Bac S 2018, révisions de physique-chimie : les vidéos de cours incontournables

Relativité du temps, calcul d’un pH ou cinétique : en vue de l’épreuve écrite de physique-chimie du bac S, jeudi 21 juin, Les Bons Profs ont sélectionné des rappels de cours sur des thèmes à maîtriser.

Le Monde |

Extrait de la vidéo Les Bons Profs « Dosage par titrage direct »

L’épreuve écrite de physique-chimie du bac 2018 aura lieu jeudi 21 juin. Pour réviser cette épreuve du bac S, le site de soutien scolaire Les Bons Profs a sélectionné à l’intention des candidats les rappels de cours incontournables, portant notamment sur l’effet Doppler, le travail d’une force constante ou les grands types de réactions en chimie organique.

Cette sélection constitue ce que les enseignants de ce site de soutien scolaire en ligne estiment devoir être maîtrisé absolument. Elle permet de s’assurer de précieux points, mais ne représente pas pour autant une liste exhaustive. Le conseil reste le même qu’en classe : pas d’impasse !

Lire aussi :   Bac S 2018 : les meilleures ressources pour réviser la physique-chimie sur le Web

Dans le cadre d’un partenariat Le Monde Campus – Les Bons Profs, nous publierons jusqu’au bac des sélections de vidéos incontournables dans les différentes matières, des conseils de profs pour réussir le jour J, et durant l’examen, ainsi des corrigés vidéo dès la fin de chaque l’épreuve, sur la page lemonde.fr/bac

Quand l’exclusion scolaire touche l’enfant à haut potentiel

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Le site belge BX1  illustre un article sur l’exclusion scolaire et le soutien apporté par les associations de parents avec le cas de Sami, un adolescent à haut potentiel menacé de renvoi pour son comportement perturbateur, typique de l’enfant provocateur.

Les parents du jeune garçon ont déposé un recours contre le renvoi de leur fils, non légalement motivé selon eux.

Le motif ? « Perturbe le cours », « rigole sans arrêt », « refuse de travailler ». Des critères qui à eux seuls ne justifient pas un renvoi définitif aux yeux du décret du 24 juillet 1997, définissant les missions prioritaires de l’enseignement : « Un élève régulièrement inscrit dans un établissement de la Communauté française ne peut en être exclu définitivement que si les faits dont l’élève s’est rendu coupable portent atteinte à l’intégrité physique, psychologique ou morale d’un membre du personnel ou d’un élève, compromettent l’organisation ou la bonne marche de l’établissement ou lui font subir un préjudice matériel ou moral grave ».

Durant la période d’étude du recours, Sami n’est plus autorisé à être scolarisé dans son école.  De de fait, il a pris du retard dans ses cours, ce qui a eu pour conséquence d’augmenter le risque de décrochage scolaire, malgré des résultats qui, jusque là étaient plutôt satisfaisants.

En deuxième secondaire, équivalent de la quatrième en France, Sami a été testé par le centre Psycho-Médico-Social de son établissement.

À la suite de plusieurs entretiens, on remarque chez lui qu’il ne supporte pas l’injustice et qu’il possède une forme de sensibilité exacerbée. Le centre PMS conseille alors à ses parents de lui faire passer des tests, afin de déterminer si Sami n’est pas un haut potentiel. « Souvent, je parle parce que je m’ennuie. Je finis mes exercices puis, dès que je n’ai plus rien à faire, je parle avec mes camarades. Mais je ne parle jamais exprès pour déranger le cours ».

Le résultat tombe quelques semaines plus tard : « Le bilan qualitatif démontre que Sami a un fonctionnement de jeune à haut potentiel. (…) Il indique très clairement des zones à haut potentiel, notamment dans le langage. Sami aurait intérêt à prendre en compte ses besoins spécifiques : besoin d’intensité, besoin de complexité et de sens afin de vivre pleinement son potentiel », conclut Relaxeau, un centre pluridisciplinaire de dépistage et d’accompagnement des personnes à haut potentiel.

Au-delà des aspects juridiques relatifs à l’exclusion scolaire, cet article vient utilement nous rappeler combien il est important que les besoins spécifiques des enfants surdoués soient pris en compte, tant à la maison qu’à l’école. Il a aussi l’avantage de mettre l’accent sur un type de comportement qui, lorsqu’il est le fait d’enfants intelligents et vifs, doit alerter au moins autant que celui d’enfants trop calmes, qui s’ennuient et rêvent en classe pour passer le temps.

Si votre enfant est dans ce cas, je vous conseille de lire notre article et nos conseil relatifs au profil de l’enfant provocateur.

 

Voici l’article  sur BX1 - Médias de Bruxelles

Le désespoir des familles face au poids de l’exclusion scolaire : une association tente de les épauler

Le désespoir des familles face au poids de l'exclusion scolaire : une association tente de les épauler

L’exclusion scolaire touche de plus en plus d’étudiants, qui sont aussi de plus en plus jeunes. Cette situation d’exclusion ne touche pas seulement l’élève, elle bouscule le quotidien de toute une famille. Pour Jasmine*, le renvoi de son fils a été vécu difficilement. Son fils de 14 ans, Sami*, est actuellement en plein recours face à son renvoi.

Le motif ? « Perturbe le cours », « rigole sans arrêt », « refuse de travailler ». Des critères qui à eux seuls ne justifient pas un renvoi définitif aux yeux du décret du 24 juillet 1997, définissant les missions prioritaires de l’enseignement : « Un élève régulièrement inscrit dans un établissement de la Communauté française ne peut en être exclu définitivement que si les faits dont l’élève s’est rendu coupable portent atteinte à l’intégrité physique, psychologique ou morale d’un membre du personnel ou d’un élève, compromettent l’organisation ou la bonne marche de l’établissement ou lui font subir un préjudice matériel ou moral grave ».

Pour Christelle Trifaux, directrice du service Droit des Jeunes, le cas de figure de Sami est loin d’être unique : « Sur l’année scolaire 2016-2017, les écoles lancent dans 72% des cas une procédure de renvoi sur base de motifs qui sont totalement arbitraires. Notre but est de nous assurer que les droits de l’enfant ont été respectés. Nous vérifions avec l’enfant ou les parents que la loi a bien été respectée et si les motifs du renvoi nous semblent insuffisants, nous entamons avec eux une procédure de recours ».

