Et dans la tête des élèves ? vers une typologie des processus mentaux…

 Blog Graines de livres

http://www.grainesdelivres.fr/2017/09/22/et-dans-la-tete-des-eleves-vers-une-typologie-des-processus-mentaux/

Finalement, ce qui se passe dans la tête de nos élèves pendant qu’ils apprennent reste souvent inaccessible. Ce qui semble important, c’est de pouvoir varier les tâches cognitives qu’on leur demande d’effectuer. Pour cela, il y a quelques temps, j’avais tenté un inventaire de ces tâches.

Depuis, j’ai continué à m’intéresser au sujet, et j’ai trouvé deux schémas qui aident à la réflexion. Il ne s’agit pas d’appliquer des recettes, mais de réfléchir à la variété des opérations mentales que doivent effectuer les élèves, et d’interroger nos pratiques : A quel moment je leur permets de créer, de synthétiser, d’évaluer, d’exécuter… ? Et est-ce que je leur permets bien parfois d’imaginer, de découvrir, de juger… ?

Ces deux schémas ne sont que des typologies, des modélisations, des classements permettant la réflexion. Ils ne sont pas liés à des découvertes neuroscientifiques. D’ailleurs, les deux auteurs proposent des classements différents. Ils n’ont pas de visée prescriptive (« Il faut faire comme ça pour enseigner ça.« ). Mais je les trouve vraiment très intéressants pour analyser et préparer ce qu’on fait en classe…

M. Hughes et G. Miller proposent une hiérarchie, avec des processus de bas niveau (percevoir, mémoriser), les plus courants, et des processus de plus en plus élaborés, nécessitant des situations plus complexes et une plus grande liberté (découvrir, concevoir). Cette progressivité est intéressante parce qu’elle nous pousse à ne pas rester sur des exercices « fermés », et à proposer des entrées différentes : écrire un résumé, faire un exposé, résoudre un problème, mettre en oeuvre une démarche d’investigation…

Pierre Angers et Colette Bouchard, quant à eux, proposent 4 niveaux d’analyse non hiérarchisés, et permettant l’acquisition de connaissances de types différents. J’ai surtout été interpelée par le dernier niveau, celui des connaissances « responsables » qui font appel à la décision, au jugement, à l’esprit critique… car je trouve qu’il est peu mis en oeuvre dans la classe.

 

Pour aller plus loin, voici une fiche reprenant ces deux schémas. Elle vous permettra de garder en mémoire ces typologies et de les utiliser au besoin. En formation, je m’en sers aussi pour aider les stagiaires à réfléchir à leur préparation de classe.

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La recherche éperdue de sens chez les enfants surdoués

Le Journal des Femmes, chronique d’Arielle Adda, le 13 octobre 2017

Les enfants doués sont connus pour leur propension à poser toutes sortes de questions, parfois incongrues, surprenantes, mais surtout embarrassantes, parce que sans réponse connue.

Il ne s’agirait pas seulement de cette curiosité insatiable toujours évoquée quand on décrit leurs caractéristiques,  mais aussi d’un désir insensé, fantasmatique,  pas vraiment conscient, de trouver une clef unique qui expliquerait l’univers dans son entier.

De toutes les réponses qu’ils recueillent, ils espèrent finir par en dégager une grille qu’on pourrait appliquer à tout savoir, à tous les fruits des études, des expériences et des explorations, pour leur trouver une signification globale : chaque réponse à leurs innombrables questions devrait s’inscrire dans un tout cohérent qui se remplira peu à peu et ensuite, à force de patience et de persévérance, ils posséderont enfin cette clef.  Toutes leurs questions éparpillées auront abouti à former un ensemble bien ordonné où les réponses s’organiseront d’elles-mêmes.

Une telle ambition explique pour quelles raisons ils commencent dès leur tout jeune âge cette incessante série de pourquoi qui épuisent leur entourage.

