EIP ou l’art de faire compliquer

Dys moi, Valérie Duband

EIP : quand le simple se complique

Lors de ma formation sur Limoges sur les EIP (Enfant Intellectuellement Précoce, que l’on appelle aussi  Haut Potentiel, APIE ou zèbre), on a partagé avec moi une vidéo des « Têtes à claques ». Pour ceux qui ne connaissent pas, « Têtes à claques »est un site canadien qui diffuse des vidéos d’animation plutôt humoristiques.

 

J’avoue avoir vraiment rigolé de bons cœurs lorsque j’ai vu cette vidéo. Pourquoi ? Parce qu’elle est, à mon sens, très représentative du fonctionnement de ces enfants atypiques et de ce qui peut se passer dans une classe.

 

Petit clin d’œil à Maryse et Virginie 😉 

 

Les Enfants Intellectuellement Précoces : l’art de faire compliquer quand on peut faire simple.

 

On pourrait penser que c’est une simple question de rhétorique et en même temps, avec eux, c’est complètement lié à leur fonctionnement.

« C’est un problème simple, simple, simple, simple » dit la maîtresse : trop simple ou pas si simple ?

Bien sûr, la réponse attendue à ce problème « si simple » est une opération mathématique banale. Or, ce n’est pas la réponse donnée.

 

Le « Pourquoi » la grande question des EIP ?

 

Pourquoi Paul vole les pommes de Marie ?

Pourquoi la mer bouge ?

Pourquoi personne n’a tué Hitler ?

Pourquoi dit-on un « coup » de tonnerre ?

Pourquoi personne ne parle du possible impact du crash boursier chinois sur la situation de crise en France ?

 

Alors pourquoi ?

Le fonctionnement cérébral des EIP est atypique, on nous le répète tout le temps. Il serait intéressant de bien comprendre pourquoi.

Lorsque l’on mesure l’activité électrique du cerveau des EIP (EEG : ÉlectroEncéphaloGramme), leur fonctionnement cérébral est plus cohérent.

 

 

Les zones cérébrales (et notamment la zone frontale et pariétale) seraient plus en relation les unes avec les autres. Cette impression serait corrélée avec les images données par l’imagerie morphologique permettant de voir que la substance blanche serait plus importante.

La région frontale est le siège des fonctions exécutives.

 


La zone pariétale est le siège de nos 5 sens, de nos saccades oculaires et de la perception de l’espace.

La substance blanche (myéline) serait comparable à un câble qui relierait les neurones d’une région à une autre région. Comme les EIP auraient plus de substance blanche (surtout apparemment de meilleure qualité), ils sont donc mieux câblés et les informations circuleraient plus vite d’une zone à l’autre, surtout dans la zone frontale et pariétale. Les liens sont donc plus rapides et les automatismes se mettent plus rapidement en place (zone frontale).

connexion EIP

 

Ces mêmes connexions plus rapides fonctionnement pareillement pour leurs émotions. En effet, le système limbique (siège des émotions) bénéficient aussi de la rapidité de ces connexions.

 

Les EIP et le sentiment d’injustice

 

Justicier de premier plan, ils sont de ceux qui montent au créneau pour défendre le plus « faible » envers et contre tous.

« Pourquoi Paul prend les pommes de Marie ? … D’après moi, c’est ça le problème ? »

Leur fonctionnement émotionnel exacerbé les rend plus sensibles et souvent plus empathiques aux problèmes et/ou difficultés rencontrés par les autres. Si pour eux-mêmes, ils arrivent quelquefois à supporter (dans le sens d’endurer) certaines choses, quand elles arrivent à autrui, ces mêmes choses leur apparaissent alors comme intolérables.

Cette injustice lui semble illogique et donc  incompréhensible. Il ne conteste pas les règles s’il les a bien compris (et surtout compris en quoi elles peuvent le protéger°), il conteste ce qui ne lui semble pas juste. Gabriel dans la vidéo est dans une contestation et il l’exprime. Mais combien d’enfants précoces ne l’expriment pas aussi directement, la taisent (parce que c’est aussi ce qu’on leur a appris à faire) et éclatent en sanglots une fois arrivés à la maison ?

 

Ou l’art de transformer un simple problème de pommes en question existentielle…

 

pomme question

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Haut Potentiel : la peur de réussir

Dys moi Valérie Duband

La peur de réussir ou peur de l’échec. On entend parler fréquemment de la peur de l’échec. Je rencontre souvent d’autres profils qui pratiquent un auto-sabotage de leur capacité et notamment un bon lot de hauts potentiels.

On comprend aisément la peur de rater, autrement dit la peur d’échouer quelque chose. Lorsque l’on échoue, on est alors envahi par un sentiment très désagréable parce que l’on s’est déçu. Cela joue sur la confiance que nous avons en nous et également sur l’estime que nous avons de nous-même. Une peur de l’échec s’installe alors.

 

 

Peur de l’échec ou peur de réussir ?

 

Chez les hauts potentiels, on retrouve bien sûr cette peur de l’échec, mais je constate surtout chez eux, ce que j’appelle, la peur de réussir, notamment lorsqu’ils sont identifiés.