Ces services sociaux, qui assurent une aide sociale et juridique, sont souvent une bouée de sauvetage pour les jeunes ou leurs parents, pas toujours au courant de leurs droits et des possibilités qu’ils ont face au renvoi de leur enfant. « Clairement, la majorité des parents ne comprennent pas les règles. Ils sont désemparés et ne savent pas ce qui est possible de faire d’un point de vue juridique », confirme Christelle Triffaux.

Lettre de renvoi

Le désespoir des familles face au poids de l'exclusion scolaire : une association tente de les épauler

La période du recours est alors un moment compliqué pour les familles. Dans cette période d’incertitude, Sami n’a plus été autorisé à être scolarisé dans son école. Une situation qui l’a mené à prendre du retard dans les cours, augmentant de surcroît le risque de décrochage scolaire. « J’ai surtout peur de ne pas pouvoir être prêt pour mes examens ».

S’en suit alors une véritable guerre entre la famille et la direction de l’école. Accumulation de rendez-vous, difficultés pour la famille d’obtenir des documents administratifs voire même refus de l’école de fournir le dossier disciplinaire de l’élève. Ce dossier est pourtant primordial car il recense les faits commis par l’élève et il doit légalement être remis à l’élève ou à ses parents lors de l’audition qui suit la demande de renvoi. « On ne savait même pas précisément ce que l’on reprochait à Sami », confie Jasmine, visiblement épuisée par toutes ces démarches administratives. Aujourd’hui, la famille envisage de prendre un avocat.

« Au début de l’année, nous étions une quinzaine en classe. Aujourd’hui, ils ne sont plus que huit. Nous sommes sept élèves de la même classe à avoir été renvoyés », détaille Sami. Sa mère explique quant à elle qu’elle a le sentiment que la direction de l’école « fait le ménage», en prétextant n’importe quel motif pour se débarrasser d’élèves dont elle ne veut plus.

Motifs d’exclusion invoqués par les établissements scolaires

  • Coups et blessures (élèves/professeurs)
  • Atteinte psychologique
  • Compromettre la bonne marche de l’établissement
  • Autre

Haut potentiel mais exclu

En deuxième secondaire, le centre PMS (Psycho-Médico-Social) de l’établissement scolaire de Sami a été interpellé par son cas. À la suite de plusieurs entretiens, on remarque chez lui qu’il ne supporte pas l’injustice et qu’il possède une forme de sensibilité exacerbée. Le centre PMS conseille alors à ses parents de lui faire passer des tests, afin de déterminer si Sami n’est pas un haut potentiel. « Souvent, je parle parce que je m’ennuie. Je finis mes exercices puis, dès que je n’ai plus rien à faire, je parle avec mes camarades. Mais je ne parle jamais exprès pour déranger le cours ».

Le résultat tombe quelques semaines plus tard : « Le bilan qualitatif démontre que Sami a un fonctionnement de jeune à haut potentiel. (…) Il indique très clairement des zones à haut potentiel, notamment dans le langage. Sami aurait intérêt à prendre en compte ses besoins spécifiques : besoin d’intensité, besoin de complexité et de sens afin de vivre pleinement son potentiel », conclut Relaxeau, un centre pluridisciplinaire de dépistage et d’accompagnement des personnes à haut potentiel.

Mais alors comment un jeune de 14 ans, qui est haut potentiel et qui tourne autour de 65% de moyenne peut être renvoyé définitivement pour du « bavardage » ? C’est en effet illégal selon le SDJ, qui est donc venu soutenir le cas de Sami auprès de son école, en introduisant un recours devant la Ministre de l’Enseignement : « 67% des recours ont plus de deux mois de retard par rapport aux délais théorique. Cela peut notamment devenir très problématique lorsque l’exclusion a eu lieu vers la période des vacances de Pâques. Il devient alors très difficile pour nous d’obliger l’école à réintégrer le jeune avant la fin de l’année scolaire. Ce qui condamne l’élève à devoir repasser son année ».

Le 19 avril dernier, le recours de Sami a été jugé recevable et fondé par la Ministre. Mais là encore, rien n’est simple. L’école de Sami a décidé de ne pas respecter cette décision. Légalement, cet avis de la Ministre n’est pas contraignant, mais ce n’est pas pour autant qu’il peut être complètement ignoré ! À force d’insistance, la famille de Sami a fini par obtenir gain de cause et à forcer la réintégration de leur enfant dans l’établissement, afin qu’il puisse y terminer son année scolaire « et après, on le change directement de cette école ! », confie Jasmine.

Recours déposé par la famille

Le désespoir des familles face au poids de l'exclusion scolaire : une association tente de les épauler

Car être réintégré de force dans une école qui ne veut plus de vous n’est pas chose facile. Sami témoigne : « Je suis isolé dans une classe, tout seul. On me donne des choses à faire mais c’est tout. L’autre jour en mathématiques, je faisais des exercices jusqu’au moment où je ne comprenais pas quelque chose.  J’ai demandé au prof de math une explication. Il m’a répondu qu’il ne pouvait pas m’aider, que c’était une classe pour se mettre en ordre ». Une mise à l’écart qui ne peut qu’être préjudiciable sur le long terme pour l’élève, qui semble livré à lui-même pour cette fin d’année, alors qu’il a déjà accumulé plusieurs semaines de retard sur le programme. « Moi je m’en fiche d’être seul, cela me permet même d’avancer plus rapidement. Mais si les professeurs ne veulent pas m’aider, alors autant retourner dans ma classe, non ? », confie Sami.

Un cercle vicieux

Si l’on regarde les chiffres, on peut établir un lien presque direct entre la réussite scolaire et les taux d’exclusion. « Les élèves exclus ont plus de risques que les autres à l’être de nouveau », explique Jacques Vandermest, directeur de l’administration générale de l’enseignement.  Les chiffres de l’administration confirment également un rajeunissement des élèves exclus : « cela date d’il y a une dizaine d’années, mais c’est le nombre d’exclusion d’enfants plus jeunes qui explique aussi l’augmentation du nombre total d’exclusions ». Du côté de la SDJ, on a recensé neuf exclusions en primaire (6-11 ans) et seize exclusions dans le premier cycle du secondaire (11-14 ans) sur l’ensemble de l’année scolaire 2016-2017.