Inutile d’essayer de leur expliquer qu’il s’agit d’une quête vaine, déjà tentée généralement par des philosophes,  mais tout système philosophique, aussi séduisant soit-il, trouve ses limites,  des scientifiques aussi s’y sont aussi essayés, certains ont pensé frôler de très près la réponse : ils en sont restés à une apparence de réponse, trop incomplète pour être satisfaisante, peut-être étaient-ils fatigués par cette recherche épuisante et sans fin, plus on avance et plus les voies à emprunter se multiplient jusqu’au vertige dans un enchaînement passionnant qui peut faire oublier tout le reste, d’autres sont partis trop tôt, comme pour chercher davantage de réponses dans une dimension différente, d’autres enfin ont perdu l’esprit ou bien ont été considérés comme ayant perdu l’esprit.

Dans leur candeur, les enfants doués sont persuadés que tous les adultes possèdent cette clef, elle leur serait tout naturellement acquise à un âge donné. Dès lors, ils peuvent  vaquer tranquillement à leurs occupations, l’esprit libre, sans se poser ces questions essentielles qui submergent le cerveau des jeunes enfants doués. Si leurs aînés peuvent rire avec insouciance c’est, sans doute, parce qu’ils ont  déjà accédé à ce savoir, sinon eux aussi poseraient une infinité de questions.

Au tout début de leur existence, ces enfants tourmentés pensaient sincèrement qu’ils trouveraient des réponses à l’école, chaque classe enrichissant leurs connaissances. Ils commencent par absorber avidement toutes ces données nouvelles qu’ils ignoraient, ils les mémorisent dans l’instant au point d’étonner leur entourage par un savoir déjà étendu, bien que morcelé : des mots rares et complexes que personne n’emploie, des phénomènes  qui n’arrivent pratiquement jamais, des animaux bien cachés dont personne ne connaît l’existence.  Comment le savent-ils ?  Au grand étonnement de ses parents, un  citadin de 4 ans parle en toute simplicité « d’échinoire », utilisée pour couper les plus hautes branches des arbres…

Quand on considère tout ce savoir utile à acquérir, on n’est pas très intéressé par le seul exercice du par cœur.

Les enfants doués sont dotés d’une mémoire remarquable, ils retiennent des données à peine entendues, mais qui les intéressent et qu’ils peuvent placer dans leur immense puzzle menant à la fameuse clef expliquant l’univers et son ordre.

Mémoriser et organiser ces connaissances leur est tout naturel et ne leur demande aucun effort.  Ils ne comprennent alors pas du tout pourquoi ils devraient apprendre par cœur des données sans aucun intérêt. Ils en sont d’ailleurs le plus souvent bien incapables puisqu’ils ignorent toute technique de mémorisation.  Elles ne leur sont pas nécessaires : ils retiennent ce qui est intéressant, le reste ne vaut pas un seul regard.

La table de multiplication représente l’exemple le plus courant : à quoi bon se casser la tête pour apprendre des résultats qu’on peut retrouver très facilement sans même un effort ? Sur ce point précis, leur blocage massif et exaspérant est d’autant plus  stupéfiant qu’ils ne paraissent pas du tout songer à automatiser cette suite de nombres puisqu’on peut se débrouiller sans la connaître par cœur.  Ils sont sourds à tous les arguments, ils oublient cette table sitôt récitée et ils regardent avec pitié ceux qui les ânonnent jusqu’à l’épuisement.

Au test psychologique, ils s’étonnent eux-mêmes de leur maladresse à répéter des suites de chiffres sans signification.  Ils comptaient sur leur mémoire proverbiale pour réussir tout naturellement.

Ils pensent que ces exercices dérisoires ne leur permettront pas d’avancer vers la réalisation de leur désir fondamental : parvenir à une compréhension générale de tout ce que l’univers englobe et c’est cela qui importe.

A leur échelle, ils répètent la démarche de l’humanité qui n’a cessé de se poser des questions, qui trouvait des réponses que leurs successeurs oubliaient, puis le questionnement empruntait d’autres voies sans jamais sans doute atteindre l’éblouissement de la connaissance pure. Ce désir reste pourtant intimement lié à la nature humaine, les enfants doués le perpétuent.