En effet, lorsqu’ils ont passé un test du QI, on leur bien souvent expliqué qu’ils ont de belles capacités, qu’ils sont équipés pour réussir, qu’ils sont intelligents et quelquefois, on leur a dit aussi qu’ils étaient plus intelligents que la moyenne. Alors comment échouer avec ces si belles capacités ?

Quoi qu’en dise un certain nombre de parents d’enfants HP,et même s’ils savent que scolarité et HP ne font pas bon ménage, ils gardent cet espoir d’une belle réussite scolaire, gardent le rêve de bulletins largement au-dessus de la moyenne… Ils souhaiteraient aussi que cet enfant qu’ils savent brillant dans bien des domaines, soit vu comme tel, qu’il soit reconnu comme tel. Peut-on leur jeter la pierre ? Quels parents ne rêvent-ils pas le meilleur pour son enfant ?

 

 

Ces drôles de zèbre, quant à eux, se prouvent bien souvent avec des notes en dents de scie qu’ils ont effectivement de belles capacités. J’en connais un certain nombre qui est capable d’avoir le 18 attendu pour avoir la moyenne dans une matière. Ils font alors juste ce qu’il faut pour avoir cette très bonne note et « Ça passe crème » comme le dit Edouard, élève en 4ème.

 

Un auto-sabotage

 

Qu’est-ce que voudrait dire peur de réussir ? Les hauts potentiels (pas tous… ça ne serait pas drôle) se brident. Se mettre à travailler réellement, vraiment, prendre le risque de se mettre à travailler, c’est prendre le risque de ne pas réussir malgré ce beau potentiel qui leur a été annoncé. C’est ce que j’appelle la peur de réussir.

La peur de l’échec est souvent liée à une expérience passée, expérience durant laquelle ils ont été mis en échec. Elle ne m’apparaît pas être du même registre. La peur de réussite trouve sa racine, non pas dans le passé, mais dans un futur hypothétique. Se mettre à travailler vraiment, utiliser son potentiel, en faire quelque chose et ne pas y arriver finalement, voilà cette vraie peur : peur de se décevoir, peur que les capacités si finement mesurées soient une erreur qui les pousse aussi à enfiler la parure du syndrome de l’imposteur. « Et si je n’y arrivais pas, serais-je vraiment qui je suis ? » me demandera Pauline les larmes aux yeux.

 

EIP : l’art de faire compliquer

 

Alors, on y va ?

Ils sont aussi mis en difficulté parce que comme ils n’ont jamais vraiment essayé d’apprendre, de mémoriser ; … ils ne savent vraiment comment faire.

 

EIP : J’ai pas besoin d’apprendre, j’ai compris

 

 

Comme ils savent qu’ils ne savent pas comment faire, ils décident tout simplement de ne pas faire. Quand je le dis : « alors, on y va, on tente l’aventure ? ». Nombreux sont ceux qui se cramponnent avant de me répondre oui.

 

 

Au-delà de leur imagination

 

Ils sont ceux qui relisent la leçon juste avant le contrôle, ceux qui se mettent à réviser 15 jours avant leur bac, une semaine avant leurs partiels… que dis-je non pas réviser, mais plutôt apprendre ! Quand on leur explique comment faire de manière écologique pour eux, ils arrivent même alors qu’ils s’emballent !

Comme Alexandre qui vient me voir pour avoir des méthodes de travail parce que cette année en terminale, ce n’est pas terrible. Pour être honnête déjà en première, c’était limite. Il commence à se poser des questions sur son avenir et les choix qu’il pourrait faire pour l’an prochain. Il ne veut pas refaire une terminale, il en a marre du lycée. Très conscient qu’il n’a pas un bon dossier, il se croit limité dans ses choix. Nous commençons donc à mettre en place une méthode de travail et le premier pas est de commencer déjà par travailler. Nous y allons tout en douceur, passer d’un temps de travail de 10 minutes à 1h30 serait utopique ! Petit à petit, il trouve certaines choses plus faciles, il se rend compte qu’il est capable d’apprendre des leçons, il se rend compte qu’il est même capable d’apprendre par cœur des mots d’anglais, des expressions, des définitions de biologie… Quand je discute avec lui, il m’avouera qu’il savait qu’il en était capable, mais qu’il avait très peur de lui-même.

Il a réussi à mettre fin à son auto-sabotage, il a appris un peu à vivre avec qui il était, à s’accepter un peu mieux et à utiliser sa différence. Alexandre reviendra un jour en m’annonçant qu’il allait finalement se présenter à un concours, mais pas n’importe quel concours, celui d’une grande école, bien sûr. Il avait réussi en reprenant confiance en ses possibilités à s’ouvrir d’autres possibles. « Un concours, c’est plus facile, il ne regarde pas le dossier et moi, je sais que je peux réussir ». Impensable qu’il envisage cette option il y a encore quel temps !

 

Découvrir la méthodologie

Avoir des méthodes pour travailler plus efficacement et plus rapidement.La plupart des enfants « dys » autrement dit ayant des troubles d’apprentissage (dyslexie, dyspraxie, dyscalculie, dysorthographie, TDAH, … ) mettent plus de temps à réaliser leur travail personnel : problème d’organisation, problème d’anticipation, difficulté à planifier, difficulté de restitution… Les Enfants Intellectuellement Précoces rencontrent également différentes problématiques qui sont généralement liés au fait qu’ils sont nettement plus dans un geste de compréhension que dans celui de mémorisation (« j’ai compris donc je sais » )

La roue des émotions

Blog « je me libère du stress » https://jemeliberedustress.com/la-roue-de-votre-meteo-interieure/

A vos ciseaux !