15 ans : l’âge critique

2023 exclusions scolaires
1372 refus de réinscription (moyenne en hausse sur les 10 dernières années)
84 % de garçons exclus
15 ans : Taux d’exclusion le plus important

« Dans la majorité des cas, nous sommes contactés par les familles après la décision de renvoi. Nous sommes alors obligés d’introduire un recours. Nous sommes évidemment plus efficaces lorsque nous pouvons dialoguer avec la direction de l’école et trouver une solution avec eux », explique Christelle Trifaux. « C’est également plus facile quand on se présente aux côtés d’une association. On sait que l’on ne pourra pas nous raconter n’importe quoi », conclut Jasmine.

* Pour des raisons de confidentialité, les noms des protagonistes ont été modifiés.

Thomas Destreille – Photos : Belga/Siska Gremmelprez – D.R./BX1

Mémoire et méthode de travail : les technique flash-cards et pomodoro

apprendreaapprendre.com

in Apprendre / Hélène WEBER / La mémoire / Méthodes et outils pédagogiques by 14 mai 2018

Comment faire concrètement en sorte que le temps joue en notre faveur concernant nos objectifs d’apprentissage? Comment tirer avantage de ces liens qui se nouent sans que nous y pensions, et du principe de réactivation qui permet à nos connaissances de s’inscrire dans notre mémoire à long terme ? Voici 2 techniques :

. Les flashcards (ou flashcards). C’est une technique pour apprendre toute sorte de mots de vocabulaire (notamment pour les langues étrangères), de formules ou de concepts.

. La technique Pomodoro, qui est une méthode de planification de l’apprentissage

 

1. Les flashcards

Le principe des flash-cards est ultra-simple: une information sur le verso d’une carte, une information sur le recto. Le principe est de réactiver facilement et régulièrement le lien associatif qui unit deux types d’information :

– une question et sa réponse;

– une image et le mot qui la désigne;

– un mot et sa traduction dans une autre langue;

– une définition mathématique et sa formule, son graphique ou son schéma;

– un écrivain et ses dates de naissance et de mort;

– un peintre et la reproduction de l’une de ses œuvres majeures, etc.


Comment faire des flashcards ?

Les meilleures flashcards sont celles que l’on s’est confectionnées soi-même

Il existe de nombreux jeux de flashcards payants dans le-commerce (notamment dans le domaine de l’apprentissage des langues étrangères). J’ai néanmoins tendance à considérer que les meilleures flashcards sont celles que l’on s’est confectionnées soi-même. Pour les personnes de profil pédagogique à tendance ou dominante kinesthésique, cela stimule en plus leurs compétences propres: manipuler, toucher, être actif et acteur du processus.

Vous prenez donc un contenu que vous souhaitez vous approprier, et vous réalisez toute une série de cartes: une information sur le recto et la ou les informations associées sur le verso.

Vous êtes plutôt «auditif»? Inscrivez des mots et des phrases sur vos cartes.
Vous êtes plutôt «visuel»? Privilégiez les images, les schémas, les photos ou les graphiques.

Exemple

Imaginons que vous vous attaquiez à un chapitre de votre cours de mathématiques. Vous pouvez choisir de réaliser des cartes question/ réponse: quelle est la définition de telle notion? Par quelles étapes successives faut-il passer pour résoudre tel type de problème? Quels sont les théorèmes utilisables pour démontrer telle chose ? Quelle est la formule de ceci ou de cela ? Etc.

En rédigeant vos cartes, vous stimulez votre mémoire kinesthésique, d’une part parce que vous «écrivez» vos réponses, mais également parce que vous vous mettez dans la position active de rechercher les questions les plus pertinentes à poser en fonction de votre contenu.

Stimulation de la mémoire

La technique des flashcards favorise donc la mémoire en ce sens qu’elle aide à renforcer le lien associatif entre deux informations. Mais elle possède un autre atout : elle facilite le processus de réactivation des informations, car une fois que vos cartes sont confectionnées, vous pouvez les réutiliser de diverses manières:

– vous pouvez les réviser quand bon vous semble et en de multiples endroits (dans les transports en commun, pendant dix minutes entre deux cours, le soir avant de vous endormir…) ;

-vous pouvez envisager de réviser à plusieurs (vous mélangez les cartes réalisées par les uns et les autres e chacun pioche à son tour pour tenter de répondre aux questions…);

-vous pouvez également vous tester régulièrement (prendre cinq cartes au hasard et vérifier si vous avez bien mémorisé les réponses avant de consulter la réponse au verso…), etc.

Mémoriser un grand nombre d’informations, notamment par cœur

Cette technique reste donc excellente quand il s’agit de mémoriser un grand nombre d’informations, notamment par cœur (en chimie, dans le cadre du concours de médecine, en langues…).

Elle trouve cependant des usages multiples dans toutes les disciplines, car il est rare qu’un cours ne consacre pas une partie de son contenu à l’assimilation d’un certain nombre de connaissances de base sur un sujet, une période ou une problématique.

Par contre, il ne s’agit pas d’une démarche qui vous conduit à améliorer votre compréhension d’un contenu. Pour ce faire, d’autres types de fiches de révision sont préférables à réaliser.

Voici un résumé de la technique des flashcards par Jean-François MICHEL

Flashcards applications / logiciels

Voici une liste d’applications, de logiciels de flashcards qui peuvent vous aider :

vous avez tout ici : http://cursus.edu

http://worklifestudy.net/

http://orangeorapple.com/Flashcards/ (application en anglais)

https://apps.ankiweb.net/ (logiciel gratuit)

https://mnemosyne-proj.org/ (application gratuite)

http://www.clubic.com/telecharger-fic…

2. La technique Pomodoro

La technique Pomodoro est une méthode de planification de l’apprentissage qui a été inventée par Francesco Cirillo à la fin des années 1980. Il s’agit d’une stratégie en quatre étapes qui permet, outre d’exploiter cette propension qu’a le cerveau de continuer à faire des liens entre les informations pendant les pauses, de favoriser la motivation à travailler en planifiant ses objectifs :

Phase n° 1 : planifier sa séquence de travail

II s’agit d’une étape essentielle qui vous oblige à vous poser la question suivante : quels sont mes objectifs ? Quels cours voulez-vous travailler? Quels exercices avez-vous pour projet d’être capable de refaire? Quel devoir allez-vous finaliser? Quel examen allez-vous réviser? Etc.