Ce sont eux plus tard, parce qu’ils n’ont jamais oublié cette insatiable curiosité  les incitant à vouloir tout comprendre, qui exploreront des chemins inusités et feront des découvertes. Leur besoin d’ordre les conduira à chercher le moyen de réparer ce qui désoriente les hommes,  et, d’une façon générale à améliorer leur sort, à embellir leur vie, à leur apporter des bienfaits dans tous les domaines.

La recherche de sens tient en éveil les capacités de réflexion et celles qui permettent de  procéder à des synthèses inhabituelles, sources d’idées novatrices.

On doit simplement se méfier de ceux qui cherchent à tout prix un sens à n’importe quel fait : on ne tarde pas alors à s’égarer dans la voie de trop de rationalisme.

Il faut se faire une raison, ce savoir ultime résumant tous les autres  pour accéder enfin à une compréhension globale n’est pas accessible, mais tenter de le découvrir favorise les idées lumineuses et nouvelles, émergeant des profondeurs de l’esprit quand il a accepté de reconnaître que, malgré tous ses efforts, il ne possédera jamais la connaissance absolue.

Conseils : surtout éviter de se croire tenu de répondre à TOUTES  les questions, en expliquant que l’absence totale de  mystères dans l’univers le rendrait extrêmement ennuyeux : il n’y aurait plus rien à découvrir… en désespoir de cause, citer Shakespeare « il y a plus de choses dans le ciel et sur la terre que ta philosophie n’en peut concevoir » (Hamlet)

 

un outil pour accéder aux caractères spéciaux en espagnol

Lexibar pour caractères spéciaux clavier espagnol
(Version 1.4b, Windows XP/Vista/7/8/10)

Espagnol clavier caractères spéciaux

Lexibar espagnol permet l’accès rapide aux caractères spéciaux de l’espagnol qui ne sont peut-être pas présents sur le clavier.

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Comment utiliser Lexibar espagnol

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Surdoué, douance ou haut potentiel, quelle différence ?

MonPsychologie

On les dit surdoués, précoces, ou encore  hauts potentiels. Ces terminologies sont aujourd’hui employées indifféremment pour parler de certains enfants ou adultes aux capacités exceptionnelles. Pourtant, elles ne sont pas synonymes. Chacune renvoie à une façon spécifique de considérer ces talents à part et d’aider ceux qui les possèdent à en tirer parti.

par Valérie Pennequin, professeur en psychologie du développement et psychologie cognitive et Elodie Tricard, doctorante en psychologie, à l’Université François-Rabelais de Tours, publié initialement sur The Conversation

 The Conversation

Surdoué, douance ou haut potentiel ?

Sommaire



Il peut être réconfortant, dans nos sociétés modernes valorisant l’intelligence, de se considérer comme surdoué. Dans l’esprit de la plupart de nos concitoyens, ce mot évoque des personnes « trop intelligentes pour être heureuses », pour reprendre  le titre du premier best seller en France sur le sujet, écrit par la psychologue Jeanne Siaud-Facchin. Selon cette auteure, une intelligence supérieure à la moyenne pourrait entraîner des problèmes d’adaptation scolaire, émotionnelle et sociale. Ainsi la «  douance » peut constituer une explication valorisante à qui se vit en situation d’échec sur ces différents plans.

Si je me suis ennuyé à l’école, si j’ai eu de mauvais bulletins scolaires, si j’ai un penchant pour la solitude ou que je suis souvent à fleur de peau, se pourrait-il que je sois un surdoué non détecté ? Face à ce questionnement, la tentation est grande de se précipiter sur un test de quotient intellectuel (QI) disponible sur Internet. Or il mérite une réflexion bien plus approfondie, si l’on veut véritablement en retirer un bénéfice.