Je vous ai préparé un bricolage sympa et très simple qui vous permettra de mettre à jour vos émotions et vos besoins. 🙂

Je l’ai appelé “la roue de votre météo intérieure” !

Icône téléchargerCliquez ici pour télécharger la roue de votre météo intérieure

Remède d’urgence                                                           Durée : 2 minutes                                                         Fréquence : quotidienne

Vous êtes nombreux à me faire remarquer qu’une grande variété d’émotions se cachent derrière le terme générique de “stress”.

Vous êtes peut-être particulièrement sujet(te) au stress quand vous avez une surcharge de travail ; quand vous vous sentez seul ; quand vos enfants crient ; quand votre maison est sale ou encore quand vos proches sont malades ? C’est déjà un grand pas de le remarquer.

Mais le stress peut aussi résulter d’évènements ou pensées positives, par exemple quand vous recevez des amis à manger, déménagez, changez de travail, tombez enceinte, rencontrez une personne qui vous plaît, etc…

La liste des situations qui peuvent créer ce sentiment désagréable de tension intérieure est longue !

  1. La première chose à faire pour se libérer du stress est d’être conscient que vous êtes stressé ! Nous vous proposons pour cela nos deux tests pour déterminer votre niveau de stress.
  2. Il s’agit ensuite d’identifier précisément votre émotion, sous-jacente.
  3. Et enfin, de déterminer ce dont vous avez besoin pour vous soulager.

Afin de vous aider dans cette démarche, je vous propose de télécharger cette roue de votre météo intérieure. Je l’ai créée spécialement pour vous, en m’inspirant de la Communication Non Violente 🙂  La roue de votre météo intérieure

Elle vous permettra d’identifier votre état intérieur et ce dont vous avez besoin pour aller mieux. Je l’aime beaucoup car elle est très ludique et facilite la communication.
Cet outil peut être utilisé pour vous-mêmes, au sein de votre couple, au travail ou encore pour communiquer avec des enfants.

Mettre un nom sur ses émotions puis identifier ses besoins profonds permet de faire retomber la pression et de sortir de la confrontation beaucoup plus rapidement.

Son montage et son utilisation sont enfantins !

Préparation :
  • Imprimez et découpez la languette de sélection et les 3 disques. Evidez les 3 parties blanches dans la languette de sélection.
  • Assemblez ces 4 éléments au niveau des croix rouges à l’aide d’une punaise : commencez par punaiser la languette de sélection, puis le disque central (petit), puis le disque du milieu (moyen) et enfin le disque externe (grand). Repliez la pointe de la punaise à l’aide du plat d’un ciseau ou d’une règle par exemple.
Utilisation de votre roue de météo intérieure :
  • Commencez par faire bouger le disque le plus proche du centre pour déterminer votre “météo” du jour.
  • Puis faites tourner le 2e disque pour trouver l’émotion que vous ressentez le plus vivement à l’instant présent.
  • Enfin, faites pivoter le 3e disque à la recherche de la solution qui vous permettra d’aller mieux.
  • Il ne vous reste plus qu’à prendre quelques minutes pour la mettre en œuvre et prendre soin de vous 🙂

 

Bac S 2018, révisions de physique-chimie : les vidéos de cours incontournables

Relativité du temps, calcul d’un pH ou cinétique : en vue de l’épreuve écrite de physique-chimie du bac S, jeudi 21 juin, Les Bons Profs ont sélectionné des rappels de cours sur des thèmes à maîtriser.

Le Monde |

Extrait de la vidéo Les Bons Profs « Dosage par titrage direct »

L’épreuve écrite de physique-chimie du bac 2018 aura lieu jeudi 21 juin. Pour réviser cette épreuve du bac S, le site de soutien scolaire Les Bons Profs a sélectionné à l’intention des candidats les rappels de cours incontournables, portant notamment sur l’effet Doppler, le travail d’une force constante ou les grands types de réactions en chimie organique.

Cette sélection constitue ce que les enseignants de ce site de soutien scolaire en ligne estiment devoir être maîtrisé absolument. Elle permet de s’assurer de précieux points, mais ne représente pas pour autant une liste exhaustive. Le conseil reste le même qu’en classe : pas d’impasse !

Lire aussi :   Bac S 2018 : les meilleures ressources pour réviser la physique-chimie sur le Web

Dans le cadre d’un partenariat Le Monde Campus – Les Bons Profs, nous publierons jusqu’au bac des sélections de vidéos incontournables dans les différentes matières, des conseils de profs pour réussir le jour J, et durant l’examen, ainsi des corrigés vidéo dès la fin de chaque l’épreuve, sur la page lemonde.fr/bac

Quand l’exclusion scolaire touche l’enfant à haut potentiel

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Le site belge BX1  illustre un article sur l’exclusion scolaire et le soutien apporté par les associations de parents avec le cas de Sami, un adolescent à haut potentiel menacé de renvoi pour son comportement perturbateur, typique de l’enfant provocateur.