Vous pouvez effectuer ce travail de planification sur l’année, sur le semestre, sur la semaine, sur une période de révision et/ou simplement sur un temps de travail spécifique (par exemple, une soirée ou une séquence de travail prévue pendant le week-end). Cette étape de planification peut s’avérer très bénéfique pour certains étudiants : si vous aimez anticiper et vous organiser, cela vous demandera de mettre cette compétence que vous possédez déjà au service de votre travail scolaire.

Certains étudiants sont cependant très réfractaires à ce travail d’organisation, qui a plutôt pour effet de les stresser. Pour ceux-là, il convient de prendre les choses comme elles viennent, afin de ne pas se focaliser sur un objectif que l’on doute de pouvoir atteindre, ou de s’enfermer dans un cadre qui n’aura pour seul effet que de les amener à vouloir en sortir.

Si vous vous reconnaissez, vous pouvez passer directement à la phase n° 2, voire envisager d’autres méthodes de mise au travail qui n’ont pas pour particularité d’induire un sentiment d’urgence ou la recherche d’une performance particulière.

Phase n° 2 : décliner ses objectifs en tâches intermédiaires réalisables en 25 minutes

Vous avez maintenant décidé de vous mettre au travail. Et vous avez au moins une heure devant vous. Il s’agit alors de déterminer plusieurs tâches à réaliser dont vous projetez qu’elles vont vous prendre approximativement 25 minutes : refaire un exercice, élaborer une fiche de révision à partir d’un contenu de cours spécifique, rédiger un paragraphe de dissertation, relire et corriger un écrit, échafauder la première ébauche du plan d’un mémoire, etc.

Choisissez et listez vos différentes tâches en fonction du temps dont vous disposez.

Phase n° 3 : alterner Pomodori et pauses de 5 minutes

C’est maintenant qu’il faut vous munir d’un minuteur. Pour la petite histoire, sachez que pomodoro signifie «tomate» en italien. À l’origine, le minuteur utilisé par Cirillo quand il a mis au point sa technique avait la forme d’une tomate.

Vous réglez donc votre minuteur sur 25 minutes et vous le positionnez face à vous. Et c’est parti pour votre première séquence de travail. Un simple coup d’œil au minuteur vous permet de faire le point sur votre temps restant.

De deux choses l’une, soit cette technique booste votre productivité (vous vous devez de rester focalisé sur votre tâche pendant les 25 minutes de votre séquence), soit elle génère un sentiment d’angoisse qui vient plutôt perturber votre concentration.

Quoi qu’il en soit, vous pouvez aussi vous servir de cette structuration très cadrée de votre temps de travail personnel pour «vous en remettre» aux objectifs fixés en début de séance et à ce temps qui défile et qui s’impose à vous.

Une fois la séquence de 25 minutes arrivée à son terme, que vous ayez fini ou pas la tâche prévue, vous faites une pause. Celle-ci doit vous permettre de passer véritablement à autre chose (pendant ce temps, votre cerveau poursuit ses associations sans intention consciente de votre part), mais elle ne doit pas vous amener à interrompre définitivement votre séquence de travail.

Quels types d’activité conviennent bien à ce type de pause ? Faites quelques étirements, préparez-vous un thé ou un café, mangez un fruit, consultez vos mails ou votre page Facebook… Ces différentes choses, vous les ferez sans culpabilité puisque vous êtes en pause et qu’elles font donc partie intégrante de votre stratégie d’apprentissage.

Quoi que vous fassiez, jetez préalablement un coup d’œil à votre tâche suivante. Si vous savez ce qui vous attend ensuite, vous vous remettrez plus facilement au travail.
Les 5 minutes sont passées?

Vous pouvez passer à la tâche et à vos 25 minutes suivantes. Peu importe si vous avez mené à bien la tâche précédente (ce qui peut s’avérer frustrant), puisque votre cerveau, en poursuivant son travail de mise en lien spontané, vous amènera à avoir les idées beaucoup plus claires quand vous y reviendrez plus tard.

Phase n° 4 : prendre le temps de faire un vrai bilan

Vous avez maintenant réalisé trois, quatre, voire cinq pomodori successifs. Il est temps de faire un bilan. Quelles tâches avez-vous menées à bien ? Quels objectifs avez-vous atteints? Quel travail vous reste-t-il à accomplir? Quelles incompréhensions sont encore d’actualité?

Ce temps est très important. Vous faites le point sur ce qui est fait et sur ce qui vous reste à faire. Vous pouvez ainsi commencer à envisager la planification de votre prochaine séquence de travail. Et vous pouvez compter sur votre cerveau qui va continuer à «travailler pour vous» dans l’intervalle. Vous avez identifié vos lacunes, ce qu’il vous reste à faire et les questions encore en suspens. Votre esprit reste donc en éveil, prêt à faire un lien inédit avec tout ce qui pourra vous apporter des réponses, des solutions ou des idées nouvelles sur le sujet

Source et texte : Hélène Weber

Hélène Weber est Psychologue clinicienne et docteur en Sociologie. Actuellement Hélène Weber travaille pour une école d’ingénieur afin de mettre en place un dispositif d’accompagnement des étudiants de première année en vue de les aider à s’adapter aux exigences des études supérieures..

 

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Bac 2018 : ces applis gratuites vous aideront à progresser en anglais

Le Monde.fr

A l’approche des épreuves de langue du bac 2018, des oraux de concours ou encore en prévision d’un séjour à l’étranger, voici cinq applications mobiles recommandées et par des professeurs et testées par Le Monde Campus.

LE MONDE |

Epreuves écrites de LV1 et LV2 anglais du bac 2018, les 20 et 22 juin, oraux de nombreux concours, départ en vacances ou tout simplement envie de « se remettre » à la langue de Shakespeare… Les raisons de réviser et de s’entraîner sont nombreuses, et quelques minutes quotidiennes suffisent souvent. Voici une sélection de cinq applications accessibles gratuitement, recommandées par des professeurs d’anglais et testées par Le Monde Campus, afin de réviser et s’entraîner. Avec, pour chacune d’elles, les points qu’elles permettent particulièrement de travailler.