Le talent comme un « don »

Le terme de surdoué – le plus courant – renvoie au fait de posséder un don. Ce dernier peut être vu, selon la grille de lecture du monde propre à chacun, comme un cadeau de l’hérédité, du hasard ou encore de Dieu. L’image qui vient est celle des bonnes fées se penchant sur le berceau de l’enfant, comme dans le conte de la Belle au Bois Dormant, dotée dès la naissance de la beauté, de la grâce ou de l’esprit. Le surdouement est considéré comme un « surplus » de capacités, comparées à celles des autres. Il y a, dans cette conception, un certain déterminisme, sous entendant que l’individu n’a pas de contrôle sur le talent qu’il a reçu.

La notion de précocité, elle, renvoie à un point de vue différent, celui du développement de l’individu au cours de sa vie. Le psychologue Todd Lubart, professeur à l’université Paris Descartes, l’explique plus en détail  dans l’ouvrage collectif qu’il a coordonné en 2006. Ce terme correspond à une conception linéaire du développement des capacités intellectuelles de l’individu, de sa naissance à l’âge adulte, théorisée par le psychologue suisse  Jean Piaget au milieu des années 1960.

Ainsi les précoces le seraient essentiellement dans leur scolarité, considérés comme « en avance » sur la majorité des élèves du même âge. Le système scolaire leur propose d’ailleurs parfois de « sauter » une classe. Cette conception a cependant été remise en question par les recherches plus récentes en psychologie. De nombreux travaux ont montré que le développement intellectuel subissait des accélérations importantes à certaines périodes, mais aussi des régressions à d’autres. On peut par exemple observer chez l’adulte des erreurs grossières de raisonnement logique, alors que le bébé, lui, se montre bien plus logique qu’on ne croyait, comme l’a montré  le psychologue français Olivier Houdé en 1995. La notion de précocité s’avère donc bien plus complexe qu’envisagé initialement.

La compétence peut être visible, ou pas

Le terme de haut potentiel, lui, est plus subtil et sans doute plus utile. Il fait référence à la différence entre la compétence d’une personne et sa performance. En effet, ce qu’elle me montre – sa performance – ne correspond pas toujours à ce qu’elle est réellement capable de faire – sa compétence. Cette différence existe chez tout un chacun, y compris chez les hauts potentiels.

Le haut-potentiel, donc, aurait un potentiel particulier, autrement dit des facilités dans un domaine précis. Et celui-ci pourrait ou non être exploité selon l’environnement dans lequel la personne évolue, comme l’explique le psychologue américain  Joseph Renzulli dans son article  paru en 2006 dans le Bulletin de psychologie. Ainsi on peut être haut potentiel et ne pas montrer de « talent », mot qui se réfère à la performance observable.

Pour mieux saisir ce paradoxe, on peut faire le parallèle avec un potentiel de nature physique. Un enfant hyperlaxe, par exemple, possède une très grande élasticité de certains muscles, tendons et ligaments ; il a donc un potentiel élevé au niveau de sa souplesse. Si l’enfant est né dans le milieu du cirque, il est possible qu’il devienne contorsionniste. Dans le cas contraire, il se peut qu’il n’exprime jamais comme talent ce potentiel de souplesse, et que celui-ci demeure caché. Ainsi, on peut se demander si Mozart serait devenu le grand compositeur qu’il fût, s’il était né dans une famille ne pratiquant pas du tout de musique.

Un potentiel dans le sport ou la musique

Les personnes à haut potentiel sont donc plus nombreuses que les personnes talentueuses, puisque tous les hauts potentiels n’auront pas eu les conditions favorisant l’expression de cette potentialité.

Il est important de préciser qu’on peut être haut potentiel dans des domaines non intellectuels. On le comprend mieux en se penchant sur le modèle des intelligences multiples, développé par le psychologue américain  Howard Gardner en 2004. Si cette théorie est trop peu vérifiée scientifiquement pour être utilisée en recherche, elle a le mérite d’attirer l’attention sur des domaines peu valorisés à l’école comme le sport, la musique, le dessin, la capacité à l’introspection ou encore le charisme. En effet, son auteur plaide en faveur de l’existence de huit formes d’intelligence distinctes, indépendantes les unes des autres. Certaines sont celles que nous rangeons habituellement derrière la notion d’intelligence, comme l’intelligence verbale et logico-mathématique. D’autres sont plus atypiques, comme l’intelligence musicale-rythmique ou corporelle.