Les parents du jeune garçon ont déposé un recours contre le renvoi de leur fils, non légalement motivé selon eux.

Le motif ? « Perturbe le cours », « rigole sans arrêt », « refuse de travailler ». Des critères qui à eux seuls ne justifient pas un renvoi définitif aux yeux du décret du 24 juillet 1997, définissant les missions prioritaires de l’enseignement : « Un élève régulièrement inscrit dans un établissement de la Communauté française ne peut en être exclu définitivement que si les faits dont l’élève s’est rendu coupable portent atteinte à l’intégrité physique, psychologique ou morale d’un membre du personnel ou d’un élève, compromettent l’organisation ou la bonne marche de l’établissement ou lui font subir un préjudice matériel ou moral grave ».

Durant la période d’étude du recours, Sami n’est plus autorisé à être scolarisé dans son école.  De de fait, il a pris du retard dans ses cours, ce qui a eu pour conséquence d’augmenter le risque de décrochage scolaire, malgré des résultats qui, jusque là étaient plutôt satisfaisants.

En deuxième secondaire, équivalent de la quatrième en France, Sami a été testé par le centre Psycho-Médico-Social de son établissement.

À la suite de plusieurs entretiens, on remarque chez lui qu’il ne supporte pas l’injustice et qu’il possède une forme de sensibilité exacerbée. Le centre PMS conseille alors à ses parents de lui faire passer des tests, afin de déterminer si Sami n’est pas un haut potentiel. « Souvent, je parle parce que je m’ennuie. Je finis mes exercices puis, dès que je n’ai plus rien à faire, je parle avec mes camarades. Mais je ne parle jamais exprès pour déranger le cours ».

Le résultat tombe quelques semaines plus tard : « Le bilan qualitatif démontre que Sami a un fonctionnement de jeune à haut potentiel. (…) Il indique très clairement des zones à haut potentiel, notamment dans le langage. Sami aurait intérêt à prendre en compte ses besoins spécifiques : besoin d’intensité, besoin de complexité et de sens afin de vivre pleinement son potentiel », conclut Relaxeau, un centre pluridisciplinaire de dépistage et d’accompagnement des personnes à haut potentiel.

Au-delà des aspects juridiques relatifs à l’exclusion scolaire, cet article vient utilement nous rappeler combien il est important que les besoins spécifiques des enfants surdoués soient pris en compte, tant à la maison qu’à l’école. Il a aussi l’avantage de mettre l’accent sur un type de comportement qui, lorsqu’il est le fait d’enfants intelligents et vifs, doit alerter au moins autant que celui d’enfants trop calmes, qui s’ennuient et rêvent en classe pour passer le temps.

Si votre enfant est dans ce cas, je vous conseille de lire notre article et nos conseil relatifs au profil de l’enfant provocateur.

 

Voici l’article  sur BX1 - Médias de Bruxelles

Le désespoir des familles face au poids de l’exclusion scolaire : une association tente de les épauler

Le désespoir des familles face au poids de l'exclusion scolaire : une association tente de les épauler

L’exclusion scolaire touche de plus en plus d’étudiants, qui sont aussi de plus en plus jeunes. Cette situation d’exclusion ne touche pas seulement l’élève, elle bouscule le quotidien de toute une famille. Pour Jasmine*, le renvoi de son fils a été vécu difficilement. Son fils de 14 ans, Sami*, est actuellement en plein recours face à son renvoi.

Le motif ? « Perturbe le cours », « rigole sans arrêt », « refuse de travailler ». Des critères qui à eux seuls ne justifient pas un renvoi définitif aux yeux du décret du 24 juillet 1997, définissant les missions prioritaires de l’enseignement : « Un élève régulièrement inscrit dans un établissement de la Communauté française ne peut en être exclu définitivement que si les faits dont l’élève s’est rendu coupable portent atteinte à l’intégrité physique, psychologique ou morale d’un membre du personnel ou d’un élève, compromettent l’organisation ou la bonne marche de l’établissement ou lui font subir un préjudice matériel ou moral grave ».

Pour Christelle Trifaux, directrice du service Droit des Jeunes, le cas de figure de Sami est loin d’être unique : « Sur l’année scolaire 2016-2017, les écoles lancent dans 72% des cas une procédure de renvoi sur base de motifs qui sont totalement arbitraires. Notre but est de nous assurer que les droits de l’enfant ont été respectés. Nous vérifions avec l’enfant ou les parents que la loi a bien été respectée et si les motifs du renvoi nous semblent insuffisants, nous entamons avec eux une procédure de recours ».

Ces services sociaux, qui assurent une aide sociale et juridique, sont souvent une bouée de sauvetage pour les jeunes ou leurs parents, pas toujours au courant de leurs droits et des possibilités qu’ils ont face au renvoi de leur enfant. « Clairement, la majorité des parents ne comprennent pas les règles. Ils sont désemparés et ne savent pas ce qui est possible de faire d’un point de vue juridique », confirme Christelle Triffaux.

Lettre de renvoi

Le désespoir des familles face au poids de l'exclusion scolaire : une association tente de les épauler

La période du recours est alors un moment compliqué pour les familles. Dans cette période d’incertitude, Sami n’a plus été autorisé à être scolarisé dans son école. Une situation qui l’a mené à prendre du retard dans les cours, augmentant de surcroît le risque de décrochage scolaire. « J’ai surtout peur de ne pas pouvoir être prêt pour mes examens ».