Avec ces cinq applications téléphones, révisez ou améliorez votre anglais facilement.

  • Travailler son vocabulaire avec Memrise

Cette application fonctionne comme un mini-jeu vidéo : l’utilisateur arrive sur une planète étrangère et il lui faut avancer dans les niveaux pour la découvrir. Sept niveaux différents sont proposés, avec la possibilité d’en changer en cours de route si on se rend compte que l’on a visé trop haut ou que l’on s’est sous-estimé. Memrise fait surtout travailler l’apprentissage du vocabulaire et, comme son nom l’indique, l’accent est mis sur la mémorisation. On peut regretter un niveau attendu un peu bas, même dans les exercices supposés les plus difficiles. Version gratuite disponible.

  • Revoir la grammaire au quotidien avec Duolingo

Le point fort de cette application sont ses exercices de grammaire, qui permettent de revoir des points qui ne sont pas forcément au programme de terminale. On peut également choisir le temps que l’on souhaite y consacrer par jour, entre cinq et vingt minutes. A conseiller à ceux qui veulent compléter leurs révisions par petites touches quotidiennes. Autre atout à noter : l’application est entièrement gratuite.

Avec son interface tout en anglais, cette application est réservée à ceux qui n’ont pas de grosses difficultés. L’utilisateur a le choix, en début de parcours, entre sept niveaux, du débutant à l’utilisateur avancé, et même les meilleurs y trouveront des exercices à leur niveau. L’application repose sur une série de vidéos à regarder, des questions de vocabulaire mais aussi d’expression orale où la prononciation est vérifiée. Pour ceux qui adopteraient la version payante à 15 euros par mois, des entretiens vidéos avec des professeurs sont aussi accessibles.

  • Revoir les notions au programme avec Kartable

Réalisé par des professeurs de l’éducation nationale, Kartable permet aux élèves d’accéder à des cours qui couvrent l’ensemble du programme de première et terminale. En ce qui concerne les langues vivantes, les cours sont rédigés en français, mais une partie est toujours consacrée au vocabulaire essentiel. Les élèves pourront également effectuer des quiz pour vérifier qu’ils ont acquis les connaissances de base, et s’entraîner avec des exercices de type bac. La version payante à 4,99 euros par mois permet de télécharger les cours en PDF et d’avoir accès aux corrections en illimité.

Lorsqu’on cherche un mot ou une expression, on est souvent tenté d’utiliser Google Traduction, qui ne propose qu’une seule correspondance, parfois inexacte. Mieux vaut se tourner vers un dictionnaire qui répertorie la grande polysémie du vocabulaire anglophone, comme Wordreference. Saviez-vous par exemple que le terme « go » compte une vingtaine de sens différents ? On vous laisse explorer le reste…

(Cet article a été publié pour la première fois en mai 2017 et a été mis à jour.)

Troubles « dys », comment aider l’élève en classe?

PDF gratuit : TROUBLES «DYS »… Comment aider l’élève en classe ?

L’ESPE et l’Université de Lorraine sont à l’origine d’un document très complet pour comprendre et accompagner au mieux les élèves qui souffrent de troubles « Dys » : dyspraxie, dysorthograhie, dycalculie, dyslexie,…

Il permettra aux enseignants, AVS et parents d’adapter les méthodes pour faciliter l’apprentissage matière par matière.

Extraits :

 

Vous pouvez télécharger ce document ici.

La colère des parents, toujours une deuxième émotion ?

Apprendre à éduquer

colère parents

Dans son livre Parents efficaces, Thomas Gordon explore le rôle de la colère dans la relation parents-enfants. Il explique que la colère du parent dirigée contre l’enfant conduit l’enfant à éprouver un sentiment de culpabilité et/ou de dévalorisation. Or Thomas Gordon écrit que les parents produisent eux-mêmes la colère après avoir éprouvé un premier sentiment avant que la colère ne prenne sa place. La colère n’est donc qu’une deuxième réaction.

Il donne cette exemple :

Je conduis mon auto sur la grande route : tout à coup, un autre conducteur me coupe la route en voulant me doubler et il me frôle dangereusement. Ma première réaction est la PEUR : son comportement m’a fait PEUR. En conséquence de la frousse qu’il m’a causée, quelques secondes plus tard, je klaxonne et « j’agis comme une personne en colère »; je vais même jusqu’à lui crier : « Imbécile, va donc apprendre à conduire ! » […]. La raison de mon comportement colérique est de punir l’autre conducteur ou de l’amener à se sentir coupable de m’avoir fait peur, afin qu’il ne recommence plus.

Cet exemple amène à réfléchir aux notions de premier message et de deuxième message : la première émotion ressentie est la peur mais elle est vite remplacée par la colère. Il s’agit de comprendre que la colère arrive toujours en deuxième et masque la première émotion. Toute la difficulté consiste à :

  • identifier cette première émotion,
  • l’exprimer sans chercher à culpabiliser l’enfant ou à lui faire la morale.

 

Le Message-je, efficace pour libérer la colère sans violence

Gordon insiste sur le fait que l’expression du sentiment premier sera toujours plus efficace avec un « message-je ».

Un message-je consiste à dire à l’enfant de quelle façon son comportement nous a affecté, sans jugement mais de manière objective. Ainsi formulée, l’enfant ne pourra pas remettre en cause l’information. Il s’agit de dire à l’enfant ce que nous ressentons à l’intérieur (« Je n’aime pas qu’on me donne des coups de pied ! » au lieu de « Arrête de me taper » ou « C’est interdit de taper », « J’ai eu peur qu’il te soit arrivé quelque chose ! » au lieu de « Je t’ai dit de rentrer à l’heure » ou « Je suis en colère contre toi car tu es rentré trop tard! »). Les « messages-je » indiquent à l’enfant :

  • qu’on lui fait confiance afin de trouver un moyen de faire quelque chose à ce sujet,
  • qu’on le considère capable de respecter nos besoins.

