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Dyslexie, dyspraxie, dys… EIP, TDAH : les apports de la gestion mentale

Cette page n’est pas une méthode, elle n’est pas non plus un résumé de ce qu’est la gestion mentale, elle n’est qu’une approche basique pour vous permettre de vous ouvrir d’autres portes, d’autres solutions et donc d’autres possibilités.

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8 troubles à ne pas confondre avec le TDAH (déficit de l’attention et/ou hyperactivité)

Psychomédia
Publié le 28 septembre 2014

Le trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) est un trouble neurobiologique caractérisé par soit un déficit de l’attention, soit une hyperactivité et une impulsivité, ou les deux.

Plusieurs autres troubles peuvent avoir des symptômes en commun avec le TDAH. En voici quelques uns, selon le DSM-5 (1).

Le trouble oppositionnel avec provocation

Les enfants et adolescents présentant un trouble oppositionnel avec provocation peuvent résister à des tâches à l’école ou au travail qui exigent une application par refus de se conformer aux exigences des autres. Leur comportement est caractérisé par la négativité, l’hostilité et la défiance.

Ces symptômes doivent être différenciés de l’aversion de l’école ou de tâches exigeantes mentalement en raison de la difficulté à maintenir un effort mental, l’oubli des consignes, ou l’impulsivité chez les enfants atteints du TDAH. Le diagnostic différentiel peut toutefois être compliqué par le fait que certains enfants atteints de TDAH peuvent développer des attitudes d’opposition secondaires envers ces tâches.

Le trouble de dérégulation de l’humeur explosive

Le trouble de dérégulation de l’humeur explosive est caractérisé par une irritabilité omniprésente et une intolérance à la frustration, mais l’impulsivité et l’inattention ne sont pas des caractéristiques essentielles. Cependant, la plupart des enfants et adolescents atteints de ce trouble ont aussi des symptômes qui répondent aux critères du TDAH qui est diagnostiqué séparément.

Le trouble explosif intermittent

Le TDAH et le trouble explosif intermittent peuvent avoir en commun des niveaux élevés de comportements impulsifs. Cependant, les personnes présentant le trouble explosif intermittent présentent des agressions graves envers les autres, ce qui n’est pas caractéristique du TDAH, et elles ne connaissent pas les problèmes de maintien de l’attention du TDAH. Le trouble explosif intermittent, qui est rare dans l’enfance, peut aussi être diagnostiqué en présence d’un TDAH.

Le trouble d’apprentissage spécifique

Les enfants atteints d’un trouble spécifique de l’apprentissage peuvent apparaître inattentifs à cause de la frustration, du manque d’intérêt, ou d’une capacité limitée. Cependant, l’inattention ne leur nuit pas en dehors du travail scolaire.

Le trouble du développement intellectuel (déficience intellectuelle)

Les symptômes du TDAH sont fréquents chez les enfants placés dans des milieux scolaires qui ne conviennent pas à leur capacité intellectuelle. Dans de tels cas, les symptômes ne sont pas évidents au cours de tâches non-académiques. Un diagnostic de TDAH en déficience intellectuelle exige que l’inattention ou l’hyperactivité soit excessives pour l’âge mental.

Le trouble du spectre de l’autisme

Les enfants atteints de TDAH et ceux atteints d’autisme manifestent de l’inattention, un dysfonctionnement social, et un comportement difficile à gérer. Le dysfonctionnement social et rejet par les pairs chez ceux atteints de TDAH doivent être distingués du désengagement social, de l’isolement et de l’indifférence aux signaux de la communication des enfants autistes.

Le trouble réactionnel de l’attachement

Les enfants atteints d’un trouble réactionnel de l’attachement peuvent montrer une désinhibition sociale, mais pas l’ensemble complet des symptômes du TDAH, et présenter d’autres caractéristiques telles que le manque de relations durables qui ne sont pas caractéristiques du TDAH.

Le trouble bipolaire

Les personnes atteintes d’un trouble bipolaire peuvent avoir une activité accrue, un manque de concentration, et une impulsivité accrue, mais ces caractéristiques sont épisodiques, survenant plusieurs jours à la fois. L’augmentation de l’impulsivité ou de l’inattention est accompagnée d’une élévation de l’humeur, d’idées de grandeur, et d’autres caractéristiques spécifiques. Le trouble bipolaire est rare chez les pré-adolescents.

(1) DSM-5, Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (« Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders »), publié par l’American Psychiatric Association et utilisé internationalement.

Aider son enfant à contrôler son impulsivité, 15 mai 2015

Par Élisabeth Boily, orthopédagogue, M.A., doctorante en éducation

Le contrôle de l’impulsivité est très utile dans les situations d’apprentissage scolaires, notamment pour l’écoute des consignes, et favorise aussi la création de bonnes relations d’amitié.
Le contrôle de l’impulsivité

L’inhibition de l’impulsivité concerne le contrôle du comportement, de la distraction et des impulsions. Plus concrètement, lorsqu’un enfant inhibe son impulsivité, il arrive à se contrôler. Il pourrait arriver à retenir un geste, même s’il a envie de le faire. Le contrôle de l’impulsivité est essentiel pour différentes raisons, notamment pour la sécurité. Les enfants ont souvent tendance à courir et grimper, mais ils doivent être capables de ralentir au besoin pour ne pas se blesser. Les enfants impulsifs ont aussi parfois tendance à s’exprimer sans avoir pris le temps de réfléchir aux effets de leurs paroles. Le contrôle de l’impulsivité favorise donc la création de bonnes relations d’amitié. Enfin, le contrôle de l’impulsivité est très utile dans les situations d’apprentissage scolaires, notamment pour l’écoute des consignes.
Mon enfant est-il impulsif?