S’en suit alors une véritable guerre entre la famille et la direction de l’école. Accumulation de rendez-vous, difficultés pour la famille d’obtenir des documents administratifs voire même refus de l’école de fournir le dossier disciplinaire de l’élève. Ce dossier est pourtant primordial car il recense les faits commis par l’élève et il doit légalement être remis à l’élève ou à ses parents lors de l’audition qui suit la demande de renvoi. « On ne savait même pas précisément ce que l’on reprochait à Sami », confie Jasmine, visiblement épuisée par toutes ces démarches administratives. Aujourd’hui, la famille envisage de prendre un avocat.

« Au début de l’année, nous étions une quinzaine en classe. Aujourd’hui, ils ne sont plus que huit. Nous sommes sept élèves de la même classe à avoir été renvoyés », détaille Sami. Sa mère explique quant à elle qu’elle a le sentiment que la direction de l’école « fait le ménage», en prétextant n’importe quel motif pour se débarrasser d’élèves dont elle ne veut plus.

Motifs d’exclusion invoqués par les établissements scolaires

  • Coups et blessures (élèves/professeurs)
  • Atteinte psychologique
  • Compromettre la bonne marche de l’établissement
  • Autre

Haut potentiel mais exclu

En deuxième secondaire, le centre PMS (Psycho-Médico-Social) de l’établissement scolaire de Sami a été interpellé par son cas. À la suite de plusieurs entretiens, on remarque chez lui qu’il ne supporte pas l’injustice et qu’il possède une forme de sensibilité exacerbée. Le centre PMS conseille alors à ses parents de lui faire passer des tests, afin de déterminer si Sami n’est pas un haut potentiel. « Souvent, je parle parce que je m’ennuie. Je finis mes exercices puis, dès que je n’ai plus rien à faire, je parle avec mes camarades. Mais je ne parle jamais exprès pour déranger le cours ».

Le résultat tombe quelques semaines plus tard : « Le bilan qualitatif démontre que Sami a un fonctionnement de jeune à haut potentiel. (…) Il indique très clairement des zones à haut potentiel, notamment dans le langage. Sami aurait intérêt à prendre en compte ses besoins spécifiques : besoin d’intensité, besoin de complexité et de sens afin de vivre pleinement son potentiel », conclut Relaxeau, un centre pluridisciplinaire de dépistage et d’accompagnement des personnes à haut potentiel.

Mais alors comment un jeune de 14 ans, qui est haut potentiel et qui tourne autour de 65% de moyenne peut être renvoyé définitivement pour du « bavardage » ? C’est en effet illégal selon le SDJ, qui est donc venu soutenir le cas de Sami auprès de son école, en introduisant un recours devant la Ministre de l’Enseignement : « 67% des recours ont plus de deux mois de retard par rapport aux délais théorique. Cela peut notamment devenir très problématique lorsque l’exclusion a eu lieu vers la période des vacances de Pâques. Il devient alors très difficile pour nous d’obliger l’école à réintégrer le jeune avant la fin de l’année scolaire. Ce qui condamne l’élève à devoir repasser son année ».

Le 19 avril dernier, le recours de Sami a été jugé recevable et fondé par la Ministre. Mais là encore, rien n’est simple. L’école de Sami a décidé de ne pas respecter cette décision. Légalement, cet avis de la Ministre n’est pas contraignant, mais ce n’est pas pour autant qu’il peut être complètement ignoré ! À force d’insistance, la famille de Sami a fini par obtenir gain de cause et à forcer la réintégration de leur enfant dans l’établissement, afin qu’il puisse y terminer son année scolaire « et après, on le change directement de cette école ! », confie Jasmine.

Recours déposé par la famille

Le désespoir des familles face au poids de l'exclusion scolaire : une association tente de les épauler

Car être réintégré de force dans une école qui ne veut plus de vous n’est pas chose facile. Sami témoigne : « Je suis isolé dans une classe, tout seul. On me donne des choses à faire mais c’est tout. L’autre jour en mathématiques, je faisais des exercices jusqu’au moment où je ne comprenais pas quelque chose.  J’ai demandé au prof de math une explication. Il m’a répondu qu’il ne pouvait pas m’aider, que c’était une classe pour se mettre en ordre ». Une mise à l’écart qui ne peut qu’être préjudiciable sur le long terme pour l’élève, qui semble livré à lui-même pour cette fin d’année, alors qu’il a déjà accumulé plusieurs semaines de retard sur le programme. « Moi je m’en fiche d’être seul, cela me permet même d’avancer plus rapidement. Mais si les professeurs ne veulent pas m’aider, alors autant retourner dans ma classe, non ? », confie Sami.

Un cercle vicieux

Si l’on regarde les chiffres, on peut établir un lien presque direct entre la réussite scolaire et les taux d’exclusion. « Les élèves exclus ont plus de risques que les autres à l’être de nouveau », explique Jacques Vandermest, directeur de l’administration générale de l’enseignement.  Les chiffres de l’administration confirment également un rajeunissement des élèves exclus : « cela date d’il y a une dizaine d’années, mais c’est le nombre d’exclusion d’enfants plus jeunes qui explique aussi l’augmentation du nombre total d’exclusions ». Du côté de la SDJ, on a recensé neuf exclusions en primaire (6-11 ans) et seize exclusions dans le premier cycle du secondaire (11-14 ans) sur l’ensemble de l’année scolaire 2016-2017.