Les messages-je sont des occasions d’être sincères avec les enfants et de leur révéler nos sentiments positifs d’affection. Passer en messages-je authentiques et exprimant la réaction première (l’inquiétude, la déception, l’embarras…) est un moyen de dire à nos enfants que nous les aimons plus que tout. Les messages-je favorisent la coopération familiale.

Thomas Gordon conseille donc de ne pas exprimer de colère envers l’enfant, même en message-je (« Je suis en colère car… », « Je suis fâché(e)… ») :

« Comme réaction secondaire, la colère devient presque toujours un « message-tu » qui communique un jugement ou un blâme à l’enfant.[…] Chaque fois qu’on se fâche contre quelqu’un, on monte un bateau, on joue un rôle pour affecter l’autre, pour lui montrer qu’il nous a choqué; on essaie ainsi de lui faire la leçon et de le convaincre qu’il ferait mieux de ne pas recommencer. »

L’auteur en déduit que nous nous mettons nous-mêmes en colère et qu’il est inutile de chercher à en rendre responsables les enfants.

 

L’importance d’identifier nos émotions premières

Pour éviter autant que possible les messages-tu de colère, nous pourrions tenter d’identifier le sentiment premier préalable à cette colère. Cela nous permettra d’exprimer nos sentiments authentiques plutôt que de décharger des réactions de colère sur nos enfants. Cela peut passer par des questions comme :

  • Qu’est-ce qui ne va pas chez moi en ce moment précis ?
  • Quel est mon sentiment premier caché derrière la colère, l’irritation ou la frustration ?
  • Comment je me sens ? Qu’est-ce que je ressens à l’intérieur ?
  • Est-ce que j’ai peur ? Est-ce que je suis déçu(e)/ embarrassé(e)/ inquiet(e)/ nerveux(se)/ découragé(e)/ inutile/ fatigué(e)/ préoccupé(e)/… ?

favoriser coopération

Quand le message-je est inefficace : toujours possible ne pas céder à la colère !

Quand le message-je est ignoré

Un message-je plus intense pourra être exprimé pour signifier à l’enfant que cette situation nous touche vraiment, que nous sommes sérieux.

Thomas Gordon propose une réponse qui pourrait servir d’inspiration à base de messages-je et de description sans jugement :

Je t’explique ce que je ressens. C’est important pour moi et je n’aime pas qu’on m’ignore. Je déteste que tu t’éloignes de moi et que tu ne m’écoutes mêmes pas exprimer mes sentiments. Je n’aime pas ça du tout. C’est insupportable car j’ai vraiment un problème.

 

Quand le message-je du parent entraîne un message-je de l’enfant

Parfois, les enfants ne modifieront pas leur comportement mais se défendront à grands renforts de messages-je. Ils se mettent alors à exprimer leurs propres sentiments. Par exemple, dans le cas d’une rentrée tardive après l’heure du couvre-feu, le parent peut exprimer son inquiétude par un message-je auquel l’enfant pourra répliquer qu’il trouve les contraintes trop exigeantes.

Or c’est maintenant l’enfant qui a un problème : il estime ici que les règles sont trop strictes. Le parent peut alors passer en mode « écoute active ».

Dans son livre, Thomas Gordon propose deux manières d’envisager les problème de communication entre parents et enfants :

  • le problème appartient au parent

Les besoins de l’enfant sont satisfaits, l’enfant n’a pas de problème. Mais le comportement de l’enfant pose problème au parent car ce dernier ne peut pas satisfaire ses propres besoins. Dans ce cas, le message-je permet de communiquer à l’enfant les sentiments parentaux pour l’inciter à modifier de lui-même son comportement.

  • le problème appartient à l’enfant

L’enfant a un problème car il ne peut pas satisfaire un besoin personnel (voir l’article sur les 8 besoins fondamentaux des enfants). Le parent n’a pas de problème puisque le comportement de l’enfant ne l’empêche pas pour sa part de satisfaire ses propres besoins. Thomas Gordon conseille de montrer de la compréhension et de l’acceptation à l’enfant dans ce cas par de l’écoute active.

 

Quand l’enfant refuse de modifier sa façon d’agir même quand il a compris l’importance de ce comportement sur le parent

Il s’agit là d’un problème dans la relation : parents et enfants rencontrent tous les deux un problème. Thomas Gordon propose d’appliquer la méthode sans perdant (ou Troisième voie). Il s’agit de reconnaître qu’il existe un problème, de l’identifier et de collaborer en famille pour le résoudre.

« Nous avons vraiment un conflit ici. Nous devrions chercher une solution acceptable pour tous. Comment pourrions-nous résoudre ce problème pour que nous soyons tous les deux satisfait(e)s ?

Cette méthode sans perdant passe par 6 étapes :

1. Identifier et définir le problème

2. Énumérer les solutions possibles ensemble sans les juger ou les minimiser et toutes les noter (celles des parents et celles des enfants)

3. Évaluer les solutions énumérées : « essayons de voir quelles solutions nous conviennent », « que pensons-nous des solutions devant nous ? », « y a-t-il de meilleures solutions que d’autres ? », « pensez-vous que cette solution pourrait résoudre notre problème ? »

4. Choisir la solution la plus acceptable : « Voilà, c’est ce que nous avons accepté de faire, d’accord ? », « Tout le monde a bien compris, c’est notre entente et nous nous engageons tous à faire notre part. »

5. Établir les moyens d’appliquer la décision : « qui fera quoi et à quel moment ? », « que nous reste-t-il à faire pour appliquer cette décision ? », « quand commençons-nous ? »

6. Réviser et réévaluer la décision

 

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Source : PARENTS EFFICACES de Thomas Gordon (Marabout Poche). Un classique pour celles et ceux qui veulent s’engager dans l’éducation bienveillante.

DYS » : Un colloque à Bastia pour optimiser dépistage, diagnostic et accompagnement

Corde Net Infos

Rédigé par Philippe Jammes le Mercredi 30 Mai 2018 à 14:22 | Modifié le Mercredi 30 Mai 2018

Mercredi matin s’est tenu à Bastia, dans la salle des délibérations de l’Hôtel de la Collectivité de Corse le Colloque DYS 2018. Un colloque organisé par la Maison des personnes handicapées (MDPH) de la Collectivité de Corse, et présidé par Lauda Guidicelli, Conseillère exécutive de Corse, chargée du handicap et présidente de la MDPH.