L’impulsivité peut donc se manifester de différentes façons. Sur le plan comportemental, un enfant pourrait avoir tendance à frapper les autres ou encore à toucher à tout. Sur le plan cognitif, un enfant pourrait se laisser distraire facilement. Sur le plan émotionnel, un enfant pourrait avoir tendance à exprimer sa colère d’une mauvaise manière, notamment en faisant des crises.

Voici des questions que vous pouvez vous poser et qui vous aideront à déterminer si votre enfant a des comportements impulsifs:

A-t-il de la difficulté à respecter les délais?
A-t-il tendance à interrompre les autres lors des conversations?
A-t-il tendance à s’opposer à vos demandes ou à vos exigences?
Présente-t-il des changements d’humeur rapides et marqués?
S’exécute-t-il rapidement sans se questionner et sans appliquer les méthodes apprises?

Conseils pour aider votre enfant à contrôler son impulsivité
Pour l’enfant qui a tendance à agir avant de réfléchir

Soyez sensible aux signes d’avertissement! Les enfants qui agissent de manière impulsive nous envoient souvent des signaux d’avertissement avant de poser un geste. Ces signaux varient d’un enfant à l’autre, mais ils peuvent s’apparenter à de la frustration, de l’agitation ou de la surexcitation. Essayez d’identifier ces signaux chez votre enfant. Ainsi, lorsque vous les observerez, vous aurez l’occasion de prévenir la crise en retirant votre enfant de la situation ou en l’encourageant à utiliser une stratégie pour retrouver son calme (ex : prendre une bonne respiration).

Enseignez-lui les comportements adéquats. Certains comportements appropriés peuvent paraitre évidents aux yeux d’un adulte, mais ils doivent être enseignés de façon explicite à un enfant impulsif. Par exemple, si votre enfant prend votre crayon sans votre permission, vous pouvez lui dire : « Nous allons reprendre la situation, mais cette fois-ci, je veux que tu me demandes la permission avant de prendre mon crayon. »

Formulez vos consignes de manière positive. Il est toujours plus facile de traiter les consignes qui sont formulées de façon positive pour un enfant impulsif. Plutôt que de dire « ne cours pas », vous pouvez dire à votre enfant « marche ».

Renforcez les bons comportements. Félicitez votre enfant lorsqu’il se comporte bien. Soyez sincère et spécifique (ex : Je te félicite car tu as attendu ton tour avant de parler.).

Adoptez la règle des deux phrases! Lorsque votre enfant agit de manière impulsive, réagissez en formulant un message court composé de deux phrases maximum plutôt que de vous engager dans un discours moralisateur. (Ex. J’ai besoin que tu me demandes la permission avant d’utiliser mes choses. Peux-tu le refaire maintenant?).

Pour l’enfant qui a tendance à faire des erreurs d’inattention

Identifiez les tâches scolaires avec lesquelles votre enfant a le plus tendance à faire des erreurs d’inattention. Il sera plus facile de trouver des solutions si vous ciblez un type de tâche en particulier.

Enseignez des procédures simples. Une fois que vous avez identifié la tâche, vous pouvez dresser une courte liste à cocher des actions à accomplir pour éviter les erreurs d’inattention. Idéalement, cette procédure doit être composée de 3 à 6 étapes. Rédigez-la sur un Post-it que votre enfant pourra conserver avec lui.

Aidez votre à enfant à bien démarrer la tâche. Assurez-vous que les consignes ont bien été comprises. Vous pourriez demandez à votre enfant de les reformuler avant de commencer la tâche. Vous pourriez aussi morceler la tâche en différentes étapes. Votre enfant fait une courte partie et vous vérifiez avant qu’il ne poursuive.

Utilisez les surligneurs. Pour attirer l’attention de l’enfant impulsif sur les détails importants, vous pourriez l’inviter à utiliser un surligneur.

Invitez votre enfant à vérifier ses travaux. Les enfants impulsifs n’ont pas tendance à vérifier leurs travaux avant de les remettre. Identifiez ensemble une stratégie de vérification, mais surtout évitez celle où c’est le parent qui vérifie à la place de l’enfant!

Décomposez les tâches en petites étapes. Vous pouvez par exemple découper la feuille d’exercices qu’il a à faire. Entendez-vous avec l’enseignant bien entendu! Cela permettra à votre enfant de se concentrer sur un numéro ou une tâche à la fois!

Pour un enfant qui a de la difficulté à contrôler ses émotions :

Aidez-le à nommer l’émotion ressentie et à exprimer sa frustration par des mots et non par des gestes. Pour ce faire, posez-lui les questions suivantes: Comment tu t’es senti? Pourquoi as-tu fait telle action? Qu’est-ce que tu aurais pu faire à la place?.

Montrez-lui à reconnaître les signaux de frustration et de colère et les facteurs qui déclenchent ces émotions.

Enseignez-lui des moyens de se calmer ou de diminuer les tensions liées à la colère. Vous pourriez par exemple lui dire de faire comme s’il soufflait sur une bougie ou sur un gros volcan

Incitez-le à utiliser les auto-instructions et les autoévaluations. Pour amener votre enfant à utiliser les auto-instructions, vous pouvez lui servir de modèle: « Là je me sens en colère parce qu’il s’est passé telle chose à mon bureau. Je vais aller faire un jogging. Cela m’aidera à me calmer. »

Elisabeth Boily