15 ans : l’âge critique

2023 exclusions scolaires
1372 refus de réinscription (moyenne en hausse sur les 10 dernières années)
84 % de garçons exclus
15 ans : Taux d’exclusion le plus important

« Dans la majorité des cas, nous sommes contactés par les familles après la décision de renvoi. Nous sommes alors obligés d’introduire un recours. Nous sommes évidemment plus efficaces lorsque nous pouvons dialoguer avec la direction de l’école et trouver une solution avec eux », explique Christelle Trifaux. « C’est également plus facile quand on se présente aux côtés d’une association. On sait que l’on ne pourra pas nous raconter n’importe quoi », conclut Jasmine.

* Pour des raisons de confidentialité, les noms des protagonistes ont été modifiés.

Thomas Destreille – Photos : Belga/Siska Gremmelprez – D.R./BX1

Mémoire et méthode de travail : les technique flash-cards et pomodoro

apprendreaapprendre.com

in Apprendre / Hélène WEBER / La mémoire / Méthodes et outils pédagogiques by 14 mai 2018

Comment faire concrètement en sorte que le temps joue en notre faveur concernant nos objectifs d’apprentissage? Comment tirer avantage de ces liens qui se nouent sans que nous y pensions, et du principe de réactivation qui permet à nos connaissances de s’inscrire dans notre mémoire à long terme ? Voici 2 techniques :

. Les flashcards (ou flashcards). C’est une technique pour apprendre toute sorte de mots de vocabulaire (notamment pour les langues étrangères), de formules ou de concepts.

. La technique Pomodoro, qui est une méthode de planification de l’apprentissage

 

1. Les flashcards

Le principe des flash-cards est ultra-simple: une information sur le verso d’une carte, une information sur le recto. Le principe est de réactiver facilement et régulièrement le lien associatif qui unit deux types d’information :

– une question et sa réponse;

– une image et le mot qui la désigne;

– un mot et sa traduction dans une autre langue;

– une définition mathématique et sa formule, son graphique ou son schéma;

– un écrivain et ses dates de naissance et de mort;

– un peintre et la reproduction de l’une de ses œuvres majeures, etc.


Comment faire des flashcards ?

Les meilleures flashcards sont celles que l’on s’est confectionnées soi-même

Il existe de nombreux jeux de flashcards payants dans le-commerce (notamment dans le domaine de l’apprentissage des langues étrangères). J’ai néanmoins tendance à considérer que les meilleures flashcards sont celles que l’on s’est confectionnées soi-même. Pour les personnes de profil pédagogique à tendance ou dominante kinesthésique, cela stimule en plus leurs compétences propres: manipuler, toucher, être actif et acteur du processus.

Vous prenez donc un contenu que vous souhaitez vous approprier, et vous réalisez toute une série de cartes: une information sur le recto et la ou les informations associées sur le verso.

Vous êtes plutôt «auditif»? Inscrivez des mots et des phrases sur vos cartes.
Vous êtes plutôt «visuel»? Privilégiez les images, les schémas, les photos ou les graphiques.

Exemple

Imaginons que vous vous attaquiez à un chapitre de votre cours de mathématiques. Vous pouvez choisir de réaliser des cartes question/ réponse: quelle est la définition de telle notion? Par quelles étapes successives faut-il passer pour résoudre tel type de problème? Quels sont les théorèmes utilisables pour démontrer telle chose ? Quelle est la formule de ceci ou de cela ? Etc.

En rédigeant vos cartes, vous stimulez votre mémoire kinesthésique, d’une part parce que vous «écrivez» vos réponses, mais également parce que vous vous mettez dans la position active de rechercher les questions les plus pertinentes à poser en fonction de votre contenu.

Stimulation de la mémoire

La technique des flashcards favorise donc la mémoire en ce sens qu’elle aide à renforcer le lien associatif entre deux informations. Mais elle possède un autre atout : elle facilite le processus de réactivation des informations, car une fois que vos cartes sont confectionnées, vous pouvez les réutiliser de diverses manières:

– vous pouvez les réviser quand bon vous semble et en de multiples endroits (dans les transports en commun, pendant dix minutes entre deux cours, le soir avant de vous endormir…) ;

-vous pouvez envisager de réviser à plusieurs (vous mélangez les cartes réalisées par les uns et les autres e chacun pioche à son tour pour tenter de répondre aux questions…);

-vous pouvez également vous tester régulièrement (prendre cinq cartes au hasard et vérifier si vous avez bien mémorisé les réponses avant de consulter la réponse au verso…), etc.

Mémoriser un grand nombre d’informations, notamment par cœur

Cette technique reste donc excellente quand il s’agit de mémoriser un grand nombre d’informations, notamment par cœur (en chimie, dans le cadre du concours de médecine, en langues…).

Elle trouve cependant des usages multiples dans toutes les disciplines, car il est rare qu’un cours ne consacre pas une partie de son contenu à l’assimilation d’un certain nombre de connaissances de base sur un sujet, une période ou une problématique.