 "DYS" : Un colloque à Bastia pour optimiser dépistage, diagnostic et accompagnement
Il s’agissait de la 3ème édition de ce colloque d’information sur les troubles spécifiques d’apprentissage à destination des professionnels de soins et de l’enseignement, ainsi que  pour les parents d’enfants atteints  de ces troubles.
L’objectif principal de ce colloque était d’informer et de sensibiliser les professionnels de santé  en  contact  avec  les  enfants  confrontés  aux  troubles  « DYS »  ainsi  que  de  faire  un  point  sur  les avancées  de  la  recherche  et  l’évolution  de  leur  prise  en  charge.

« Un  rendez-vous  régulier d’informations,  de  formations  et  d’échanges  sur  les  troubles  « DYS »  est  indispensable  afin d’optimiser le dépistage, le diagnostic et l’accompagnement des enfants concernés » soulignait Lauda.Guidicelli.
La Collectivité de Corse s’implique dans la prise en charge des enfants concernés par ces troubles DYS au travers de l’Unité de Bilans DYS qui a été créée en 2009 et qui est rattachée à la MDPH de la CdC. Elle constitue d’ailleurs actuellement le seul centre de bilans spécialisé dans les troubles des apprentissages en Corse. L’équipe de l’Unité de Bilans doit permettre à tous les enfants d’avoir accès à une évaluation pluridisciplinaire et à un diagnostic médical complet précisant la nature et l’intensité de ces troubles. Elle préconise aux familles les soins adaptés aux besoins de l’enfant et les aménagements à mettre en place dans le champ scolaire.

L’Unité est constituée d’une équipe de professionnels qui se compose d’un neuropédiatre, d’une neuropsychologue, d’une psychologue scolaire, d’une psychologue clinicienne, d’une psychomotricienne, d’une orthophoniste, d’un ergothérapeute, d’un ortoptiste, d’un enseignant-coordonnateur administratif et d’un secrétaire.
Plusieurs intervenants lors de ce colloque : les docteurs Marie-Pierre Le Gallais (MDPH), Michel Habib, Olivier Revol et le le professeur Josette Mancini. Cette dernière est notamment intervenue sur les bienfaits que pouvait éventuellement apporter le numérique…

 

Un enfant doué, c’est une richesse ! »

Le Journal des femmes Chronique d’Arielle Adda, 29 mai 2018

Une virtuosité verbale, un imaginaire débordant, une hypersensibilité… Au-delà du don intellectuel, la psychologie des enfants doués est riche et complexe. La psychologue Arielle Adda, auteur de nombreux ouvrages sur le sujet évoque les spécificités de leur personnalité et leur prise en charge.

"Un enfant doué, c'est une richesse !"

Arielle Adda est l’une des premières psychologues à s’être intéressée en France aux enfants doués, et en particulier à leurs spécificités psychiques, au-delà de leurs capacités intellectuelles. Auteur de nombreux ouvrages sur cette thématique, elle vient de publier « Psychologies des enfants très doués », aux éditions Odile Jacob. Le livre, constitué de textes issus de chroniques publiées sur le Journal des Femmes, s’applique à décrire et comprendre toute la richesse de la psychologie de l’enfant doué, tout en proposant aux parents des clés pour mieux accompagner ces enfants hors normes. De leurs relations au sein de la famille ou avec l’entourage, à leur scolarité, en passant par les tests de QI, elle aborde tous ces domaines avec précision et bienveillance.

Découvrir que son enfant est doué n’est pas toujours une fierté pour les parents, parfois c’est un choc qui engendre angoisses et culpabilité. Pourquoi ?

Oui effectivement, les parents sont souvent désarçonnés parce qu’ils se disent qu’ils ne sauront pas comment s’adresser à lui et comment élever cet enfant dont le QI est plus élevé que le leur. Au fond, ils craignent qu’il ne devienne plus intelligent qu’eux, cela remet en question leur rôle de parent. En outre, trimbalés de spécialistes en spécialistes, ils se retrouvent face à de nombreuses directives, parfois contradictoires et pas forcément adaptées, qui virent même parfois au catastrophisme. On leur dit : « Vous allez voir il n’aura pas d’amis, il ne s’adaptera pas… »

Que leur conseillez-vous ?

Je leur conseille d’abord de ne pas penser cela ! Leur enfant n’est pas forcément plus intelligent qu’eux puisqu’il arrive que les parents soient eux-mêmes doués. Mais surtout, je veux les rassurer : ils doivent se fier à leur intuition, plutôt qu’à ce qu’ils entendent à droite ou à gauche. Un enfant doué, c’est une richesse !

Dans vos écrits, vous dressez un portrait tout en nuance de ces enfants, qui ne se limite pas à leurs capacités intellectuelles, mais qui aborde d’autres traits de caractères moins connus. Lesquels par exemple ?

Au-delà de leur maturité intellectuelle, on retrouve chez ces enfants un désir d’explorer les voies de la connaissance, mais aussi une très grande imagination et une grande sensibilité qui renforcent leurs qualités, c’est-à-dire qu’ils perçoivent la nature des gens et ce qui n’est pas dit. Par exemple, ils sont capables de percevoir l’agressivité ou le malaise chez autrui. A l’inverse, cette hypersensibilité leur permet de capter les belles choses -une œuvre d’art, un paysage, etc.- et ainsi d’enjoliver leur vie, si bien qu’ils la vivent plus intensément.

Mais cette grande sensibilité ne nuit-elle pas à leurs relations humaines ?

Lorsqu’ils ont un fort charisme, bien au contraire, ils peuvent devenir leader d’un groupe et être parfaitement bien adaptés socialement. Mais, en effet, le plus souvent, ils ne peuvent avoir de vrais amis que parmi les enfants qui sont également doués parce qu’ils réagissent de la même façon, en somme, ils sont sur la même longueur d’onde. J’ajouterais qu’ils sont d’excellents amis, très fidèles, avec beaucoup de qualités humaines, même s’ils se sentent souvent trahis ou déçus. Il faut d’ailleurs savoir que certains enfants doués peuvent être harcelés en milieu scolaire. Sur ce point, il faut donc être vigilant parce que malheureusement l’École a tendance à fermer les yeux. Leurs qualités humaines, leur empathie, font qu’ils ne voient pas l’intérêt de se défendre. Ils sont davantage perturbés par ce comportement qu’ils n’arrivent pas à expliquer et qu’ils perçoivent comme incohérent, que par le besoin de rendre les coups en quelque sorte.

