et de trouver le courage de grandir.

Quand Alice arrive à l’école Georges Gusdorf, elle a 11 ans. Elle débarque en cours d’année alors qu’elle poursuit une 6ème avec beaucoup de difficultés et d’ennuis relationnels dans une école privée. Ses parents ont essayé tous les systèmes possibles mais, alors qu’Alice est une petite fille extrêmement intelligente et vive, elle se sent mal partout, incomprise. Quelle voie va-t-elle pouvoir trouver cette année dans cet établissement qui propose un enseignement différent ?

Héloïse a 15 ans. Elle a toujours été dans les meilleurs de sa classe. Elle est très brillante. Mais elle a toujours dû faire énormément d’efforts pour s’adapter au « système ». Un système qui, selon elle, était trop normatif et ne lui permettait pas d’être elle-même, d’exprimer sa personnalité et ses idées. Un système dans lequel elle se sentait stigmatisée en permanence. Jusqu’au jour où elle a fait une dépression, « je ne pouvais plus fonctionner », nous dira-t-elle. Dans une école adaptée aux besoins individuels de chaque élève, elle a trouvé un univers où elle peut se permettre « d’exister » tout en conservant son exigence de réussite et sa singularité.

Octave a 12 ans quand il débute sa seconde. Il a beaucoup de facilités, il est très intelligent mais, pour la première fois, il est confronté à la difficulté et l’exigence du travail. Lui qui a déjà sauté deux classes sans difficulté, qui est populaire et a beaucoup d’amis va devoir se mettre au travail et accorder sa grande maturité intellectuelle à sa maturité affective.

Ellie a 12 ans, elle est en 5ème. Comme Léo, son frère de 8 ans, elle est extrêmement sensible et émotive et se sent très différente des autres. Tous les deux ont déjà vécu des situations douloureuses d’exclusion, de mise à l’écart. Elle a parfaitement conscience de ce qu’il lui reste à dépasser pour devenir une jeune fille épanouie. Et elle se donne les moyens de son ambition. A la maison, ils emmènent leurs parents dans des discussions de très haut niveau ! Une fratrie très attachante.

 

Pour visualiser le replay cliquez sur le lien suivant:

https://www.france.tv/france-2/infrarouge/453555-infrarouge-le-courage-de-grandir.html