Par contre, il ne s’agit pas d’une démarche qui vous conduit à améliorer votre compréhension d’un contenu. Pour ce faire, d’autres types de fiches de révision sont préférables à réaliser.

Voici un résumé de la technique des flashcards par Jean-François MICHEL

Flashcards applications / logiciels

Voici une liste d’applications, de logiciels de flashcards qui peuvent vous aider :

vous avez tout ici : http://cursus.edu

http://worklifestudy.net/

http://orangeorapple.com/Flashcards/ (application en anglais)

https://apps.ankiweb.net/ (logiciel gratuit)

https://mnemosyne-proj.org/ (application gratuite)

http://www.clubic.com/telecharger-fic…

2. La technique Pomodoro

La technique Pomodoro est une méthode de planification de l’apprentissage qui a été inventée par Francesco Cirillo à la fin des années 1980. Il s’agit d’une stratégie en quatre étapes qui permet, outre d’exploiter cette propension qu’a le cerveau de continuer à faire des liens entre les informations pendant les pauses, de favoriser la motivation à travailler en planifiant ses objectifs :

Phase n° 1 : planifier sa séquence de travail

II s’agit d’une étape essentielle qui vous oblige à vous poser la question suivante : quels sont mes objectifs ? Quels cours voulez-vous travailler? Quels exercices avez-vous pour projet d’être capable de refaire? Quel devoir allez-vous finaliser? Quel examen allez-vous réviser? Etc.

Vous pouvez effectuer ce travail de planification sur l’année, sur le semestre, sur la semaine, sur une période de révision et/ou simplement sur un temps de travail spécifique (par exemple, une soirée ou une séquence de travail prévue pendant le week-end). Cette étape de planification peut s’avérer très bénéfique pour certains étudiants : si vous aimez anticiper et vous organiser, cela vous demandera de mettre cette compétence que vous possédez déjà au service de votre travail scolaire.

Certains étudiants sont cependant très réfractaires à ce travail d’organisation, qui a plutôt pour effet de les stresser. Pour ceux-là, il convient de prendre les choses comme elles viennent, afin de ne pas se focaliser sur un objectif que l’on doute de pouvoir atteindre, ou de s’enfermer dans un cadre qui n’aura pour seul effet que de les amener à vouloir en sortir.

Si vous vous reconnaissez, vous pouvez passer directement à la phase n° 2, voire envisager d’autres méthodes de mise au travail qui n’ont pas pour particularité d’induire un sentiment d’urgence ou la recherche d’une performance particulière.

Phase n° 2 : décliner ses objectifs en tâches intermédiaires réalisables en 25 minutes

Vous avez maintenant décidé de vous mettre au travail. Et vous avez au moins une heure devant vous. Il s’agit alors de déterminer plusieurs tâches à réaliser dont vous projetez qu’elles vont vous prendre approximativement 25 minutes : refaire un exercice, élaborer une fiche de révision à partir d’un contenu de cours spécifique, rédiger un paragraphe de dissertation, relire et corriger un écrit, échafauder la première ébauche du plan d’un mémoire, etc.

Choisissez et listez vos différentes tâches en fonction du temps dont vous disposez.

Phase n° 3 : alterner Pomodori et pauses de 5 minutes

C’est maintenant qu’il faut vous munir d’un minuteur. Pour la petite histoire, sachez que pomodoro signifie «tomate» en italien. À l’origine, le minuteur utilisé par Cirillo quand il a mis au point sa technique avait la forme d’une tomate.

Vous réglez donc votre minuteur sur 25 minutes et vous le positionnez face à vous. Et c’est parti pour votre première séquence de travail. Un simple coup d’œil au minuteur vous permet de faire le point sur votre temps restant.

De deux choses l’une, soit cette technique booste votre productivité (vous vous devez de rester focalisé sur votre tâche pendant les 25 minutes de votre séquence), soit elle génère un sentiment d’angoisse qui vient plutôt perturber votre concentration.

Quoi qu’il en soit, vous pouvez aussi vous servir de cette structuration très cadrée de votre temps de travail personnel pour «vous en remettre» aux objectifs fixés en début de séance et à ce temps qui défile et qui s’impose à vous.

Une fois la séquence de 25 minutes arrivée à son terme, que vous ayez fini ou pas la tâche prévue, vous faites une pause. Celle-ci doit vous permettre de passer véritablement à autre chose (pendant ce temps, votre cerveau poursuit ses associations sans intention consciente de votre part), mais elle ne doit pas vous amener à interrompre définitivement votre séquence de travail.

Quels types d’activité conviennent bien à ce type de pause ? Faites quelques étirements, préparez-vous un thé ou un café, mangez un fruit, consultez vos mails ou votre page Facebook… Ces différentes choses, vous les ferez sans culpabilité puisque vous êtes en pause et qu’elles font donc partie intégrante de votre stratégie d’apprentissage.

Quoi que vous fassiez, jetez préalablement un coup d’œil à votre tâche suivante. Si vous savez ce qui vous attend ensuite, vous vous remettrez plus facilement au travail.
Les 5 minutes sont passées?