On pense trop souvent que le haut potentiel est uniquement une question de quotient intellectuel (QI). La mesure du QI est effectuée par les psychologues à l’aide de tests psychométriques (qui permettent de mesurer une aptitude et de la comparer à une norme), notamment pour les enfants le WISC IV et depuis moins d’un an le  WISC V, et pour les adultes le  WAIS IV. Cependant, deux chercheurs en psychologie sont venus montrer que le QI élevé était une condition nécessaire, mais pas suffisante pour identifier une personne à haut potentiel.

Des qualités nécessaires d’enthousiasme et de persévérance

Le psychologue Joseph Renzulli, d’abord. Dans  son modèle élaboré en 2002, il estime que l’expression d’un haut potentiel nécessite la réunion de plusieurs facteurs. Il cite, en particulier, des aptitudes intellectuelles élevées (qui peuvent être mesurées par le QI) ; de la créativité (capacités à produire des réponses originales) mais aussi un engagement élevé, c’est-à-dire une motivation personnelle forte impliquant l’intérêt, l’enthousiasme, la curiosité, la persévérance, l’endurance, la confiance en soi et le besoin d’accomplissement.

Dans cette théorie, le haut potentiel peut tout à fait être vu au départ comme un « don ». Cependant celui-ci doit d’abord être identifié, puis investi par la personne elle-même et son entourage, qui mettront tout en oeuvre pour l’exprimer en talent.

De son côté, le  psychologue canadien Françoys Gagné a publié  son modèle en 2004. Selon lui, il existe trois types de catalyseurs permettant l’expression d’un haut potentiel. Le premier relève de facteurs personnels, par exemple des capacités mentales et physiques exceptionnelles, certains traits de personnalité comme l’ouverture d’esprit ou la conscience professionnelle, une motivation importante. Le second est lié à l’environnement, par exemple un milieu socio-culturel favorisant ce potentiel, des personnes bienveillantes (famille, amis, éducateurs). Le troisième catalyseur est constitué par des événements de vie, positifs ou non, comme un déménagement, le décès d’un proche ou une naissance.

Françoys Gagné met en avant un quatrième catalyseur, le hasard, qui correspond à la bonne rencontre au bon moment. Par exemple, le jeune acteur en herbe rencontre le réalisateur qui lui fera tourner son premier film à succès.

Au final, tous ces catalyseurs agiraient de concert, entraînant l’expression des capacités naturelles (le don) de la personne. Ce modèle insiste sur l’intérêt d’un milieu bienveillant, favorisant l’expression des potentialités d’une personne (enfant ou adulte), que ce soit à la maison, au travail ou dans le cadre des loisirs.

Que faire, alors, si l’on s’interroge sur ses propres potentialités, ou celles de son enfant ? La démarche doit passer par un psychologue capable de proposer un bilan complet. En plus d’un test de QI, il enquêtera sur les différents domaines dans lesquels une haute potentialité peut s’exprimer, en s’aidant d’outils d’évaluation reconnus que seuls des professionnels formés savent utiliser. Il sera amené à solliciter d’autres sources d’informations comme la famille, les amis, les enseignants ou les éducateurs.

Un tel bilan permet d’affirmer, avec une faible probabilité d’erreur, que vous êtes, ou pas, à haut potentiel. Toutefois, « l’étiquette » de haut potentiel n’a pas, en elle-même, grand intérêt. Le plus précieux est de pouvoir dresser le tableau de vos points forts et de vos points faibles, vous permettant de mieux vous connaître et de vous réaliser.

Pour aller plus loin : 

==>  « Les adultes surdoués souffrent d’un sentiment de décalage »

Etre surdoué : un atout ou une faiblesse ? Un grand nombre d’adultes surdoués souffrent de leurs aptitudes pourtant exceptionnelles, qu’ils vivent parfois même comme un handicap. Monique de Kermadec, psychanalyste, accompagne depuis des années ces personnes hors normes. Et les aide à faire de leur différence une véritable richesse en leur apprenant à mieux se connaître. Entretien.