Comment se sentent les enfants doués ? Comment perçoivent-ils cette différence ?

Quand ils sont bien identifiés et reconnus, ils sont heureux, ils progressent rapidement et sont passionnés dans ce qu’ils entreprennent. Quand je les reçois, je leur explique les choses simplement. Je leur dit que leur cerveau fonctionne plus vite et qu’ils ne doivent pas être étonnés si de temps en temps, ils ont l’impression de fonctionner différemment. Je leur explique que c’est formidable, qu’ils vont faire des choses magnifiques ! Je les rassure, sans leur mettre la pression. Mais à l’inverse, cela ne va pas lorsqu’ils ne sont pas pris en charge et qu’on leur renvoie une mauvaise image. Finalement, l’enfant se sent différent des autres si la grille de lecture de cette différence n’existe pas et cela aggrave alors ses difficultés de relation. Par exemple un jeune enfant en avance du côté du langage pourra se renfermer s’il sent que le dialogue n’est pas possible, ou qu’il sent que sa maîtresse cherche à le faire taire et a tendance à nier ses capacités. Si elle est sensibilisée à cette problématique, cela se passe bien, mais sinon…

Vous êtes assez critique vis-à-vis de l’école… ?

Le problème, c’est que l’Éducation nationale ne prend pas en compte cette supériorité intellectuelle. Je dois me battre pour des passages de classe, on me rétorque que l’enfant n’est pas suffisamment mature. On considère que les enfants sont égaux, qu’ils soient extrêmement intelligents ou au contraire en difficulté. Je pense au contraire qu’il faut prendre en compte leurs différences. C’est aussi douloureux dans les deux cas, car ils ne peuvent pas travailler à leur rythme : les bons ralentissent donc décrochent et les mauvais dépriment. Résultat : les enfants s’endorment et perdent le sens de l’effort. Aujourd’hui, c’est beaucoup trop facile pour les enfants doués, donc ils réussissent sans avoir à fournir d’efforts. Il y a aussi un manque de méthode. C’est un grand drame car lorsqu’ils arrivent dans les études supérieures, et qu’il devient indispensable de fournir des efforts, en particulier pour mémoriser de grandes quantités d’informations, ils ne savent pas le faire et c’est la catastrophe. C’est dramatique car cela peut avoir des répercutions à long terme. Je vois des adultes qui ont arrêté leurs études à cause de cela.

Comment compenser cela et leur donner les clés pour qu’ils s’épanouissent ?

Il faut leur proposer des activités qui font fonctionner le sens de d’effort. La danse est une bonne idée, car elle demande de la rigueur et laisse toujours une marge de progression. Le sport en général est bénéfique car il implique un dépassement de soi. En ce qui concerne leur épanouissement, je conseille aux parents d’écouter leur intuition et de bien se documenter, c’est essentiel. Nul besoin de suivre des paroles en vogue ou les conseils des uns et des autres. Il est aussi indispensable de permettre aux enfants de se fréquenter entre eux sur des activités ponctuelles.

Certains parents hésitent à faire passer un test à leur enfant. Comment savoir ?

En effet certains hésitent, ils ont peur du résultat et de ce que cela implique ! Ils se disent qu’ils ne saurant pas s’en occuper. Je répondrais simplement que pour un enfant doué, ne pas être diagnostiqué revient à passer à côté de sa vie. Si les parents ont un doute, il ne faut pas hésiter et leur faire passer un test. Quel que soit le résultat, et au-delà des résultats, il donne une échelle globale et montre les points faibles et les points forts de l’enfant, donc ce sur quoi on peut s’appuyer pour travailler. Il m’arrive de voir des adultes qui, 30 ans après, continuent à lire leur compte rendu et à qui cela rend encore service !

Retrouvez toutes les chroniques publiées par Arielle Ada sur le Journal des Femmes.

 

En France, la prévalence des enfants sur-doués est de 2 %, mais elle est sans doute sous-estimée, autour de 5 à 6 % selon Arielle Adda.

Article d’ Anne Xaillé

MobiBrevet, MAÏF

mobiBrevet

Engagée en faveur du partage de la connaissance, la MAIF offre à tous les candidats au brevet le téléchargement gratuit et sans conditions de l’appli mobiBrevet pour réviser et préparer l’examen.

    L’application mobiBrevet est habituellement téléchargeable au tarif de 1,99 € sur téléphone Androïd et sur iPhone.

  • Avec la MAIF télécharger gratuitement mobiBrevet

 

Comment ça marche ?

    MobiBrevet propose différents modules de révision et d’entraînement pour les épreuves du brevet (français, mathématique, histoire-géographie-éducation civique, physique – chimie, technologie ) :

 

  • des fiches de révision,
  • des résumés audio des cours ou des dictées en français,
  • les concepts clés à connaître,
  • des tests pour vérifier ses connaissances,
  • des conseils méthodologiques pour organiser ses révisions et réussir l’examen,
  • des révisions en temps limité permettant d’adapter son programme de révision en fonction de son temps disponible,
  • coaching pour être prêt le jour J (conseils, mémoire, santé, gérer son stress, etc.).

Dans ces matières : Français, Mathématiques, Histoire, Géographie, Enseignement moral et civique, Sciences de la vie et de la terre, Physique-Chimie et Technologie.

Dyslexie, dysorthographie, dyscalculie

Lire, écrire, compter, ces #apprentissages sont la base du cursus scolaire. Un enfant connaissant des difficultés en ces domaines court un risque accru de marginalisation, voire de stigmatisation, et une difficulté ultérieure d’insertion sociale. Les principaux troubles des apprentissages scolaires sont la #dyslexie (trouble spécifique de la lecture), la #dyscalculie (trouble spécifique du calcul) et la #dysorthographie (trouble spécifique de l’expression écrite). Production : Inserm/Scientifilms. 2010