Vous pouvez passer à la tâche et à vos 25 minutes suivantes. Peu importe si vous avez mené à bien la tâche précédente (ce qui peut s’avérer frustrant), puisque votre cerveau, en poursuivant son travail de mise en lien spontané, vous amènera à avoir les idées beaucoup plus claires quand vous y reviendrez plus tard.

Phase n° 4 : prendre le temps de faire un vrai bilan

Vous avez maintenant réalisé trois, quatre, voire cinq pomodori successifs. Il est temps de faire un bilan. Quelles tâches avez-vous menées à bien ? Quels objectifs avez-vous atteints? Quel travail vous reste-t-il à accomplir? Quelles incompréhensions sont encore d’actualité?

Ce temps est très important. Vous faites le point sur ce qui est fait et sur ce qui vous reste à faire. Vous pouvez ainsi commencer à envisager la planification de votre prochaine séquence de travail. Et vous pouvez compter sur votre cerveau qui va continuer à «travailler pour vous» dans l’intervalle. Vous avez identifié vos lacunes, ce qu’il vous reste à faire et les questions encore en suspens. Votre esprit reste donc en éveil, prêt à faire un lien inédit avec tout ce qui pourra vous apporter des réponses, des solutions ou des idées nouvelles sur le sujet

Source et texte : Hélène Weber

Hélène Weber est Psychologue clinicienne et docteur en Sociologie. Actuellement Hélène Weber travaille pour une école d’ingénieur afin de mettre en place un dispositif d’accompagnement des étudiants de première année en vue de les aider à s’adapter aux exigences des études supérieures..

 

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Bac 2018 : ces applis gratuites vous aideront à progresser en anglais

Le Monde.fr

A l’approche des épreuves de langue du bac 2018, des oraux de concours ou encore en prévision d’un séjour à l’étranger, voici cinq applications mobiles recommandées et par des professeurs et testées par Le Monde Campus.

LE MONDE |

Epreuves écrites de LV1 et LV2 anglais du bac 2018, les 20 et 22 juin, oraux de nombreux concours, départ en vacances ou tout simplement envie de « se remettre » à la langue de Shakespeare… Les raisons de réviser et de s’entraîner sont nombreuses, et quelques minutes quotidiennes suffisent souvent. Voici une sélection de cinq applications accessibles gratuitement, recommandées par des professeurs d’anglais et testées par Le Monde Campus, afin de réviser et s’entraîner. Avec, pour chacune d’elles, les points qu’elles permettent particulièrement de travailler.

Avec ces cinq applications téléphones, révisez ou améliorez votre anglais facilement.

  • Travailler son vocabulaire avec Memrise

Cette application fonctionne comme un mini-jeu vidéo : l’utilisateur arrive sur une planète étrangère et il lui faut avancer dans les niveaux pour la découvrir. Sept niveaux différents sont proposés, avec la possibilité d’en changer en cours de route si on se rend compte que l’on a visé trop haut ou que l’on s’est sous-estimé. Memrise fait surtout travailler l’apprentissage du vocabulaire et, comme son nom l’indique, l’accent est mis sur la mémorisation. On peut regretter un niveau attendu un peu bas, même dans les exercices supposés les plus difficiles. Version gratuite disponible.

  • Revoir la grammaire au quotidien avec Duolingo

Le point fort de cette application sont ses exercices de grammaire, qui permettent de revoir des points qui ne sont pas forcément au programme de terminale. On peut également choisir le temps que l’on souhaite y consacrer par jour, entre cinq et vingt minutes. A conseiller à ceux qui veulent compléter leurs révisions par petites touches quotidiennes. Autre atout à noter : l’application est entièrement gratuite.

Avec son interface tout en anglais, cette application est réservée à ceux qui n’ont pas de grosses difficultés. L’utilisateur a le choix, en début de parcours, entre sept niveaux, du débutant à l’utilisateur avancé, et même les meilleurs y trouveront des exercices à leur niveau. L’application repose sur une série de vidéos à regarder, des questions de vocabulaire mais aussi d’expression orale où la prononciation est vérifiée. Pour ceux qui adopteraient la version payante à 15 euros par mois, des entretiens vidéos avec des professeurs sont aussi accessibles.

  • Revoir les notions au programme avec Kartable

Réalisé par des professeurs de l’éducation nationale, Kartable permet aux élèves d’accéder à des cours qui couvrent l’ensemble du programme de première et terminale. En ce qui concerne les langues vivantes, les cours sont rédigés en français, mais une partie est toujours consacrée au vocabulaire essentiel. Les élèves pourront également effectuer des quiz pour vérifier qu’ils ont acquis les connaissances de base, et s’entraîner avec des exercices de type bac. La version payante à 4,99 euros par mois permet de télécharger les cours en PDF et d’avoir accès aux corrections en illimité.

Lorsqu’on cherche un mot ou une expression, on est souvent tenté d’utiliser Google Traduction, qui ne propose qu’une seule correspondance, parfois inexacte. Mieux vaut se tourner vers un dictionnaire qui répertorie la grande polysémie du vocabulaire anglophone, comme Wordreference. Saviez-vous par exemple que le terme « go » compte une vingtaine de sens différents ? On vous laisse explorer le reste…

(Cet article a été publié pour la première fois en mai 2017 et a été mis à jour.)