 

Ecole : Faut-il arrêter d’apprendre à écrire à la main?

Faut-il arrêter d'apprendre à écrire à la main?

Alors que les Etats-Unis envisagent d’abandonner l’enseignement de l’écriture cursive au profit du clavier, les neuroscientifiques s’interrogent: quelles conséquences aura cette nouvelle pratique de l’écrit sur notre cerveau?

« Nous assistons à une profonde mutation de l’écriture dont nul ne connaît les conséquences sur notre système cognitif », s’inquiète Jean-Luc Velay, chercheur au CNRS. Il se passe quelque chose! Mais quoi?

La question fait déjà débat aux États-Unis où, entre 2010 et 2014, l’enseignement de l’écriture cursive, remplacée par un apprentissage sur clavier, est devenu facultatif dans les écoles de plusieurs États.

Apprendre à écrire sur un clavier diminue la capacité à lire!

Ce changement dans la pratique a en effet un pendant cérébral. L’apprentissage de l’écriture construit un circuit neuronal complexe liant les zones du langage et de la pensée avec celles de la motricité fine de la main. Ce qui expliquerait que l’écriture devienne automatique… Et aussi que ce geste cognitif aide à la lecture.

Mais avec un clavier la main dominante disparaît (on utilise les deux), et la fonction de motricité fine n’est plus sollicitée (on tape sur une touche). Surtout, le lien entre lettre et geste est découplé: le mouvement devient le même, quelle que soit la lettre. « Cette modification dans l’apprentissage, précise Jean-Luc Velay, change des représentations mentales ou cérébrales de la langue, des aptitudes à la lecture, voire des aptitudes cognitives plus générales. »

Lire sur écran empêche de bien saisir les abstractions

En effet, plusieurs études portant sur des enfants et des adultes ont montré que l’apprentissage sur un clavier diminue presque toujours la capacité à reconnaître les lettres durant la lecture! Et la rend donc plus lente et plus énergivore pour le cerveau.

Plus impressionnant encore: une récente expérience américaine menée sur la compréhension d’un texte, a montré que les lecteurs sur écran intégraient mieux que les lecteurs sur papier l’aspect concret d’un texte, mais moins bien ses enjeux abstraits… Est-ce à dire que la nouvelle écriture-lecture numérique est un risque pour le système cognitif d’Homo sapiens?…

Cet extrait d’article vous a plu? Découvrez la suite dans notre dossier « L’écriture – Comment elle a changé le monde »

11ème journée nationale des dys

Lancée pour la première fois en 2007, la journée des DYS est arrivée en 2016 à sa dixième édition, l’occasion de mesurer le chemin parcouru, mais aussi de fixer les objectifs pour les années à venir.

Créée par la Fédération Française des DYS, la journée mobilise partout en France les parents membres des associations de la Fédération  et les professionnels.

Au cours de ces éditions, les manifestations organisées par les bénévoles ont permis de faire progresser à pas de géant la cause des enfants et des adultes porteurs de troubles des apprentissages. Dyslexie, dysphasie, dyspraxie sont désormais mieux connues du grand public. Et la famille des troubles « DYS » est de mieux en mieux repérée.

Samedi 14 octobre 2017 à l’Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis

Pour plus d’informations cliquez sur le lien :

http://www.ffdys.com/la-journee-nationale-des-dys

Assis-toi comme il faut !

Article du blog Neuro GymTonic

Assis-toi comme il faut !

Assis-toi comme il faut ! RTSCIl est constamment « écrasé » sur sa chaise, manque de tonus et ses jambes sont en forme de w ? Il n’arrive pas à recopier ce qui est écrit au tableau ?

Et pourtant il ne fait pas exprès…

 

 

La suite de l’article en cliquant sur le lien:

https://neurogymtonik.com/assis-toi-comme-il-faut-tu-fais-expres/?utm_source=wysija&utm_medium=email&utm_campaign=2017-10-07-assis-toi